Catégories
Articles

Arevakhach, un symbole d’éternité…

repère(s) :temps

Nous voici à Noradouz, sur les rives du lac Sevan, célèbre pour son cimetière où se dressent plus de 900 khatchkars, ces stèles arméniennes ornées d’entrelacs et de croix, dont certaines remontent à plus de 1500 ans et témoignent d’un art inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité. Parmi les motifs qui frappent, l’arevakhach, « croix-soleil », se déploie en huit branches entrelacées autour d’un centre, symbole d’éternité et de renaissance, évoquant dans l’Antiquité l’union des huit dieux du panthéon arménien. Ces croix se retrouvent sur les églises, tapis, vêtements ou bannières, signe de la force culturelle et spirituelle que leur communauté y place. Et nous, comment concevons-nous l’éternité, le temps, le cycle de la vie, de l’humanité, de l’univers ? Les cultures, mythes et sciences nous transmettent des savoirs précieux sur l’inscription de chaque existence dans le continuum du temps. Questionner notre perception du présent, du passé et de l’avenir devient alors un chemin pour mieux comprendre nos projections et engagements dans le monde.Lire la suiteArevakhach, un symbole d’éternité…

Catégories
Articles

Imix (glyphe)

repère(s) :temps

Symbole : Imix (Calendrier maya – Nom des jours : 01).Lire la suiteImix (glyphe)

Catégories
Articles

De l’impermanence…

repère(s) :temps

La bouteille en plastique ne dure pas longtemps, et sa nature même l’y contraint ; mais qu’en est-il de notre rapport à la durée et au renouvellement du monde ? Comment trouver un équilibre face à l’impermanence ? Héraclite, natif d’Éphèse, nous rappelle que « nul ne se baigne deux fois dans le même fleuve », tandis que le bouddhisme souligne que l’attachement aux choses éphémères engendre la souffrance, concept nommé anicca en pāli ou anitya en sanskrit. Cette idée traverse notre réflexion sur le changement, qu’il s’agisse du monde, de l’environnement, de la justice ou du langage : que devons-nous changer, selon quels axes, que conserver ou revisiter ? Tout au long de la vie, tension entre attachement et remise en cause façonne nos équilibres, parfois fragiles, parfois durables. Dans un contexte de dérèglement climatique, de mutations numériques et d’évolution sociale, comprendre et vivre le changement devient essentiel. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « changement » ?Lire la suiteDe l’impermanence…

Catégories
Articles

Il était une fois les calendriers

repère(s) :temps

Les Mayas utilisaient plusieurs calendriers : le Tzolk’in, rituel, combinant 20 jours à 13 nombres pour un cycle de 260 jours, et le Haab, solaire, avec 18 mois de 20 jours plus 5 jours funestes appelés Uayeb. Le « compte long » permettait de synchroniser les deux systèmes, ce qui alimenta les spéculations sur l’an 2012. D’autres calendriers existent, comme le musulman, lunaire, débutant en 622 avec l’Hégire, le hébreu, luni-solaire, débutant en 3761 av. J.-C., le chinois, également luni-solaire, créé en 2637 av. J.-C., et le grégorien, réformant le julien en 1582 pour ajuster le calendrier, supprimant 10 jours et laissant des traces dans les noms de mois, septembre à décembre conservant leur numérotation romaine malgré les ajouts de janvier et février. On trouve aussi le calendrier égyptien de 360 jours plus 5 jours épagomènes, le bouddhiste à partir de 543 av. J.-C., ainsi que les calendriers hindou, copte, zoroastrien, amazighe et républicain. Ainsi, fixer une date implique de considérer ces variations selon les sociétés et les époques, et le cinquième et sixième mois de l’ancien calendrier romain, Quintilis et Sextilis, devinrent juillet et août en hommage à César et Auguste.Lire la suiteIl était une fois les calendriers

Catégories
Articles

Calendriers mayas

repère(s) :temps

Calendriers mayas – Un système de calendriers consistant en plusieurs cycles (comptes) de différentes longueurs avec le Tzolkin, un compte de 260 jours et le Haabʼ, un compte de 365 jours. Les deux forment un cycle synchronisé d’une durée de 52 Haab’. Utilisé en Méso-Amérique précolombienne ainsi que par des groupes contemporains figurant sur les hauts plateaux guatémaltèques.Lire la suiteCalendriers mayas

