Marguerite de Valois (1553–1615) est une princesse française, fille d’Henri II et de Catherine de Médicis, reine de Navarre par son mariage avec Henri de Bourbon. Sa vie se déroule au cœur des guerres de Religion, dans un climat de violences confessionnelles, d’intrigues de cour et de rivalités dynastiques. Dotée d’une solide culture humaniste, elle protège les arts et les…Lire la suiteMarguerite de Valois
Pantopique : 02-espace
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Jean Bodin (1530–1596) est un juriste, philosophe et économiste français. Né à Angers, mort à Laon. Auteur des Six Livres de la République, Bodin est l’un des premiers théoriciens modernes de la souveraineté. Dans un contexte de guerres civiles et religieuses, il cherche à penser un pouvoir fort, centralisé et légal, capable de garantir l’ordre et la paix. Sa réflexion…Lire la suiteJean Bodin
Henri IV (1553–1610) est roi de France et de Navarre – né à Pau, assassiné à Paris. Chef protestant devenu roi catholique, il incarne un pragmatisme politique assumé. Son règne vise à reconstruire un royaume ravagé par des décennies de guerre civile. Par l’édit de Nantes (1598), il instaure une coexistence confessionnelle relative, fondée sur la tolérance et l’intérêt de…Lire la suiteHenri IV
La Dacie est une région de l’Antiquité située au nord du Danube, correspondant principalement aux territoires actuels de la Roumanie et de la Moldavie, avec des extensions vers certaines zones de Hongrie, de Serbie et d’Ukraine. Peuplée par les Daces, un ensemble de tribus thraces, elle développe une culture originale mêlant influences locales et contacts avec le monde grec puis…Lire la suiteDacie
Le coup d’État au Chili désigne la prise de pouvoir militaire du 11 septembre 1973 qui renversa le président Salvador Allende, démocratiquement élu en 1970 à la tête d’un gouvernement d’unité populaire socialiste. Mené par les forces armées chiliennes sous la direction du général Augusto Pinochet, le putsch mit fin par la violence à une expérience politique visant à transformer…Lire la suiteCoup d’État au Chili [1973]
Roman satirique de Sri Lal Sukla (1925-2011) , publié en 1968 – Le roman illustre les défaillances présentes dans la société indienne après l’indépendance. Il expose l’impuissance des intellectuels face à un réseau puissant et corrompu de criminels, d’hommes d’affaires, de policiers et de politiciens. Le roman est raconté du point de vue de Ranganath, étudiant en histoire, qui vient…Lire la suiteRaag Darbari
Althing (Alþingi) – considéré comme le plus ancien parlement du monde – Fondé en 930 à Þingvellir – il est désormais le parlement national d’Islande… L’Althing est le parlement national de l’Islande, considéré comme l’un des plus anciens au monde. Fondé en 930 lors de l’établissement de la République d’Islande, il se réunissait à Thingvellir, site historique et lieu de…Lire la suiteAlthing
L’Inde, située en Asie du Sud, a pour capitale New Delhi. Fondée depuis l’Antiquité, l’Inde a une histoire complexe influencée par de grandes civilisations comme la vallée de l’Indus, l’Empire Maurya et la dynastie Gupta. Elle est une république parlementaire depuis son indépendance du Royaume-Uni le 15 août 1947. Le relief indien est diversifié, avec des plaines alluviales, des plateaux,…Lire la suiteInde
Maurice, île de l’océan Indien, a pour capitale Port-Louis. Découverte au 10e siècle, elle a été colonisée par les Néerlandais, puis les Français avant de devenir britannique en 1810. Maurice a accédé à l’indépendance en 1968 et adopté un système de république parlementaire avec un président comme chef de l’État. Le relief de l’île est varié, allant de plages de…Lire la suiteMaurice
Un morphème est le plus petit élément porteur d’un sens ou d’une fonction grammaticale. Une langue agglutinante assemble ces morphèmes pour créer des mots complexes, comme le turc où baş (« tête ») et kent (« ville ») donnent başkent (« capitale »), ou anne (« mère ») qui devient anneanne (« grand-mère ») puis anneannelerimiz (« nos grand-mères »). Contrairement aux langues isolantes comme le chinois, où les mots sont invariables, ou aux langues fusionnelles, où une forme peut porter plusieurs sens, les langues agglutinantes offrent un véritable jeu de construction et d’apprentissage. Le turc, autrefois écrit en alphabet arabe, adopta l’alphabet latin en 1928 lors de la révolution des signes menée par Atatürk, avec des écoles pour généraliser la lecture et l’écriture.Lire la suiteLe turc – Une langue agglutinante…
