Ma première incursion professionnelle dans le monde muséal s’est faite au musée Hèbre de Rochefort. J’y assurais une médiation culturelle de l’exposition sur le peintre orientaliste Eugène Fromentin.
Ce jour-là, je reçois un groupe d’enfants et leur propose pour débuter de faire le tour de l’exposition, de bien regarder les tableaux puis de communiquer au groupe un détail qui leur a plu, les a amusés ou questionnés. Pour un des jeunes présents, il s’agit d’un zèbre.
Surprise, je lui demande de nous montrer l’animal et effectivement un zèbre est présent dans l’exposition. J’avais longuement étudié les oeuvres, le travail de Fromentin et l’orientalisme en général. Je n’avais pas vu le zèbre. Certes, la présence de l’animal ne change pas la perception de l’œuvre, pour autant, il se trouve sur la toile et je ne l’ai pas remarqué. « Trouver le zèbre » est devenu un mantra dans ma vie professionnelle et personnelle. Il m’oblige à voir autrement, à adopter un pas de côté et à changer de perspective.
Par : Sandrine Duclos
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