Catégories
Articles

Le labyrinthe intérieur

repère(s) :penser

Pour Phil Stutz, le « labyrinthe intérieur » désigne l’espace mental et émotionnel où l’on se perd en cherchant à éviter souffrance, incertitude et effort. Composé de peurs, d’auto-sabotages, de pensées répétitives et de mécanismes de défense illusoires, il enferme l’individu qui tourne en rond en tentant des solutions intellectuelles à des problèmes existentiels. Alimenté par le besoin de contrôle, le perfectionnisme et l’attachement au confort ou à la validation, il s’aggrave lorsqu’on cherche à en sortir par l’analyse ou l’évitement. Le chemin de croissance, au contraire, implique d’accepter douleur, effort et incertitude, et de passer à l’action malgré tout, en utilisant discipline, engagement et responsabilité personnelle pour reconnecter l’individu à son énergie vitale. Le labyrinthe intérieur symbolise la stagnation psychique, le mouvement volontaire seule issue réelle.Lire la suiteLe labyrinthe intérieur

Catégories
Articles

Çatal Höyük, la cité sans rues…

repère(s) :habiter

De l’antique Babylone du roi Hammourabi, 18 siècles avant notre ère, à la nouvelle Brasilia érigée en 1960 par Oscar Niemeyer et Lucio Costa, de la fermeture d’Angkor en 1431 à la découverte du site de Çatal Höyük en 1951 ou à l’expansion économique de Lagos et Shenzhen, l’histoire des cités humaines illustre le destin commun des humanités et leurs manières variées de l’organiser. Que ce soit pour gérer l’eau, la circulation, les déchets ou les lieux politiques, chaque cité témoigne de droits et devoirs encadrés par des systèmes politiques, juridiques, économiques, religieux. L’habitat humain, qu’il soit troglodytique, sur pilotis, en terre séchée ou en glace, s’est diversifié selon les lieux, matériaux et techniques, transmettant des savoirs affinés par les générations. Aujourd’hui, la créativité, l’ingéniosité et l’art s’y conjuguent aux inégalités, aux zones de non-droit et aux abandons, posant le défi de penser l’habitat comme facteur d’équilibre des humanités. Imaginer des villes durables, solidaires et participatives devient alors central. Le 1er lundi d’octobre, journée mondiale de l’habitat, invite à observer cette diversité culturelle universelle et à questionner notre définition de la « ville ».Lire la suiteÇatal Höyük, la cité sans rues…

Catégories
Articles

La Route des Incas

repère(s) :habiter

Au XVIᵉ siècle, le chroniqueur espagnol Pedro Cieza de León s’émerveille devant la Route des Incas, qu’il décrit comme le chemin le plus grandiose jamais construit. Nommée en quechua Qhapaq Ñan, la « Route royale » traverse l’ancien empire inca de Quito à Santiago, reliant l’actuel Pérou, la Bolivie, l’Argentine et la Colombie. Déployé en deux axes majeurs, l’un andin culminant parfois à plus de 5 000 mètres, l’autre côtier le long du Pacifique, ce réseau était relié par de multiples voies transversales facilitant échanges, commerce, défense et administration. Son cœur était Cuzco, d’où partaient quatre routes vers les suyos, dont celle menant au Machu Picchu. Héritage de cultures andines antérieures, porté à son apogée au XVe siècle, le Qhapaq Ñan comptait des ponts suspendus, tunnels, et des relais fortifiés appelés tambos. Les messages impériaux y circulaient grâce aux chasquis, messagers courant de relais en relais, utilisant les quipus pour transmettre les données. En 2014, ce réseau exceptionnel a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnaissant son importance historique et appelant à sa préservation.Lire la suiteLa Route des Incas

