Ce vaste système de navigation intérieure au sein des plaines de la Chine du Nord-Est et du Centre-Est s’étend de la capitale Beijing, au nord, à la province du Zhejiang, au sud. Entrepris par secteurs dès le Ve siècle av. J.-C., il fut conçu en tant que moyen de communication unifié de l’Empire à partir du VIIe siècle (dynastie Sui). Cela se traduisit par une série de chantiers gigantesques, formant l’ensemble de génie civil le plus important et le plus étendu de tous les temps préindustriels. Axe vital des voies de communication intérieures de l’Empire, il assura notamment l’approvisionnement en riz des populations et les transports de matières premières stratégiques. Au XIIIe siècle, il offrait un réseau unifié de navigation intérieure de plus de 2 000 km de voies d’eau artificielles reliant cinq des plus importants bassins fluviaux de l’espace chinois. Il a joué un rôle notable pour la prospérité économique et la stabilité de la Chine et reste encore aujourd’hui une importante voie d’échange intérieure.Lire la suiteLe Grand Canal
Pantopique : eau
L’eau, source de vie et élément essentiel de notre planète, rappelle sa présence dans nos vies, son rôle écologique et culturel, ainsi que les défis liés à sa gestion. Comment cet élément fondamental a-t-il façonné les civilisations du monde, devenant un symbole de fertilité, de purification, et de renouveau dans diverses cultures ? Comment la disponibilité de l’eau, qu’elle soit abondante ou rare, influe-t-elle sur les modes de vie, les activités économiques et les structures sociales des sociétés à travers le globe ? Comment la gestion durable des ressources en eau devient-elle un enjeu crucial, en particulier à l’ère du changement climatique, mettant en évidence la nécessité d’adaptation et de préservation de cet élément vital ? Comment les rivières, les lacs, et les océans sont-ils intégrés dans les systèmes de croyances, les traditions artistiques, et les pratiques rituelles des différentes cultures du monde ? Comment les problématiques de l’accès à l’eau potable et de l’assainissement impactent-elles les communautés, créant des disparités flagrantes et nécessitant des solutions innovantes et équitables ? Comment les cultures du monde abordent-elles la symbolique de l’eau dans les contes, les mythes, et les rituels, soulignant son pouvoir purificateur, régénérateur, ou parfois destructeur ? Comment les technologies modernes influent-elles sur la manière dont nous utilisons, traitons et préservons l’eau, et comment ces innovations peuvent-elles être mises au service d’une gestion durable et éthique des ressources hydriques ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Près des trois quarts des terres libres de glace de la planète ont été dégradés par les activités humaines afin de répondre à une demande toujours croissante en matière de denrées alimentaires, de matières premières, de voies routières et de logements. Il est à la fois urgent et essentiel d’éviter, de ralentir et d’inverser la perte des terres arables et…Lire la suite17 juin – Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse
Le canal de Panama, long de 80 km, relie les océans Pacifique et Atlantique, en traversant l’isthme de Panama. Son histoire est pleine d’épisodes et de turbulences. Evoqué par Charles Quint en 1534, il faudra attendre l’entreprise du canal de Suez pour que Ferdinand de Lesseps (1805-1894) s’y aventure. Faisant face à des conditions à la fois matérielles et naturelles…Lire la suite7 janvier – Canal de Panama
Aujourd’hui, l’eau est extrêmement menacée par l’accroissement de la population, la demande croissante de l’agriculture et de l’industrie et l’aggravation des effets du changement climatique. La Journée mondiale de l’eau, qui a lieu le 22 mars de chaque année depuis 1993, met l’accent sur l’importance de l’eau douce. L’idée de cette journée internationale remonte à 1992, année où s’est tenue…Lire la suite22 mars – Journée mondiale de l’eau
