… Au Japon, pendant la période Edo (1603-1867), il existait des établissements d’enseignement primaire appelés « terakoya » qui dispensaient un enseignement aux roturiers. Les archives indiquent qu’il y avait environ 15 000 terakoya, mais leur nombre réel était peut-être cinq fois plus élevé. De plus, à la fin de la période Edo (années 1850-1860), outre les terakoya, il existait également des établissements d’enseignement supérieur appelés « shijuku » qui étaient ouverts à tous les citoyens. (…) … Tout le monde pouvait apprendre, quel que soit son sexe ou son statut social. À Edo (aujourd’hui Tokyo), les archives indiquent que les frais de scolarité d’un shu (environ 20 000 yens aujourd’hui) étaient payés cinq fois par an. Dans les zones rurales, le paiement était parfois effectué avec des produits agricoles ou des légumes. (…) Dans les terakoya, l’enseignement était axé sur la lecture, l’écriture, le calcul, la morale et les bonnes manières. Les élèves apprenaient également les caractères et la culture à travers les chants Hyakunin Isshu et Iroha (…)Lire la suiteLes Terakoya durant l’ère Edo…
Pantopique : continent
Les continents, ces vastes étendues de terre qui constituent les bases physiques de notre planète, suscitent une multitude de questions sur leur formation, leur diversité culturelle et géographique, ainsi que leur impact sur la vie humaine. Comment les continents ont-ils émergé au cours de l’histoire géologique de la Terre, et quelles forces naturelles ont sculpté leur topographie variée, des montagnes majestueuses aux vastes plaines et aux côtes accidentées ? Comment les continents ont-ils servi de berceaux à des civilisations anciennes, chacun développant des cultures uniques, des langues et des modes de vie adaptés à leurs environnements spécifiques ? Comment a-t-on nommé les continents ? Comment les mouvements migratoires ont-ils façonné la diversité humaine à travers les continents, créant des liens complexes entre les peuples et générant des échanges culturels riches et variés ? Quelles sont les conséquences actuelles des divisions continentales sur les plans politiques, économiques et environnementaux, et comment les continents interagissent-ils dans un monde de plus en plus interconnecté ? Comment les récits et les légendes, empreints de l’identité propre à chaque continent, ont-ils influencé les perspectives culturelles et spirituelles des populations qui les habitent ? Comment les défis environnementaux actuels, tels que le changement climatique et la perte de biodiversité, affectent-ils les continents de manière différenciée, et quelles solutions globales peuvent être envisagées pour préserver l’équilibre écologique ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuni du Nouveau Mexique et de l’Arizona, au Sud-Ouest des Etats-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. Leur confection commence par la recherche d’une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d’un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l’apparition d’avant-bras (…)Lire la suiteLes kachinas – Et l’éducation des enfants hopis
Connaissez-vous les mythes de la mer Baltique ? Les jours de tempête, La déesse des sirènes, Juraté, Amoureuse d’un pêcheur tué par le dieu Perkunas Hante les plages infinies Tandis que ses larmes se transforment en ambre, En s’enroulant aux galets Dans le mouvement des vagues De Venise en Italie, Passant par Malbork en Pologne La route de l’ambre nous…Lire la suiteLes jours de tempête, Juraté
Créées pour faire face à une situation anormale, les nouvelles juridictions gacaca s’inspirent d’une pratique ancestrale qui fait appel aux sages d’une colline pour régler un litige. La loi du 26 janvier 2001 transpose ce système coutumier en instituant de nouvelles instances de jugement. En juin 2002, quelque onze mille tribunaux sont inaugurés. Ce système se base sur une justice…Lire la suiteLes nouvelles juridictions gacaca
Dieu dit au roi : Je suis ton Dieu. Je veux un temple.
C’est ainsi, dans l’azur où l’astre le contemple,
Que Dieu parla ; du moins le prêtre l’entendit.
Et le roi vint trouver les captifs, et leur dit :
– En est-il un de vous qui sache faire un temple ?
– Non, dirent-ils. – J’en vais tuer cent pour l’exemple,
Dit le roi. Dieu demande un temple en son courroux.
Ce que Dieu veut du roi, le roi le veut de vous.
C’est juste. –
C’est pourquoi l’on fit mourir cent hommes.
Alors un des captifs cria : – Sire, nous sommes
Convaincus. Faites-nous, roi, dans les environs,
Donner une montagne, et nous la creuserons.
– Une caverne ? dit le roi. – Roi qui gouvernes,
Dieu ne refuse point d’entrer dans les cavernes,
Dit l’homme, et ce n’est pas une rébellion
Que faire un temple à Dieu de l’antre du lion.
– Faites, dit le roi.
(…)Lire la suiteLe travail des captifs
Le Taijiquan a hérité de longues traditions d’arts de combat, autant que de techniques de conservation de la vie. Inspiré de la philosophie taoïste, il cultive une tradition martiale de transmission et de pratique. Rassemblant tous les principes de la culture chinoise ancienne, il est pourtant assimilé en Occident à une activité sportive. Il est une somme de paradoxes qui le rendent difficilement classable.Le Taijiquan est-il un art de combat ?
