LSF – B b comme bébé Main ouverte, doigts serrés et tendus, pouce repliéLire la suiteLSF – B b
Catégorie : Articles
« Bienvenue à Gattaca » est un film de science-fiction sorti en 1997, réalisé par Andrew Niccol. L’histoire se déroule dans un futur dystopique où la société est divisée en deux classes : les « Valides », des personnes génétiquement modifiées pour être parfaites, et les « In-Valides », considérées comme inférieures en raison de leur patrimoine génétique naturel. Le protagoniste, Vincent Freeman, est un In-Valide…Lire la suiteBienvenue à Gattaca
LSF – A a comme ami Poing fermé, pouce sur le côtéLire la suiteLSF – A a
Utopie ! Qui n’a pas ainsi qualifié une proposition jugée idéaliste, manquant de réalisme : « illusion », « mirage », « rêve », « chimère »… Le terme vient de l’anglais « utopia », introduit par Thomas More (1478–1535), chancelier d’Angleterre exécuté pour avoir déplu au roi Henri VIII, qui publia en 1516 son Utopia à Louvain, décrivant une île imaginaire en croissant, propriété privée abolie, pas de monnaie, chacun se servant selon ses besoins, cinquante-quatre villes partageant langue, coutumes et lois. Étymologiquement « nulle part », parfois « lieu heureux », ce concept inspira Platon et son Atlantide, Francis Bacon et sa Nouvelle Atlantide, Tommaso Campanella et sa Cité du Soleil, Rabelais et l’abbaye de Thélème, Voltaire et Candide, ainsi que des communautés du XVIIIe-XIXe siècle comme la Cité des utopies de Ledoux, l’Icarie d’Étienne Cabet ou le Phalanstère de Fourier. Morale : face aux dystopies, revisiter les utopies à taille humaine s’avère précieux. Pantopie, terme cher, pan- « tout » et topos « lieu », invite à accueillir la légitimité de tous les lieux et leur enrichissement mutuel.Lire la suiteD’une utopie à l’autre
« 1984 » est un roman dystopique écrit par George Orwell et publié en 1949. L’histoire se déroule dans un monde totalitaire dirigé par un régime oppressif connu sous le nom de « Parti ». Le protagoniste, Winston Smith, travaille pour le Parti en réécrivant l’histoire pour correspondre aux mensonges propagandistes du régime. Il commence à remettre en question la vérité officielle et à…Lire la suite1984
« The Handmaid’s Tale » est un roman dystopique écrit par Margaret Atwood, publié en 1985. L’histoire se déroule dans une société totalitaire appelée la République de Gilead, anciennement les États-Unis, où les femmes sont réduites à des rôles subalternes et sont contraintes de servir de « Servantes » pour procréer au sein des familles dirigeantes. Le récit est raconté du point de vue…Lire la suiteThe Handmaid’s Tale
L’Université de Louvain, en Belgique, a une histoire prestigieuse qui remonte à sa fondation en 1425 par le duc de Brabant, Jean IV. Elle a rapidement acquis une réputation en tant qu’institution d’enseignement supérieur de premier plan, attirant des étudiants de toute l’Europe. Au cours des siècles, l’université s’est distinguée dans les domaines de la théologie, de la philosophie, du…Lire la suiteUniversité de Louvain
Fondée en 859 à Fès, au Maroc, Université Al Quaraouiyine est souvent présentée comme la plus ancienne université en activité continue du monde. Créée par Fatima al-Fihri sous la dynastie idrisside, elle naît comme centre d’enseignement religieux avant d’élargir rapidement ses champs d’étude à la jurisprudence, la grammaire, la rhétorique, les mathématiques et les sciences naturelles. Au fil des siècles, Al Quaraouiyine devient un pôle intellectuel majeur du monde islamique, jouant un rôle essentiel dans la préservation et la transmission des savoirs, et attirant des érudits venus d’horizons très divers. L’institution comprend une mosquée, une bibliothèque parmi les plus anciennes encore en usage et des structures d’enseignement, et elle fonctionne toujours comme centre éducatif. En hommage à sa fondatrice, un prix Fatima al-Fihri a été créé en 2017 à l’université de Kairouan afin de soutenir l’accès des femmes à la formation et aux responsabilités professionnelles. Une tradition rapporte que Gerbert d’Aurillac, futur pape Sylvestre II, aurait fréquenté Al Quaraouiyine lors de ses voyages d’étude, même si les historiens estiment plus probable qu’il se soit surLire la suiteUniversité Al Quaraouiyine
