LSF – H h comme habiter Index et majeur tendus parallèles horizontalement [L’orientation de la main change le sens]Lire la suiteLSF – H h
Pantopique : France
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
LSF – F f comme facile Pouce et index en contact formant un cercle, autres doigts tendusLire la suiteLSF – F f
LSF – G g comme grand Index et pouce tendus parallèles horizontalement [L’orientation de la main change le sens]Lire la suiteLSF – G g
LSF – E e comme été Tous les doigts repliés, bout des doigts touchant le pouceLire la suiteLSF – E e
LSF – C c comme cadeau Main en forme de CLire la suiteLSF – C c
LSF – D d comme donner Index tendu, autres doigts repliés touchant le pouceLire la suiteLSF – D d
LSF – B b comme bébé Main ouverte, doigts serrés et tendus, pouce repliéLire la suiteLSF – B b
LSF – A a comme ami Poing fermé, pouce sur le côtéLire la suiteLSF – A a
« Encyclopédie » vient du grec ancien ἐγκύκλιος, énkúklios, issu de kuklos, le « cercle », et παιδεία, paideía, « instruction » : l’idée d’une éducation embrassant l’ensemble des savoirs. En chinois, le terme 百科全书 bǎikē quánshū, « le livre complet aux cent sciences », dit la même ambition. Partout, des civilisations prestigieuses ont relevé ce défi. En Chine, l’Encyclopédie de Yongle mobilisa près de 2 000 savants entre 1403 et 1408 pour produire plus de 11 000 volumes. Dans le monde arabo-musulman, fleurirent des œuvres majeures comme celles de Ibn Abd Rabbih, d’Al-Fârâbî ou d’Ahmed Bican Yazıcıoğlu. Puis, au XVIIIᵉ siècle, l’Europe vit naître l’Encyclopédie**, dirigée par Denis Diderot et Jean le Rond d’Alembert. Nourrie par les révolutions intellectuelles de Copernic, Galilée ou Isaac Newton, elle mobilisa plus de 150 collaborateurs entre 1751 et 1772. Malgré censures et interdictions, elle incarna une audace durable : transmettre librement le savoir.Lire la suiteTous les savoirs du monde
En 1859, le naturaliste français Henri Mouhot s’enfonce dans la jungle cambodgienne et découvre, au fil d’une végétation dense, d’imposantes ruines de pierre : l’ancienne cité d’Angkor. Salué comme son « redécouvreur », il n’en fut pourtant ni le premier ni le seul témoin, car le site n’avait jamais totalement disparu de la mémoire locale. Capitale de l’empire khmer du IXe au XVe siècle, Angkor connut cinq siècles d’essor avant sa chute en 1431 face au royaume d’Ayutthaya. Son architecture remarquable se distingue par les temples-montagnes, pyramides symbolisant le mont Meru, centre de l’univers dans l’hindouisme, tandis que le bouddhisme y laissa aussi son empreinte, notamment avec les visages souriants et compassionnels du Bayon. La puissance d’Angkor reposait enfin sur une maîtrise exceptionnelle de l’eau, grâce à d’immenses réservoirs et canaux exploitant la mousson. Si centrale pour l’identité khmère, Angkor Vat figure encore aujourd’hui sur le drapeau du Cambodge. Morale de l’histoire : en observant les grandes cités du passé, nous trouvons souvent des clés précieuses pour penser nos propres défis urbains.Lire la suiteAngkor et les temples-montagnes
Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel
La « Roue de bicyclette » est une œuvre d’art conceptuelle créée par l’artiste français Marcel Duchamp en 1913. Elle consiste en une roue de bicyclette montée sur un tabouret en bois. Duchamp a créé cette œuvre en tant que ready-made, un objet ordinaire choisi par l’artiste et présenté comme une œuvre d’art. Avec cette pièce, Duchamp remet en question les notions…Lire la suiteRoue de bicyclette
Les Guanches, ancienne population des îles Canaries, ont disparu au 16e siècle mais ont légué une part de leur culture, notamment la langue sifflée silbo pratiquée aujourd’hui par les Gomeros, héritiers de cette tradition. Initialement berbère, le silbo moderne s’appuie sur l’espagnol, « silbo » signifiant « sifflement ». Des systèmes comparables existent ailleurs pour communiquer sur de longues distances : à Kuşköy en Turquie, la « langue des oiseaux » est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2017 ; dans le Béarn, le village d’Aas conserve un béarnais sifflé ; au Mexique, certaines communautés mazatèques utilisent aussi des formes sifflées. Selon Julien Meyer, toutes les langues peuvent être sifflées, même si c’est plus complexe pour les langues tonales comme le chinois, où la mélodie influence le sens et le langage sifflé devient plus stéréotypé.Lire la suiteSiffler aux Canaries…
