Le premier cycle de rituel, le Wulla Poddu, se tient à la fin de la saison sèche, en octobre-novembre. Ses rites complexes accompagnés de nombreuses restrictions servent à chasser les forces invisibles néfastes et à garantir l’arrivée rapide des pluies. On nettoie les villages et les lieux sacrés, on organise de grands rassemblements durant lesquels on sort les lances et les tambours sacrés. C’est aussi l’époque où on pratique la circoncision, la chasse aux sangliers ainsi que de nombreux rituels divinatoires. Au moment de planter le riz, en février-mars, au plus fort de la saison des pluies, s’ouvre un nouveau cycle de rituels, le Nyale Pasola, qui conduira à verser du sang humain pour fertiliser la terre et assurer une récolte abondante. C’est pourquoi la communauté organise, souvent au milieu de la nuit, de violents combats de boxe entre jeunes gens appelé pajura. Le sang et parfois les dents des combattants tomberont sur le sol ce qui le « refroidira » des influences néfastes tout en le rendant fertile. Il s’agira ensuite d’observer la venue des vers marins nyale. Ce rituel est particulièrement spectaculaire dans la région de Wanokaka car la récolte des vers sera immédiatement suivie d’un combat rituel à cheval appelé Pasola (…)Lire la suiteLa venue des vers marins nyale
Pantopique : continent
Les continents, ces vastes étendues de terre qui constituent les bases physiques de notre planète, suscitent une multitude de questions sur leur formation, leur diversité culturelle et géographique, ainsi que leur impact sur la vie humaine. Comment les continents ont-ils émergé au cours de l’histoire géologique de la Terre, et quelles forces naturelles ont sculpté leur topographie variée, des montagnes majestueuses aux vastes plaines et aux côtes accidentées ? Comment les continents ont-ils servi de berceaux à des civilisations anciennes, chacun développant des cultures uniques, des langues et des modes de vie adaptés à leurs environnements spécifiques ? Comment a-t-on nommé les continents ? Comment les mouvements migratoires ont-ils façonné la diversité humaine à travers les continents, créant des liens complexes entre les peuples et générant des échanges culturels riches et variés ? Quelles sont les conséquences actuelles des divisions continentales sur les plans politiques, économiques et environnementaux, et comment les continents interagissent-ils dans un monde de plus en plus interconnecté ? Comment les récits et les légendes, empreints de l’identité propre à chaque continent, ont-ils influencé les perspectives culturelles et spirituelles des populations qui les habitent ? Comment les défis environnementaux actuels, tels que le changement climatique et la perte de biodiversité, affectent-ils les continents de manière différenciée, et quelles solutions globales peuvent être envisagées pour préserver l’équilibre écologique ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
La Rous de Kiev (ou Rus’ de Kiev 862-1242) était une fédération politique médiévale située sur les territoires actuels de la Biélorussie, de l’Ukraine et d’une partie de la Russie (cette dernière étant nommée d’après les Rus, un peuple scandinave). Le nom Rous de Kiev est une désignation moderne (19e siècle) mais a la même signification que « pays des Rus' », qui est la façon dont la région était désignée au Moyen Âge. Les Rus’ régnaient depuis la ville de Kiev et donc « Rous de Kiev » signifiait simplement « les terres des Rus’ de Kiev ». Les Rus’ sont mentionnés pour la première fois dans les Annales de Saint-Bertin qui font état de leur présence dans une mission diplomatique de Constantinople à la cour de Louis le Pieux (r. de 814 à 840) en 839. Les annales affirment qu’il s’agissait de Suédois, ce qui est possible, mais leur appartenance ethnique n’a jamais été fermement établie. L’histoire de l’arrivée des Rus’ à l’est est racontée pour la première fois dans la Chronique primaire (également connue sous le nom de Conte des années passées, vers le 12e siècle) de la Russie (…)Lire la suiteLa Rous de Kiev
