La relation au handicap peut-elle devenir un critère pour évaluer l’évolution de nos sociétés, leur capacité à respecter les différences et à s’enrichir de leur pluralité ? Le concept de neurodiversité, introduit en 1998 et célébré chaque 30 septembre, s’inscrit précisément dans cette réflexion. Il affirme le droit à la différence et reconnaît la variabilité neurologique de l’espèce humaine, en particulier à travers le regard porté sur l’autisme et les réalités dites neurodivergentes ou neuroatypiques. Il interroge ainsi la notion même de norme et les cadres sociaux qui la produisent. Cette approche invite plus largement à repenser le handicap, visible ou invisible, et la manière dont les sociétés l’ont considéré, entre exclusion, peur et reconnaissance progressive. Elle rend aussi hommage à celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour la dignité et l’inclusion : artistes, militants, acteurs de terrain qui transforment concrètement les regards et les pratiques. Étendre notre regard, déplacer nos certitudes, reconnaître la valeur de chaque singularité : la question demeure moins de savoir si cela est possible que de savoir si nous le voulons réellement. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « handicap » ?Lire la suiteNeurodiversité, le droit à la différence…
Pantopique : 03-société
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Au-delà du football et de l’expression « Lions de la Teranga », la téranga désigne au Sénégal une manière d’être au monde fondée sur l’hospitalité et la reconnaissance de l’autre. Plus qu’un simple accueil, elle exprime l’idée que nul n’est totalement étranger et que la relation précède souvent l’identité. Elle s’incarne dans le plat partagé, toujours prêt à recevoir un convive imprévu, dans l’attention portée à l’hôte de passage comme à celui qui s’installe, dans une générosité quotidienne faite de gestes simples. Issue d’une longue histoire de circulations, de brassages et d’échanges, nourrie par des héritages sociaux, politiques et religieux, la téranga a contribué à façonner une identité collective où accueillir engage autant celui qui reçoit que celui qui arrive. Elle propose ainsi une lecture de l’étranger non comme une menace, mais comme une relation à construire, impliquant des droits et des devoirs mutuels. À l’heure où les flux migratoires s’intensifient et où les frontières se durcissent, la téranga invite à déplacer le regard : non pour nier les tensions, mais pour rappeler que toute frontière interroge notre capacité à reconnaître l’autre comme partie prenante d’un monde commun. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’étranger » ?Lire la suiteTéranga, ou le sens de l’hospitalité…
Kalevala – Une poésie épique carélienne et finlandaise, composée par Elias Lönnrot (1802-1884). Il est composé de poèmes et de chants populaires finlandais traditionnels qui racontent des histoires mythologiques et héroïques. Le « Kalevala » est une œuvre majeure de la littérature finlandaise, jouant un rôle central dans la formation de l’identité nationale finlandaise. Il met en lumière les croyances, les coutumes…Lire la suiteKalevala
On fait des jeux de mots, on joue sur les mots, on ne les mâche pas, on a le dernier… Toujours, d’une façon ou d’une autre, dans notre discours, dans nos échanges, dans nos expressions, les mots sont en jeu. Prenons-les donc au mot. Faisons un jeu. Limité, incomplet, toujours à inventer, mais un jeu quand même. Simple, sans connexion,…Lire la suiteOn fait des jeux de mots
Juste Lipse (Justus Lipsius) (1547–1606) est un humaniste flamand, philologue et philosophe. Professeur à Leyde puis à Louvain, il est l’un des principaux représentants du néo-stoïcisme renaissant. Son œuvre vise à adapter la sagesse antique aux troubles politiques et religieux de son temps. Il prône la constance, la maîtrise de soi et l’acceptation raisonnée du destin. Lipsius cherche une éthique…Lire la suiteJuste Lipse
Qu’est-ce que le patrimoine ? Comment se constitue-t-il et se transmet-il, et quels choix les sociétés humaines opèrent-elles pour désigner, conserver ou transformer ce qu’elles estiment digne d’héritage ? Comment le patrimoine, matériel et immatériel, naturel et culturel, témoigne-t-il des modes de vie, des savoir-faire, des croyances et des créations des générations passées ? Que nous apprennent l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie…Lire la suiteÉduquer au patrimoine
Qu’est-ce que le jeu ? Comment est-il apparu et a-t-il été pratiqué dans les sociétés humaines ? Quelles formes multiples a-t-il prises selon les cultures, les âges et les contextes ? Quels rôles le jeu a-t-il joués dans l’apprentissage, la socialisation, la transmission des règles et l’exploration du monde ? Que nous apprennent la psychologie, les sciences de l’éducation et…Lire la suiteÉduquer au jeu
