Signé en 1840 entre la Couronne britannique et des chefs maoris en Nouvelle-Zélande, le Traité de Waitangi est le texte fondateur de l’État néo-zélandais. Il est rédigé en deux versions, anglaise et maorie, mais les interprétations divergent. La version anglaise parle de souveraineté, alors que la version maorie évoque une gouvernance partagée (kawanatanga). Les colons y voient un acte de…Lire la suiteTraité de Waitangi
Pantopique : Nouvelle-Zélande
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le monde contemporain appelle une gouvernance fondée sur la probité, le sens du service et la responsabilité partagée. Nous sommes façonnés par des formes de pouvoir parfois choisies, parfois subies, qui conditionnent nos vies collectives et individuelles. Interroger la gouvernance, ce n’est pas seulement comparer des modèles, mais questionner leur capacité à préserver la paix, la justice, les équilibres sociaux et environnementaux. Certaines cultures rappellent que gouverner consiste d’abord à délibérer, à rendre compte, à respecter la dignité des personnes et des ressources, et à inscrire les décisions dans le temps long. Gouverner, c’est apprendre à vivre ensemble, à gérer la maison commune sans confisquer le pouvoir ni rompre le lien entre dirigeants et citoyens. Face à la corruption, au népotisme ou à la partialité, la réponse ne peut être uniquement institutionnelle : elle engage aussi une éthique civique, une vigilance collective, une participation active de chacun. La gouvernance n’est pas l’affaire de quelques-uns mais un processus vivant, nourri par le dialogue, la transparence et la responsabilité partagée. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « gouvernance » ?Lire la suiteRunanga, la gouvernance heureuse…
« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…
Zealandia (ou continent néo-zélandais ou Tasmantis) – Un « nouveau » continent presque entièrement submergé pour être pris en compte ? Zelandia, également connue sous le nom de continent de la Nouvelle-Zélande ou Tasmantis, est une masse de terre continentale presque entièrement submergée. Elle s’étend sur une superficie d’environ 4,9 millions de kilomètres carrés, soit plus du tiers de la…Lire la suiteZealandia
Le mot « continent », du latin continere signifiant « tenir ensemble », désigne les terres continues, mais leur nombre et leur délimitation restent discutés. Six continents sont souvent retenus, mais certains estiment que l’Amérique pourrait être scindée en deux, que l’Asie et l’Europe ne forment qu’un seul bloc, ou que l’Océanie n’est pas une continuité réelle, tandis que Zealandia, presque submergée, soulève de nouvelles questions. Cette réflexion s’inscrit dans la perspective de la Pangée, continent primitif révélé par Alfred Wegener, qui se serait fragmenté sur 250 millions d’années. Les noms eux-mêmes recèlent des histoires fascinantes : « Amérique » rend hommage à Amerigo Vespucci, parfois contesté par les peuples indigènes pour lesquels « Abya Yala » signifie « Terre dans sa pleine maturité » ; « Europe » évoque la fille d’Agenor et ses larges yeux ou le « couchant » grec ; « Asie » du Levant sémitique ; « Afrique » de la province romaine ou du mot sémitique pour « poussière » ; « Océanie » proposée par Malte-Brun en 1812 ; « Antarctique » dérivant du grec arktos, « ours », en référence à la constellation de la Petite Ourse.Lire la suiteIl était une fois les continents…
Peut-on dire que ce fut jadis un paradis terrestre ? Oui. Peut-on dire que la chute fut brutale ? Hélas, oui. Le lieu où nous mènent aujourd’hui nos pas se nomme Nauru, minuscule pays du Pacifique, proche de l’équateur, aux origines de peuplement incertaines et structuré autour de douze tribus. Longtemps, cocotiers, bananiers et takamakas ont façonné son environnement. Puis vinrent les Européens et, en 1900, la découverte de vastes gisements de phosphate, engrais convoité, bouleversa le destin de l’île. Disputée au cours du XXe siècle, la ressource passa finalement sous contrôle australien. À l’indépendance, en 1968, le phosphate propulsa Nauru vers une richesse fulgurante : revenus records, société de consommation, investissements immobiliers, compagnie aérienne et aéroport international. Mais cette prospérité eut un coût : bouleversement alimentaire, maladies, obésité massive. Lorsque les cours chutèrent, que les réserves s’épuisèrent et que les placements échouèrent, la chute fut sévère. Comme le rappelait Hérodote, la félicité humaine ne dure jamais. Il reste à souhaiter aux générations futures de préserver un capital plus durable : la culture, l’esprit et les traditions.Lire la suiteLe tragique destin de Nauru…
Le XIXe siècle Au XIXe siècle, les vins français atteignent des niveaux de notoriété et de prix inédits. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1855, Napoléon III commande un classement officiel des vins de Bordeaux, destiné à guider les acheteurs et à hiérarchiser les crus. Mais ce siècle est également marqué par la plus grave crise de l’histoire de la…Lire la suitePetite histoire du vin [9]
