Ce vaste système de navigation intérieure au sein des plaines de la Chine du Nord-Est et du Centre-Est s’étend de la capitale Beijing, au nord, à la province du Zhejiang, au sud. Entrepris par secteurs dès le Ve siècle av. J.-C., il fut conçu en tant que moyen de communication unifié de l’Empire à partir du VIIe siècle (dynastie Sui). Cela se traduisit par une série de chantiers gigantesques, formant l’ensemble de génie civil le plus important et le plus étendu de tous les temps préindustriels. Axe vital des voies de communication intérieures de l’Empire, il assura notamment l’approvisionnement en riz des populations et les transports de matières premières stratégiques. Au XIIIe siècle, il offrait un réseau unifié de navigation intérieure de plus de 2 000 km de voies d’eau artificielles reliant cinq des plus importants bassins fluviaux de l’espace chinois. Il a joué un rôle notable pour la prospérité économique et la stabilité de la Chine et reste encore aujourd’hui une importante voie d’échange intérieure.Lire la suiteLe Grand Canal
Source : whc.unesco.org
Situé dans la chaîne de montagnes de Wuling, dans la province du Guizhou (sud-ouest de la Chine), Fanjingshan se caractérise par une amplitude altitudinale qui va de 2 570 à 500 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui favorise l’existence de types de végétation et de relief très diversifiés. C’est une île de roches métamorphiques dans un océan de karst qui abrite encore de nombreuses espèces animales et végétales dont l’origine remonte au tertiaire, il y a entre 65 millions et deux millions d’années. L’isolement a favorisé un haut degré de biodiversité avec des espèces endémiques, comme le sapin de Fanjingshan (Abies fanjingshanensis) et le rhinopithèque jaune doré du Guizhou (Rhinopithecus brelichi), ou menacées, comme la salamandre géante de Chine (Andrias davidianus), le porte-musc nain (Moschus berezovskii) ou le faisan vénéré (Syrmaticus reevesii). Fanjingshan abrite la forêt primaire de hêtres la plus vaste et la plus continue de la région subtropicale.Lire la suiteFanjingshan
La Villa d’Este à Tivoli avec son palais et son jardin est un des témoignages les plus remarquables et complets de la culture de la Renaissance dans ce qu’elle a de plus raffiné. La Villa d’Este, de par sa conception novatrice et l’ingéniosité des ouvrages architecturaux de son jardin (fontaines, bassins, etc.), est un exemple incomparable de jardin italien du XVIe siècle. La Villa d’Este, un des premiers « giardini delle meraviglie », a servi très tôt de modèle pour le développement des jardins en Europe.Lire la suiteVilla d’Este, Tivoli
Quanzhou : emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan
[chin. 泉州:宋元中国的世界海洋商贸中心 Quánzhōu: Sòng yuán zhōngguó de shìjiè hǎiyáng shāngmào zhōngxīn]
Le site en série de Quanzhou illustre le dynamisme de la ville en tant qu’emporium maritime pendant les périodes Song et Yuan (Xe-XIVe siècles de notre ère) et ses interconnexions avec l’arrière-pays chinois. Quanzhou a prospéré pendant une période très importante pour le commerce maritime en Asie. Le site comprend des édifices religieux, notamment la mosquée Qingjing, du XIe siècle, l’un des premiers édifices islamiques de Chine, des tombes islamiques et un large éventail de vestiges archéologiques : bâtiments administratifs, quais en pierre qui étaient importants pour le commerce et la défense, sites de production de céramique et de fer, éléments du réseau de transport de la ville, ponts anciens, pagodes et inscriptions. La ville était connue sous le nom de Zayton dans des textes arabes et occidentaux du Xe au XIVe siècle de notre ère.Lire la suiteQuanzhou : emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan
Qal’at al-Bahreïn – ancien port et capitale de Dilmun
[arabe : قلعة البحرين; portugais : Forte de Barém]