Qu’entend-on par cultures ? Comment se sont-elles constituées, transformées et transmises au fil de l’histoire humaine, et quelles formes diverses ont-elles prises selon les territoires, les langues, les croyances, les modes de vie ? Comment les cultures expriment-elles des manières d’habiter le monde, de penser, de créer, de célébrer, de travailler et de transmettre ? Que nous apprennent l’anthropologie, l’histoire…Lire la suiteÉduquer aux cultures
Qu’est-ce que le sport ? Comment s’est-il constitué et diversifié, des jeux rituels et populaires aux pratiques codifiées et institutionnalisées contemporaines ? Quelles fonctions sociales, culturelles et éducatives le sport a-t-il assumées selon les époques et les sociétés, entre préparation physique, célébration, compétition, spectacle et lien social ? Que nous apprennent les sciences du corps et du mouvement sur l’effort,…Lire la suiteÉduquer au sport
Le droit de vote a une riche histoire, surtout lorsqu’on le lit au prisme féminin. La Nouvelle-Zélande l’instaure en 1893, suivie de l’Australie en 1903, bien que les femmes aborigènes n’y soient incluses qu’en 1962. La Finlande en 1906 voit les premières femmes élues à l’Eduskunta, puis les États-Unis suivent, avec Washington en 1910, la Californie en 1911, l’Arizona, l’Arkansas, l’Alaska… Parmi celles qui ont mené ce combat, Emmeline Pankhurst, née Goulden en 1858 au Royaume-Uni, joue un rôle majeur. Initiée très tôt aux idées politiques, mariée à Richard Pankhurst, elle fonde en 1903 l’Union sociale et politique des femmes (WSPU). Face aux blocages, elle et ses filles se radicalisent, participant à des manifestations bruyantes et à des actions spectaculaires : bris de fenêtres, sabotage, incendies, ce qui leur vaut le surnom de « suffragettes ». Emmeline est emprisonnée à plusieurs reprises et milite pendant la Première Guerre mondiale pour soutenir l’effort national, ce qui favorise la reconnaissance de leur combat : en 1918, les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote au Royaume-Uni. Elle meurt en 1928, un mois avant que le droit soit étendu aux femmes de plus de 21 ans.Lire la suiteEmmeline Pankhurst, suffragette
À qui renvoie le « nous » lorsque l’on invoque la responsabilité humaine, la justice ou l’engagement envers la planète et les autres ? « Nous, les êtres humains », « nous, les générations actuelles » : ces formules semblent évidentes, mais quelle entité concrète désignent-elles réellement ? Ce « nous » est-il si aisément mobilisable dans la conscience et l’action ? De nombreuses langues rappellent pourtant que le « nous » n’est jamais neutre, japoanais, tuvaluan, etc. : il peut inclure ou exclure, rapprocher ou tenir à distance, selon qu’il associe l’interlocuteur ou non, qu’il soit intime, social ou plus abstrait. Ces distinctions, souvent négligées, interrogent la manière dont se construit le sentiment d’appartenance. Comment passer d’un « nous de proximité », tissé de liens familiaux ou amicaux, à un « nous de société » façonné par des appartenances politiques, culturelles ou économiques, puis à un « nous d’humanité » englobant l’ensemble des destinées humaines ? Sans interroger la force et la nature de cette agrégation, le « nous » risque de rester incantatoire. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « nous » ?Lire la suiteNous, ici, maintenant…
Cheval, musée, aïkido, vin, menuiserie, Danse, mémoire, récits de vie, patrimoine, Poésie, conte, sensorialité, couture, LSF, tapisserie, nage, vélo, IA, Histoire, photographie, théâtre, Chant, calligraphie, audiovisuel, Croyances, jeux, éducation, soin, Arts, ligne, feuillardier, cultures… En ce 12 mars 2026, plongeons dans un monde de rencontres, de découvertes & de croisements, Autant d’occasions d’en témoigner sur la fresque… … ou de…Lire la suiteFresque & Cabinet des Curieux.ses
Norvège, Suède, Finlande et péninsule de Kola en Russie… tels sont les pays où vivent traditionnellement les Samis, à ne pas appeler Lapons, même si l’une des appellations de leur territoire, la Laponie, y invite, car ce terme viendrait du suédois lapp, désignant des « porteurs de haillons ». Leurs langues appartiennent à la famille finno-ougrienne et plus largement ouralienne, réparties en neuf zones linguistiques. Venus vraisemblablement de l’est, des terres sibériennes, il y a environ 4000 ans, ils se sont implantés par vagues successives. Leurs activités anciennes de pêche et de chasse de rennes sauvages se transformèrent en élevage, menacées aujourd’hui par l’exploitation minière, la sylviculture, l’urbanisation et le réchauffement climatique. Leurs objets culturels, comme la kuksa, tasse en bois de bouleau, ou le gákti, vêtement coloré reflétant la nature, l’eau, le soleil et l’amour, témoignent d’un artisanat vivant, le duodji. À cela s’ajoutent le guksi, couteau traditionnel, le joik, chant associé à des personnes ou lieux, le luohti, poésie chantée, et le lávvu, tente temporaire pour l’élevage des rennes. Ces héritages ne sont pas des pièces de musée, mais l’expression d’une vie à respecter et défendre.Lire la suiteBienvenue chez les Samis