Entre 5 000 et 7 000 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde, mais la région du Pacifique se distingue de façon spectaculaire : malgré une population relativement faible, elle concentre une diversité linguistique exceptionnelle. On y compte plus de 200 langues aborigènes en Australie, environ 75 aux Îles Salomon, plus de 110 langues au Vanuatu pour moins de 300 000 habitants, et plus de 800 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un record mondial. Cette profusion s’explique souvent par la géographie : territoires montagneux, forêts denses, communautés longtemps isolées et autosuffisantes, favorisant l’émergence et le maintien de langues distinctes. Paradoxalement, le polyglottisme y est courant, beaucoup de personnes pratiquant plusieurs langues. Le pays a d’ailleurs retenu trois langues officielles pour faciliter la communication nationale. Cette situation linguistique s’inscrit dans une histoire humaine très ancienne : la région aurait été l’un des points les plus éloignés atteints par les premiers humains après leur sortie d’Afrique, il y a 60 000 à 50 000 ans, à l’époque où l’Australie et la Papouasie formaient un même continent. Les langues actuelles portent encore la trace de ces migrations, métissages et adaptations.Lire la suite800 langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Il existe un mot coréen qui exprime à merveille le soin apporté à l’autre dans l’échange et la relation : nunchi 눈치. Deux expressions opposées en attestent : nunchi eoptta 눈치 없다 désignant l’absence de nunchi et au contraire nunchi itda 눈치 있다 qui en fait usage avec promptitude et discernement. Ce concept que l’on pourrait littéral. traduire par «…Lire la suiteNunchi : le soin apporté à l’autre
Où avons-nous donc vu ce signe ? Il figure sur le drapeau national de Mongolie et rappelle l’étendard flottant lors des célébrations comme le Naadam ! Il s’agit du soyombo, à la fois symbole et caractère d’écriture, où l’on reconnaît le feu, le soleil, la lune et le yin-yang central. Créé au XVIIᵉ siècle par Zanabazar, moine bouddhiste, il s’inscrit dans l’histoire complexe de l’écriture mongole. Aujourd’hui, la Mongolie utilise le cyrillique, le latin ou le mongol bitchig, première écriture mongole inspirée du sogdien et exclusivement verticale, élaborée du temps de Gengis Khan. Avant le soyombo, le phagspa, inventé par un lama tibétain à la demande de Kubilaï Khan, fut employé en Chine. Ainsi, des siècles d’inventivité écrite se déploient sur les steppes, témoignant de la richesse culturelle et graphique de la Mongolie et de ses systèmes d’écriture uniques.Lire la suiteEcrire en mongol…
Aussi fascinante soit-elle, la culture khmère et ses prédécesseurs recèlent encore de nombreux mystères, et le futur pourrait nous en révéler d’autres. L’une des découvertes récentes est Sambor Prei Kuk, « le temple dans la forêt luxuriante », site datant du VIᵉ siècle, qui fut l’ancienne capitale du royaume de Chenla, prédécesseur de l’empire khmer. Des centaines de temples ressurgissent aujourd’hui, témoignant d’une organisation urbaine et religieuse remarquable qui culminera avec l’avènement de Jayavarman II et la fondation d’Angkor. Au cœur de cette épopée, la langue et l’écriture khmères jouèrent un rôle essentiel : datée de 611, la langue khmère, membre du groupe môn-khmère de la famille austroasiatique, s’est diffusée au Cambodge et dans les régions voisines, et son écriture, influencée par l’Inde, combine une grande complexité avec des voyelles surajoutées, donnant aux textes un aspect presque architectural. Le système numérique, original, mêle quant à lui base 5 et décimale, illustrant un système partiellement quinaire, partiellement décimal.Lire la suiteCompter en khmer…
L’onomatopée désigne des sons dont le signifiant est étroitement lié à la perception acoustique d’êtres animés ou d’objets, comme « coucou », « vlam » ou « boum », et dont la variété à l’échelle mondiale est étonnante : un canard fait « coin-coin » en français, « rap-rap » en danois ou « ga ga » en chinois. Bien qu’elles soient souvent associées à un langage enfantin, les onomatopées ont pu jouer un rôle dans les origines de nos langues, nos ancêtres ayant probablement utilisé des sons comparables pour communiquer. Chaque langue a évolué selon son propre chemin, et le japonais illustre particulièrement cette richesse, distinguant les giseigo, bruits du monde (パチパチ PachiPachi pour les applaudissements, チクタク ChikuTaku pour l’horloge, ポツポツ PotsuPotsu pour la pluie fine, ザーザー ZaaZaa pour la pluie forte) et les gitaigo, liés aux émotions (ドキドキ DokiDoki pour le cœur qui bat, ギリギリ GiriGiri pour la justesse). Au Japon, ces formes sont étudiées et compilées avec soin, comme en témoigne l’existence d’ouvrages recensant les 5000 onomatopées les plus courantes.Lire la suiteDes onomatopées en japonais…
