Ce parc, qui s’appelait autrefois parc national d’Uluru (Ayers Rock-Mont Olga), présente des formations géologiques spectaculaires qui dominent la vaste plaine sableuse du centre de l’Australie. L’immense monolithe d’Uluru et les dômes rocheux de Kata Tjuta, à l’ouest d’Uluru, font partie intégrante du système de croyances traditionnelles de l’une des plus anciennes sociétés humaines du monde. Les propriétaires traditionnels d’Uluru-Kata Tjuta appartiennent au peuple aborigène des Anangu.Lire la suiteParc national d’Uluru-Kata Tjuta
Pantopique : lgs aborigènes australiennes
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Vous plairait-il de partir dans les vastes étendues aborigènes australiennes, à la rencontre du Rêve, le Dreaming, temps fondateur où le monde prit forme et sens ? C’est un univers peuplé de traces pétroglyphiques, de peintures en points, de récits du Serpent Arc-en-ciel façonnant paysages et gisements d’opale, d’histoires du lézard à la langue bleue Lungkata ou du Bunyip tapi dans les billabongs. Depuis plus de 40 000 ans, des centaines de langues y ont été parlées, majoritairement rattachées à la famille pama-nyungan. L’un des mythes raconte qu’à l’origine tout était froid : Bur Buk Boon alluma alors un grand feu pour réchauffer les siens, mais découvrit des termites dans un bois d’eucalyptus. Refusant de leur nuire, il souffla dans la branche, libérant un son immense ; les termites, illuminées par les flammes, s’élevèrent dans le ciel pour devenir les étoiles. Ce souffle puissant donna naissance au didgeridoo. Si ce nom n’est pas d’origine aborigène, l’instrument porte de multiples appellations selon les régions et s’accompagne souvent de chants, de danses, de boomerangs ou de bâtons de rythme.Lire la suiteLe didgeridoo et les termites
Entre 5 000 et 7 000 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde, mais la région du Pacifique se distingue de façon spectaculaire : malgré une population relativement faible, elle concentre une diversité linguistique exceptionnelle. On y compte plus de 200 langues aborigènes en Australie, environ 75 aux Îles Salomon, plus de 110 langues au Vanuatu pour moins de 300 000 habitants, et plus de 800 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un record mondial. Cette profusion s’explique souvent par la géographie : territoires montagneux, forêts denses, communautés longtemps isolées et autosuffisantes, favorisant l’émergence et le maintien de langues distinctes. Paradoxalement, le polyglottisme y est courant, beaucoup de personnes pratiquant plusieurs langues. Le pays a d’ailleurs retenu trois langues officielles pour faciliter la communication nationale. Cette situation linguistique s’inscrit dans une histoire humaine très ancienne : la région aurait été l’un des points les plus éloignés atteints par les premiers humains après leur sortie d’Afrique, il y a 60 000 à 50 000 ans, à l’époque où l’Australie et la Papouasie formaient un même continent. Les langues actuelles portent encore la trace de ces migrations, métissages et adaptations.Lire la suite800 langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Elle s’appelait Black Maria et vivait il y a deux siècles parmi la communauté ngunawal des Southern Highlands en Nouvelle-Galles du Sud, Australie. Elle chantait des berceuses aux enfants, et l’une d’elles fut transcrite, préservant sa mémoire malgré les violences subies par les locuteurs de langues aborigènes interdits de les pratiquer. Inspirée par ces chants, M. Bell publia un ouvrage en ngunawal relatant la légende de Mununja le papillon, une jeune fille épargnée par le maléfique Gunga et protégée par Mununja. Son fils, M. Freeman et l’Institut australien des études aborigènes se sont ensuite attachés à enseigner le ngunawal, préservant un patrimoine vieux de dizaines de milliers d’années, parmi les centaines de langues pama-nyungan et non pama-nyungan. La berceuse Inanay, issue de la langue yorta yorta parlée près des rivières Goulburn et Murray, illustre la vitalité et la richesse de ces traditions orales et rappelle combien la transmission des langues est essentielle à la mémoire et à la culture.Lire la suiteElle s’appelait Black Maria…
Chaque âge de la vie est porteur d’un potentiel d’épanouissement qui ne prend pleinement sens que dans la relation aux autres âges. Pourtant, nos sociétés ont tendance à enfermer les individus dans des catégories générationnelles simplificatrices, opposant expériences, valeurs et visions du monde, au risque de fragiliser le lien collectif. Sur les terres australiennes, l’héritage aborigène rappelle une autre manière de penser le temps et la transmission. À travers le Rêve, le Tjukurpa, la création n’appartient ni au passé ni au futur, mais s’inscrit dans une continuité vivante où ancêtres, vivants et générations à venir sont indissociablement liés. Cette vision invite à dépasser une lecture fragmentée des âges pour reconnaître une alliance fondée sur la complémentarité des savoirs, des mémoires et des capacités d’action. Lorsque la continuité est rompue, toutes les générations en subissent les effets, privées de repères communs. Face aux défis contemporains, le respect de chaque âge apparaît alors comme une condition essentielle du bien-être partagé, non par hiérarchie, mais par coopération. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’âge » ?Lire la suiteTjukurpa, le Rêve transmis à travers les âges…
On dit qu’au début des temps, l’obscurité régnait. Tout y était froid et les créatures vivaient dans la peur. C’est pourquoi un dénommé Bur Buk Boon se mit en tête de faire une grande flambée pour réchauffer les siens. Il ramassa quantité de bois et les déposa un à un dans le foyer. Pourtant, il s’arrêta soudain car un bois…Lire la suiteComment le didgeridoo prit vie…
Serpent arc-en-ciel – Une divinité centrale, dieu créateur chez les Aborigènes australiens.Lire la suiteSerpent arc-en-ciel
Instrument de musique (aérophone) initialement réalisé à partir du bois d’eucalyptus avec une embouchure en cire d’abeille, qui peut atteindre jusqu’à deux mètres et nécessite une bonne technique de souffle.Lire la suitedidgeridoo
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org







