Célèbre œuvre d’art réalisée par l’artiste de street art britannique Banksy. Créée en 2002, elle représente une petite fille tendant la main vers un ballon rouge en forme de cœur, avec le message « There is always hope » (Il y a toujours de l’espoir) écrit en dessous. L’œuvre est devenue emblématique de l’esthétique de Banksy et de son engagement social et…Lire la suiteGirl with Balloon
Pantopique : Pays-Europe
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
« Le Cri » [norv. Skrik] est une œuvre emblématique du peintre norvégien Edvard Munch, réalisée en 1893. Cette célèbre peinture est une représentation expressionniste d’une figure androgyne, les mains sur les côtés du visage, poussant un cri silencieux. La composition est caractérisée par des couleurs vives et des traits tourbillonnants, créant une atmosphère de tourment et d’angoisse. Munch a créé plusieurs…Lire la suiteLe cri
Narcisse (Grec : Νάρκισσος Nárkissos) – Figure de la mythologie grecque célèbre pour son extraordinaire beauté et sa triste destinée. Fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriope, il est souvent décrit comme un jeune homme d’une beauté exceptionnelle. Un jour, il tombe amoureux de sa propre image reflétée dans l’eau d’une source. Captivé par sa propre apparence, il…Lire la suiteNarcisse
Et si l’on partait à la rencontre des hiéroglyphes égyptiens ? Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, alors âgé d’une trentaine d’années, provoque un véritable séisme intellectuel en présentant devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres sa lettre exposant le principe des hiéroglyphes phonétiques. Il met ainsi un terme à une énigme vieille de plus d’un millénaire, car l’écriture égyptienne, apparue plus de 3000 ans avant notre ère, avait été interdite en 391 et progressivement oubliée. La clé du déchiffrement résidait dans une pierre découverte en 1799 à Rosette, portant un même décret gravé en grec, en hiéroglyphes et en démotique. De nombreux savants s’y étaient essayés, mais Champollion comprit l’essentiel : l’écriture égyptienne est à la fois figurative, symbolique et phonétique. Son Précis du système hiéroglyphique paraît en 1824, ouvrant définitivement l’accès à la civilisation des pharaons. Conservateur au Louvre, voyageur en Italie puis en Égypte, il meurt en 1832, laissant un héritage scientifique majeur.Lire la suiteJe tiens mon affaire
Si QWERTY et AZERTY ont conquis le monde, qu’en est-il du clavier Dvorak ? Conçu dans les années 1930 par August Dvorak, professeur de psychologie à l’université de Washington à Seattle, il optimisait la saisie en anglais, mais peina à s’imposer face à la forte concurrence de QWERTY. Cette dernière fut inventée par Christopher Latham Sholes (1819-1890), imprimeur et éditeur de Pennsylvanie, qui déposa de nombreux brevets pour machines à écrire. Après un échec des premières machines alphabétiques, son clavier QWERTY, développé pour Remington en 1873, rencontra un énorme succès. QWERTY ? Selon la tradition, Sholes éloigna certaines lettres fréquemment successives pour éviter le blocage des tiges, ou plaça la ligne supérieure pour taper « typewriter » facilement, utile aux démonstrateurs ; d’autres chercheurs, en 2011, y voient une influence des télégraphistes travaillant en morse. D’autres dispositions ont vu le jour : AZERTY, QWERTZ, et même KALQ pour la frappe au pouce. Morale : la prochaine fois que vous tapez, interrogez-vous sur le clavier le plus approprié, ancien ou à inventer.Lire la suiteD’un clavier à l’autre
Certains reconnaissent le signe Bluetooth sans connaître son histoire scandinave. À Jelling, dans le Jutland, se trouvent les pierres runiques couvertes de runes, utilisées par les anciens Scandinaves dès le IIᵉ siècle av. J.-C. et jusqu’à l’évangélisation. L’alphabet futhark (fuþark), de 24 lettres en général, variait selon les régions ; chaque rune avait un nom et une signification magique : Fehu pour le bétail et la richesse, Uruz pour l’aurochs et la puissance. Odin serait son inventeur, suspendu neuf jours à l’arbre du monde pour en absorber la sagesse. Les pierres de Jelling commémorent Harald 1er « à la dent-bleue » (910‑986), roi du Danemark et de Norvège, unificateur du royaume, dont le nom inspira Bluetooth : blue pour « bleu » et tooth pour « dent », peut-être à cause d’une carie ou de myrtilles. L’alphabet futhark se note : f u þ a r k g w / h n i j ï p z s / t b e m l ŋ d o.Lire la suiteDes runes scandinaves…
