Garuda est une figure mythologique hindoue, connue comme le vahana (monture) du dieu Vishnu. Il est souvent représenté comme un être mi-homme, mi-aigle, doté d’ailes puissantes et d’un corps doré. Garuda symbolise la vitesse, la force et la loyauté. Selon les légendes, il est né de l’œuf pondu par Vinata, l’une des épouses du sage Kashyapa. Garuda a un rôle…Lire la suiteGaruda
Pantopique : 02-espace
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Nos montagnes regorgent d’histoires et de symboles, à l’image du Triglav, montagne aux trois pics incarnant une ancienne divinité régnant sur le ciel, la terre et les enfers, si centrale que son ascension est considérée comme un rite d’identité nationale. Bienvenue en Slovénie, pays au carrefour des Alpes, de la plaine pannonienne et de l’Adriatique, où une autre passion façonne profondément la culture : l’apiculture. Véritable paradis des abeilles, le pays se distingue par la carniolienne, abeille mellifère réputée pour sa douceur et son efficacité. Avec environ cinq apiculteurs pour mille habitants et une densité remarquable de ruches, la Slovénie affiche un lien intime avec ces insectes essentiels. Les ruches elles-mêmes deviennent œuvres d’art, ornées de peintures naïves relatant scènes religieuses, locales ou historiques. Cette tradition doit beaucoup à Anton Janša, pionnier de l’apiculture moderne au XVIIIᵉ siècle, dont l’influence fut décisive bien au-delà des frontières. Ce rapport privilégié aux abeilles a conduit le pays à faire reconnaître une Journée mondiale de l’abeille, célébrée chaque 20 mai.Lire la suiteLa journée mondiale de l’abeille
En anglais, raven et crow désignent tous deux des corvidés, mais diffèrent sur les plans biologique, linguistique et symbolique. Le raven (Corvus corax) est plus grand, plus massif, avec un bec épais, une queue en losange et un cri grave et rauque, tandis que le crow (par ex. Corvus brachyrhynchos en Amérique du Nord) est plus petit et son cri plus aigu. En français, raven se traduit généralement par « corbeau » et crow par « corneille », même si l’usage courant simplifie parfois en « corbeau » pour les deux. Étymologiquement, raven vient de l’ancien anglais hræfn, lié au vieux norrois hrafn et au vieux haut allemand hraban, issu du proto-germanique hrabnaz, et chargé de symbolisme, notamment dans la culture nordique (les corbeaux d’Odin, Huginn et Muninn). Crow, issu de l’ancien anglais crāwe et du proto-germanique krāwō, est une formation onomatopéique décrivant le cri, plus populaire et moins mythique. Ainsi, raven évoque un oiseau majestueux et symbolique, présent en poésie et mythologie, tandis que crow désigne un oiseau commun, familier, associé aux paysages ruraux ou urbains ; la distinction est donc à la fois zoologique, culturelle et imaginaire.Lire la suiteRaven ou crow ?
Anton Janša (1734-1773) – Apiculteur et peintre slovène, considéré comme l’un des pionniers de l’apiculture moderne. Il a servi comme apiculteur impérial à la cour de Marie-Thérèse d’Autriche au XVIIIe siècle. Janša a développé des techniques novatrices d’élevage de reines et de gestion des colonies d’abeilles, laissant une influence durable sur la pratique apicole. En plus de ses contributions à…Lire la suiteAnton Janša
Il est possible qu’en Slovénie l’on dise qu’une personne est « aussi diligente qu’une abeille » (Priden kot čebela) ou que « le miel et le lait coulent » (Cedita se med in mleko), révélant l’importance symbolique et pratique des abeilles. Cette tradition apicole, vieille de plus de mille ans, culmine avec Anton Janša (1734-1773), pionnier de l’apiculture moderne, qui transforma savoir et pratiques : taille et forme des ruches adaptées à l’empilement, transmission des techniques, héritage artistique encore visible aujourd’hui. Pour honorer cette excellence, la Slovénie a choisi le 20 mai comme Journée mondiale des abeilles, rappelant que leur protection est essentielle non seulement pour elles mais pour nos ressources alimentaires et notre survie collective. Cette fragilité, manifeste dans la Vie et dans nos écosystèmes, nous invite à réfléchir à nos aveuglements et à envisager des mesures plus conscientes dans les domaines environnementaux, sociaux ou géopolitiques. Questionner la fragilité, c’est peut-être déjà commencer à transformer notre rapport au monde et à nos responsabilités.Lire la suitečebela, éloge de la fragilité…
