L’existence d’un cérémonial, d’un rite judiciaire, est un trait commun qui caractérise la pratique de la justice en Chine et en Europe. Le lieu de justice est un lieu distinct, « une aire […] retranchée du monde ordinaire » : un temple majestueux, un Palais-Royal, dans lequel l’on ne peut entrer sans remarquer la clôture qui le sépare de l’extérieur ; un « yamen », initialement un poste de commandement, autrement dit un lieu de pouvoir, de puissance. Le juge, qu’en Chine l’on appelait comme on appelle les dieux, en frappant un gong, et qui n’apparaît en Europe qu’après l’annonce à voix haute de « la Cour » ou après l’ouverture des portes de la salle d’audience, ne se regarde qu’avec révérence : il siège sur une estrade, surélevée, au centre de la pièce (…)Lire la suiteLe lieu de justice est un lieu distinct, une aire retranchée du monde ordinaire…
Pantopique : environnement
L’environnement, toile complexe de la vie sur Terre, soulève une série de questions explorant notre relation avec la nature, les défis posés par les changements climatiques et la diversité des approches culturelles face à ces enjeux globaux. Comment les différentes cultures du monde conceptualisent-elles et préservent-elles l’environnement, intégrant des croyances, des pratiques et des rituels qui reflètent une harmonie avec la nature ? Comment les sociétés gèrent-elles les ressources naturelles, des forêts aux océans, dans un équilibre durable ou non, et comment ces approches diffèrent-elles à travers les continents ? Comment les changements climatiques impactent-ils les modes de vie, la biodiversité et la sécurité alimentaire à travers le monde, et quelles adaptations innovantes émergent pour répondre à ces défis pressants ? Comment l’urbanisation rapide dans certaines régions et la préservation des écosystèmes naturels dans d’autres définissent-elles la relation complexe entre l’homme et son environnement ? Comment les mouvements environnementaux transcendent-ils les frontières culturelles, illustrant une conscience mondiale croissante des enjeux écologiques ? Comment les récits mythologiques, les contes populaires et les arts visuels reflètent-ils la manière dont les cultures du monde perçoivent la nature, créant ainsi des liens profonds entre l’humain et son environnement ? Comment les innovations technologiques, de l’énergie verte à la gestion des déchets, contribuent-elles à façonner un avenir plus durable à l’échelle mondiale ? Comment les politiques environnementales varient-elles à travers les pays, illustrant des approches différentes pour la conservation, la restauration et la préservation des écosystèmes… et trop souvent hélas leur insuffisance ?
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
La loi mongole ou, plus exactement, l’ordre politique mongol, a bien existé. Mais il n’est pas sûr qu’il ait constitué un code écrit et structuré. En effet, les mentions qui sont faites du yāsā dans les sources islamiques témoignent de l’ambiguïté du terme dans l’esprit des auteurs qui désignent sous ce terme des décrets impériaux (en mongol classique jasaq) et des règles coutumières (yosun). Les savants et les chercheurs qui, dès la fin du XVIIe siècle, se sont intéressés « au grand code de Gengis-khan », ont adopté la vision des sources islamiques, ce qui a contribué à prolonger, jusqu’à aujourd’hui, la confusion des sources médiévales (…) Les sources sur le yāsā sont d’origine et de nature diverses, mais la majorité d’entre elles sont extérieures à la culture mongole. Il est fait mention du yāsā dans les historiographies persane, arabe, syriaque, arménienne, ainsi que dans les récits en latin des missionnaires franciscains et dans les sources chinoises. Nous disposons néanmoins de quelques sources médiévales internes à la culture mongole. Un certain nombre de yāsā sont mentionnés dans l’Histoire secrète des Mongols, ainsi que dans les lettres envoyées par les khans aux puissances étrangères (…)Lire la suiteLe grand code de Gengis-khan
Le co-développement, à l’initiative des migrants en direction de leur région d’origine, est une voie prometteuse du développement dans les pays du Sud. Il est aussi un facteur d’intégration des migrants dans leur pays d’accueil. Le soutien au co-développement est une des modalités de l’aide au développement (…) Le co-développement peut être défini comme l’engagement de migrants dans des actions…Lire la suiteLe co-développement, à l’initiative des migrants
