La Journée internationale des travailleurs a des origines américaines. Les syndicats américains décident, à partir du 1er mai 1884, de mener une action afin d’obtenir aux travailleurs la journée de huit heures. Cette date du 1er mai n’est pas choisie au hasard : outre-Atlantique, elle correspondait à l’époque au premier jour de l’année comptable des entreprises. Mais en 1886, nombreux…Lire la suite1er mai – Journée internationale des travailleurs
Pantopique : 06-économie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le 12 juin est la Journée mondiale contre le travail des enfants. « Le travail forcé des enfants s’entend de tout travail accompli par un enfant sous une contrainte exercée par un tiers (autre que ses parents) sur l’enfant lui-même ou sur ses parents, ou de tout travail accompli par un enfant comme conséquence directe du fait que l’un de…Lire la suite12 juin – Journée mondiale contre le travail des enfants
La notion de travail décent est née en 1999 d’une campagne de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui affirmait alors « Le but fondamental de l’OIT aujourd’hui est que chaque femme et chaque homme puisse accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité ». Le travail décent s’entend comme un…Lire la suite7 octobre – Journée mondiale pour un travail décent
La Hongrie est devenue une nation lorsque les Magyars nomades de la région de l’Oural en Russie ont migré vers le sud jusqu’au Danube, puis vers l’amont jusqu’à une vaste région plate d’Europe centrale. Ils étaient païens et ont attaqué les royaumes chrétiens à l’ouest et au sud pendant de nombreuses années au 10e siècle après J.-C. Mais c’est à…Lire la suite20 août – Fête de la Saint-Étienne (Hongrie)
La culture est une composante essentielle du développement durable; elle est source d’identité, d’innovation et de créativité pour l’individu, comme pour la collectivité. De plus, la créativité et la culture apportent une valeur non marchande significative qui contribue au développement social inclusif, ainsi qu’au dialogue et à la compréhension entre les peuples (…) La Journée mondiale de la créativité et…Lire la suite21 avril – Journée mondiale de la créativité et de l’innovation
L’histoire d’un lieu peut impliquer de nombreux points de vue. La conservation du patrimoine culturel exige un examen minutieux du passé, et sa mise en pratique exige de prévoir l’avenir. Ces dernières années, les débats sur certains récits, et sur des histoires particulières par rapport à d’autres, sont passés au premier plan. Aborder des histoires difficiles et souvent contestées implique…Lire la suite18 avril – Journée internationale des monuments et des sites
Chaque année le 2 juin, la Coalition internationale pour un Tourisme responsable organise la Journée mondiale du même nom, pour sensibiliser au niveau international les acteurs impliqués dans le secteur touristique.Lire la suite2 juin – Journée mondiale pour un Tourisme responsable
19 décembre 1877 : Thomas Edison invente le phonographe… [Cette année-là] pourtant partiellement sourd suite à une mauvaise scarlatine contractée à 13 ans, il achève la mise au point de son phonographe, lequel est capable non seulement d’enregistrer mais aussi de restituer toute forme de sons, dont la voix humaine. Ses premiers modèles sont constitués d’un cylindre phonographique d’acier couvert…Lire la suite19 décembre – Invention du phonographe
Le won, devise nationale de la Corée du Sud, est l’expression condensée d’une trajectoire historique, économique et symbolique singulière. Administré par la Bank of Korea, le won contemporain est introduit en 1962 dans le cadre des réformes monétaires qui accompagnent l’industrialisation accélérée du pays. Son nom, dérivé du caractère sino-coréen 圓 signifiant « rond », partage une racine étymologique avec…Lire la suitewon
