Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Bernard H. Gausseron (1883)
C’était minuit. L’heure était lourde.
Je rêvais, faible et harassé,
Repassant dans ma tête gourde
Mainte histoire du temps passé.
Ma tête tombait, assoupie,
Quand à ma porte l’on frappa ;
À ma porte quelqu’un tapa
Doucement, comme d’un doigt pie ;
Et, dans ma cervelle alourdie,
Entendant à ma porte tel bruit, je conclus :
« Quelque visite, et rien de plus. »
Ernest Guillemot (1884)
Vers le milieu d’une nuit lugubre, comme je méditais faible et fatigué,
Sur maint curieux et bizarre traité de science oubliée, –
Comme je m’affaissais, presque sommeillant : – tout à coup, j’entendis un frappement,
Comme un frappement, comme un frôlement, à la porte de ma chambre…
C’est quelque visiteur, me dis-je, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Quelque visiteur attardé, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Simplement, – et rien de plus.
Source : proposé par Sandy Pecastaing | 2029
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