Amazigh, kabyle, zenaga, tamasheq, tachelhit, tamazight, tarifit ou chaouia désignent un vaste ensemble de langues dites berbères, rattachées à la famille afro-asiatique et réparties du Maroc à l’Égypte, du Sahel aux îles Canaries. Le terme « Berbère », souvent rejeté, dérive d’une désignation grecque associée à l’idée de barbarie, tandis que les Imazighen se définissent eux-mêmes comme des « hommes libres ». Leur histoire plonge dans la longue durée, avec des racines remontant au Paléolithique supérieur et des tribus attestées dès le Néolithique, vers 5000 avant notre ère. Au fil des millénaires, ces populations ont formé une identité commune, enrichie par des contacts avec Phéniciens, Carthaginois, Romains et royaumes arabes, donnant naissance à des entités majeures comme la Numidie ou aux dynasties almoravide et almohade. Cette profondeur historique se lit dans une culture foisonnante mêlant traditions orales, musiques, artisanats, greniers collectifs fortifiés, bijoux, rites, usage du tifinagh et célébration du Nouvel An amazigh, Yennayer, le 13 janvier, symbole d’un héritage toujours vivant.Lire la suiteLe chemin des Imazighen…
Leur nom est un véritable casse-tête. Par commodité, on parle souvent de « Roms », terme signifiant « homme » en romani, langue indo-aryenne, mais d’autres appellations coexistent : « Tsiganes », peut-être issu du grec atsinganos, « Gitans » ou « Gypsies », liés à une supposée « Petite Égypte », « Kalés » dans l’aire ibérique, « Sinti » ou « Manouches » en régions germanophones, ce dernier renvoyant au sanskrit manushya, « être humain ». Le mot « bohémien » serait lié à des lettres de protection médiévales, tandis que « romanichel » est aujourd’hui péjoratif. En France, « Gens du voyage » désigne une catégorie administrative plus large. Ces termes recouvrent près de 15 millions de personnes aux situations très diverses. L’hypothèse la plus admise situe leur origine dans le nord-ouest de l’Inde, d’où des migrations commencées il y a plus de mille ans les auraient conduits vers l’Europe.Lire la suiteOn les nomme Roms
Samis, également appelés Lapons [terme néanmoins péjoratif] – Peuple finno-ougrien autochtone vivant principalement dans la région arctique du Sapmi, qui s’étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Ils ont une culture distincte, avec des langues same et des traditions ancestrales liées à l’élevage de rennes, à la pêche et à la chasse. Les Samis sont connus…Lire la suiteSamis
Les Olmèques étaient une ancienne civilisation précolombienne qui a prospéré dans la région actuelle du Mexique, notamment dans les basses terres du golfe du Mexique, vers 1400 à 400 avant J.-C. Ils sont souvent considérés comme la culture-mère de la Mésoamérique en raison de leur influence précoce sur les civilisations ultérieures telles que les Aztèques et les Mayas. Les Olmèques…Lire la suiteOlmèques
Groupe ethnique autochtone d’Amérique du Sud, principalement concentré au Chili et en Argentine. Connus pour leur histoire riche et leur résistance tenace contre les colonisateurs espagnols, les Mapuche [dont le nom signifie « Peuple de la Terre »] ont une culture distincte, avec des traditions, une langue (le mapudungun) et une spiritualité propres. Historiquement organisés en communautés autonomes appelées « lof », ils ont…Lire la suiteMapuche
Les Dogon sont un groupe ethnique indigène vivant principalement dans la région de Mopti, au Mali, en Afrique de l’Ouest, ayant une histoire remontant à plusieurs siècles. Leur société est organisée en clans et castes, avec des pratiques religieuses centrées sur des divinités telles qu’Amma, le dieu suprême. Les Dogon sont également connus pour leur architecture distinctive, des maisons en…Lire la suiteDogon
Les Haïdas sont un peuple autochtone vivant principalement sur la côte pacifique du Canada, en Colombie-Britannique, ainsi qu’en Alaska. Leur culture est riche et complexe, avec des clans matrilinéaires et une noblesse héréditaire. Ils sont célèbres pour leur art, notamment la sculpture sur bois et la gravure, aux motifs détaillés représentant animaux et êtres surnaturels, ainsi que pour leurs légendes, danses et cérémonies liées à la nature et aux esprits du milieu côtier. Les Haïdas ont également développé des savoirs en navigation et commerce avec d’autres peuples autochtones. Malgré la colonisation, la dépossession et les bouleversements historiques, ils préservent et revitalisent leur langue, leur culture et leurs pratiques artistiques, revendiquant leur identité et leurs droits territoriaux. Aujourd’hui, leur héritage unique continue d’être célébré et reconnu, témoignant de leur résilience et de la force de leurs traditions ancestrales.Lire la suiteHaïdas

