Qal’at al-Bahreïn est un tell typique, c’est-à-dire une colline artificielle créée par plusieurs strates successives d’occupation humaine. La stratigraphie du tell de 300 m sur 600 atteste d’une présence humaine constante depuis environ 2300 av. J.-C. jusqu’au XVIe siècle de notre ère. Près d’un quart du site a déjà fait l’objet de fouilles, qui ont révélé des structures de types divers : résidentiel, public, commercial, religieux et militaire. Elles témoignent de l’importance du lieu, un port marchand, à travers les siècles. Au sommet de la colline de 12 m de hauteur se trouve un impressionnant fort portugais qui a donné son nom à l’ensemble du site (qal’a signifie fort). Le site est l’ancienne capitale de Dilmun, l’une des plus importantes civilisations antiques de la région. Il contient les plus riches vestiges répertoriés de cette civilisation, dont on n’avait auparavant connaissance qu’à travers les écrits sumériens.Lire la suiteQal’at al-Bahreïn – ancien port et capitale de Dilmun
Les diaolou, maisons fortifiées de village de Kaiping, bâties sur plusieurs étages, témoignent d’une fusion complexe et flamboyante des formes structurelles et décoratives chinoises et occidentales. Elles sont le reflet du rôle significatif que jouèrent les émigrés de Kaiping dans le développement de plusieurs pays en Asie du Sud, en Australasie et en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il y a quatre groupes de diaolou dont une vingtaine de bâtiments ont été inscrits sur la Liste. Il existe trois types de bâtiments : les tours communautaires construites par plusieurs familles et utilisées comme refuges temporaires, les tours résidentielles construites par de riches familles à des fins résidentielles et défensives, et les tours de guet. Fabriqués en pierre, en pisé, en brique ou en béton, ces édifices symbolisent la fusion complexe et réussie des styles architecturaux chinois et occidentaux. Harmonieusement intégrés dans le paysage environnant, les diaolou représentent l’épanouissement de traditions locales – nées sous la dynastie des Ming – en matière de construction visant à se défendre contre les bandits.Lire la suiteDiaolou et villages de Kaiping
Monuments historiques de Dengfeng au « centre du ciel et de la terre »
[chin. 登封 Dēng fēng]
Songshang est considéré comme le mont sacré central de la Chine. Au pied de cette montagne haute de 1500 mètres, à proximité de la ville de Dengfeng, dans la province du Henan, s’étendent sur 40 kilomètres carrés huit ensembles d’édifices, qui comprennent notamment trois portes Que Han -vestiges des plus anciens édifices religieux d’Etat chinois-, des temples, la plateforme du cadran solaire de Zhougong et l’observatoire de Dengfeng. Edifiées tout au long de neuf dynasties, ces constructions reflètent de différentes manières la perception du centre du ciel et de la terre et le pouvoir de la montagne comme centre de dévotion religieuse. Les monuments historiques de Dengfeng figurent parmi les meilleurs exemples de bâtiments anciens voués à des activités rituelles, scientifiques, technologiques et éducatives.Lire la suiteMonuments historiques de Dengfeng au « centre du ciel et de la terre »
Les montagnes abruptes de la région de Dazu abritent une série exceptionnelle de sculptures rupestres datant du IXe au XIIIe siècle. Celles-ci sont remarquables à plusieurs égards : leur grande qualité esthétique, la richesse de leurs sujets, tant séculiers que religieux, et l’éclairage qu’elles portent sur la vie quotidienne en Chine à cette époque. Elles témoignent aussi de façon éclatante de la fusion harmonieuse du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme.Lire la suiteSculptures rupestres de Dazu
Danxia de Chine est le nom donné aux paysages qui se sont formés sur des couches sédimentaires terrigènes rouges continentales, influencées par des forces endogènes (notamment le soulèvement) et des forces exogènes (notamment l’altération et l’érosion). Le site inscrit comprend six secteurs situés dans la zone subtropicale du sud-ouest de la Chine. Il se caractérise par des falaises rouges spectaculaires et toute une gamme de reliefs et d’érosion, en particuliers des colonnes naturelles spectaculaires, des tourelles, des ravins, des vallées et des cascades. Ces paysages tourmentés ont contribué à la conservation de feuillus sempervirentes subtropicaux et ils abritent de nombreuses espèces de flore et de faune, dont 400 sont considérées comme rares ou menacées.Lire la suiteDanxia de Chine