Un monolithe noir, en basalte, symbole d’une fantastique odyssée du temps car il a porté jusqu’à nous, à travers plus de trente-sept siècles, l’un des plus anciens systèmes de justice dont nous ayons connaissance, codifié et gravé pour l’éternité par le grand roi de la Mésopotamie antique, Hammurabi : telle se présente la stèle de 2,25 mètres de haut, exposée au Louvre, où l’on peut voir, inscrite au burin dans la pierre, en caractères cunéiformes et en langue akkadienne, la quasi-totalité d’un texte juridique, dont le premier traducteur (J.V. Scheil) a dégagé 282 articles. Cette longue inscription comporte un prologue et un épilogue, tous deux à la gloire de Hammurabi qui régna sur Babylone de 1792 à 1750 environ avant notre ère. Son sommet s’orne d’un bas-relief au sens limpide : assis sur un trône, Shamash, dieu-soleil garant de la justice et de l’équité, remet au roi qui se tient debout devant lui les insignes de la royauté. Au roi le pouvoir. Au roi de dire la loi. Pour unir, pacifier, administrer son royaume. Pour l’ordre et pour le bien de ses sujets. Pour que justice prime sur la loi du plus fort. De très nombreux aspects de la vie babylonienne sont réglementés dans le corpus des lois de Hammurabi : famille, mariage, adultère, propriété, commerce, activités économiques, etc. (…)Lire la suiteLe code de Hammurabi
Le Diptyque Marilyn image principale est l’une des nombreuses toiles qu’Andy Warhol consacre à Marilyn Monroe à partir de 1962. Cette œuvre, conservée aujourd’hui à la Tate Gallery de Londres, réunit deux panneaux réalisés en sérigraphie, reproduisant vingt-cinq fois chacun le visage mondialement connu de Marilyn Monroe. Ce portrait d’un genre nouveau met en avant la série, non l’unique, et reproduit une photographie déjà publiée dans la presse. La star récemment décédée devient une image de marque. L’année au cours de laquelle Andy Warhol réalise cette œuvre est capitale pour l’envol de sa carrière et l’affirmation de l’esthétique pop aux États-Unis. Si, auparavant, Andy Warhol bénéficie déjà d’une certaine reconnaissance, elle se limite à un petit milieu de connaisseurs, et surtout à ses talents de publiciste, et non d’artiste. Le monde de l’art américain est alors fortement dominé par l’expressionnisme abstrait. Jackson Pollock, Mark Rothko ont tracé après la guerre la voie vers un art non figuratif, où domine le pouvoir expressif du geste et de la couleur. (…)Lire la suiteLe Diptyque Marilyn
Le chaudron de Gundestrup est un récipient en argent doré trouvé à Gundestrup au Danemark en 1891. Il a probablement été fabriqué dans les Balkans, peut-être au 1er siècle av. JC, et il montre une nette influence de l’art et de la mythologie celtiques, même si d’autres motifs semblent être proches de l’Orient. (…) Le chaudron faisait partie intégrante des…Lire la suiteLe chaudron de Gundestrup & le dieu-guerrier Dagda
Le son serait celui du galop de cheval ou des battements du cœur. «Txalaparta, c’est l’écho d’un silence, silence rendu explicite : la solitude de la vallée soudain percée par le galop du cheval (zaldi) solitaire…Lire la suiteLe bruit d’un cheval au galop
Далай амар бол Загас амар Нуур амар бол Нугас амар Si l’océan est calme Les poissons sont calmes Si le lac est calme Le canard est calmeLire la suiteLe canard est calme…
Le premier cycle de rituel, le Wulla Poddu, se tient à la fin de la saison sèche, en octobre-novembre. Ses rites complexes accompagnés de nombreuses restrictions servent à chasser les forces invisibles néfastes et à garantir l’arrivée rapide des pluies. On nettoie les villages et les lieux sacrés, on organise de grands rassemblements durant lesquels on sort les lances et les tambours sacrés. C’est aussi l’époque où on pratique la circoncision, la chasse aux sangliers ainsi que de nombreux rituels divinatoires. Au moment de planter le riz, en février-mars, au plus fort de la saison des pluies, s’ouvre un nouveau cycle de rituels, le Nyale Pasola, qui conduira à verser du sang humain pour fertiliser la terre et assurer une récolte abondante. C’est pourquoi la communauté organise, souvent au milieu de la nuit, de violents combats de boxe entre jeunes gens appelé pajura. Le sang et parfois les dents des combattants tomberont sur le sol ce qui le « refroidira » des influences néfastes tout en le rendant fertile. Il s’agira ensuite d’observer la venue des vers marins nyale. Ce rituel est particulièrement spectaculaire dans la région de Wanokaka car la récolte des vers sera immédiatement suivie d’un combat rituel à cheval appelé Pasola (…)Lire la suiteLa venue des vers marins nyale
Le sort des hommes, le voici : Beaucoup d’appelés, peu d’élus ; Le sort des livres est ainsi : Beaucoup d’épelés, peu de lus.Lire la suiteLamento
Sergueï Dovlatov émigra en 1978. Il quittait une Russie imbibée de vodka, « constitutionnellement délinquante, peuplée de personnages fous, impertinents, violents, faibles, irrémédiablement énigmatiques ». De cette Russie, transplantée dans la communauté émigrée de New York, il a fait un roman irrésistible de drôlerie et de tendresse : L Étrangère. La Valise raconte sa vie précédente dans la Russie des…Lire la suiteLa valise – Sergueï Dovlatov