Elle s’appelait Black Maria et vivait il y a deux siècles parmi la communauté ngunawal des Southern Highlands en Nouvelle-Galles du Sud, Australie. Elle chantait des berceuses aux enfants, et l’une d’elles fut transcrite, préservant sa mémoire malgré les violences subies par les locuteurs de langues aborigènes interdits de les pratiquer. Inspirée par ces chants, M. Bell publia un ouvrage en ngunawal relatant la légende de Mununja le papillon, une jeune fille épargnée par le maléfique Gunga et protégée par Mununja. Son fils, M. Freeman et l’Institut australien des études aborigènes se sont ensuite attachés à enseigner le ngunawal, préservant un patrimoine vieux de dizaines de milliers d’années, parmi les centaines de langues pama-nyungan et non pama-nyungan. La berceuse Inanay, issue de la langue yorta yorta parlée près des rivières Goulburn et Murray, illustre la vitalité et la richesse de ces traditions orales et rappelle combien la transmission des langues est essentielle à la mémoire et à la culture.Lire la suiteElle s’appelait Black Maria…
Le « Chevalier à la peau de panthère », ვეფხისტყაოსანი Vepkhist’q’aosani, chef-d’œuvre de Chota Roustaveli aux XIIᵉ-XIIIᵉ siècles, compte plus de 6000 vers et célèbre l’amour courtois tout en honorant la reine Tamar. Il est un vecteur majeur de la langue géorgienne, ქართული ენა kartuli ena, appartenant à la branche kartvélienne des langues caucasiennes. La tradition littéraire géorgienne favorisa au Moyen Âge traductions et préservation de savoirs grecs, persans, arabes ou syriaques, notamment dans les monastères orthodoxes. L’écriture mkhedruli მხედრული, utilisée aujourd’hui, succéda à l’asomtavruli du début du Vᵉ siècle et au nuskhuri du IXᵉ siècle, qui formaient le khutsuri pour les textes religieux. Le mkhedruli s’imposa au XIᵉ siècle et devint monocaméral, accompagnant l’épopée du Chevalier et structurant la continuité littéraire et culturelle de la Géorgie.Lire la suiteLe Chevalier à la peau de panthère…
Les marques de ponctuation sont ces petits signes qui rythment le texte et en précisent le sens : points, virgules, points d’exclamation ou d’interrogation, chacun avec sa propre histoire et ses variantes linguistiques. Ainsi, le point d’interrogation « ? » pourrait dériver du latin quaestio « qo », le point d’exclamation d’une « joie » latine. La créativité littéraire a aussi enrichi ces signes : Baudelaire ou Hervé Bazin proposaient des points d’amour, de conviction, d’autorité ou de doute. Selon les langues, les formes diffèrent : en chinois, le point est un petit cercle « 。 » et les points de suspension six points « …… » ; en espagnol, l’interrogation s’ouvre par « ¿ » et se ferme par « ? » ; en sanskrit, on emploie le daṇḍa « । » ou le double daṇḍa « ॥ ». L’arménien, langue indo-européenne à part entière, a sa ponctuation originale : le point final est « : », les deux-points « . », le point d’interrogation « ՞ » suit directement l’objet interrogé et le point d’exclamation « ՜ » fonctionne de même. Ces signes s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture arménienne créée par le moine Mesrop Machtots en 405, essentielle à la préservation culturelle et identitaire de l’Arménie.Lire la suiteDes signes de ponctuation en arménien…
Sayat-Nova (Սայաթ-Նովա), né vers 1712 et mort en 1795, est l’un des plus grands poètes et musiciens du Caucase et la figure emblématique des achoughs arméniens. Né à Tiflis, dans un milieu multiculturel, il évolua au carrefour des traditions arménienne, géorgienne et musulmane, ce qui marqua profondément son œuvre. Poète itinérant puis attaché à la cour du roi géorgien Héraclius II, il composa des chants mêlant poésie lyrique, amour mystique et réflexion morale, en arménien, géorgien, azéri et parfois en persan. Il s’accompagnait d’instruments traditionnels tels que le kamancha ou le saz, inscrivant son art dans la tradition orale. Après avoir quitté la cour, Sayat-Nova devint prêtre de l’Église apostolique arménienne. Il mourut en 1795 lors de la prise de Tiflis par les Perses, et demeure aujourd’hui une figure majeure du patrimoine arménien, dont l’héritage a été magnifié par le film La Couleur de la grenade de Sergueï Paradjanov.Lire la suiteSayat-Nova
La Moldavie, située en Europe de l’Est, a pour capitale Chișinău. Fondée au 14e siècle, la Moldavie a été influencée par divers empires et états, dont l’Empire ottoman et la Russie. Après l’effondrement de l’Union soviétique, la Moldavie a obtenu son indépendance en 1991 et est devenue une république parlementaire. Son relief est principalement constitué de collines et de plaines,…Lire la suiteMoldavie















