L’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr sont trois rites de passage masculins interdépendants de la communauté masaï : l’Enkipaata est la préparation des garçons à l’initiation ; l’Eunoto est le rasage des moranes (jeunes guerriers) qui ouvre la voie à l’âge adulte ; et l’Olng’esherr est la cérémonie de consommation de viande marquant la fin du moranisme et le début de l’âge adulte. Les rites de passage sont principalement pratiqués par de jeunes hommes de la communauté masaï âgés de quinze à trente ans mais les femmes accomplissent également certaines tâches. En leur enseignant leur rôle futur dans la société masaï, le rite vise à faire passer les jeunes garçons aux stades de moranes puis de jeunes adultes et enfin d’ainés. Il aborde les questions de respect et de responsabilité, de sauvegarde de la lignée ainsi que de transfert des pouvoirs d’un groupe d’âge au suivant, en transmettant des savoirs autochtones concernant l’élevage, la gestion des conflits, les légendes, les traditions et les compétences de vie essentielles. Toutefois, bien que les rites attirent encore des foules assez considérables, la pratique est en déclin rapide…(…)Lire la suiteL’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr, trois rites de passage masculins de la communauté masaï
Catégorie : Patrimoine Culturel Immatériel
La stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens ; la compilation de matériels pédagogiques ; la création de salles de spectacles, d’instituts de formation et de salles d’exposition…(…)Lire la suiteLa stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian
Le lavash : préparation, signification et aspect du pain traditionnel en tant qu’expression culturelle en Arménie
[arménien : լավաշ lavash]
Le lavash est un pain traditionnel fin qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation est effectuée par un petit groupe de femmes et demande beaucoup d’efforts, de coordination, de l’expérience et un savoir-faire spécifique. La pâte, simplement composée de farine de blé et d’eau, est pétrie puis divisée en boules, qui sont ensuite étalées en fines couches puis étirées sur un moule ovale spécial ressemblant à un traversin ; celui-ci est ensuite appliqué contre la paroi du four traditionnel en argile, de forme conique. Trente secondes à une minute plus tard, le pain cuit est décollé de la paroi du four. Le lavash est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes, et peut se conserver jusqu’à six mois. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Le travail collectif de la préparation du lavash renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les jeunes filles aident à préparer le lavash, devenant de plus en plus impliquées à mesure qu’elles gagnent en expérience…(…)Lire la suiteLe lavash : préparation, signification et aspect du pain traditionnel en tant qu’expression culturelle en Arménie
La conception et les pratiques traditionnelles de construction des ponts chinois de bois en arc
[chin. 传统中国木拱桥设计与建造 Chuántǒng zhōngguó mù gǒngqiáo shèjì yǔ jiànzào]
On trouve des ponts de bois en arc dans les provinces du Fujian et du Zhejiang, le long de la côte sud-est de la Chine. La conception et les pratiques traditionnelles de construction de ces ponts associent l’usage du bois et des outils d’architecte traditionnels, l’artisanat, les techniques fondamentales de « tissage de poutres » et d’assemblage par mortaises et tenons, ainsi que la connaissance par le charpentier expérimenté des différents environnements et des mécanismes structuraux nécessaires. Le travail de charpenterie est dirigé par un maître charpentier et exécuté par d’autres travailleurs du bois. Cet artisanat est transmis oralement et par des démonstrations personnelles, ou d’une génération à l’autre par des maîtres instruisant des apprentis ou les proches d’un clan, conformément à des procédures rigoureuses. Ces clans jouent un rôle irremplaçable dans la construction, l’entretien et la protection des ponts. En tant que véhicules de l’artisanat traditionnel, les ponts en arc font office à la fois d’outils et de lieux de communication. Ce sont des lieux importants de rassemblement où la population locale échange des informations, se divertit, prie, approfondit ses relations et son identité culturelle… (…)Lire la suiteLa conception et les pratiques traditionnelles de construction des ponts chinois de bois en arc
Paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan
[chin. 峨眉山乐山大佛景区 Éméishān yàoshān dàfú jǐngqū]
