Il fallut peu de temps pour que l’empire aztèque s’effondre : à peine quelques années après l’arrivée d’étrangers sur leurs terres. Pour comprendre, il faut remonter deux siècles plus tôt, lorsque leurs ancêtres, originaires de la mythique Aztlan, entamèrent une migration guidée par Huitzilopochtli, dieu protecteur de la tribu. Les oracles annonçaient qu’ils devraient s’établir là où apparaîtrait un aigle perché sur un cactus, dévorant un serpent. Ce signe fut observé en 1325 sur une île marécageuse du lac Texcoco, où naquit Mexico-Tenochtitlán. D’abord dominés, les Aztèques s’imposèrent au XVe siècle, bâtissant canaux, ponts et pyramides. Sous Ahuitzotl, l’empire atteignit son apogée, marqué par de grands travaux et d’immenses sacrifices. Moins de vingt ans après sa mort, l’empire tomba en 1521, victime des divisions internes, de la supériorité militaire espagnole et de croyances funestes. La destruction des codex a effacé une grande part de leur mémoire, mais la langue nahuatl survit encore, nous léguant des mots comme tomate, cacao ou chocolat.Lire la suiteL’aigle, le cactus & le serpent…
Pantopique : Pays-Europe
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
L’Orange Day, également dénommé « Twelfth », est une fête nord-irlandaise protestante célébrée le 12 juillet par l’Ordre d’Orange créé en 1795 et occasionnant en particulier des marches. Elle commémore la victoire de Guillaume III d’Orange-Nassau (1650 – 1702) à de la bataille de la Boyne, en juillet 1690. Celui-ci avait renversé lors de la ‘Glorieuse Révolution’ en 1688-1689 Jacques…Lire la suiteOrange Day
Célèbre peinture murale réalisée par l’artiste espagnol Pablo Picasso en 1937. Cette œuvre emblématique a été créée en réponse au bombardement de la ville basque de Guernica pendant la guerre civile espagnole. La peinture dépeint le chaos et la destruction causés par l’attaque, avec des figures humaines et animales torturées et démembrées. Guernica est un puissant symbole de l’horreur de…Lire la suiteGuernica (Picasso)
Immanuel Nobel (1801‑1872) fut un personnage hors du commun : architecte pour le gouvernement égyptien, inventeur du contreplaqué industriel, fabricant de mines sous-marines et de bateaux à vapeur, il passa vingt ans en Russie avant de faire faillite et de revenir en Suède. Son fils Alfred (1833‑1896) poursuivit les activités explosives familiales, coûtant tragiquement la vie à son jeune frère et à plusieurs ouvriers, mais parvint à stabiliser la nitroglycérine en inventant la dynamite, multipliant les brevets et la fortune, tout en traînant une sombre réputation. Lorsqu’un journal annonça sa mort à tort en 1888, cette erreur semble l’avoir inspiré à laisser une trace moins sinistre : à sa mort réelle en 1896, son testament institua une fondation philanthropique créant le Prix Nobel, décerné dès 1901 pour la paix, aux côtés de prix de littérature, chimie, médecine ou physique, les mathématiques étant quant à elles honorées par la Médaille Fields et le Prix Abel. Parmi les lauréats de la paix figurent Henri Dunant, Martin Luther King, Mère Teresa, Rigoberta Menchu, Muhammad Yunus, Nadia Murad et Denis Mukwege. Marie Curie est la seule à avoir été récompensée dans deux catégories, un exemple inspirant pour les talents émergents.Lire la suiteIl s’appelait Nobel
Le Slavery Abolition Act, adopté le 28 août 1833 par le Parlement du Royaume-Uni, constitue une étape majeure de l’histoire abolitionniste. Il abolit l’esclavage dans la majeure partie de l’Empire britannique, près de trente ans après l’interdiction de la traite transatlantique en 1807. Promulguée sous le gouvernement de Charles Grey, cette loi est l’aboutissement de longues luttes menées par des mouvements abolitionnistes et des figures engagées, parmi lesquelles William Wilberforce, Thomas Clarkson et des militants afro-descendants comme Olaudah Equiano. Elle conduit à la libération d’environ 800 000 personnes réduites en esclavage dans les colonies britanniques, notamment dans les Caraïbes, en Afrique du Sud, à l’île Maurice et au Canada. Toutefois, l’abolition est progressive : un système d’« apprentissage » impose aux anciens esclaves de rester partiellement dépendants de leurs maîtres pendant plusieurs années, jusqu’à son abolition en 1838. La loi prévoit en outre une indemnisation massive des propriétaires d’esclaves, à hauteur de 20 millions de livres sterling, sans compensation pour les personnes libérées. Malgré ses limites, cette loi marque une avancée décisive dans l’histoire mondiale de l’abolition de l’esclavage.Lire la suiteSlavery Abolition Act