L’Université de Bologne, fondée en 1088 à Bologne, en Italie, est la plus ancienne université du monde occidental, en fonction des sources et de la définition du concept d’université. Son histoire remonte au Moyen Âge, où elle a joué un rôle prééminent dans le développement du droit canonique et civil. L’université de Bologne a été un centre intellectuel majeur de…Lire la suiteUniversité de Bologne
Le monde est complexe et nous y naviguons constamment, dans nos pensées, jugements et actes, mais comment l’appréhender et quelle place lui accorder pour maintenir un équilibre ? Pour Edgar Morin, la complexité survient lorsque notre connaissance ne suffit pas à embrasser l’ensemble des informations, rappelant que complexus, en latin, signifie « ce qui est tissé », évoquant un « tiss’âge » où générations et savoirs s’entrelacent. Elle suppose de reconnaître l’incomplétude et l’incertitude, et non de confondre complexité et complétude. Le maître soufi Idries Shah illustre cette idée : se limiter aux nœuds sans passer à l’art du tissage, c’est manquer la dimension globale du savoir. Dans les systèmes sociaux, politiques, écologiques ou scientifiques, l’art de vivre la complexité consiste à naviguer entre les informations, à comprendre le croisement des nœuds sans les considérer isolément, à établir des équilibres provisoires face à des situations multidimensionnelles et multiculturelles, où le décryptage complet est rarement possible. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « complexité » ?Lire la suiteComplexité & tiss’âge…
La bouteille trouve sa place dans un dictionnaire des humanités, tout comme les notions que nous avons croisées, chacune contenue dans l’autre. Pourquoi ne pas imaginer un lexique ouvert, reflétant la pluralité de savoirs, langues, cultures et idées, au service d’un dialogue universel ? Déjà en 1987, Gro Harlem Brundtland soulignait dans Notre avenir à tous que sans un langage capable de toucher jeunes et vieux, aucun changement social nécessaire au développement humain durable ne pourrait survenir. Le « développement durable » ne se limite pas à répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures : il implique de prioriser les besoins essentiels des plus démunis et de tenir compte des limites imposées par nos techniques et organisations sur l’environnement. Ainsi, un dictionnaire devient un lieu de débat et de frottement des idées, invitant à croiser termes, langues et cultures, à questionner et renouveler nos façons de penser. Face aux défis contemporains, il n’est peut-être pas une solution mais un instrument pour explorer, relier et transmettre la richesse héritée des langues et cultures, conciliant sagesse du passé et force du futur. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition d’un « dictionnaire » ?Lire la suiteChanger la façon de penser…
Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716) – Philosophe, mathématicien et scientifique allemand, considéré comme l’un des plus grands penseurs de l’époque moderne. Il est célèbre pour avoir, indépendamment de Newton, développé le calcul différentiel et intégral. Leibniz est également connu pour sa philosophie optimiste du « meilleur des mondes possibles » et pour son concept de monadologie, qui propose une vision atomiste…Lire la suiteGottfried Wilhelm Leibniz