C’est ici, dans le paysage d’une grande beauté sur du mont Emei, dans le Sichuan, que fut édifié au Ier siècle le premier temple bouddhiste chinois. La multiplication ultérieure des temples fit de ce site l’un des principaux lieux sacrés du bouddhisme. Au cours des siècles, les trésors culturels s’y accumulèrent, le plus saisissant étant le grand Bouddha de Leshan érigé au VIIIe siècle. Cette statue taillée à flanc de colline, qui domine le confluent de trois fleuves de ses 71 m de haut, est la plus grande statue de Bouddha du monde. Le mont Emei se distingue également par la grande diversité de sa flore, depuis les zones végétales subtropicales jusqu’aux forêts de conifères subalpines, dont certains arbres ont plus de 1 000 ans.Lire la suitePaysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan
Les savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
[Architecture japonaise 日本建築, Nihon kenchiku]
La conservation et la transmission de l’architecture en bois au Japon consiste en un ensemble de savoir-faire, techniques et connaissances traditionnels. Près de soixante-dix pour cent du territoire japonais est recouvert de forêts. Par conséquent, le bois est utilisé dans les maisons depuis plusieurs siècles. De fait, la structure en bois la plus ancienne au monde et encore existante est le temple Horyu-ji, construit au début du septième siècle. Parmi les dix-sept savoir-faire décrits dans le dossier de candidature, on peut citer notamment l’enduit sakan, la récolte d’écorce de cyprès japonais, la peinture à la laque de structures traditionnelles et la production de tatamis (revêtement de sol). Jusqu’au dix-neuvième siècle, les maîtres-artisans formaient leurs apprentis et leur transmettaient les connaissances et les savoir-faire traditionnels pour en faire leurs successeurs. Cependant, la modernisation a rendu ce processus plus difficile et cela a entraîné la création d’associations de préservation. Les connaissances incluent les techniques permettant de bâtir de nouvelles structures mais aussi de restaurer les bâtiments existants… (…)Lire la suiteLes savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon
Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission. L’élément joue un rôle essentiel pour améliorer les conditions de santé, encourager un code de comportements sociaux et promouvoir le respect de la nature… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa, connaissances et pratiques du peuple tibétain en Chine concernant la vie, la santé et la prévention et le traitement des maladies
Nawrouz, Novruz, Nowrouz, Nowrouz, Nawrouz, Nauryz, Nooruz, Nowruz, Navruz, Nevruz, Nowruz, Navruz
[persan : نوروز]
Le Nouvel An correspond souvent à une période à laquelle les individus désirent la prospérité et aspirent à de nouveaux départs. Le 21 mars marque le début de l’année dans des régions d’Afghanistan, d’Azerbaïdjan, d’Inde, d’Iran, d’Iraq, du Kazakhstan, du Kirghizistan, d’Ouzbékistan, du Pakistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et de Turquie. Connu sous le nom de « nawrouz » (« jour nouveau ») ou sous d’autres dénominations dans chacun des pays concernés, il correspond à une célébration comprenant divers rituels, cérémonies et autres événements culturels qui se déroulent sur deux semaines environ. Une importante tradition propre à cette période veut que les individus se rassemblent autour d’une table, décorée d’objets qui symbolisent la pureté, la clarté, la vie et la richesse, pour partager un repas avec leurs proches. Les participants portent à cette occasion de nouveaux vêtements et rendent visite à leurs parents, notamment à ceux qui sont âgés, et à leurs voisins. Des cadeaux, surtout destinés aux enfants, sont échangés ; il s’agit généralement d’objets fabriqués par des artisans… (…)Lire la suiteNawrouz, Novruz, Nowrouz, Nowrouz, Nawrouz, Nauryz, Nooruz, Nowruz, Navruz, Nevruz, Nowruz, Navruz
Le Cheoyongmu est une danse de cour exécutée aujourd’hui sur scène, mais autrefois utilisée pour chasser les mauvais esprits et assurer la tranquillité lors des banquets royaux ou lors des rites d’exorcisme pratiqués la veille du Nouvel an pour attirer la chance. Inspirée de la légende coréenne de Cheoyong, fils du roi dragon Yongwang qui avait pris une forme humaine…Lire la suiteLe Cheoyongmu
Yaldā/Chella est une fête traditionnelle qui célèbre le soleil et la chaleur de la vie. Elle se déroule en Iran et en Afghanistan pendant la dernière nuit de l’automne. Les familles se rassemblent dans la maison des aînés, autour d’une table sur laquelle se trouvent plusieurs objets et aliments symboliques : une lampe pour symboliser la lumière, de l’eau pour…Lire la suiteYaldā/Chella