L’État de la Cité du Vatican, enclavé dans Rome, naît le 11 février 1929 avec les accords du Latran et forme avec le Saint-Siège l’entité communément appelée Vatican, dirigée par le pape. Parmi ses édifices majeurs, la place Saint-Pierre donne accès à la basilique voulue par l’empereur Constantin Ier comme haut lieu de pèlerinage chrétien. Mais un élément singulier retient l’attention : des soldats en tenue chamarrée, armés de hallebardes, connus sous le nom de Gardes suisses. Leur présence s’explique par une tradition européenne ancienne, les cours faisant appel à des troupes suisses réputées pour leur loyauté. Les rois de France y eurent recours dès le XVe siècle. Dans ce contexte, le pape Jules II demanda en 1505 l’envoi de soldats suisses, et la Garde suisse pontificale fut officiellement fondée à Rome le 22 janvier 1506. Son fait d’armes le plus célèbre survint le 6 mai 1527, lorsque 147 gardes périrent en protégeant la fuite du pape Clément VII lors du sac de Rome. Cette date marque encore le serment annuel des recrues. Si la hallebarde relève aujourd’hui du cérémonial, la garde demeure opérationnelle. Présente depuis plus de cinq siècles, forte de 135 hommes triés sur le volet, elle reste un symbole vivant de fidélité et de continuité.Lire la suiteLes Gardes suisses…
Publié en 1748 à Genève, De l’Esprit des lois est l’ouvrage fondamental de Montesquieu, écrit dans sa demeure du château de La Brède et nourri de ses observations au Parlement de Bordeaux et de ses voyages à travers l’Europe. L’ouvrage propose une analyse comparée des formes de gouvernement à travers l’histoire et les cultures : monarchie, république, despotisme. Montesquieu y…Lire la suiteL’Esprit des lois
La controverse de Valladolid (1550–1551) est un débat organisé en Espagne à la demande de l’empereur Charles Quint, pour trancher la question morale et théologique du traitement des Indiens d’Amérique. Elle oppose deux figures majeures : Juan Ginés de Sepúlveda, humaniste et théologien, et Bartolomé de Las Casas, dominicain et évêque. Sepúlveda soutient que les Indiens sont inférieurs par nature,…Lire la suiteControverse de Valladolid
Clisthène est un homme politique athénien du VIe siècle av. J.-C., considéré comme le « père de la démocratie » à Athènes. Membre de la puissante famille des Alcméonides, il accède au pouvoir vers 508 av. J.-C. après avoir contribué à renverser le tyran Hippias. Clisthène est célèbre pour ses réformes politiques radicales, visant à réduire l’influence des anciennes familles…Lire la suiteClisthène
Amendement Labouchere – Section 11 de la loi d’amendement du droit pénal de 1885 qui a fait de la « grossière indécence » une infraction pénale au Royaume-Uni, principalement lorsque la sodomie réelle ne pouvait être prouvée. La loi sur les délits sexuels de 1967, a partiellement décriminalisé le comportement homosexuel masculin. Texte : « Toute personne de sexe masculin qui, en public…Lire la suiteAmendement Labouchere
Marguerite de Valois (1553–1615) est une princesse française, fille d’Henri II et de Catherine de Médicis, reine de Navarre par son mariage avec Henri de Bourbon. Sa vie se déroule au cœur des guerres de Religion, dans un climat de violences confessionnelles, d’intrigues de cour et de rivalités dynastiques. Dotée d’une solide culture humaniste, elle protège les arts et les…Lire la suiteMarguerite de Valois
Jean Bodin (1530–1596) est un juriste, philosophe et économiste français. Né à Angers, mort à Laon. Auteur des Six Livres de la République, Bodin est l’un des premiers théoriciens modernes de la souveraineté. Dans un contexte de guerres civiles et religieuses, il cherche à penser un pouvoir fort, centralisé et légal, capable de garantir l’ordre et la paix. Sa réflexion…Lire la suiteJean Bodin
Henri IV (1553–1610) est roi de France et de Navarre – né à Pau, assassiné à Paris. Chef protestant devenu roi catholique, il incarne un pragmatisme politique assumé. Son règne vise à reconstruire un royaume ravagé par des décennies de guerre civile. Par l’édit de Nantes (1598), il instaure une coexistence confessionnelle relative, fondée sur la tolérance et l’intérêt de…Lire la suiteHenri IV
La Dacie est une région de l’Antiquité située au nord du Danube, correspondant principalement aux territoires actuels de la Roumanie et de la Moldavie, avec des extensions vers certaines zones de Hongrie, de Serbie et d’Ukraine. Peuplée par les Daces, un ensemble de tribus thraces, elle développe une culture originale mêlant influences locales et contacts avec le monde grec puis…Lire la suiteDacie