Dans la première tablette de l’Épopée de Gilgamesh, le grand texte littéraire mésopotamien, se déroule une scène terrifiante : un chasseur de la ville sumérienne d’Ourouk s’est tapi, dans la steppe, non loin d’un point d’eau. Il était venu relever ses pièges, mais ceux-ci ont été détruits, et le responsable est là sous ses yeux. Il ne sait pas encore…Lire la suiteLa pilosité d’Enkidu
De nos jours, le mot « griot » est entré dans la langue française pour désigner les généalogistes traditionalistes africains. En Afrique, les griots sont les gens de la parole, au sens originel d’action. « Cette parole-là est leur attribut le plus essentiel », déclare Sory Camara dans son étude : Gens de la parole, parue aux éditions Mouton en…Lire la suiteLa parole du griot – Attribut le plus essentiel
Le sens le plus élémentaire de la justice réside ainsi, d’abord, dans la mission première du juge, qui est d’appliquer la loi, la règle de droit. En Occident, la relation du juge à cette règle est devenue le cœur de son office lorsque la loi a commencé d’être perçue comme l’expression du souverain, le « point de vue de Dieu…Lire la suiteLa mission première du juge…
C’est en mars 1936 que le portrait de cette femme, identifiée plus tard comme étant Florence Thompson, femme de “peapicker” (ramasseur de petits pois) et mère de 7 enfants, est photographiée par la photographe américaine Dorothea Lange. Celle-ci est commissionnée par l’agence fédérale Resettlement Administration (RA), connue par la suite sous le nom de Farm Security Administration (FSA). (…) Dorothea…Lire la suiteLa Mère Migrante
« Il nous faut remarquer la parité qu’il y a entre nous et les bêtes : nous avons quelque moyenne intelligence de leurs idées, de même les bêtes en ont une des nôtres, environ dans la même mesure. Elles nous flattent, nous menacent, nous requièrent, et nous elles. Au reste, quelle sorte de nos savoir-faire ne reconnaissons-nous pas dans les…Lire la suiteLa parité qu’il y a entre nous et les bêtes
La mort de Quetzalcóatl I äcatl. In ïpan inïn xihuitl in mic Quetzalcöätl. (langue nahuatl) « Un roseau. Ce fut l’année (895 apr. J.-C.) Où Quetzalcóatl mourut. » Dieu créateur du monde et du savoir. Il s’immola dans un immense brasier, Et de ses cendres naquit la planète Vénus, Tlahuizcalpantecuhtli, le « seigneur de l’aube » Certains disent que les…Lire la suiteLa mort de Quetzalcóatl
La foire de Saint Denis se revendiquait de l’héritage de la foire carolingienne mythique d’Aix la Chapelle… Cette foire se tenait dans la ville de Saint Denis, au nord de Paris et portait le nom du Landit. Elle démarrait le lundi qui suivant la Saint Barnabé (11 juin) et durait 15 jours. C’est Charles le Chauve qui aurait donné le privilège de la foire de Saint Denis en 876. Placée d’abord sur la route qui menait à Paris, au niveau du village de la Chapelle Saint Denis, elle fut transférée dans la ville de Saint Denis par Louis XI. La foire attirait marchands de drap et d’étoffes qui venaient de Champagne, Picardie et du Poitou [Une autre hypothèse était que la foire du Landit remontait à Louis VI le Gros au début du XIIe siècle (…) Au Moyen Age, elle attirait le Parlement de Paris et l’Université qui y venaient en grande pompe une journée. En effet, la foire était célèbre pour les parchemins qu’on y trouvait. Aussi, l’Université venait s’approvisionner, en ayant priorité sur les parcheminiers, qui achetaient les lots ensuite (…)Lire la suiteLa foire de Saint Denis ou du Landit
La découverte du tombeau de Saint Jacques, tout comme de nombreux épisodes de la vie et de la mort de l’apôtre, appartiennent plus au domaine de la légende et de la tradition qu’à celui de l’histoire. Vers l’an 813, un ermite nommé Pelay ou Paio, raconte à l’évêque Théodomire d’Iria Flavia (actuellement Padrón), avoir été guidé pendant la nuit par une étoile vers une montagne inhabitée où il a vu de mystérieuses lumières et pu entendre le chant des anges. Quelques paroissiens de la proche église de Solovio témoignent également avoir vu ces lumières. Théodomire, croyant à un possible miracle, décide d’accompagner Pelay pour voir de ses propres yeux ces phénomènes extraordinaires. Après trois jours de jeûne, ils se rendent sur les lieux… Et là, ils trouvent un mausolée avec à l’intérieur un corps décapité tenant la tête sous son bras. L’évêque reconnaît en cette dépouille celle de Jacques et considère cette identification comme une révélation divine (…)Lire la suiteLa découverte du tombeau de Saint Jacques