Le Disque de Phaistos est un ancien objet archéologique mystérieux découvert en 1908 dans le palais de Phaistos, en Crète. Datant du IIe millénaire av. J.-C., le disque est une petite plaque d’argile inscrite des deux côtés avec une série de symboles en relief disposés en spirale. Le contenu et la signification des inscriptions demeurent non déchiffrés, suscitant de nombreuses…Lire la suiteDisque Phaistos
Cyril et Méthode, également connus sous le nom de Saints Cyrille (826–869) et Méthode (815–885), étaient des frères byzantins du IXe siècle. Nés à Thessalonique, ils étaient des moines et des érudits missionnaires. Ils sont célèbres pour avoir créé l’alphabet glagolitique, ancêtre de l’alphabet cyrillique. Leur mission principale était de christianiser les Slaves et de traduire les textes liturgiques en…Lire la suiteCyril et Methode
Comment aborder le monde des langues et de la lecture sans la vue ? Dès le 14ᵉ siècle, le savant arabe non-voyant Zayn al-Din ‘Ali ibn Ahmad al-Amidi invente une méthode à partir de noyaux de fruits pour identifier et résumer des livres. Aux 18ᵉ et 19ᵉ siècles, Denis Diderot insiste sur le toucher dans sa Lettre sur les aveugles, Valentin Haüy fonde l’Institut des Jeunes Aveugles et Charles-Michel de L’Epée développe un code gestuel pour les sourds-muets. Louis Braille, aveugle dès l’âge de cinq ans, conçoit un système de lecture fondé sur six points en relief ou creux, inspiré d’un code militaire de Barbier de La Serre. Publié en 1829, son système sera adopté plus largement en 1854, et adapté aux langues du monde : japonais, espagnol, vietnamien, chinois… Pour ce dernier, aux dizaines de milliers de caractères, chaque syllabe est décomposée en braille selon son initiale, sa finale et son ton, ainsi la syllabe zǎo « tôt, matin » se note par « z » « ao » et le troisième ton, ouvrant ainsi la lecture universelle aux non-voyants.Lire la suiteEcrire en braille…
L’Albanie, Shqipëria, « pays des aigles », reflète son identité jusque dans sa langue, le shqip, branche unique des langues indo-européennes, divisée en guègue au nord et tosque au sud, dont les premières traces remontent au XIIIᵉ siècle. Son écriture a emprunté au latin, au grec, à l’arabe et au cyrillique, mais aussi à des créations originales : l’alphabet d’Elbasan au XVIIIᵉ siècle, l’écriture de Todhri de 52 lettres, ou le Vithkuqi de Naum Veqilharxhi, conçu pour éviter toute affiliation religieuse et fédérer les communautés. Ioannis Vilaras inventa le Vellara, et un alphabet fut collecté à Gjirokastër par Johann Georg von Hahn. Ces systèmes témoignent d’inventivité et d’un fort désir d’identité. En 1908, la standardisation aboutit à un alphabet latin de 36 lettres, consolidant la langue nationale.Lire la suiteL’Albanie et ses systèmes d’écriture…
Baba Yaga, figure majeure des contes slaves, n’a rien de la fée bienveillante : ogresse maigre et inquiétante, elle vit dans une isba perchée sur des pattes de poulet, entourée d’une clôture d’os et de crânes humains. Dans un récit célèbre, une fillette envoyée chez elle par sa marâtre, sœur de Baba Yaga, parvient à échapper à la mort grâce à sa ruse : elle amadoue animaux et objets, puis fuit en transformant une serviette en rivière et un peigne en forêt, avant de retrouver son père. Pourtant, Baba Yaga ne se réduit pas à ce rôle terrifiant : ailleurs, elle apparaît guérisseuse, hôtesse généreuse offrant le banya et des présents aux voyageurs méritants. Certains y voient l’écho d’un ancien monde matriarcal où elle régnait sur la forêt et les frontières entre vie et mort. Personnage ambigu et profond, elle incarne à la fois la peur, le savoir et l’initiation, rappelant que les contes recèlent souvent plusieurs vérités.Lire la suiteSur des pattes de poulet