Vous plairait-il de partir dans les vastes étendues aborigènes australiennes, à la rencontre du Rêve, le Dreaming, temps fondateur où le monde prit forme et sens ? C’est un univers peuplé de traces pétroglyphiques, de peintures en points, de récits du Serpent Arc-en-ciel façonnant paysages et gisements d’opale, d’histoires du lézard à la langue bleue Lungkata ou du Bunyip tapi dans les billabongs. Depuis plus de 40 000 ans, des centaines de langues y ont été parlées, majoritairement rattachées à la famille pama-nyungan. L’un des mythes raconte qu’à l’origine tout était froid : Bur Buk Boon alluma alors un grand feu pour réchauffer les siens, mais découvrit des termites dans un bois d’eucalyptus. Refusant de leur nuire, il souffla dans la branche, libérant un son immense ; les termites, illuminées par les flammes, s’élevèrent dans le ciel pour devenir les étoiles. Ce souffle puissant donna naissance au didgeridoo. Si ce nom n’est pas d’origine aborigène, l’instrument porte de multiples appellations selon les régions et s’accompagne souvent de chants, de danses, de boomerangs ou de bâtons de rythme.Lire la suiteLe didgeridoo et les termites
Depuis avant le 9e siècle, Cordon de chanvre rouge et blanc Enroulées autour des offrandes Mizuhiki 水引 Un cordon japonais Créé à partir de papier de riz Pas seulement rouge et blanc Mais aussi or et argent, noir et blanc, jaune et blanc… Utilisé pour des événements spéciaux. Comme les mariages, les naissances, les funérailles…Lire la suiteMusée de l’artisanat de Mizuhiki
Dans The Fall of the House of Usher (1839), Edgar Allan Poe construit un récit gothique où l’espace, les personnages et la psyché forment une unité indissociable. La demeure des Usher, isolée et fissurée, reflète l’état mental de Roderick Usher, marqué par l’hypersensibilité, la peur et la décadence. Dès l’arrivée du narrateur, l’atmosphère oppressante installe un malaise où la rationalité vacille face à l’étrangeté. Roderick souffre d’une sensibilité maladive aux sons, à la lumière et aux sensations, signe d’un esprit replié et instable. Sa sœur jumelle, Madeline, figure spectrale atteinte d’une maladie mystérieuse, semble intimement liée à la maison. Son enterrement prématuré introduit le thème de la frontière incertaine entre la vie et la mort. Le retour final de Madeline, ensanglantée, provoque l’effondrement simultané de la lignée et de la demeure. La chute de la maison symbolise ainsi la ruine morale, psychique et familiale des Usher. À travers ce récit, Poe explore la dégénérescence, l’enfermement et l’hérédité, tout en brouillant la limite entre surnaturel et explication psychologique.Lire la suiteLa Chute de la maison Usher
« Little Miss Sunshine » est un film américain réalisé par Jonathan Dayton et Valerie Faris, sorti en 2006. L’histoire suit une famille dysfonctionnelle qui entreprend un voyage chaotique à travers les États-Unis pour accompagner leur fille Olive, une préadolescente pleine de vie, à un concours de beauté pour enfants. Le film aborde des thèmes tels que la famille, l’acceptation de soi,…Lire la suiteLittle Miss Sunshine
La « sape » évoque d’abord le vêtement, mais elle désigne surtout un mouvement culturel emblématique né des deux côtés du fleuve Congo, à Brazzaville et à Kinshasa : la SAPE, acronyme de « Société des Créateurs d’Ambiance et des Personnes Élégantes ». Bienvenue dans l’univers des sapeurs, reconnaissables à leurs tenues éclatantes et à l’usage assumé de marques prestigieuses. Leurs origines remonteraient à plus d’un siècle, dans le sillage de la présence coloniale française et des échanges entre Afrique et Europe. D’abord fondée sur des vêtements de seconde main, la sape s’est affirmée comme un véritable enjeu de mode, de dignité et de représentation sociale. Elle permet de résister symboliquement à la pauvreté, de retrouver fierté et confiance en soi. Avec le temps, le mouvement s’est structuré, rassemblant aujourd’hui des milliers d’adeptes issus de tous les milieux : chauffeurs de taxi, forestiers, cadres, maçons, informaticiens, femmes au foyer… Les femmes y occupent désormais leur place, sous le nom de « sapeuses ». Mais la sape ne se réduit pas aux marques : elle est un art du comportement, une élégance morale. Le sapeur se veut gentleman, guidé par des règles quasi spirituelles, faisant de la SAPE une véritable philosophie de vie, porteuse de paix, d’esthétique et de respect.Lire la suiteLes Sapeurs
A Futami 二見町 Meoto Iwa 夫婦岩 , les ‘Rochers du couple marié’ Deux rochers reliés par un shimenawa* 標縄 Représentant l’union d’Izanagi イザナギ et Izanami イザナミ Créateurs du monde dans la mythologie japonaise. Un petit torii à son sommet Plusieurs fois par an Le shimenawa est remplacé. [* un shimenawa est une corde faite en paille de riz tressée que…Lire la suiteDeux rochers reliés par un shimenawa…