En novembre, le Cambodge se lance dans l’une des plus grandes célébrations de l’année avec Bon Om Touk (khmer : ពិធីបុណ្យអុំទូក), connu sous le nom de Festival de l’eau cambodgien. Célébrée depuis le 13e siècle, elle marque la fin de la saison des pluies au Cambodge. Ce festival annuel a lieu à la pleine lune du mois bouddhiste de Kadeuk,…Lire la suite18 novembre – Fête de l’eau au Cambodge
Qu’est-ce que la nage ? Comment s’est-elle développée, entre nécessité vitale, pratique utilitaire, activité ludique, sportive et expressive ? Comment les sociétés ont-elles appris – ou non, selon les personnes – à se déplacer dans l’eau, à maîtriser les milieux aquatiques et à en transmettre les savoirs, selon les cultures, les territoires et les époques ? Que nous apprend la…Lire la suiteÉduquer à la nage
La bouteille à la mer interroge notre rapport à l’eau, à la fois comme contenant et comme contenu, rappel discret de sa primauté vitale. Source de toute vie, l’eau conditionne les équilibres des environnements et aucun progrès ne saurait s’envisager sans penser sa place. Un voyage sur les rives du Nil nous le rappelle avec force. Dans l’ancienne Égypte antique, les nilomètres permettaient de mesurer la crue du fleuve, dont dépendaient l’agriculture, les récoltes et la prospérité collective. Les Égyptiens y voyaient l’œuvre de divinités telles que Hâpy, personnification du fleuve, entouré de symboles indiquant la hauteur idéale de l’inondation. Leur calendrier même s’organisait autour de ces variations, alternant crue, semailles et récoltes. Hier comme aujourd’hui, aucune région du monde n’a échappé à la question cruciale de l’accès à l’eau, entre pénuries et débordements. Les tensions contemporaines autour du Nil rappellent combien cette ressource demeure un enjeu majeur de coopération, de justice et de paix. Peut-être est-il temps, collectivement, de commencer par questionner notre indéfinition de l’eau.Lire la suiteLe Nil, aux sources de la Vie…
Dans un environnement désertique, l’irrigation est une question vitale. Les Ladakhis ont développé des systèmes complexes de canaux permettant de détourner l’eau issue de la fonte des neiges. Ces réseaux sont entretenus collectivement, selon des règles strictes de partage. La gestion de l’eau reflète une organisation sociale fondée sur la coopération et la solidarité. Chaque village dépend de la bonne…Lire la suiteIrrigation au Ladakh
Vivre comporte intrinsèquement des risques, et nos façons de les affronter varient selon les contextes et protections dont nous disposons. Certaines populations, comme celles établies sur le permafrost, confrontent quotidiennement ce qui semblait immuable : ce sol gelé en permanence recouvrant 20 % de la surface terrestre, notamment en Alaska et en Sibérie, commence à fondre pour la première fois depuis plus de 10 000 ans. Cette fonte bouleverse tout : instabilité des infrastructures, émissions massives de méthane, libération de virus et bactéries anciens. À Iakoutsk, par exemple, des habitations reposant sur des poutres enfoncées six mètres dans le sol solide se trouvent menacées. Ironie de la langue russe, ce permafrost est appelé « givre éternel », alors qu’il devient vulnérable aux changements climatiques. Ainsi, la précaution et la préparation sont naturelles, mais la perception du risque peut être bouleversée par des forces inattendues, soulignant combien il est crucial de questionner notre définition même de ce qu’est un « risque » et comment y répondre face à l’inattendu.Lire la suiteEt si le permafrost… ?