Ce site de 512 hectares de collines, situé dans la province du Yunnan, offre les archives les plus complètes d’une communauté marine du Cambrien inférieur, avec un biote exceptionnellement préservé où l’anatomie des tissus durs et mous d’une très grande variété d’organismes, invertébrés et vertébrés, apparaît avec un maximum de détails. Le site témoigne de l’établissement ancien d’un écosystème marin complexe. On y trouve au moins 16 phyla, ainsi qu’une variété de groupes énigmatiques et environ 196 espèces, le tout témoignant de façon exceptionnelle de la rapide diversification de la vie sur terre il y a 530 millions d’années, au moment où sont apparus presque tous les principaux groupes d’animaux d’aujourd’hui. Le site représente une fenêtre paléobiologique de grande importance pour la science.Lire la suiteSite fossilifère de Chengjiang
Résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde
[chin. 承德避暑山庄及其周围寺庙 Chéngdé bìshǔ shānzhuāng jí qí zhōuwéi sìmiào]
La résidence de montagne, palais d’été de la dynastie Qing dans la province du Hebei, fut construite de 1703 à 1792. C’est un vaste ensemble de palais et de bâtiments administratifs et cérémoniels, de temples aux architectures très variées et de jardins impériaux s’intégrant subtilement à un paysage de lacs, de pâturages et de forêts. Outre son intérêt esthétique, la résidence de montagne est un témoignage historique précieux sur le développement final de la société féodale en Chine.Lire la suiteRésidence de montagne et temples avoisinants à Chengde
Vers 220 av. J.-C., Qin Shin Huang entreprit de réunir des tronçons de fortifications existants pour en faire un système défensif cohérent contre les invasions venues du nord. Poursuivis jusque sous les Ming (1368-1644), ces travaux ont produit le plus gigantesque ouvrage de génie militaire du monde. Son importance historique et stratégique n’a d’égale que sa valeur architecturale.Lire la suiteLa Grande Muraille
Capitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo
[chin. 高句丽王城、王陵及贵族墓葬Gāojùlì wángchéng, wáng líng jí guìzú mùzàng]
Ce site comprend les vestiges archéologiques de 3 villes et 40 tombeaux : la ville de montagne de Wunu, la ville de Guonei et la ville de montagne de Wandu, 14 tombeaux impériaux et 26 tombeaux de nobles. Tous appartiennent à la culture koguryo qui doit son nom à la dynastie qui régna sur une partie de la Chine septentrionale et sur la moitié septentrionale de la péninsule coréenne entre 277 av. J.-C. et 668 apr. J.-C. La ville de montagne de Wunu n’a été que partiellement dégagée par les fouilles. La ville de Guonei, située sur le territoire de la ville moderne de Ji-an, joua le rôle de capitale secondaire après le transfert de la capitale principale de Koguryo à Pyongyang. La ville de montagne de Wandu, l’une des capitales du royaume de Koguryo, contient de nombreux vestiges dont un vaste palais et 37 tombeaux (…)Lire la suiteCapitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo
Brasília, capitale créée ex nihilo au centre du pays en 1956-1960, a été un événement majeur dans l’histoire de l’urbanisme. L’urbaniste Lucio Costa et l’architecte Oscar Niemeyer ont voulu que tout, depuis le plan général des quartiers administratifs et résidentiels – souvent comparé à la forme d’un oiseau – jusqu’à la symétrie des bâtiments eux-mêmes, reflète la conception harmonieuse de la ville dont les bâtiments officiels frappent par leur aspect novateur.Lire la suiteBrasilia