Une légende māorie raconte l’amour contrarié de Mataora et de Niwareka, venue du monde souterrain : après l’avoir frappée, Mataora la suit pour se faire pardonner, y découvre ses peintures faciales effacées et reçoit finalement, en signe de réconciliation, l’enseignement du tatouage divin, le Tā Moko. Cette histoire introduit l’une des expressions majeures de la culture māorie, ancrée à Aotearoa, le « pays du long nuage blanc », dont les ancêtres seraient venus de la mythique Hawaiki. Le Tā Moko, tatouage facial et corporel régi par des codes stricts, transmet l’identité de son porteur – lignée, rang, exploits – et s’accomplit selon des rituels précis, parfois en sculptant la chair avant d’y déposer le pigment. Rite de passage fondamental, il concerne aussi les femmes, tatouées notamment au menton et aux lèvres. Sa valeur symbolique se prolonge dans les mokomokai, têtes tatouées conservées comme reliques ou trophées, devenues objets d’échanges lors de la « Guerre des mousquets » au début du XIXᵉ siècle. Leur rapatriement est aujourd’hui revendiqué par l’État néo-zélandais. Parmi les premiers Européens tatoués figure Barnet Burns, témoin d’une rencontre culturelle aussi troublante que durable.Lire la suiteLe moko maori
Pākehā est un terme appliqué aux Néo-Zélandais d’origine non maorie. On dit que les chiffres du recensement de 1886 révèlent que les Pākehā natifs étaient désormais plus nombreux que ceux nés à l’étranger. C’est à cette époque que la fougère argentée fut choisie comme symbole de l’identité nationale de la Nouvelle-Zélande. Pour les Maoris, elle peut représenter la forme élégante…Lire la suiteFougère en Nouvelle-Zélande…
Danse traditionnelle maorie de Nouvelle-Zélande, caractérisée par des mouvements énergiques, des chants et des gestes expressifs. Elle est exécutée lors de diverses occasions, qu’elles soient festives, protocolaires, ou même dans le contexte sportif. Le haka peut exprimer l’esprit guerrier, la force communautaire ou encore la fierté culturelle. Il est accompagné de chants et de vocalises fortes, souvent rythmés par des…Lire la suitehaka
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Et si nous partions sur les terres maories, À la rencontre du « pays du long nuage blanc » (Aotearoa) Le temps de découvrir us et coutumes, Et de partager un chant… “Te Aroha Amour Te Whakapono Foi Te Rangimarie Paix Tatou Tatou e Soient parmi nous!”Lire la suiteTe Aroha (chanson maorie)
Dans la culture Māorie, la tête est la partie la plus sacrée du corps, il est donc important d’y afficher son statut social. En outre, le Moko sert de langage visuel qui connecte celui qui le porte à son whakapapa (ses ancêtres). Le porteur du Moko devient ‘Tapu’ (sacré).Lire la suiteTā Moko
Pakeha est « dans l’usage courant, mais beaucoup ont du mal à définir sa signification. D’après les premiers documents, il est clair que le terme était utilisé en Nouvelle-Zélande avant 1815 pour signifier « personne blanche ». Au départ, un Pakeha était une personne venue d’Angleterre, qui s’installait ou travaillait en Nouvelle-Zélande. Avec le temps, Pakeha était la personne à la peau claire…Lire la suitePakeha
Quand des guerriers mouraient au combat, leurs têtes tatouées étaient embaumées ou momifiées : ce sont les mokomokai. Il s’agissait à la fois de reconnaître leur noblesse et de maintenir vivant dans la société le souvenir de celui qui s’en allait. En cas de mort des chefs de tribu, il était entendu que le mokomokai, de façon mystérieuse, les maintenait…Lire la suitemokomokai
Selon la mythologie maorie, la pratique du tatouage a pour origine une histoire d’amour entre un jeune guerrier maori du nom de Mataora (qui signifie le « visage de la vitalité ») et une jeune princesse Niwareka du clan des Turehu dont la demeure est dans le monde du dessous, le monde des esprits appelés Rarohenga. Un jour, Niwareka monta…Lire la suiteMataora et Niwareka
Les Māori se sont installés en Nouvelle-Zélande à partir du XIe siècle. Pendant plus d’un siècle de colonisation européenne, les Māori ont eu tendance à rester dans les zones rurales, mais dans les années 2000, plus de 80 % des Māori vivaient dans des zones urbaines. Selon les données du recensement de 2013, le pays comptait 598 605 Māori, soit…Lire la suiteMaoris – Evolution de la population
Une tribu maori de la capitale néo-zélandaise a interdit le traditionnel hongi lors des rassemblements cette semaine alors que de nouveaux cas de coronavirus apparaissent. (…) Il ne s’agit pas d’une interdiction – le mot taupāruru [restriction] désigne en fait le fait de confiner ou de restreindre les mouvements dans un certain endroit… c’est une question de bon sens lorsqu’on…Lire la suiteHongi pendant le COVID 19
Hawaiki est un lieu de grande importance dans la tradition Māori, et apparaît dans de nombreuses chansons, proverbes et whakapapa (généalogies). Selon la tradition, les ancêtres des Māori sont venus en Nouvelle-Zélande depuis Hawaiki, en naviguant sur les mers dans leurs canoës. Hawaiki est considéré comme le lieu d’où les humains naissent et où ils retournent après leur mort –…Lire la suiteHawaiki – Un lieu de grande importance dans la tradition Māori
Le marin et commerçant anglais Barnet Burns était l’un des nombreux Pākehā-Māori – Européens qui vivaient parmi les Māori, épousant souvent une femme Māori et vivant comme un membre de sa tribu. Alors qu’il résidait sur la péninsule de Māhia, Burns fut protégé par un chef connu sous le nom de Te Aria, et épousa sa fille, Amotawa. Le couple…Lire la suiteBarnet Burns
Tiki est le premier homme selon la mythologie maori – Il a été créé par Tūmatauenga ou Tāne. Il a ensuite trouvé la première femme, Marikoriko.Lire la suiteTiki – Le premier homme











