Le serpent arc-en-ciel rampe sous le bush stérile du Nord de l’Australie lointaine. Il est pour les Aborigènes le serpent de la Création, celui qui unit les hommes et le monde qu’ils habitent. Et, quand ce monde est remodelé, détruit par des colons qui se le sont approprié, le sort des Aborigènes n’est plus que perte d’identité. C’est une déchéance…Lire la suiteLe Pacte du serpent arc-en-Ciel
Pantopique : art
Présents dans toutes les sociétés humaines, les arts prennent des formes multiples et changeantes, de la peinture rupestre aux installations contemporaines, des chants rituels aux œuvres numériques, de l’architecture monumentale aux pratiques performatives les plus éphémères. Peindre, sculpter, danser, jouer, écrire, filmer : autant de gestes concrets, inscrits dans des matériaux, des corps, des espaces et des techniques, qui traduisent des manières de voir, de ressentir et de penser le monde. Comment les arts se sont-ils articulés aux fonctions religieuses, politiques ou sociales, célébrer, transmettre, contester, commémorer ? Quelles conventions, quels apprentissages et quels métiers ont porté aux pratiques artistiques, de l’atelier à la scène, du mécénat aux institutions culturelles ? Les arts mobilisent des savoirs sensibles et techniques, mais aussi des cadres symboliques, esthétiques et théoriques qui varient selon les époques et les cultures. Leur diffusion contemporaine, entre mondialisation, hybridations, marchés, musées et espaces alternatifs, interroge enfin leur rôle dans la construction des identités, des récits collectifs et des formes de sens partagées.
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le Diptyque Marilyn image principale est l’une des nombreuses toiles qu’Andy Warhol consacre à Marilyn Monroe à partir de 1962. Cette œuvre, conservée aujourd’hui à la Tate Gallery de Londres, réunit deux panneaux réalisés en sérigraphie, reproduisant vingt-cinq fois chacun le visage mondialement connu de Marilyn Monroe. Ce portrait d’un genre nouveau met en avant la série, non l’unique, et reproduit une photographie déjà publiée dans la presse. La star récemment décédée devient une image de marque. L’année au cours de laquelle Andy Warhol réalise cette œuvre est capitale pour l’envol de sa carrière et l’affirmation de l’esthétique pop aux États-Unis. Si, auparavant, Andy Warhol bénéficie déjà d’une certaine reconnaissance, elle se limite à un petit milieu de connaisseurs, et surtout à ses talents de publiciste, et non d’artiste. Le monde de l’art américain est alors fortement dominé par l’expressionnisme abstrait. Jackson Pollock, Mark Rothko ont tracé après la guerre la voie vers un art non figuratif, où domine le pouvoir expressif du geste et de la couleur. (…)Lire la suiteLe Diptyque Marilyn
Le chaudron de Gundestrup est un récipient en argent doré trouvé à Gundestrup au Danemark en 1891. Il a probablement été fabriqué dans les Balkans, peut-être au 1er siècle av. JC, et il montre une nette influence de l’art et de la mythologie celtiques, même si d’autres motifs semblent être proches de l’Orient. (…) Le chaudron faisait partie intégrante des…Lire la suiteLe chaudron de Gundestrup & le dieu-guerrier Dagda
Le son serait celui du galop de cheval ou des battements du cœur. «Txalaparta, c’est l’écho d’un silence, silence rendu explicite : la solitude de la vallée soudain percée par le galop du cheval (zaldi) solitaire…Lire la suiteLe bruit d’un cheval au galop
Le sort des hommes, le voici : Beaucoup d’appelés, peu d’élus ; Le sort des livres est ainsi : Beaucoup d’épelés, peu de lus.Lire la suiteLamento
C’est en mars 1936 que le portrait de cette femme, identifiée plus tard comme étant Florence Thompson, femme de “peapicker” (ramasseur de petits pois) et mère de 7 enfants, est photographiée par la photographe américaine Dorothea Lange. Celle-ci est commissionnée par l’agence fédérale Resettlement Administration (RA), connue par la suite sous le nom de Farm Security Administration (FSA). (…) Dorothea…Lire la suiteLa Mère Migrante
La justice, comme le théâtre, rassemble devant un public les acteurs d’un drame pour essayer de déterminer les responsabilités de chacun et de prononcer un jugement équitable. Des deux côtés, il y a un lieu, des décors, un rituel, des costumes… Mais la différence majeure – vraiment majeure ! – entre une pièce et un procès criminel, c’est que le dénouement…Lire la suiteLa justice, comme le théâtre
Amour qui est lui-même la douceur C’est blasphémer de cruel le nommer : Père n’y a, ami, frère ni sœur, Qui sans Amour se peut tel renommer ; Mais quand Amour vient leur cœur allumer De son doux feu, rend les parents amis, Dont plusieurs ont leur vie et leurs corps mis Pour louer amis remplis de cette amour Qui…Lire la suiteLa distinction du vray amour
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeursLire la suiteL’Invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
(…)Lire la suiteL’isolement
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d’agréer infus avec la vie.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l’Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
« Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j’aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
Cela n’est pas bien malaisé. »
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
(…)Lire la suiteL’âne et le petit chien
Katajjaq ᑲᑕᔮᒃ – qui gagnera ? Deux femmes se font face Et se livrent à une joute palpitante Des sons se succèdent Chant de gorge diphonique traditionnel Chez les Inuits Ainsi va le katajjaq Qui selon les régions peut être Lirngaaq, qiarvaaqtuq… Il se conclura Par la victoire de l’une des deux protagonistes Qui aura su conserver son sérieux… ou…Lire la suitekatajjaq – qui va gagner ?