Amour qui est lui-même la douceur C’est blasphémer de cruel le nommer : Père n’y a, ami, frère ni sœur, Qui sans Amour se peut tel renommer ; Mais quand Amour vient leur cœur allumer De son doux feu, rend les parents amis, Dont plusieurs ont leur vie et leurs corps mis Pour louer amis remplis de cette amour Qui…Lire la suiteLa distinction du vray amour
Habituellement, l’odeur de propre évoque des souvenirs de linge fraîchement lavé. Mais bien avant la lessive que nous connaissons aujourd’hui, les draps et les vêtements étaient nettoyés avec du savon de ménage. Il apparaît au XIIe siècle dans les savonneries de Marseille et de Toulon, dans le sud de la France. Sa fabrication sera réglementée et protégée par l’édit de…Lire la suiteL’odeur de la propreté
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeursLire la suiteL’Invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
(…)Lire la suiteL’isolement
Heinz Stahlschmidt, sous-officier artificier, arrive à Bordeaux avec la Wehrmacht. Bientôt, il se prend d’affection pour la ville et ses habitants, et tombe amoureux d’une Française, Henriette. Pendant l’été 1944, alors que la guerre est perdue pour son camp et que les forces allemandes commencent à évacuer, Heinz reçoit l’ordre de faire sauter les installations et les quais de la…Lire la suiteL’Allemand qui sauva Bordeaux par amour
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d’agréer infus avec la vie.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l’Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
« Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j’aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
Cela n’est pas bien malaisé. »
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
(…)Lire la suiteL’âne et le petit chien
Katajjaq ᑲᑕᔮᒃ – qui gagnera ? Deux femmes se font face Et se livrent à une joute palpitante Des sons se succèdent Chant de gorge diphonique traditionnel Chez les Inuits Ainsi va le katajjaq Qui selon les régions peut être Lirngaaq, qiarvaaqtuq… Il se conclura Par la victoire de l’une des deux protagonistes Qui aura su conserver son sérieux… ou…Lire la suitekatajjaq – qui va gagner ?
Pour les Égyptiens de l’Antiquité, brûler de l’encens était une célébration quotidienne du parfum, et leur encens préféré était le Kyphi. Au quotidien, la combustion rituelle de l’encens dans l’Égypte ancienne consistait à brûler de l’encens le matin, de la myrrhe dans la journée et du Kapet (Kyphi dans la traduction grecque) le soir. Selon les égyptologues, le Kyphi jouait…Lire la suiteKyphi – Le parfum sacré
Apparu dans l’archipel au XVIe siècle, le Kintsugi est l’art de réparer les céramiques, porcelaines et faïences en les embellissant. « Kin » signifiant « or » et « tsugi », « jointure » en japonais. Ici, pas question de jeter une poterie cassée et encore moins de dissimuler les fêlures de sa vieille vaisselle. Au contraire, la philosophie du…Lire la suiteKintsugi – la beauté à travers le temps qui passe…
Le jeu de balle est un rituel rituel qui fut pratiqué par les peuples précolombiens pendant plus de trois millénaires. Il est également connu sous le nom de jeu de pelote ou d’Umala. Il est appelé pits en Maya classique et pok’ol pok en Maya Yucatèque. Les « arènes » dans lesquelles se déroulaient cette pratique baptisée du même nom (Umala) sont visibles dans toutes les villes vestiges des peuples mayas dans le sud du Mexique, notamment dans la péninsule du Yucatan, dans le Quintana Roo et dans l’état de Veracruz. Le jeu de balle de Chichen Itza est le plus grand jeu jamais découvert de l’époque maya. Munies d’une balle en caoutchouc pouvant peser jusqu’à plus de 3 Kg, deux équipes s’affrontent en se renvoyant la balle en la frappant à l’aide des hanches, des coudes des fesses ou des genoux, l’usage des mains et des pieds étant interdit (…) La balle en caoutchouc représente le soleil et sa trajectoire, dont la course ne doit pas être arrêtée (…)Lire la suiteJeu de balle chez les Mayas
