Catégories
Articles

Les routes de l’ambre

repère(s) :habiter

« L’or du Nord », « l’or rouge », « les larmes des dieux », l’elektron des Grecs : l’ambre fascine depuis la nuit des temps. Résine fossile aux inclusions figées dans l’éternité, elle traverse mythes et civilisations : présente dans la tombe de Toutankhamon comme au sanctuaire de Delphes, liée au mythe de Phaéton dont les sœurs pleurent des larmes d’ambre, étudiée par Thalès pour ses propriétés électrostatiques, prisée à Rome pour ses vertus protectrices et esthétiques. Des rivages de la Baltique aux légendes lituaniennes de la déesse Juraté, l’ambre a nourri croyances et imaginaire. Moins connues que les routes de la soie, les routes de l’ambre ont pourtant structuré durant des siècles un commerce reliant la mer Baltique à la Méditerranée, sous l’égide de ports hanséatiques, de puissances militaires et de centres artistiques comme Venise. À cette histoire s’ajoutent d’autres gisements, de la République dominicaine au Chiapas, du Myanmar à l’Arctique.Lire la suiteLes routes de l’ambre

Catégories
Articles

Marco Polo et le Livre des merveilles

repère(s) :habiter

« Aux frontières de la Grande Arménie (…) il y a une fontaine d’où sourd une liqueur semblable à l’huile (…) point n’est bonne à manger, mais bonne à brûler et à soigner hommes et animaux… » : cette description étonnamment précise d’un gisement de pétrole nous vient d’un prisonnier peu ordinaire, le marchand et explorateur vénitien Marco Polo (1254-1324). Elle est extraite de son célèbre Livre des Merveilles, témoignage foisonnant des prodiges du monde à la fin du XIIIᵉ siècle. Avant lui, son père et son oncle avaient déjà voyagé vers l’Orient et rencontré Kubilaï Khan, souverain de l’Empire mongol, qui leur demanda de revenir avec cent prêtres et de l’huile du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Mais la chrétienté était alors sans pape après la mort de Clément IV ; ils repartirent finalement avec le jeune Marco, âgé de dix-sept ans. Ils empruntèrent les routes de la soie jusqu’à la cour impériale. Séduit par l’intelligence du jeune Vénitien, Kubilaï Khan en fit l’un de ses émissaires. Durant près de dix-sept ans, Marco parcourut l’Asie, de Zhangye à Hangzhou, de la Birmanie à l’Inde, avant de rentrer à Venise en 1295. Engagé dans la guerre contre Gênes, il fut capturé et emprisonné, dictant ses récits à Rustichello de Pise & donnant naissance à un immense succès médiéval.Lire la suiteMarco Polo et le Livre des merveilles

Catégories
Articles

Nakasendô

repère(s) :habiter

« Nakasendô » 中山道 La route centrale de la montagne中 山 道. Également appelée Kisokaidō 木曾街道 L’une des cinq routes de la période Edo. reliant Edo à Kyoto. Magome-juku 馬籠宿 quarante-troisième des soixante-neuf stations Lieu de naissance de l’auteur Shimazaki Tōson島崎 藤村 »Lire la suiteNakasendô

Catégories
Articles

Routes de la mélodie

repère(s) :habiter

« Le calme au bord du lac » « Souvenirs d’été » « Chanson des quatre saisons »… Les routes mélodiques メロディーロード à Gunma… A l’origine, une sorte d’heureux hasard Les marques laissées par un bulldozer dans une route. Créant un air inattendu quand on roule dessus. Puis de nombreuses créations ici et là. Hokkaido, Shizuoka, Ehime, Oita… Et Gunma où de nombreuses routes ont été…Lire la suiteRoutes de la mélodie

Catégories
Articles

Samarcande

repère(s) :habiter

Samarcande est l’une des plus anciennes cités d’Asie centrale, située dans la vallée de Zeravchan, en Ouzbékistan. Célèbre pour son riche patrimoine historique et architectural, elle a été un important centre commercial et culturel sur la Route de la Soie. Samarkand abrite des monuments emblématiques tels que la Place du Régistan, ornée de majestueuses madrasas et de la mosquée Bibi-Khanym.…Lire la suiteSamarcande

Catégories
Articles

Hallstatt

repère(s) :habiter

Hallstatt – Un village au bord d’un lac dans le Salzkammergut autrichien (culture de Hallstatt) – Mine de sel. Hallstatt est un village situé dans la région montagneuse des Alpes autrichiennes. Hallstatt est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son histoire riche remontant à l’âge du fer. Le village est niché au bord du lac Hallstätter, entouré…Lire la suiteHallstatt