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; J’ai chaud extrême en endurant froidure : La vie m’est et trop molle et trop dure. J’ai grands ennuis entremêlés de joie. Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j’endure ; Mon bien s’en va, et à jamais il dure…Lire la suiteJe vis, je meurs ; je me brûle et me noie
Vers 1830, Hokusai s’empare de la montagne sacrée, associée à une divinité du feu, et refuge de sanctuaires shintoïstes. À l’égal d’un dieu, il l’approche, en état de grâce et de méditation, lui rendant un véritable culte. Trois ans plus tard, de cette fervente et poétique intimité naît le chef-d’œuvre, les Trente six vues du mont Fuji, qui place le…Lire la suiteHokusai s’empare de la montagne sacrée
J’ai utilisé mon corps comme un moyen d’exprimer mes états intérieurs et mes pensées à l’extérieur. Au début, j’ai commencé à utiliser des biocapteurs pour visualiser des signaux biologiques invisibles afin d’apprendre à me connaître. L’idée que j’ai tirée de l’utilisation des capteurs de biofeedback est d’accepter les changements dans mes sentiments plutôt que de les contrôler. [L’installation est composée…Lire la suiteEunoia II – Lisa Parks
Si j’ai du goût, ce n’est guère
Que pour la terre et les pierres.
Je déjeune toujours d’air,
De roc, de charbons, de fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons.
Attirez le gai venin
Des liserons.
Mangez les cailloux qu’on brise,
Les vieilles pierres d’églises ;
Les galets des vieux déluges,
Pains semés dans les vallées grises.
***
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.
Les salades, les fruits
N’attendent que la cueillette ;
Mais l’araignée de la haie
Ne mange que des violettes.
(…)Lire la suiteFaim
Connu dans sa traduction française sous le titre L’aveuglement, Ensaio sobre a ceguiera (1995) du romancier portugais José Saramago est une œuvre dont il faudrait traduire le titre par Essai sur la cécité. D’emblée, le choix d’un tel titre soulève la question du genre et, avec elle, celle des enjeux de l’œuvre. Certes, on ne saurait la considérer comme un…Lire la suiteEnsaio sobre a ceguiera
L’Encyclopédie Universalis en donne la définition suivante : « En Grèce, l’ekphrasis, description littéraire d’une œuvre d’art – réelle ou imaginaire – au sein de la fiction, se présente elle-même comme un art en concurrence avec la peinture. Son but, comme dans la description du bouclier d’Achille au chant XVIII de L’Iliade (env. VIIIe siècle av. J.-C.) d’Homère, est de rivaliser avec les arts de l’image. » Pour résumer, il s’agit de produire la vision au moyen de l’ouïe. Voici celle de William Carlos Williams à propos du tableau du « Paysage avec la chute d’Icare » (Pieter Brueghel l’Ancien, XVIe siècle). Brueghel a choisi de mettre au premier plan un paysan anonyme labourant un champ reléguant la chute d’Icare à l’arrière-plan.
Selon Bruegel
lorsque Icare chuta
c’était le printemps
un fermier labourait
son champ
réveillée l’année (…)Lire la suiteEkphrasis ou la description comme art
Donnez-moi une cruche de vin rouge, un livre de poèmes, une miche de pain et un peu d’oisiveté. Si, avec un tel trésor, je pouvais m’asseoir à vos côtés dans un endroit isolé, je me considérerais plus heureux qu’un roi dans son royaume.Lire la suiteDonnez-moi une cruche de vin rouge
Bois du vin. C’est la vie éternelle. C’est tout ce que la jeunesse t’offrira. C’est la saison du vin, des roses et des amis ivres. Sois heureux de cet instant. Cet instant, c’est ta vie.Lire la suiteDu vin, des roses et des amis ivres













