Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] François de Chatelain (1857) Un soir vers le triste minuit, Que tout absorbé dans ma nuit, Ma tête tombait affaissée Sur une légende passée, Pendant que je m’assoupissais, Que dans un songe voyageais, Il se fit un bruit un peu sonore, À ma porte… et m’éveillant, sus ! Je me dis, me…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [1]
Pantopique : littérature
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] O. J. R. (Olivier Richard Jules) (1866) Par une sombre nuit, je rêvais, en silence, Et, dans quelque vieux livres, où l’antique science, Maintenant oubliée, étalait sa fraîcheur, Mon âme, en vain, cherchait remède à sa douleur. Déjà le doux sommeil abaissait ma paupière ; Mes yeux étaient baignés d’une vague lumière,…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [2]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Bernard H. Gausseron (1883)
C’était minuit. L’heure était lourde.
Je rêvais, faible et harassé,
Repassant dans ma tête gourde
Mainte histoire du temps passé.
Ma tête tombait, assoupie,
Quand à ma porte l’on frappa ;
À ma porte quelqu’un tapa
Doucement, comme d’un doigt pie ;
Et, dans ma cervelle alourdie,
Entendant à ma porte tel bruit, je conclus :
« Quelque visite, et rien de plus. »
Ernest Guillemot (1884)
Vers le milieu d’une nuit lugubre, comme je méditais faible et fatigué,
Sur maint curieux et bizarre traité de science oubliée, –
Comme je m’affaissais, presque sommeillant : – tout à coup, j’entendis un frappement,
Comme un frappement, comme un frôlement, à la porte de ma chambre…
C’est quelque visiteur, me dis-je, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Quelque visiteur attardé, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Simplement, – et rien de plus.Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [3]
Once upon a midnight dreary, while I pondered, weak and weary,
Over many a quaint and curious volume of forgotten lore-
While I nodded, nearly napping, suddenly there came a tapping,
As of some one gently rapping, rapping at my chamber door.
“’Tis some visitor,” I muttered, “tapping at my chamber door-
Only this and nothing more.”
Ah, distinctly I remember it was in the bleak December;
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow;-vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow-sorrow for the lost Lenore-
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore-
Nameless here for evermore.
À 300 km de Munich, Ici dans la cité d’Hanau en Allemagne, Une statue de bronze rythme la place de la mairie Les héros ce sont eux : les frères Grimm. Car bien entendu tous deux sont natifs de la ville Et si l’envie vous vient d’en savoir plus Sachez que l’histoires de ces plus célèbres conteurs d’Allemagne Se décline…Lire la suiteStatue des frères Grimm
Treize petits enfants, bien propres, sont choisis, Sains d’esprit et de corps, exempts d’érysipèle; Tels des fruits qu’entre mille on élit et qu’on pèle, Rejetant les noueux, les impurs, les moisis. Saturés de parfums et de plaisir rosis, Par le grand aumônier, menés à la Chapelle, Le prêtre, tour à tour, les marque et les appelle, Vêtus de rabats clairs…Lire la suiteSemaine Sainte
Rien est le tout de ce que je sais…Lire la suiteRien est le tout
Ah ! si la Seine était de ce bon vin de Beaune, Et que mon gosier fût large de cinq cents aunes, Je m’en irais dessous un pont, Là, je m’étendrais tout du long ; Et je ferais descendre La Seine dans mon ventre. Et si le roi Henry voulait me le défendre, Je lui dirais : « Beau roi…Lire la suiteOde au vin
[Le manuscrit de Voynich, aujourd’hui conservé à l’Université Yale, aux États-Unis, ne cesse de tourmenter historiens et cryptologues.] Nous sommes en 1912. L’antiquaire d’origine polonaise Wilfrid Voynich se rend dans une demeure de la campagne romaine, la villa Mondragone, où des jésuites se défont de livres anciens. Parmi ceux-ci, un étrange manuscrit. Divisé en six parties – botanique, astronomie, cosmologie,…Lire la suiteManuscrit de Voynich
Dieu dit au roi : Je suis ton Dieu. Je veux un temple.
