Nous sommes nombreux à nous plaindre des bruits que nous subissons au quotidien, spécialement en ville : bruits des voisins, de la circulation automobile, de travaux, du métro, etc. Que ce soit au domicile, en souterrain ou à la surface, nous sommes en permanence enveloppés – parfois agressés – de sons dont nous nous accommodons plus ou moins, puisqu’il nous est très difficile dans la vie ordinaire de véritablement fermer nos oreilles. Ainsi, au moins depuis la première révolution industrielle, dans les villes et plus particulièrement dans les métropoles, on constate une multiplication des sources sonores. Elle irait de pair avec un abaissement du seuil de la tolérance auditive, repérable par de nombreux indicateurs quantitatifs et qualitatifs, tels que les sondages réguliers sur ces questions, la mise à l’agenda politique de la lutte contre les nuisances sonores dans les métropoles, l’introduction récente (2003) dans le Code pénal français d’un « délit d’agression sonore », etc. Cependant, il n’apparaît pas particulièrement souhaitable d’en arriver à une ville silencieuse, ou du moins débarrassée de ses scories sonores et où ne resteraient que de « bons sons » comme les chants d’oiseaux… (…)Lire la suiteUne gêne sonore nécessaire
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
L’Un prend dans les mains de L’Autre un court morceau d’une tige creuse d’un bois sec et léger, dont l’une des extrémités est naturellement obturée par un nœud du végétal.
L’Un (perplexe) :
– Est-ce qu’on peut vraiment faire de la musique avec ce petit tube long de… combien… dix ?… quinze centimètres ?
L’Autre (affirmative) :
– À peu près oui. Et oui encore : on peut faire de la musique avec.
L’Un (étonné, tournant le tronçon en tous sens) :
– Mais il n’y a pas de bec, pas de trous à boucher avec les doigts. Ce n’est pas une flûte.
L’Autre (posée, affirmative) :
– Si, c’est une flûte. Une sorte de flûte, disons…
L’Un (intrigué) :
– Mais alors elle ne produit qu’une seule note ?
(…)Lire la suiteUne seule note
« La Vérité est un grand miroir tombé du ciel qui s’est brisé en mille morceaux. Chacun en possède un, mais pense détenir toute la vérité », écrit Djalal al-Din Rumi, mystique soufi du XIIIe siècle et fondateur de l’ordre des derviches. Une parole de sagesse et de tolérance que le réalisateur tunisien Nacer Khemir (Les Baliseurs du désert, Le Collier perdu…Lire la suiteUn grand miroir tombé du ciel
Cette croyance a commencé en parlant des hommes portant des chapeaux verts (ça existe ?), puis s’est répandue aux vêtements verts en général (comme un costume vert, un manteau vert, des chaussures vertes, etc…). Mais pourquoi ? On retrouve plusieurs explications dans la culture chinoise : Durant la Dynastie Tang (618-907), les travailleurs dans les bordels devaient porter des vêtements…Lire la suiteUn chapeau vert en Chine ? Mauvaise idée…
Les Truisms de Holzer ont été affichés dans des vitrines de magasins, sur des murs extérieurs et des panneaux d’affichage, ainsi que sur des écrans numériques dans des musées, des galeries et d’autres lieux publics, tels que Times Square à New York. Des multitudes de personnes les ont vus, lus, ont ri et ont été provoqués par eux. C’est précisément…Lire la suiteTruisms
Ma première incursion professionnelle dans le monde muséal s’est faite au musée Hèbre de Rochefort. J’y assurais une médiation culturelle de l’exposition sur le peintre orientaliste Eugène Fromentin. Ce jour-là, je reçois un groupe d’enfants et leur propose pour débuter de faire le tour de l’exposition, de bien regarder les tableaux puis de communiquer au groupe un détail qui leur…Lire la suiteTrouvez le zèbre
Stéphane Mallarmé – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe] (1875) Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié – tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre…Lire la suiteThe Raven (trad. Stéphane Mallarmé – 2)
THE YOUNG POPE raconte le début du règne de Pie XIII, né Lenny Belardo. Un jeune pape complexe et contradictoire, d’un conservatisme pouvant flirter avec l’obscurantisme le plus archaïque, et pourtant éperdu de compassion envers les plus pauvres et les plus faibles. Un homme charismatique et imprévisible, au pouvoir immense, qui n’offre aucune prise aux courtisans du Vatican. On le…Lire la suiteThe Young Pope
Charles Baudelaire – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe] (1853 [1854]) Une fois sur un minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, – sur quelques précieux et curieux volumes d’une doctrine oubliée, – comme je laissais tomber ma tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement – comme de quelqu’un frappant distinctement, frappant à la porte…Lire la suiteThe Raven (trad. Charles Baudelaire)
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Maurice Rollinat (1884)
Vers le sombre minuit, tandis que fatigué,
J’étais à méditer sur maint volume rare
Pour tout autre que moi dans l’oubli relégué ;
Pendant que je plongeais dans un rêve bizarre,
Il se fit tout à coup comme un tapotement
De quelqu’un qui viendrait frapper tout doucement
Chez moi. Je dis alors, bâillant, d’une voix morte :
« C’est quelque visiteur – oui – qui frappe à ma porte ;
C’est cela seul et rien de plus ! »
Traduction anonyme (1888)
Il était minuit. Vaguement, je rêvais au sort de certains volumes oubliés, quoique curieux et bizarres. On heurta doucement à ma porte.