Les techniques martiales font partie du développement du Taijiquan et constituent un savoir-faire réellement applicable, mais son apprentissage est aussi celui de la souplesse et de l’adaptation de l’esprit. La pratique du Taijiquan passe par trois phases que sont la technique, la sensibilité et la spiritualité. L’idée du combat en Taijiquan n’appartient éventuellement qu’aux deux premières phases.Le Taijiquan est-il un art de méditation ?
Parfois décrit comme une « méditation en mouvement », le Taijiquan transforme le corps par l’entraînement, ce qui influe en retour la conscience… (…)Lire la suiteLe Taijiquan – un art de combat ? de méditation ? un sport ?…
Le Sphinx, dans la mythologie grecque, est une créature légendaire avec la tête d’une femme, le corps d’un lion et parfois des ailes d’aigle. Il est surtout célèbre pour son rôle dans l’histoire d’Œdipe. Le Sphinx est associé à la ville de Thèbes, où il terrorisait les habitants en posant une énigme à quiconque voulait entrer ou sortir de la ville. L’énigme du Sphinx était : « Quel être marche sur quatre pattes le matin, sur deux pattes à midi, et sur trois pattes le soir ? » Ceux qui ne pouvaient pas répondre correctement étaient dévorés par la créature. Œdipe, en route pour Thèbes, résolut l’énigme en répondant : « L’homme, qui rampe à quatre pattes étant bébé, marche sur deux jambes à l’âge adulte, et utilise une canne dans la vieillesse. » Vaincu, le Sphinx se jeta du haut de son rocher et mourut. Le Sphinx symbolise souvent des mystères insondables et des défis intellectuels. Dans l’art grec, il est représenté sur divers objets, tels que des vases et des sculptures, où il incarne également la gardienne des secrets et des énigmes. Le mythe du Sphinx reflète les thèmes de la connaissance, de la sagesse et de la confrontation avec l’inconnu (…)Lire la suiteLe Sphinx dans la mythologie grecque
Le rêve américain ! Voilà une expression qui a inspiré bien des esprits, et des destins… Un simple mythe ? Pas du point de vue d’Ellis Island Par la porte de laquelle 16 millions de personnes Ont pu projeter ce rêve entre 1892 et 1954 Espoir pour des millions d’aborder La terre promise qu’était à leur yeux l’Amérique. On estime…Lire la suiteLe rêve américain – Ellis Island
Bandura dans les rues de Kiev Transporté par un bel air Bandura Vous voici à rêver, Traversant les rues de Kiev, Avec plus de 50 cordes métalliques, Vous virevoltez aux multiples tons de cet instrument atypique… Accompagné de danses folkloriques, Les kobzars, musiciens ambulants, Vous toucheront avec leurs chansons Qui font écho aux exploits des héros ukrainiens…Lire la suiteLe son de Bandura dans les rues de Kiev…
Le serpent arc-en-ciel rampe sous le bush stérile du Nord de l’Australie lointaine. Il est pour les Aborigènes le serpent de la Création, celui qui unit les hommes et le monde qu’ils habitent. Et, quand ce monde est remodelé, détruit par des colons qui se le sont approprié, le sort des Aborigènes n’est plus que perte d’identité. C’est une déchéance…Lire la suiteLe Pacte du serpent arc-en-Ciel
Linas signifie « lin » en lituanien La Lituanie produit du lin depuis 4000 ans Une raison bien naturelle à cela Due à la parfaite combinaison de la terre et du climat Favorables à sa plantation De quoi peupler le panthéon lithuanien De divinités y faisant référence Tel Vaižgantas, le dieu de la cultivation du lin, Ou encore Gadjauju, le…Lire la suiteLe lin en Lituanie
Partons découvrir l’incroyable monde des Nenets, Un peuple de l’Arctique Souvent dits comme les premiers éleveurs de rennes En dépit des bouleversements mondiaux, Les Nenets ont réussi à préserver un mode de vie ancestral Bercé par les traditions et les légendes sibériennes Peuple nomade, ils déplacent leur campement environ 70 fois par an, Avec un seul objectif : Trouver les…Lire la suiteLe monde des Nenets
L’existence d’un cérémonial, d’un rite judiciaire, est un trait commun qui caractérise la pratique de la justice en Chine et en Europe. Le lieu de justice est un lieu distinct, « une aire […] retranchée du monde ordinaire » : un temple majestueux, un Palais-Royal, dans lequel l’on ne peut entrer sans remarquer la clôture qui le sépare de l’extérieur ; un « yamen », initialement un poste de commandement, autrement dit un lieu de pouvoir, de puissance. Le juge, qu’en Chine l’on appelait comme on appelle les dieux, en frappant un gong, et qui n’apparaît en Europe qu’après l’annonce à voix haute de « la Cour » ou après l’ouverture des portes de la salle d’audience, ne se regarde qu’avec révérence : il siège sur une estrade, surélevée, au centre de la pièce (…)Lire la suiteLe lieu de justice est un lieu distinct, une aire retranchée du monde ordinaire…