Komboloi κομπολόι Un objet usuel, Que l’on trouve en Grèce dans les kiosques Des boules enfilées sur un chapelet Qui glissent une à une dans la main Du grec kómbos (κόμπος) signifiant « nœud » Et -loï (λόι) « regrouper ensemble » De quoi rappeler bien d’autres pratiques Qu’elles soient chinoises, bouddhistes ou musulmanes Idée générale de se relaxer Et…Lire la suiteKombolói
Partager ne signifie pas se démunir, mais créer du lien et s’enrichir de ce qui circule entre les êtres. Dans la vie quotidienne, certains œuvrent seuls par nécessité ou par choix, tandis que d’autres s’associent par contrainte ou par désir. Au Népal, la communauté Gurung illustre une autre voie avec le nogar, un principe simple de coopération : au lieu de travailler chacun isolément, une vingtaine de personnes se retrouvent chaque jour dans le champ de l’une d’elles, puis passent collectivement au suivant jusqu’à ce que chacun ait bénéficié de l’effort commun. Ce système renforce l’efficacité, mais surtout les liens sociaux, l’amitié et la solidarité, notamment chez les femmes et les plus jeunes. Le partage ne peut être décrété ni imposé, car il dépend des besoins, des valeurs et des dispositions de chacun. Mal conduit, il peut devenir contrainte ; vécu librement, il éclaire la relation à l’autre et au monde. Partager des activités, des ressources, des savoirs ou du temps, c’est alors donner chair à ce que « faire ensemble » peut réellement signifier. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « partage » ?Lire la suiteNogar, le sens du partage…
Nous sommes à La Paz, en Bolivie, le 24 janvier, jour où débute une tradition singulière invitant à acheter des miniatures dites « de la Bonne Fortune ». Pour en comprendre le sens, il faut remonter bien avant les Incas, sur l’Altiplano, où vivait Iqiqu, homme humble et généreux dont la seule présence apportait bonheur, conseils avisés et harmonie. Sa bonté lui valut des pouvoirs sur les rivières, les roches et les montagnes, exercés avec justice. Mais Awqa, figure de violence et de destruction, envahit la région et s’acharna à effacer toute trace de cette bienveillance. Capturé alors qu’il aidait des paysans à s’organiser, Iqiqu se livra sans fuir. Awqa le fit démembrer et dispersa les fragments de son corps, croyant anéantir à jamais son influence. La légende dit pourtant qu’ils se réuniront un jour, annonçant le retour de la liberté. En mémoire de cette abondance perdue, un petit personnage, Ekeko, incarne depuis la prospérité. Chaque année, les alasitas, objets miniatures représentant maisons, commerces ou biens désirés, matérialisent les souhaits de l’année à venir, leur acquisition symbolisant l’espoir de leur réalisation.Lire la suiteAlasitas & Ekeko…
La bouteille circule sur un marché, et les marchés disent beaucoup de notre manière d’habiter le monde, car le commerce n’est pas qu’échange de biens, il est relation humaine. Des étals colorés d’Oaxaca aux marchés historiques d’Europe, des labyrinthes d’Asie aux bazars du Moyen-Orient, les marchés sont des lieux de transmission, de rencontres et de mémoire. On y échange des produits, mais aussi des gestes, des savoir-faire, des récits hérités de générations. Ils racontent la vie des cités autant que celle des marchands, mêlant les sens, le droit, la culture et l’économie. Le commerce y apparaît comme une mise en lien : entre producteurs et acheteurs, entre territoires lointains, entre passé et présent. Pourtant, cette dimension humaine peut se diluer lorsque l’échange se réduit à la seule logique du profit, oubliant la réciprocité, la confiance et la responsabilité. Les marchés rappellent que commercer, c’est reconnaître l’autre, négocier sans effacer la dignité, inscrire l’échange dans un tissu social vivant. Que disent-ils alors de l’épopée du commerce, sinon qu’elle oscille sans cesse entre humanité partagée et abstraction marchande ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « commerce » ?Lire la suiteSi tous les marchés du monde…
Une personne marchait lorsque par mégarde une bourse tomba de sa ceinture. Vint une seconde personne qui la trouva sur son chemin. Selon les codes d’honnêteté en usage, cette dernière s’empressa de rejoindre l’infortunée qui l’avait perdue et l’enjoignit de reprendre son bien. Ce à quoi l’autre, selon les mêmes codes, assura qu’elle n’en ferait rien car un bien perdu…Lire la suiteLe partage des trois ryōs …




