Kalevala – Une poésie épique carélienne et finlandaise, composée par Elias Lönnrot (1802-1884). Il est composé de poèmes et de chants populaires finlandais traditionnels qui racontent des histoires mythologiques et héroïques. Le « Kalevala » est une œuvre majeure de la littérature finlandaise, jouant un rôle central dans la formation de l’identité nationale finlandaise. Il met en lumière les croyances, les coutumes…Lire la suiteKalevala
On raconte qu’Hailibu, grand chasseur et homme noble, distribuait généreusement ses prises au village. Un jour, il sauva une petite créature des serres d’un vautour. Celle-ci, fille du roi dragon, le remercia et lui proposa de le conduire auprès de son père, qui possédait une pierre magique capable de donner le langage de tous les animaux. Hailibu choisit ce don plutôt que les trésors du palais. Le roi lui imposa toutefois une condition : ne jamais révéler son secret sous peine de se transformer en pierre. De retour au village, il devint un chasseur encore plus habile et tous lui furent reconnaissants. Des années plus tard, il entendit les oiseaux annoncer que la montagne surplombant le village allait s’effondrer. Pour sauver les siens, il dut briser son secret et raconter toute son histoire, et tandis qu’il parlait, ses membres se transformèrent en pierre. Grâce à son sacrifice, les villageois purent fuir et survivre, gardant à jamais le souvenir de celui qui les sauva.Lire la suiteHailibu, le noble chasseur
L’avènement de l’imprimerie occidentale au XVe siècle ne se fit pas sans heurts. Bien que Gutenberg soit crédité de l’invention des caractères métalliques mobiles, sa vie fut marquée par les difficultés financières, procès et perte de son atelier après l’impression de la Bible à quarante-deux lignes. Les copistes, menacés dans leur activité, virent d’emblée dans la presse un outil suspect, voire diabolique. En France, François Ier alla jusqu’à interdire l’imprimerie en 1535, après l’Affaire des placards, avant de lever l’interdiction tout en instaurant une censure durable. Le monde islamique resta lui aussi longtemps réticent, comme en témoignent encore au XVIIIe siècle les protestations de calligraphes à Istanbul. Pourtant, l’imprimerie bouleversa durablement la diffusion du savoir : éditions fondatrices des textes antiques, grandes dynasties d’imprimeurs, normalisation des caractères, puis miniaturisation des ouvrages aux XVIIe et XVIIIe siècles, rendant livres et dictionnaires plus accessibles. Morale de l’histoire : les révolutions techniques qui transforment le savoir rencontrent toujours résistances et peurs, mais elles redessinent en profondeur nos manières de penser, de lire et de transmettre.Lire la suiteAlors vint l’imprimerie…
Le bhojpouri (bhodjpouri) est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde, principalement des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Elle est parlée par des millions de personnes en Inde ainsi que par les communautés issues de la diaspora indienne dans plusieurs pays, dont Maurice, le Suriname et les Fidji. Le bhojpouri est une langue vivante qui s’est transmise…Lire la suitebhodjpouri (lg)
Autrefois, dans la Tchoukoutka, un petit orphelin gardait seul les rennes, son unique compagnon étant un renne familier qui l’invitait à se glisser dans son ventre pour se réchauffer. Cette histoire, collectée par Charles Weinstein, illustre la vie des Tchouktches dont la langue, appartenant à la famille tchoukotko-kamtchatkienne, est aujourd’hui sévèrement en danger. Le russe gagne du terrain et de moins en moins d’enfants apprennent le tchouktche comme langue maternelle. Selon l’UNESCO, cette situation reflète une menace globale sur la diversité linguistique : plus de 200 langues se sont éteintes en trois générations, et des centaines sont en danger. La survie du tchouktche dépend de la mobilisation des communautés, des autorités et du public pour préserver ce patrimoine vivant unique.Lire la suiteLe tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».