Althing (Alþingi) – considéré comme le plus ancien parlement du monde – Fondé en 930 à Þingvellir – il est désormais le parlement national d’Islande… L’Althing est le parlement national de l’Islande, considéré comme l’un des plus anciens au monde. Fondé en 930 lors de l’établissement de la République d’Islande, il se réunissait à Thingvellir, site historique et lieu de…Lire la suiteAlthing
Où avons-nous donc vu ce signe ? Il figure sur le drapeau national de Mongolie et rappelle l’étendard flottant lors des célébrations comme le Naadam ! Il s’agit du soyombo, à la fois symbole et caractère d’écriture, où l’on reconnaît le feu, le soleil, la lune et le yin-yang central. Créé au XVIIᵉ siècle par Zanabazar, moine bouddhiste, il s’inscrit dans l’histoire complexe de l’écriture mongole. Aujourd’hui, la Mongolie utilise le cyrillique, le latin ou le mongol bitchig, première écriture mongole inspirée du sogdien et exclusivement verticale, élaborée du temps de Gengis Khan. Avant le soyombo, le phagspa, inventé par un lama tibétain à la demande de Kubilaï Khan, fut employé en Chine. Ainsi, des siècles d’inventivité écrite se déploient sur les steppes, témoignant de la richesse culturelle et graphique de la Mongolie et de ses systèmes d’écriture uniques.Lire la suiteEcrire en mongol…
Le « Chevalier à la peau de panthère », ვეფხისტყაოსანი Vepkhist’q’aosani, chef-d’œuvre de Chota Roustaveli aux XIIᵉ-XIIIᵉ siècles, compte plus de 6000 vers et célèbre l’amour courtois tout en honorant la reine Tamar. Il est un vecteur majeur de la langue géorgienne, ქართული ენა kartuli ena, appartenant à la branche kartvélienne des langues caucasiennes. La tradition littéraire géorgienne favorisa au Moyen Âge traductions et préservation de savoirs grecs, persans, arabes ou syriaques, notamment dans les monastères orthodoxes. L’écriture mkhedruli მხედრული, utilisée aujourd’hui, succéda à l’asomtavruli du début du Vᵉ siècle et au nuskhuri du IXᵉ siècle, qui formaient le khutsuri pour les textes religieux. Le mkhedruli s’imposa au XIᵉ siècle et devint monocaméral, accompagnant l’épopée du Chevalier et structurant la continuité littéraire et culturelle de la Géorgie.Lire la suiteLe Chevalier à la peau de panthère…
Les marques de ponctuation sont ces petits signes qui rythment le texte et en précisent le sens : points, virgules, points d’exclamation ou d’interrogation, chacun avec sa propre histoire et ses variantes linguistiques. Ainsi, le point d’interrogation « ? » pourrait dériver du latin quaestio « qo », le point d’exclamation d’une « joie » latine. La créativité littéraire a aussi enrichi ces signes : Baudelaire ou Hervé Bazin proposaient des points d’amour, de conviction, d’autorité ou de doute. Selon les langues, les formes diffèrent : en chinois, le point est un petit cercle « 。 » et les points de suspension six points « …… » ; en espagnol, l’interrogation s’ouvre par « ¿ » et se ferme par « ? » ; en sanskrit, on emploie le daṇḍa « । » ou le double daṇḍa « ॥ ». L’arménien, langue indo-européenne à part entière, a sa ponctuation originale : le point final est « : », les deux-points « . », le point d’interrogation « ՞ » suit directement l’objet interrogé et le point d’exclamation « ՜ » fonctionne de même. Ces signes s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture arménienne créée par le moine Mesrop Machtots en 405, essentielle à la préservation culturelle et identitaire de l’Arménie.Lire la suiteDes signes de ponctuation en arménien…
La Moldavie, située en Europe de l’Est, a pour capitale Chișinău. Fondée au 14e siècle, la Moldavie a été influencée par divers empires et états, dont l’Empire ottoman et la Russie. Après l’effondrement de l’Union soviétique, la Moldavie a obtenu son indépendance en 1991 et est devenue une république parlementaire. Son relief est principalement constitué de collines et de plaines,…Lire la suiteMoldavie
La Roumanie, pays d’Europe de l’Est, a pour capitale Bucarest. Fondée en 1859 suite à l’union des principautés de Moldavie et de Valachie, elle a obtenu son indépendance totale en 1877 après les guerres d’indépendance. Actuellement, la Roumanie est une république semi-présidentielle. Son relief est varié, incluant les montagnes des Carpates et la mer Noire, bien qu’elle n’ait pas de…Lire la suiteRoumanie