C’est ainsi, dans l’azur où l’astre le contemple,
Que Dieu parla ; du moins le prêtre l’entendit.
Et le roi vint trouver les captifs, et leur dit :
– En est-il un de vous qui sache faire un temple ?
– Non, dirent-ils. – J’en vais tuer cent pour l’exemple,
Dit le roi. Dieu demande un temple en son courroux.
Ce que Dieu veut du roi, le roi le veut de vous.
C’est juste. –
C’est pourquoi l’on fit mourir cent hommes.
Alors un des captifs cria : – Sire, nous sommes
Convaincus. Faites-nous, roi, dans les environs,
Donner une montagne, et nous la creuserons.
– Une caverne ? dit le roi. – Roi qui gouvernes,
Dieu ne refuse point d’entrer dans les cavernes,
Dit l’homme, et ce n’est pas une rébellion
Que faire un temple à Dieu de l’antre du lion.
– Faites, dit le roi.
(…)Lire la suiteLe travail des captifs
Le sort des hommes, le voici : Beaucoup d’appelés, peu d’élus ; Le sort des livres est ainsi : Beaucoup d’épelés, peu de lus.Lire la suiteLamento
Amour qui est lui-même la douceur C’est blasphémer de cruel le nommer : Père n’y a, ami, frère ni sœur, Qui sans Amour se peut tel renommer ; Mais quand Amour vient leur cœur allumer De son doux feu, rend les parents amis, Dont plusieurs ont leur vie et leurs corps mis Pour louer amis remplis de cette amour Qui…Lire la suiteLa distinction du vray amour
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeursLire la suiteL’Invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
(…)Lire la suiteL’isolement
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d’agréer infus avec la vie.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l’Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
« Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j’aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
Cela n’est pas bien malaisé. »
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
(…)Lire la suiteL’âne et le petit chien
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; J’ai chaud extrême en endurant froidure : La vie m’est et trop molle et trop dure. J’ai grands ennuis entremêlés de joie. Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j’endure ; Mon bien s’en va, et à jamais il dure…Lire la suiteJe vis, je meurs ; je me brûle et me noie
Si j’ai du goût, ce n’est guère
Que pour la terre et les pierres.
Je déjeune toujours d’air,
De roc, de charbons, de fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons.
Attirez le gai venin
Des liserons.
Mangez les cailloux qu’on brise,
Les vieilles pierres d’églises ;
Les galets des vieux déluges,
Pains semés dans les vallées grises.
***
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.
Les salades, les fruits
N’attendent que la cueillette ;
Mais l’araignée de la haie
Ne mange que des violettes.
(…)Lire la suiteFaim
Connu dans sa traduction française sous le titre L’aveuglement, Ensaio sobre a ceguiera (1995) du romancier portugais José Saramago est une œuvre dont il faudrait traduire le titre par Essai sur la cécité. D’emblée, le choix d’un tel titre soulève la question du genre et, avec elle, celle des enjeux de l’œuvre. Certes, on ne saurait la considérer comme un…Lire la suiteEnsaio sobre a ceguiera
Donnez-moi une cruche de vin rouge, un livre de poèmes, une miche de pain et un peu d’oisiveté. Si, avec un tel trésor, je pouvais m’asseoir à vos côtés dans un endroit isolé, je me considérerais plus heureux qu’un roi dans son royaume.Lire la suiteDonnez-moi une cruche de vin rouge
Bois du vin. C’est la vie éternelle. C’est tout ce que la jeunesse t’offrira. C’est la saison du vin, des roses et des amis ivres. Sois heureux de cet instant. Cet instant, c’est ta vie.Lire la suiteDu vin, des roses et des amis ivres






