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Patrimoine Culturel Immatériel

Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa

repère(s) :santé

2018

[chin. 藏医药浴法 Zàng yīyào yù fǎ]

Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa

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02 Calendrier septembre

2 septembre – Journée de la démocratie tibétaine

repère(s) :pouvoir

En février 1960, un peu moins d’un an après son passage en Inde, le quatorzième Dalaï Lama a exposé à Bodhgaya, où le Bouddha a atteint l’illumination, un programme détaillé de pratique démocratique pour les Tibétains en exil. Selon le site Web du Parlement tibétain en exil (TPiE), il leur a conseillé de créer un organe élu composé de trois…Lire la suite2 septembre – Journée de la démocratie tibétaine

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Un Bonheur Intérieur Brut

repère(s) :bonheur

Petit royaume enclavé de l’Himalaya, le Bhoutan se reconnaît à son drapeau orné du dragon Druk, référence à son nom en dzongkha, Druk Yul, la « terre du dragon tonnerre ». Monarchie constitutionnelle, il a pour capitale Thimphou, perchée à 2 300 mètres d’altitude. Majoritairement bouddhiste vajrayāna, avec une importante minorité hindoue, le pays s’est rendu célèbre par une idée singulière : mesurer le bonheur. En 1972, une initiative royale donna naissance au Bonheur Intérieur Brut (BIB), conçu comme une alternative au PIB jugé trop réducteur. Ce nouvel indicateur repose sur quatre piliers : un développement durable et équitable, la préservation des cultures, la protection de l’environnement et une gouvernance responsable intégrant santé, éducation et bien-être. Selon le Centre d’études bhoutanaises, le bonheur reste une expérience individuelle, mais sa gestion collective y contribue fortement. Intégré à la Constitution en 2008, le BIB inspira ensuite l’Organisation des Nations unies, qui institua en 2012 la Journée mondiale du bonheur, célébrée chaque 20 mars.Lire la suiteUn Bonheur Intérieur Brut

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Petite Histoire du Ladakh [2]

repère(s) :

Aux origines du royaume ladakhi… À partir du premier millénaire de notre ère, le Ladakh s’intègre progressivement à l’aire culturelle tibétaine, notamment sous l’influence politique et linguistique du Tibet. Après l’effondrement de l’Empire tibétain au IXᵉ siècle, un prince tibétain, Nyima Gon, descendant de la dynastie impériale, établit son autorité sur une vaste région comprenant le Ladakh et le royaume…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [2]

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Alexandra David-Néel

repère(s) :aller

Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel

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Aksai Chin

repère(s) :

L’Aksai Chin ཨག་སའི་ཆིན་ est un vaste plateau désertique de haute altitude situé à l’est du Ladakh. Peu hospitalier et presque inhabité, il a pourtant acquis une importance stratégique majeure au XXᵉ siècle. Historiquement, cette région était parcourue par des nomades et quelques caravanes reliant le Ladakh au Tibet. Son éloignement et son absence de population permanente expliquent en partie la…Lire la suiteAksai Chin

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Nommer une montagne…

repère(s) :environnement

Les lieux se nomment selon l’histoire, les langues en contact et les cultures, chaque toponyme portant un pouvoir révélateur de choix, d’usages et d’étymologies. Ainsi, le « toit du monde » suscite débats et variations : le géographe britannique George Everest donna son nom au sommet qu’il mesura, alors que l’Inde honore Radhanath Sikdar, premier à l’avoir identifié précisément en 1852. La Chine le nomme Zhūmùlǎngmǎ Fēng ou Shèngmǔ Fēng, le Népal Sagarmāthā, « tête du ciel », et le Tibet Qomolangma ou Chomolungma, en tibétain ཇོ་མོ་གླིང་མ. Chaque désignation reflète l’histoire, la langue et la culture locales, tandis que l’écriture tibétaine elle-même fut mise au point par Thonmi Sambhota sous le roi Songtsen Gampo, inspirée des modèles indiens et adaptée pour transcrire avec élégance la langue tibétaine.Lire la suiteNommer une montagne…

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Karakoram

repère(s) :

Le Karakoram ཀ་ར་ཀོ་རམ་ forme la frontière septentrionale du Ladakh et compte parmi les chaînes de montagnes les plus impressionnantes du globe. Moins médiatisé que l’Himalaya, il se distingue pourtant par son relief extrêmement escarpé, ses glaciers immenses et ses sommets parmi les plus élevés du monde. Cette chaîne montagneuse a longtemps constitué une barrière naturelle redoutable, limitant les échanges mais…Lire la suiteKarakoram

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Le dalaï-lama & la pizza

repère(s) :