La situation contemporaine renvoie chacun à sa vision du monde et à la manière dont elle conditionne notre rapport à la vie, à la dignité et au respect. L’histoire des deux grenouilles, dont l’une ne connaît que le fond de son puits tandis que l’autre tente en vain de lui décrire l’immensité du monde, illustre la puissance et les limites de nos cadres de perception. Nous sommes souvent prisonniers de nos propres « puits » : habitudes, idéologies, zones de confort, croyant embrasser le réel alors que notre ciel demeure borné par une margelle invisible. Même lorsque nous en sortons, n’est-ce pas fréquemment pour tomber dans un autre puits, régi par de nouveaux repères tout aussi limitants ? Le monde est pourtant fait d’une pluralité de langages, de valeurs et de systèmes qui ne demandent qu’à être compris. Reconnaître cette diversité invite à concilier la singularité de notre expérience avec l’universalité qui la contient, et à admettre que ce que nous jugeons « barbare » n’est souvent que différent de notre usage. Peut-être est-ce là une voie pour vivre ensemble : ouvrir nos fenêtres, laisser circuler la brise des autres cultures, et commencer par questionner notre indéfinition du monde.Lire la suiteLe monde de la grenouille au fond du puits…
En menuiserie, trusquiner la deuxième joue désigne une opération de traçage de précision réalisée lors de la préparation des assemblages, notamment des tenons et mortaises. Après avoir tracé la première joue à partir d’une face de référence, le menuisier règle le trusquin à l’épaisseur exacte de l’assemblage. Il utilise ensuite cet outil pour reporter le tracé sur la seconde joue,…Lire la suiteTrusquiner la deuxième joue
En menuiserie, l’expression « tirer à cœur » désigne une manière précise de tracer ou d’usiner une pièce en se référant à son axe central, appelé le cœur du bois, plutôt qu’à une face extérieure. Concrètement, tirer à cœur consiste à prendre le milieu de l’épaisseur d’une pièce comme référence, puis à répartir de façon égale les tracés ou les…Lire la suiteTirer à cœur
En menuiserie, dégauchir les dormants consiste à aligner et mettre parfaitement dans un même plan les dormants, c’est-à-dire les outils de serrage utilisés lors du collage d’un ouvrage. Avant le serrage définitif, il est essentiel de vérifier que les dormants sont droits, parallèles et sans vrillage apparent. Cette opération se fait généralement à l’œil, complétée par le toucher ou à…Lire la suiteDégauchir les dormants
En menuiserie, affranchir les abouts signifie mettre d’équerre et dresser les extrémités d’une pièce de bois, appelées les abouts. Cette opération consiste à obtenir des coupes nettes, planes et perpendiculaires aux faces et aux chants de référence. Elle intervient généralement après le corroyage des faces et des chants. Affranchir les abouts permet de définir une longueur exacte et fiable pour…Lire la suiteAffranchir les abouts
Yggdrasil est le frêne cosmique de la mythologie nordique, axe du monde reliant les Neuf Mondes et soutenant l’architecture de l’univers. Ses branches immenses s’élèvent au-dessus des cieux tandis que ses trois racines géantes plongent dans des sphères distinctes : l’une vers le monde des dieux, l’autre vers celui des géants, la troisième vers le royaume des morts. Autour de…Lire la suiteYggdrasil
Pākehā est un terme appliqué aux Néo-Zélandais d’origine non maorie. On dit que les chiffres du recensement de 1886 révèlent que les Pākehā natifs étaient désormais plus nombreux que ceux nés à l’étranger. C’est à cette époque que la fougère argentée fut choisie comme symbole de l’identité nationale de la Nouvelle-Zélande. Pour les Maoris, elle peut représenter la forme élégante…Lire la suiteFougère en Nouvelle-Zélande…
« [La forêt a accompagné l’histoire des civilisations. Mais elle croule aujourd’hui sous l’appétit sans mesure qui la condamne à disparaître… et nous avec elle ? Comment mieux traduire notre responsabilité ?…]
390 milliards d’arbres, voici un nombre qui à son évocation peut aussitôt donner le tournis. Pas sûr en effet qu’à son écoute nous soyons en mesure d’en dépasser l’abstraction, bien que précisément ce nombre estimé renvoie à une réalité des plus concrètes : celle de la forêt amazonienne. Dans un plaidoyer sur la nature de nos responsabilités à son égard, comme à l’égard de toutes les forêts que l’histoire des écosystèmes a confiées à notre gestion, Prince Ea mentionne la raison qui aujourd’hui nous conduit à les menacer : le gain, l’appétit morbide et aveugle qui emporte de longue date l’espèce humaine et que des moyens toujours plus imposants ont conduit à amplifier. On peut ainsi lire que sur une année des centaines de millions d’arbres, a minima, sont volés à cette richesse et qu’il faudrait bien des décennies pour en panser les plaies, pour en compenser les pertes, en admettant que nous y songions…