La loi mongole ou, plus exactement, l’ordre politique mongol, a bien existé. Mais il n’est pas sûr qu’il ait constitué un code écrit et structuré. En effet, les mentions qui sont faites du yāsā dans les sources islamiques témoignent de l’ambiguïté du terme dans l’esprit des auteurs qui désignent sous ce terme des décrets impériaux (en mongol classique jasaq) et des règles coutumières (yosun). Les savants et les chercheurs qui, dès la fin du XVIIe siècle, se sont intéressés « au grand code de Gengis-khan », ont adopté la vision des sources islamiques, ce qui a contribué à prolonger, jusqu’à aujourd’hui, la confusion des sources médiévales (…) Les sources sur le yāsā sont d’origine et de nature diverses, mais la majorité d’entre elles sont extérieures à la culture mongole. Il est fait mention du yāsā dans les historiographies persane, arabe, syriaque, arménienne, ainsi que dans les récits en latin des missionnaires franciscains et dans les sources chinoises. Nous disposons néanmoins de quelques sources médiévales internes à la culture mongole. Un certain nombre de yāsā sont mentionnés dans l’Histoire secrète des Mongols, ainsi que dans les lettres envoyées par les khans aux puissances étrangères (…)Lire la suiteLe grand code de Gengis-khan
Un monolithe noir, en basalte, symbole d’une fantastique odyssée du temps car il a porté jusqu’à nous, à travers plus de trente-sept siècles, l’un des plus anciens systèmes de justice dont nous ayons connaissance, codifié et gravé pour l’éternité par le grand roi de la Mésopotamie antique, Hammurabi : telle se présente la stèle de 2,25 mètres de haut, exposée au Louvre, où l’on peut voir, inscrite au burin dans la pierre, en caractères cunéiformes et en langue akkadienne, la quasi-totalité d’un texte juridique, dont le premier traducteur (J.V. Scheil) a dégagé 282 articles. Cette longue inscription comporte un prologue et un épilogue, tous deux à la gloire de Hammurabi qui régna sur Babylone de 1792 à 1750 environ avant notre ère. Son sommet s’orne d’un bas-relief au sens limpide : assis sur un trône, Shamash, dieu-soleil garant de la justice et de l’équité, remet au roi qui se tient debout devant lui les insignes de la royauté. Au roi le pouvoir. Au roi de dire la loi. Pour unir, pacifier, administrer son royaume. Pour l’ordre et pour le bien de ses sujets. Pour que justice prime sur la loi du plus fort. De très nombreux aspects de la vie babylonienne sont réglementés dans le corpus des lois de Hammurabi : famille, mariage, adultère, propriété, commerce, activités économiques, etc. (…)Lire la suiteLe code de Hammurabi
Le Diptyque Marilyn image principale est l’une des nombreuses toiles qu’Andy Warhol consacre à Marilyn Monroe à partir de 1962. Cette œuvre, conservée aujourd’hui à la Tate Gallery de Londres, réunit deux panneaux réalisés en sérigraphie, reproduisant vingt-cinq fois chacun le visage mondialement connu de Marilyn Monroe. Ce portrait d’un genre nouveau met en avant la série, non l’unique, et reproduit une photographie déjà publiée dans la presse. La star récemment décédée devient une image de marque. L’année au cours de laquelle Andy Warhol réalise cette œuvre est capitale pour l’envol de sa carrière et l’affirmation de l’esthétique pop aux États-Unis. Si, auparavant, Andy Warhol bénéficie déjà d’une certaine reconnaissance, elle se limite à un petit milieu de connaisseurs, et surtout à ses talents de publiciste, et non d’artiste. Le monde de l’art américain est alors fortement dominé par l’expressionnisme abstrait. Jackson Pollock, Mark Rothko ont tracé après la guerre la voie vers un art non figuratif, où domine le pouvoir expressif du geste et de la couleur. (…)Lire la suiteLe Diptyque Marilyn
Le chaudron de Gundestrup est un récipient en argent doré trouvé à Gundestrup au Danemark en 1891. Il a probablement été fabriqué dans les Balkans, peut-être au 1er siècle av. JC, et il montre une nette influence de l’art et de la mythologie celtiques, même si d’autres motifs semblent être proches de l’Orient. (…) Le chaudron faisait partie intégrante des…Lire la suiteLe chaudron de Gundestrup & le dieu-guerrier Dagda
Le son serait celui du galop de cheval ou des battements du cœur. «Txalaparta, c’est l’écho d’un silence, silence rendu explicite : la solitude de la vallée soudain percée par le galop du cheval (zaldi) solitaire…Lire la suiteLe bruit d’un cheval au galop
Далай амар бол Загас амар Нуур амар бол Нугас амар Si l’océan est calme Les poissons sont calmes Si le lac est calme Le canard est calmeLire la suiteLe canard est calme…
Le sort des hommes, le voici : Beaucoup d’appelés, peu d’élus ; Le sort des livres est ainsi : Beaucoup d’épelés, peu de lus.Lire la suiteLamento
