C’est ici, dans le paysage d’une grande beauté sur du mont Emei, dans le Sichuan, que fut édifié au Ier siècle le premier temple bouddhiste chinois. La multiplication ultérieure des temples fit de ce site l’un des principaux lieux sacrés du bouddhisme. Au cours des siècles, les trésors culturels s’y accumulèrent, le plus saisissant étant le grand Bouddha de Leshan érigé au VIIIe siècle. Cette statue taillée à flanc de colline, qui domine le confluent de trois fleuves de ses 71 m de haut, est la plus grande statue de Bouddha du monde. Le mont Emei se distingue également par la grande diversité de sa flore, depuis les zones végétales subtropicales jusqu’aux forêts de conifères subalpines, dont certains arbres ont plus de 1 000 ans.Lire la suitePaysage panoramique du mont Emei
Ce célèbre temple bouddhique datant des VIIIe et IXe siècles est situé dans le centre de Java. Il est construit sur trois niveaux : une base pyramidale comprenant cinq terrasses carrées concentriques, surmontée d’un tronc de cône (trois plate-formes circulaires) et couronnée d’un stupa monumental. Les murs et les balustrades sont ornés de bas-reliefs couvrant une surface totale de 2 500 m2. Bordant les plate-formes circulaires, 72 stupas ajourés abritent autant de statues du Bouddha. Le temple a été restauré avec le concours de l’UNESCO dans les années 1970.Lire la suiteEnsemble de Borobudur
Le centre historique de cette ville portuaire située dans le sud-ouest de la France représente un ensemble urbain et architectural exceptionnel, créé à l’époque des Lumières, dont les valeurs ont perduré jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Paris exclu, c’est la ville française qui compte le plus de bâtiments protégés. Elle voit aussi reconnaître son rôle historique en tant que centre d’échanges d’influences sur plus de 2 000 ans, en particulier depuis le XIIe siècle du fait des liens avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Les plans urbains et les ensembles architecturaux à partir du début du XVIIIe siècle font de la ville un exemple exceptionnel des tendances classiques et néoclassiques et lui confèrent une unité et une cohérence urbaine et architecturale remarquables. Son urbanisme représente le succès des philosophes qui voulaient faire des villes un creuset d’humanisme, d’universalité et de culture.Lire la suiteBordeaux, Port de la Lune
Sanctuaire d’oiseaux migrateurs le long du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai de Chine (phase I)
[chin. 中国黄(渤)海候鸟栖息地 Zhōngguó huáng (bó) hǎi hòuniǎo qīxī dì]
Le bien présente un système de vasières intertidales considéré comme le plus grand du monde. Ces vasières ainsi que les marais et les hautfonds sont exceptionnellement productifs et servent de zones de croissance à de nombreuses espèces de poissons et de crustacés. Les zones intertidales de la mer Jaune/golfe de Bohai sont d’importance mondiale pour le rassemblement de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui utilisent la voie de migration Asie de l’Est-Australasie. De grands rassemblements d’oiseaux – parmi lesquels se trouvent certaines des espèces les plus menacées au monde – dépendent du littoral comme lieu de halte pour la mue, le repos, l’hivernage ou la nidification.Lire la suiteSanctuaire d’oiseaux migrateurs le long du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai de Chine (phase I)
Angkor est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est. S’étendant sur quelque 400 km2 couverts en partie par la forêt, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe siècle : le célèbre temple d’Angkor Vat et, à Angkor Thom, le temple du Bayon orné d’innombrables sculptures. L’UNESCO a mis en œuvre un vaste programme de sauvegarde de ce site symbole et de son environnement.Lire la suiteAngkor
Cette ville sacrée s’est établie autour d’une bouture de l’« arbre de l’éveil », le figuier de Bouddha, dont la bouture fut apportée au IIIe siècle av. J.-C. par Sanghamitta, fondatrice d’un ordre bouddhiste féminin. Anuradhapura, capitale politique et religieuse de Ceylan pendant 1 300 ans, a été abandonnée en 993 à la suite d’invasions. Longtemps ensevelie sous une jungle épaisse, la ville, avec ses palais, ses monastères et autres monuments, est de nouveau accessible dans son site admirable.Lire la suiteVille sainte d’Anuradhapura






