(…)
Est-il une voix pour sortir d’une telle impasse ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « forêt » et de « l’arbre » ?Lire la suite390 milliards d’arbres…
Et si l’on se promenait au parc de Keukenhof, près de Lisse ? Créé au XVe siècle comme « jardin de cuisine », il est devenu en 1949 un haut lieu des expositions florales et célèbre chaque printemps la floraison de plus de sept millions de bulbes plantés à l’automne. Cette apothéose renvoie à l’histoire européenne de la tulipe, introduite au XVIe siècle depuis Constantinople, où un ambassadeur d’Autriche remarqua cette fleur prisée des Ottomans. Son nom, dérivé du mot turc désignant le turban, accompagna son succès lorsque le botaniste Charles de l’Écluse démontra vers 1590 qu’elle s’adaptait parfaitement au climat local. Dans un contexte de prospérité nourri par l’essor de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les variétés se multiplièrent et un marché spéculatif s’emballa. Dans les années 1630, la « tulipomanie » poussa artisans et notables à engager des fortunes – parfois leurs maisons – pour un seul bulbe, jusqu’au krach de 1637 qui mit fin à cette folie. Restée dans l’art et les esprits, elle inspira encore Gilles Ménage, rappelant combien la valeur des choses dépend de l’enthousiasme humain. Drôle de monde !Lire la suitePour le prix d’une tulipe
Les Nymphéas est une série de peintures emblématiques réalisées par le peintre français Claude Monet entre 1899 et 1926. Ces œuvres sont le fruit du travail de Monet dans son jardin de Giverny, en France, où l’artiste a créé un étang de nymphéas luxuriants et colorés. Monet a été profondément inspiré par la nature environnante, capturant la beauté éphémère des…Lire la suiteLes Nymphéas
Aujourd’hui, j’ai 15 ans… Ma mère et ma grand-mère m’ont parlé de ce moment toute ma vie Mon père et mes frères savent que je ne serai plus la petite fille que j’étais Je m’habille d’une robe que la tradition veut rose Je me maquille Je me parfume Enfin, je mets la couronne Dehors, j’entends mes proches se réunir Je…Lire la suiteAujourd’hui, j’ai 15 ans
Art floral japonais traditionnel qui se concentre sur la création de compositions florales équilibrées et esthétiques. Appelé également kado ou « la voie des fleurs », l’ikebana vise à évoquer l’harmonie entre la nature, l’homme et l’espace qui les entoure. Les arrangements d’ikebana sont caractérisés par leur simplicité, leur élégance et leur respect des éléments naturels. Chaque composition est soigneusement conçue en…Lire la suiteikebana
L’expression auberge de vieillesse frappe d’abord par son ironie douce-amère. Une auberge est, par définition, un lieu de passage : on s’y arrête provisoirement, on y dort une nuit, on y échange quelques mots avant de reprendre la route. La vieillesse, au contraire, est souvent perçue comme une étape finale, un temps où le mouvement se ralentit et où le…Lire la suiteUne auberge de vieillesse
Les Moires, connues chez les Romains sous le nom de Parques, sont des divinités de la mythologie grecque associées au destin. Elles sont trois sœurs : Clotho, Lachésis et Atropos. Clotho, la fileuse, tisse le fil de la vie à la naissance de chaque individu. Lachésis, la mesureuse, détermine la longueur de ce fil, symbolisant la durée de la vie.…Lire la suiteMoirai
Les crises biologiques et les extinctions ne sont pas nouvelles, mais la nôtre se distingue par son accélération et par l’aveuglement qu’elle semble susciter, comme si nous manquions l’occasion d’en prendre pleinement conscience pour notre propre survie. La vie nous est donnée, prêtée peut-être, puis reprise, et entre ces deux bornes les cultures ont cherché à comprendre comment l’honorer. Nombre de sagesses traditionnelles enseignent l’interdépendance du vivant, l’idée que nuire à la Terre revient à se nuire à soi-même, car tout est lié. En Inde, cette intuition s’est cristallisée dans le principe d’ahiṃsā, la non-violence ou le respect absolu de la vie, partagé par plusieurs traditions spirituelles. Il invite à ne causer aucune nuisance à aucun être, si infime soit-il, et à reconnaître la valeur intrinsèque de toute forme de vie. Face à l’érosion de la biodiversité et aux violences visibles ou invisibles qu’elle subit, cette éthique ancienne apparaît moins comme une croyance que comme une ressource essentielle. Peut-être gagnerions-nous à réapprendre, à travers ces héritages, à redéfinir notre rapport au vivant. Et si tout commençait par une interrogation simple et radicale : qu’entendons-nous réellement par « vie » ?Lire la suiteAhimsa, le respect de la vie…

