Louis-Lazare Zamenhof (1859–1917), né à Białystok dans la Pologne alors sous domination russe, fut l’initiateur d’un rêve universel : créer une langue capable de rapprocher les peuples et de pacifier leurs différends. Issu d’une ville multilingue mais marquée par les tensions culturelles, il devint ophtalmologue, tout en nourrissant un projet plus ambitieux. En 1887, il publie « Lingvo Internacia », sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (« celui qui espère »), posant les bases d’une langue neutre et simple à apprendre. Le premier congrès universel d’espéranto se tient en 1905 à Boulogne-sur-Mer, réunissant près de 700 participants de 20 pays. Il y est acté que l’espéranto n’appartiendra à personne et ne servira aucune idéologie ni religion. Trois ans plus tard, l’Association universelle d’espéranto est fondée. Des scissions apparaissent, comme l’ido, mais l’espéranto demeure la langue construite la plus répandue, avec plusieurs millions de locuteurs dans le monde. La famille Zamenhof connut également des tragédies : leurs enfants, Adam, Zofia et Lidia, furent victimes des persécutions nazies pendant la Seconde Guerre mondiale.Lire la suiteDoktoro Esperanto…
Le traité de Tordesillas, signé en 1494 entre l’Espagne et le Portugal sous l’égide pontificale, fixa une ligne de partage du monde à 370 lieues à l’ouest du Cap-Vert. Lorsque le Brésil fut atteint en 1500, il se retrouva du côté portugais, tandis que le reste de l’Amérique demeurait majoritairement sous domination espagnole. De cette division naquirent deux grandes aires linguistiques qui, au fil du temps, entrèrent en contact dans des zones frontalières, par les échanges et les mobilités. De ces rencontres est issue une variété hybride mêlant espagnol et portugais : le portuñol ou portunhol. Cette forme s’appuie sur une intercompréhension déjà élevée entre les deux langues et se développe surtout dans des contextes bilingues informels, parfois avec une forte créativité lexicale. Elle a même trouvé des expressions littéraires et populaires, intégrant parfois d’autres langues amérindiennes. Si certains y voient un enrichissement vivant et inventif, d’autres s’inquiètent d’une dilution possible des langues de référence. Entre crainte et fascination, le portuñol illustre ainsi la manière dont l’histoire, la géographie et les contacts humains façonnent des formes linguistiques nouvelles, dynamiques et profondément révélatrices des sociétés qui les portent.Lire la suiteA la rencontre du portunhol…
Un pidgin est une langue véhiculaire simplifiée, née du contact entre populations ne partageant pas la même langue, souvent à partir d’une langue dominante (anglais, français, espagnol…). Le terme viendrait de business. Lorsqu’un pidgin se stabilise, s’enrichit et devient langue maternelle d’une communauté, on parle alors de créole. Il existe des créoles fondés sur des langues européennes, mais aussi sur l’arabe, le malais ou le chinois. Parmi les plus connus figurent le tok pisin (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le bichelamar (Vanuatu), le pijin des Salomon ; le créole haïtien est celui qui compte le plus de locuteurs. On appelle sabir un pidgin extrêmement réduit. Le créole mauricien, parlé à l’Île Maurice, dérive d’un proto-créole bourbonnais issu de la période esclavagiste, puis s’est transformé au contact de populations africaines, malgaches, indiennes, chinoises et européennes. Le passage de la domination française à britannique a également marqué son évolution. Particularité singulière : l’usage symbolique des nombres, comme 4 pour la mort (influence chinoise) ou 31 pour « être bien habillé » (écho français). Langue vivante et inventive, le créole mauricien témoigne de l’histoire mêlée des peuples et invite, naturellement, à être appris.Lire la suiteMo anvi aprann inpe creole
Adam, Zofia et Lidia Zamenhof, nés à la fin du XIXe siècle dans la famille de Louis-Lazare Zamenhof, le créateur de l’espéranto, furent tragiquement assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur père rêvait d’une langue capable de rapprocher les peuples, née dans une Pologne multilingue marquée par conflits et pogromes. Après des études de médecine, il publia en 1887 son premier ouvrage sous le pseudonyme de Doktor Esperanto, « celui qui espère », donnant naissance à une langue construite visant la compréhension universelle. L’espéranto ne fut pas unique : le volapük de Johann Martin Schleyer et plus tard le noxiro de Mizuta Sentarō illustrent d’autres tentatives. Malgré les oppositions, y compris celles idéologiques évoquées dans Mein Kampf, l’espéranto prit son essor, son premier congrès mondial se tenant à Boulogne-sur-Mer en 1905.Lire la suiteZamenhof – Doktor Espéranto…



