Victor Orban (1908)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint étrange et curieux volume d’une science oubliée, – tandis que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain, il se fit un léger bruit, comme si quelqu’un avait frappé doucement, avait frappé à la porte de ma chambre. » C’est quelque visiteur, – murmurai-je, – qui frappe à la porte de ma chambre ; – ce n’est que cela, et rien de plus. »Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [4]
Stéphane Mallarmé – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe]
(1860) – Traduction recueillie dans « Glanes ». Premier jet.
Une fois, vers l’effrayant minuit, pendant que je songeais, las et abattu,
Sur de gothiques et curieux recueils d’amours oubliés, –
Pendant que je penchais la tête, mi-endormi, soudain vint un bruit,
Comme d’une main doucement heurtant, heurtant à la porte de ma chambre,
« C’est quelque ami » murmurai-je, « frappant à la porte de ma chambre –
« Seulement cela et rien de plus »
(1860) – État corrigé.
Une fois, vers un triste minuit, pendant que je m’appesantissais, faible et abattu,
Sur de bizarres et curieux volumes d’œuvres d’un amour oublié, –
Pendant que j’inclinais la tête, faisant presque un somme, soudain vint un bruit,
Comme de quelqu’un doucement heurtant, heurtant à la porte de ma chambre
« C’est quelque visiteur », murmurai-je, « frappant à la porte de ma chambre –
« Seulement cela et rien de plus »Lire la suiteThe Raven (trad. Stéphane Mallarmé – 1)
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] François de Chatelain (1857) Un soir vers le triste minuit, Que tout absorbé dans ma nuit, Ma tête tombait affaissée Sur une légende passée, Pendant que je m’assoupissais, Que dans un songe voyageais, Il se fit un bruit un peu sonore, À ma porte… et m’éveillant, sus ! Je me dis, me…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [1]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] O. J. R. (Olivier Richard Jules) (1866) Par une sombre nuit, je rêvais, en silence, Et, dans quelque vieux livres, où l’antique science, Maintenant oubliée, étalait sa fraîcheur, Mon âme, en vain, cherchait remède à sa douleur. Déjà le doux sommeil abaissait ma paupière ; Mes yeux étaient baignés d’une vague lumière,…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [2]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Bernard H. Gausseron (1883)
C’était minuit. L’heure était lourde.
Je rêvais, faible et harassé,
Repassant dans ma tête gourde
Mainte histoire du temps passé.
Ma tête tombait, assoupie,
Quand à ma porte l’on frappa ;
À ma porte quelqu’un tapa
Doucement, comme d’un doigt pie ;
Et, dans ma cervelle alourdie,
Entendant à ma porte tel bruit, je conclus :
« Quelque visite, et rien de plus. »
Ernest Guillemot (1884)
Vers le milieu d’une nuit lugubre, comme je méditais faible et fatigué,
Sur maint curieux et bizarre traité de science oubliée, –
Comme je m’affaissais, presque sommeillant : – tout à coup, j’entendis un frappement,
Comme un frappement, comme un frôlement, à la porte de ma chambre…
C’est quelque visiteur, me dis-je, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Quelque visiteur attardé, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Simplement, – et rien de plus.Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [3]
Once upon a midnight dreary, while I pondered, weak and weary,
Over many a quaint and curious volume of forgotten lore-
While I nodded, nearly napping, suddenly there came a tapping,
As of some one gently rapping, rapping at my chamber door.
“’Tis some visitor,” I muttered, “tapping at my chamber door-
Only this and nothing more.”
Ah, distinctly I remember it was in the bleak December;
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow;-vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow-sorrow for the lost Lenore-
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore-
Nameless here for evermore.
Népal, un pays à 90 % hindou, Où l’on trouve également de grands édifices bouddhistes Siddharta Gautama, le futur Bouddha, lui-même N’est-il pas né dans la région de Lumbini… Visite du temple Mayadevi Là-même où la mère de Bouddha, Maya, Lui aurait donné naissance vers 563 av.J.-C. En sa proximité, Une piscine sacrée connue sous le nom de Puskarni Où…Lire la suiteTemple Mayadevi
L’installation Suspended de Mona Hatoum est une pièce densément remplie de balançoires en bois rouge et noir, apparaissant comme un archipel flottant d’îles enchaînées au plafond. En y regardant de plus près, chacune de ces 35 balançoires porte, gravé sur son siège, le plan d’une capitale choisie au hasard dans chacun des six continents du monde. Chaque balançoire est suspendue…Lire la suiteSuspended
Sur les traces d’Ourika / Les Coulisses d’une création théâtrale (2020) – 32min / Réalisation : Dragoss Ouedraogo En 1823, Claire de Duras publiait anonymement « Ourika », un roman racontant la vie et la mort d’une jeune sénégalaise arrachée à son pays et ramenée en France pour y recevoir une éducation aristocratique. Deux siècles plus tard, la comédienne Marie…Lire la suiteSur les traces d’Ourika
Quand on entreprend un projet, il faut qu’on commence par s’écouter soi-même. C’est essentiel de savoir ce qu’on a instinctivement en tête avant de se référer à quoi que ce soit. Il s’agit de l’inspiration initiale, qui reflète ce qu’on rêve d’obtenir. C’est une conception libre et personnelle. À partir de là, passons au premier essai. Ne vous laissez pas…Lire la suitesoi
Depuis que j’ai des amis sourds, j’ai découvert que sourd n’était pas qu’un adjectif définissant une particularité/singularité physique. Sourd est une identité en soi, voire une revendication, et s’écrit souvent avec une majuscule. Les Sourds considèrent souvent qu’ils font partie d’une communauté. (On peut d’ailleurs faire de nombreux parallèles entre les Sourds et d’autres communautés minoritaires telles que celle des…Lire la suiteSourds – Patricia Grange