Ötzi, également connu sous le nom d’Homme des glaces,l’homme de Similaun, l’homme de Hauslabjoch, l’homme des glaces tyrolien ou encore la momie de Hauslabjoch, désigne une momie datant de l’âge du cuivre, découverte en 1991 dans les Alpes italiennes de l’Ötztal. Il a vécu il y a environ 5 300 ans, vers 3300 av. J.-C. Ötzi est particulièrement important car…Lire la suiteOtzi
Hans Brinker était un petit garçon des belles étendues de Hollande, habitant dans la commune de Spaarndam. Amoureux de ce « pays » que l’on a qualifié de « bas » en raison de son souci constant du niveau des eaux, il vivait comme beaucoup de ses camarades et compatriotes proche d’une digue. Et c’est naturellement qu’il empruntait chaque soir…Lire la suiteL’enfant de la digue …
L’aventure de Rajendra Singh a commencé au début des années 1980, lorsqu’il s’est installé au Rajasthan, l’un des États les plus arides de l’Inde. Il a quitté son travail de médecin ayurvédique à Alwar et a commencé à œuvrer pour la conservation de l’eau. Constatant la grave pénurie d’eau qui frappait les communautés rurales, M. Singh s’est fait le champion…Lire la suiteThe Waterman of India : Rajendra Singh
On entend souvent dire que les Inuits ont des dizaines de mots pour désigner la neige et la glace. L’anthropologue John Steckley, dans son ouvrage White Lies about the Inuit (2007) a fait remarquer que le total le plus souvent cité est de 52 termes différents en inuktitut. Cette croyance en un nombre élevé de mots pour « neige »…Lire la suiteLes mots en inuktitut pour la neige et la glace
Tuvalu est un archipel de 26 kilomètres carrés situé dans l’ouest de l’océan Pacifique Sud, constitué de neuf atolls coralliens, tous habités. Le petit archipel et sa population de 11 000 habitants font partie des nations les plus menacées par le changement climatique et la montée des eaux. Deux de ses neuf atolls ont déjà été largement submergés et des…Lire la suiteLes Tuvalu, un bout du monde menacé de disparition
Une « larme à feu ». C’est la drôle d’invention d’Yi-Fei Chen, une étudiante taïwanaise de l’académie de design d’Eindhoven (Pays-Bas), présentée du 22 au 30 octobre à la Dutch Design Week. La jeune femme a effectivement fabriqué un pistolet capable de recueillir, de congéler et de tirer ses propres larmes. L’idée lui est venue après un exposé raté, raconte-t-elle au site…Lire la suiteTransformer les larmes en glace.
On n’apprécie vraiment la valeur de l’eau que lorsque le puits est à secLire la suiteQuand le puits est à sec…
De prime abord, Pétra n’a rien d’un site accueillant. Caché au milieu des montagnes dans un environnement assez hostile, la cité offre quand même un avantage important pour l’époque : « Pétra est un site qui est dans une cuvette, dans un amphithéâtre naturel qui est naturellement protégé. Quiconque aurait voulu attaquer Pétra aurait dû d’abord traverser les montagnes », précise Laïla…Lire la suitePétra : aussi une histoire d’eau…
La pluie est tombée sur le sommet de l’immense calotte glaciaire du Groenland pour la première fois dans les annales. Les températures sont normalement bien en dessous de zéro sur le sommet de 3 216 mètres (10 551 pieds), et les précipitations sont un signe évident de la crise climatique. Les scientifiques de la station du sommet de la Fondation…Lire la suiteLa pluie sur le sommet du Groenland pour la première fois dans les annales
Comme tout village typiquement provençal, Châteauneuf du Pape dispose d’un point d’eau principal la Grande Fontaine, où les hommes et animaux venaient se désaltérer et les lavandières se rencontrer autour du lavoir (1744) qui la jouxtait jusqu’en 1977, date de sa destruction. La source qui alimente cette fontaine est située à plusieurs kilomètres de là, à la sortie du village,…Lire la suiteLa Grande Fontaine de Châteauneuf du Pape
Le nom du village de Giethoorn date du 13e siècle, époque à laquelle il aurait été établi. Ses premiers habitants, des fermiers, y auraient découvert de nombreuses cornes appartenant à des chèvres sauvages, qui n’auraient pas survécu à l’inondation de 1170. « Geytenhoren », qui signifie « corne de chèvre », aurait été raccourci en « Giethoorn » et le…Lire la suiteGiethoorn aux Pays-Bas… canaux et toits de chaume