Au XVe siècle, sur le « toit du monde », Gedun Drub devint le premier dalaï-lama de l’histoire tibétaine, au sein d’un bouddhisme tibétain de tradition vajrayāna apparu dès le VIIe siècle, notamment sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo, fondateur de Lhassa, introducteur de l’écriture tibétaine et promoteur du bouddhisme. Avec le temps, certaines écoles instituèrent la figure du dalaï-lama comme chef spirituel et politique. À des milliers de kilomètres de là, une autre histoire prenait forme : celle de la pizza, née à Naples au XVIe siècle avec l’arrivée des tomates venues du Nouveau Monde, puis consacrée en 1889 par la Margherita. A priori, aucune chance que ces deux univers se croisent… sauf lors d’une émission de télévision australienne où l’animateur Karl Stefanovic tenta une parabole audacieuse : « Le dalaï-lama entre dans une pizzeria et dit “faites-m’en une avec tout” ». L’humour, fondé sur un jeu de mots spirituel, laissa le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, perplexe avant un rire un peu gêné. Exilé depuis 1959 et installé en Inde, il incarne aujourd’hui encore une figure majeure du monde contemporain.Lire la suiteLe dalaï-lama & la pizza

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Chevaux de vent tibétains (Lungta)

repère(s) :croire

Les chevaux de vent tibétains, appelés Lungta, sont des figures symboliques présentes sur les drapeaux de prières de l’Himalaya. Ils représentent un cheval portant sur son dos les joyaux de l’esprit ou des mantras sacrés. Ils incarnent l’énergie vitale, la chance et la circulation du souffle dans le monde. Dans la tradition tibétaine, le vent est porteur de prières et…Lire la suiteChevaux de vent tibétains (Lungta)

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Piste

Le pays des cols…

repère(s) :

Région de hauts plateaux située à l’extrême nord de l’Inde actuelle, le Ladakh apparaît souvent comme un monde à part, suspendu entre ciel et montagnes. Son nom tibétain, La-dwags, signifie « le pays des cols », rappelant l’importance vitale de ces passages d’altitude qui ont longtemps conditionné les déplacements humains, les échanges commerciaux et les relations politiques. Coincé entre l’Himalaya…Lire la suiteLe pays des cols…

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Piste

Himalaya [2]

repère(s) :

L’Himalaya ཧི་མ་ལ་ཡ་ constitue l’horizon méridional du Ladakh et influence profondément son environnement naturel et culturel. Ces montagnes, parmi les plus jeunes et les plus hautes du monde, sont perçues comme des lieux sacrés dans les traditions bouddhistes et hindoues. Elles abritent de nombreux ermitages, grottes de méditation et sanctuaires, associés à des maîtres spirituels et à des récits légendaires. Sur…Lire la suiteHimalaya [2]

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Piste

Le fleuve du lion…

repère(s) :

Il naît discrètement sur les hauts plateaux du Tibet occidental, près du mont Kailash, avant de traverser le Ladakh d’est en ouest sur plus de trois cents kilomètres. Les Ladakhis le nomment སེང་གེ་གཙང་པོ་ (Sengge Tsangpo), le « fleuve du Lion ». Le monde le connaît sous un autre nom : l’Indus. Peu de rivières ont exercé une influence aussi profonde…Lire la suiteLe fleuve du lion…

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Piste

thé [2]

repère(s) :

Le thé au beurre est une boisson emblématique du Ladakh et des régions tibétaines. Préparé à partir de thé noir, de beurre de yak et de sel, il est consommé tout au long de la journée. Riche en calories, il aide à lutter contre le froid, l’altitude et la fatigue. Le po cha joue un rôle central dans les pratiques…Lire la suitethé [2]

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Indéfinition

khata

repère(s) :objet

La khata, également appelée khatag (tibétain:ཁ་བཏགས་), est une écharpe cérémonielle traditionnelle issue de la culture tibétaine, profondément ancrée dans les pratiques spirituelles et sociales de la région du Tibet. Elle est utilisée dans le tengrisme ainsi que dans le bouddhisme tibétain comme symbole de respect, de pureté et de bon augure. Généralement de couleur blanche, la khata représente la sincérité…Lire la suitekhata

Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org

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Citation

vajrayana

repère(s) :croire

Les deux grands courants du bouddhisme sont le Theravada et le Mahayana, qui se sont développés au cours des premières années de cette religion. Le bouddhisme Vajrayana est une forme de bouddhisme probablement issue de la tradition Mahayana. Il repose sur un système philosophique et rituel complexe destiné à offrir une voie vers l’illumination. Le Vajrayana est parfois appelé bouddhisme tibétain. Le terme Vajrayana signifie grossièrement « la voie du diamant ». Le mot Vajra fait référence à la foudre, il est dur comme un diamant, et était utilisé comme arme par le dieu hindou du tonnerre et de la pluie, Indra. Yana désigne la voie, ou le véhicule spirituel, permettant d’atteindre l’illumination. Le bouddhisme Vajrayana s’est développé en Inde vers le 6e ou le 7e siècle de notre ère. Les idées tantriques ont commencé à être incorporées dans les enseignements des universités bouddhistes du nord de l’Inde, conduisant progressivement au développement d’une nouvelle tradition. Elle s’est répandue de l’Inde vers l’Himalaya, atteignant le Tibet en 747 de notre ère grâce à un moine indien, Padmasambhava (…)Lire la suitevajrayana

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Citation

Ecole Gelugpa – Dernière grande école du bouddhisme tantrique tibétain

repère(s) :éducation

L’école Gelugpa est la dernière grande école émergente du bouddhisme tantrique tibétain. Au cours du XVe siècle, elle s’est fortement répandue et a rapidement devancé les autres branches. Elle est actuellement la plus grande école du bouddhisme tibétain. Le fondateur de l’école Gelugpa fut maître Tsongkhapa (1357–1419). Il visait les laxismes qui apparaissaient dans le milieu bouddhiste tibétain de l’époque tels que la vie dissipée des moines, le relâchement de la discipline bouddhiste, la négligence de la voie des Sutras. Maître Tsongkhapa réforma alors le bouddhisme tibétain en soulignant fortement la nécessité d’une discipline monastique, le respect de l’enseignement des Sutras, et en prônant le célibat. Il utilisait le bonnet jaune pour symboliser l’importance de la discipline. Ainsi, l’école Gelugpa fut-elle également nommée l’ « école des coiffes jaunes ». Tsongkhapa avait suivi un grand nombre de maîtres en commençant d’abord par les enseignements du Paramitayana puis ceux du Vajrayana (…)Lire la suiteEcole Gelugpa – Dernière grande école du bouddhisme tantrique tibétain

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Citation

bol tibétain

repère(s) :art

(ou bol chantant) Il n’existe pas de traces écrites de l’origine des bols chantants. Il y a plus de 5000 ans, sur les plateaux de Mongolie, les nomades martelaient des bols en cuivre, pour faire la cuisine… Quelques milliers d’années plus tard, en expérimentant les alliages de différents métaux, le laiton a supplanté le cuivre pour le même usage culinaire.…Lire la suitebol tibétain

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Patrimoine Culturel Immatériel

Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa, connaissances et pratiques du peuple tibétain en Chine concernant la vie, la santé et la prévention et le traitement des maladies

repère(s) :santé

2018

[chin. 藏医药浴法 Zàng yīyào yù fǎ]

Les bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa sont une pratique développée par les Tibétains, dont les principes de vie reposent sur les cinq éléments et l’idée selon laquelle la santé et la maladie dépendent de trois humeurs (Lung, Tripa et Pekan). En tibétain, Lum désigne les connaissances et pratiques traditionnelles liées aux bains dans des sources naturelles chaudes, dans de l’eau additionnée de plantes et dans la vapeur pour rééquilibrer le corps et l’esprit et garantir la santé et soigner les maladies. Influencés par la religion bön et le bouddhisme tibétain, les bains Lum reflètent les expériences populaires en matière de prévention et de traitement des maladies et illustrent la transmission des connaissances traditionnelles, présentées dans le traité Gyushi des quatre tantras, dans la pratique médicale actuelle. Les détenteurs et les praticiens sont des agriculteurs, des bergers et des citadins résidant dans les zones concernées. Le Manpa (médecin), le Lum Jorkhan (pharmacien) et le Manyok (assistant) ont des responsabilités spécifiques dans la transmission. L’élément joue un rôle essentiel pour améliorer les conditions de santé, encourager un code de comportements sociaux et promouvoir le respect de la nature… (…)Lire la suiteLes bains médicinaux Lum de la Sowa Rigpa, connaissances et pratiques du peuple tibétain en Chine concernant la vie, la santé et la prévention et le traitement des maladies

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Un pêcher tibétain en fleur…

repère(s) :temps

Dans les temps anciens, lorsque le pêcher était en fleur, on considérait que c’était le début d’une nouvelle année. Depuis la systématisation du calendrier tibétain en 1027, le premier jour du premier mois est devenu le Losar, le nouvel an. Les Tibétains commencent à se préparer au Nouvel An au 12e mois du calendrier tibétain, les premières activités comprenant l’utilisation…Lire la suiteUn pêcher tibétain en fleur…