Tous les ans en février, les communautés iraquiennes honorent Al-Khidr, un saint qui, d’après de vieilles croyances, exaucerait les vœux des participants, notamment s’ils sont dans le besoin. Dans le nord de l’Irak, les familles se rassemblent sur une colline où le sanctuaire d’Al-Khidr serait situé, pendant les trois derniers jours du mois. Portant des vêtements traditionnels, ils mangent des…Lire la suiteLa fête de Khidr Elias et l’expression des vœux
Les services et l’hospitalité offerts pendant la visite de l’Arba’in relèvent d’une pratique sociale qui a cours dans les régions centrale et méridionale de l’Irak d’où partent des processions de visiteurs et pèlerins qui se rendent dans la ville sainte de Karbala. L’élément – une pratique sociale profondément ancrée dans la tradition iraquienne et arabe de l’hospitalité – est une…Lire la suiteLes services et l’hospitalité offerts pendant la visite de l’Arba’in
L’Al-Naoor est une roue en bois qui tourne autour de son axe. Elle est utilisée sur les cours de l’Euphrate, en Irak, où le niveau de l’eau est inférieur à celui des champs adjacents. Afin d’acheminer l’eau du fleuve jusqu’aux champs, les communautés ont conçu la roue Al-Naoor. La roue est constituée de vingt-quatre colonnes en bois et de vingt-quatre…Lire la suiteLes savoir-faire artisanaux et artistiques traditionnels relatifs à l’Al-Naoor
Largement reconnu comme la principale tradition de musique savante iraquienne, le maqâm couvre un vaste répertoire de chants, accompagnés par des instruments traditionnels. Ce genre populaire est en outre une mine d’informations sur l’histoire musicale de la région et sur les influences arabes qui ont dominé pendant des siècles. Par sa structure et son instrumentation, le maqâm iraquien s’apparente à…Lire la suiteLe maqâm iraquien
Le mudhif est un grand bâtiment arqué fait de roseaux et de papyrus, deux plantes qui poussent naturellement dans les marais du sud de l’Irak. Ce bâtiment sert de lieu de rassemblement où les membres de la communauté peuvent échanger, régler des différends, partager des expériences, raconter des histoires et pratiquer des activités culturelles et des rituels sociaux tels que…Lire la suiteL’artisanat et les arts traditionnels de la construction liés au mudhif
La mascarade Makishi marque la fin du mukanda, un rituel annuel d’initiation pour les garçons de huit à douze ans. Ce rituel est célébré par les communautés Vaka Chiyama Cha Mukwamayi auxquelles appartiennent les Luvale, les Chokwe, les Luchazi et les Mbunda, des peuples établis dans les provinces nord-ouest et ouest de la Zambie. C’est habituellement au début de la…Lire la suiteLa mascarade Makishi
Le Mbende Jerusarema est une danse populaire pratiquée par les Zezuru Shona, une ethnie établie dans l’est du Zimbabwe, en particulier dans les districts de Murewa et d’Uzumba-Maramba-Pfungwe. Exécutée par les hommes et les femmes, la danse se caractérise par des mouvements acrobatiques et sensuels. Elle est rythmée par le battement polyrythmique d’un tambour accompagné d’un groupe d’hommes jouant des…Lire la suiteLa danse Mbende Jerusarema
La mooba est la principale danse du groupe ethnique lenje de la province centrale de Zambie, qui existe depuis l’époque précoloniale. Elle est également pratiquée dans certaines parties des provinces de Copperbelt et de Lusaka par les hommes et les femmes. Il arrive parfois que lorsque la danse atteint son paroxysme, certains des principaux danseurs soient possédés par des esprits…Lire la suiteLa danse mooba du groupe ethnique lenje dans la province Centrale de Zambie
La danse budima est une danse de guerriers exécutée tout au long de l’année par le peuple wé lors de manifestations solennelles et spirituelles, en particulier à l’occasion de cérémonies traditionnelles, de processions funéraires, de mariages, de cérémonies d’initiation, de cérémonies d’investiture des chefs, de cérémonies de remerciements, de célébrations des récoltes et d’activités rituelles. Les danseurs se dotent de…Lire la suiteLa danse budima
La danse kalela est née à l’époque coloniale dans la province de Luapula, en Zambie. Adoptée par les mineurs, elle était pratiquée dans le but de divertir au palais du chef, pendant les cérémonies traditionnelles, les funérailles, les célébrations des récoltes et tout autre événement important. La danse kalela est une sorte de formation de danse dans laquelle les danseurs…Lire la suiteLa danse kalela