Catégories
Articles

La Tour de la Paix – Friðarsúlan

repère(s) :paix

Nous voici… près de Reykjavik Dans la baie de Kollafjörður Sur l’île de Viðey Un pays où la paix est Friður. Et c’est le moment d’imaginer… “Imagine there’s no heaven… Imagine all the people… Imagine there’s no countries” Et en imaginant, quelque chose de réel apparaît En forme de tour de lumière, Nommée la “Tour de la Paix” Friðarsúlan “Imagine…Lire la suiteLa Tour de la Paix – Friðarsúlan

Catégories
Articles

Palais royal de Leh

repère(s) :capitale

Le palais royal de Leh ལེ་ཕོ་བྲང་ domine la ville et la vallée de l’Indus. Construit selon des principes architecturaux tibétains, il fut la résidence des rois ladakhis et le centre du pouvoir politique. Au-delà de sa fonction résidentielle, le palais symbolisait l’alliance entre pouvoir royal et religion bouddhique. Aujourd’hui en partie en ruines, il demeure un repère visuel fort et…Lire la suitePalais royal de Leh

Catégories
Articles

Les sept merveilles…

repère(s) :00 - Repères

En 2007 fut lancée une initiative mondiale visant à revisiter le concept des « Sept merveilles du monde », constatant que parmi les merveilles antiques, seule la pyramide de Khéops subsiste encore aujourd’hui. Les autres ont disparu au fil des siècles, victimes d’incendies, de pillages, de séismes ou du temps : la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, les énigmatiques jardins suspendus de Babylone, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Le vote planétaire de 2007 a ainsi consacré sept nouveaux sites emblématiques : le Colisée de Rome, le Taj Mahal, la Grande Muraille, Pétra, Chichén Itzá, le Machu Picchu et le Christ Rédempteur de Rio. Cette liste, forcément subjective, rappelle surtout l’extraordinaire richesse du patrimoine mondial et la difficulté de le réduire à quelques symboles.Lire la suiteLes sept merveilles…

Catégories
Articles

Hespérides

repère(s) :famille

Hespérides Ἑσπερίδες – Dans la mythologie grecque, traditionnellement trois mais selon des auteurs différents, peut-être quatre, sept voire même onze nymphes du soir et du soleil couchant. Elles résident près des montagnes de l’Atlas (Afrique du Nord) – Selon certaines légendes, le titan Atlas est leur père – On leur a attribué la tâche de prendre soin d’un jardin (ou…Lire la suiteHespérides

Catégories
Articles

Ginza

repère(s) :habiter

Ginza 銀座 – Un quartier de Tokyo, quartier huppé situé au cœur de Tokyo, au Japon, renommé pour ses boutiques de luxe, ses grands magasins, ses restaurants élégants et sa vie nocturne animée. C’est l’un des districts les plus prestigieux de la capitale japonaise, où se côtoient des marques de mode de renom, des galeries d’art, des théâtres et des…Lire la suiteGinza

Catégories
Articles

Angkor et les temples-montagnes

repère(s) :habiter

En 1859, le naturaliste français Henri Mouhot s’enfonce dans la jungle cambodgienne et découvre, au fil d’une végétation dense, d’imposantes ruines de pierre : l’ancienne cité d’Angkor. Salué comme son « redécouvreur », il n’en fut pourtant ni le premier ni le seul témoin, car le site n’avait jamais totalement disparu de la mémoire locale. Capitale de l’empire khmer du IXe au XVe siècle, Angkor connut cinq siècles d’essor avant sa chute en 1431 face au royaume d’Ayutthaya. Son architecture remarquable se distingue par les temples-montagnes, pyramides symbolisant le mont Meru, centre de l’univers dans l’hindouisme, tandis que le bouddhisme y laissa aussi son empreinte, notamment avec les visages souriants et compassionnels du Bayon. La puissance d’Angkor reposait enfin sur une maîtrise exceptionnelle de l’eau, grâce à d’immenses réservoirs et canaux exploitant la mousson. Si centrale pour l’identité khmère, Angkor Vat figure encore aujourd’hui sur le drapeau du Cambodge. Morale de l’histoire : en observant les grandes cités du passé, nous trouvons souvent des clés précieuses pour penser nos propres défis urbains.Lire la suiteAngkor et les temples-montagnes