Les vins de Bordeaux constituent un pilier identitaire, économique et culturel majeur pour la ville et sa région. Le vignoble bordelais, plus vaste vignoble d’AOC au monde avec environ 110 000 hectares, se répartit entre plusieurs zones emblématiques comme le Médoc, les Graves, l’Entre-deux-Mers, le Libournais et le Blayais-Bourgeais. Le climat océanique tempéré et la diversité des terroirs (graves, argiles, sables) permettent l’expression de cépages variés, dominés par le cabernet sauvignon, le merlot et le cabernet franc pour les rouges, et le sauvignon blanc et le sémillon pour les blancs. L’histoire du vin bordelais s’enracine dans l’Antiquité, mais connaît un essor décisif au Moyen Âge avec le commerce vers l’Angleterre, puis au XVIIᵉ siècle grâce aux négociants hollandais. Le classement de 1855 consacre la renommée internationale des Grands Crus. Bordeaux demeure aujourd’hui un centre majeur du négoce et de l’exportation, avec une filière employant des dizaines de milliers de personnes. Le vin imprègne aussi la culture locale, illustrée par la Cité du Vin et de grands événements. Confrontés aux défis climatiques et économiques, les vins de Bordeaux évoluent entre tradition et innovation.Lire la suiteVins de Bordeaux
Le XVIIe siècle Le XVIIe siècle constitue une période charnière pour le vignoble bordelais, dont les premiers succès commerciaux remontent au Moyen Âge, lorsque Aliénor d’Aquitaine apporta son duché à la couronne d’Angleterre en épousant Henri Plantagenêt. Dans ce contexte, la famille de Pontac innove en produisant sur la propriété de Haut-Brion un vin d’un style nouveau, issu de macérations…Lire la suitePetite histoire du vin [7]
Le XVIIIe siècle Le XVIIIe siècle correspond à l’âge d’or des grands vins européens, dont la renommée s’étend largement au-delà de leurs régions d’origine. S’imposent alors les vins de Tokaj, de Bordeaux, de Champagne, de Bourgogne, de Porto et de Toscane, ainsi que le célèbre Constantia sud-africain. Cette période est également marquée par des progrès techniques décisifs. L’usage maîtrisé du…Lire la suitePetite histoire du vin [8]
Curnonsky (1872-1956) était un critique gastronomique français renommé, souvent surnommé le « Prince des Gastronomes ». De son vrai nom était Maurice Edmond Sailland, il était célèbre pour sa passion et son expertise dans le domaine de la gastronomie. Curnonsky a contribué à populariser la cuisine française à travers ses écrits et ses critiques culinaires. Il était connu pour son style d’écriture…Lire la suiteCurnonsky
Casimir Fidèle, ou Fidelle, né en Guinée vers 1748 et mort à Paris en 1796, est un esclave africain affranchi dont le parcours social est exceptionnel dans la France du XVIIIᵉ siècle. Capturé enfant, à l’âge de huit ans, il est déporté en décembre 1754 depuis Ouidah vers Saint-Domingue, puis amené en métropole par son propriétaire, capitaine de navire. Il est baptisé à Nantes, paroisse Saint-Nicolas, le 17 avril 1756. Son nom d’origine et son appartenance ethnique demeurent inconnus. Installé à Bordeaux, il est affranchi en 1777 et exerce le métier de cuisinier, notamment au service de Madame de Soissons, épouse Lamontaigne. Le 3 mai 1778, il épouse à la basilique Saint-Seurin Ursule Lachèze, veuve originaire de Brive-la-Gaillarde, élevant seule sa fille, dans le cadre d’un mariage mixte. Formé très jeune dans la corporation parisienne des maîtres pâtissiers-rôtisseurs, il prête serment le 18 juin 1779. Selon une note de Cagliostro en 1784, Casimir Fidèle tient alors l’hôtel de l’Empereur à Bordeaux, et investit avec succès dans l’immobilier.Lire la suiteCasimir Fidèle
« L’Origine du monde » est une peinture controversée réalisée par le peintre français Gustave Courbet en 1866. Cette œuvre représente un gros plan détaillé du sexe féminin, avec une anatomie réaliste et sans concession. La composition audacieuse et provocante de Courbet défie les conventions artistiques et sociales de l’époque victorienne. Bien que la peinture ait été considérée comme scandaleuse à son…Lire la suiteL’Origine du monde
Le 5 avril 1971, Le Nouvel Observateur publie le Manifeste des 343, dans lequel 343 femmes déclarent publiquement avoir avorté alors que l’avortement est encore interdit et puni par la loi en France. Rédigé notamment par Simone de Beauvoir, le texte réunit des femmes d’origines diverses – artistes, intellectuelles et anonymes – parmi lesquelles Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Agnès Varda ou Françoise Sagan. En signant, elles s’exposent sciemment à des poursuites judiciaires et transforment un acte clandestin et individuel en revendication collective et politique. Le manifeste brise un silence imposé par la loi, la morale et la honte, et révèle une réalité massive : des centaines de milliers de femmes avortent chaque année dans des conditions souvent dangereuses. Il déplace le débat de la faute individuelle vers la responsabilité de l’État et de la société. Le choc médiatique et symbolique qu’il provoque contribue à légitimer la lutte féministe pour le droit à disposer de son corps et prépare les réformes majeures à venir, notamment la loi Veil de 1975.Lire la suiteLe Manifeste des 343


