La Rous de Kiev (ou Rus’ de Kiev 862-1242) était une fédération politique médiévale située sur les territoires actuels de la Biélorussie, de l’Ukraine et d’une partie de la Russie (cette dernière étant nommée d’après les Rus, un peuple scandinave). Le nom Rous de Kiev est une désignation moderne (19e siècle) mais a la même signification que « pays des Rus' », qui est la façon dont la région était désignée au Moyen Âge. Les Rus’ régnaient depuis la ville de Kiev et donc « Rous de Kiev » signifiait simplement « les terres des Rus’ de Kiev ». Les Rus’ sont mentionnés pour la première fois dans les Annales de Saint-Bertin qui font état de leur présence dans une mission diplomatique de Constantinople à la cour de Louis le Pieux (r. de 814 à 840) en 839. Les annales affirment qu’il s’agissait de Suédois, ce qui est possible, mais leur appartenance ethnique n’a jamais été fermement établie. L’histoire de l’arrivée des Rus’ à l’est est racontée pour la première fois dans la Chronique primaire (également connue sous le nom de Conte des années passées, vers le 12e siècle) de la Russie (…)Lire la suiteLa Rous de Kiev
« Et dans la belle et admirable texture qu’ils bâtissent, les oiseaux peuvent-ils se servir plutôt d’une figure carrée que d’une ronde, d’un angle obtus plutôt que d’un angle droit sans en savoir les conditions et les effets ? Prennent-ils tantôt de l’eau, tantôt de l’argile sans juger que la dureté s’amollit en l’humectant ? Planchent-ils leurs palais de mousse…Lire la suiteLa texture que bâtissent les oiseaux
Dans la première tablette de l’Épopée de Gilgamesh, le grand texte littéraire mésopotamien, se déroule une scène terrifiante : un chasseur de la ville sumérienne d’Ourouk s’est tapi, dans la steppe, non loin d’un point d’eau. Il était venu relever ses pièges, mais ceux-ci ont été détruits, et le responsable est là sous ses yeux. Il ne sait pas encore…Lire la suiteLa pilosité d’Enkidu
De nos jours, le mot « griot » est entré dans la langue française pour désigner les généalogistes traditionalistes africains. En Afrique, les griots sont les gens de la parole, au sens originel d’action. « Cette parole-là est leur attribut le plus essentiel », déclare Sory Camara dans son étude : Gens de la parole, parue aux éditions Mouton en…Lire la suiteLa parole du griot – Attribut le plus essentiel
Le sens le plus élémentaire de la justice réside ainsi, d’abord, dans la mission première du juge, qui est d’appliquer la loi, la règle de droit. En Occident, la relation du juge à cette règle est devenue le cœur de son office lorsque la loi a commencé d’être perçue comme l’expression du souverain, le « point de vue de Dieu…Lire la suiteLa mission première du juge…
C’est en mars 1936 que le portrait de cette femme, identifiée plus tard comme étant Florence Thompson, femme de “peapicker” (ramasseur de petits pois) et mère de 7 enfants, est photographiée par la photographe américaine Dorothea Lange. Celle-ci est commissionnée par l’agence fédérale Resettlement Administration (RA), connue par la suite sous le nom de Farm Security Administration (FSA). (…) Dorothea…Lire la suiteLa Mère Migrante
« Il nous faut remarquer la parité qu’il y a entre nous et les bêtes : nous avons quelque moyenne intelligence de leurs idées, de même les bêtes en ont une des nôtres, environ dans la même mesure. Elles nous flattent, nous menacent, nous requièrent, et nous elles. Au reste, quelle sorte de nos savoir-faire ne reconnaissons-nous pas dans les…Lire la suiteLa parité qu’il y a entre nous et les bêtes
La mort de Quetzalcóatl I äcatl. In ïpan inïn xihuitl in mic Quetzalcöätl. (langue nahuatl) « Un roseau. Ce fut l’année (895 apr. J.-C.) Où Quetzalcóatl mourut. » Dieu créateur du monde et du savoir. Il s’immola dans un immense brasier, Et de ses cendres naquit la planète Vénus, Tlahuizcalpantecuhtli, le « seigneur de l’aube » Certains disent que les…Lire la suiteLa mort de Quetzalcóatl
La foire de Saint Denis se revendiquait de l’héritage de la foire carolingienne mythique d’Aix la Chapelle… Cette foire se tenait dans la ville de Saint Denis, au nord de Paris et portait le nom du Landit. Elle démarrait le lundi qui suivant la Saint Barnabé (11 juin) et durait 15 jours. C’est Charles le Chauve qui aurait donné le privilège de la foire de Saint Denis en 876. Placée d’abord sur la route qui menait à Paris, au niveau du village de la Chapelle Saint Denis, elle fut transférée dans la ville de Saint Denis par Louis XI. La foire attirait marchands de drap et d’étoffes qui venaient de Champagne, Picardie et du Poitou [Une autre hypothèse était que la foire du Landit remontait à Louis VI le Gros au début du XIIe siècle (…) Au Moyen Age, elle attirait le Parlement de Paris et l’Université qui y venaient en grande pompe une journée. En effet, la foire était célèbre pour les parchemins qu’on y trouvait. Aussi, l’Université venait s’approvisionner, en ayant priorité sur les parcheminiers, qui achetaient les lots ensuite (…)Lire la suiteLa foire de Saint Denis ou du Landit