La quête d’un « monde meilleur » traverse l’histoire humaine, souvent désignée sous le nom d’utopie, entendue comme un lieu idéal qui n’existe pas encore, ou peut-être n’existera jamais. Pourtant, derrière l’imaginaire, l’utopie interroge nos critères du juste, du vivable et du désirable. Elle révèle autant nos espoirs que nos aveuglements, car nombre de mondes dits parfaits ont aussi porté leurs exclusions et leurs contraintes. À l’inverse, la dystopie met en scène l’échec de ces promesses lorsqu’elles deviennent domination, contrôle ou renoncement à l’humain. Entre ces deux pôles, une autre voie se dessine : celle d’un monde à penser non comme un modèle unique à imposer, mais comme une pluralité de lieux, de vies et de relations à faire coexister. Un monde meilleur ne commencerait alors ni par un plan global ni par une projection idéalisée, mais par une transformation du regard, du lien et du respect accordé à soi comme à l’autre. Imaginer l’avenir ne serait plus fuir le réel, mais l’habiter autrement, en reconnaissant que le centre du monde peut être partout, dès lors que l’humanité y est pleinement engagée. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de « l’utopie » ?Lire la suiteUne utopie en braille…
Confucius 孔夫子 (551-479 av. J.-C.) fut un philosophe, penseur politique et éducateur chinois dont les enseignements ont profondément marqué la culture et la société de son pays. Né à Qufu, dans l’actuelle province du Shandong, issu d’une famille de petite noblesse, il consacra sa vie à l’étude, à l’enseignement et à la recherche du perfectionnement moral. Ses idées, rassemblées dans le Lunyu ou Les Entretiens, insistent sur la moralité, la vertu et l’harmonie sociale, valorisant des qualités telles que la bienveillance, le respect, la loyauté et la sincérité, ainsi que le respect des rites et des traditions. Il formula également des principes sur la gouvernance, soulignant la responsabilité du souverain envers le peuple et la nécessité d’une administration fondée sur la bienveillance. Bien que ses enseignements aient parfois été négligés au cours de l’histoire, ils furent réhabilités et devinrent la base de la philosophie politique et de l’éducation en Chine. Confucius enseigna à de nombreux disciples et, après sa mort, son influence ne cessa de croître, le consacrant parmi les plus grands sages de l’histoire chinoise.Lire la suiteConfucius
Juste Lipse (Justus Lipsius) (1547–1606) est un humaniste flamand, philologue et philosophe. Professeur à Leyde puis à Louvain, il est l’un des principaux représentants du néo-stoïcisme renaissant. Son œuvre vise à adapter la sagesse antique aux troubles politiques et religieux de son temps. Il prône la constance, la maîtrise de soi et l’acceptation raisonnée du destin. Lipsius cherche une éthique…Lire la suiteJuste Lipse
« Ne pas voir le mal, Ne pas entendre le mal, Ne pas dire le mal » Au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō日光東照宮 Du 17ème siècle Stand les trois singes 三猿 Mizaru 見ざる, couvre ses yeux, ne voyant aucun mal. Kikazaru聞かざる, se bouche les oreilles, n’entendant pas le mal. Iwazaru言わざる, couvrant sa bouche, ne disant pas le mal ».Lire la suiteLes trois singes savants
Épictète (vers 50–135 apr. J.-C.) est un philosophe grec de l’Antiquité, l’une des figures majeures du stoïcisme tardif. Né esclave en Phrygie, il fut affranchi à Rome et reçut l’enseignement du philosophe stoïcien Musonius Rufus, dont il devint l’un des disciples les plus influents. Chassé de Rome lors des persécutions contre les philosophes sous l’empereur Domitien, il s’installa à Nicopolis,…Lire la suiteÉpictète
Le palais de mémoire de Matteo Ricci (1552–1610) s’inscrit dans l’ars memoriae occidentale, héritée de l’Antiquité et pratiquée à la Renaissance. Arrivé en Chine en 1583, Ricci adapta ces techniques aux lettrés chinois via son traité Xiguo jifa (~1596), proposant un édifice mental imaginaire structuré en entrées, salles, couloirs et niveaux, dont la fixité et l’ordre favorisent la mémorisation. Chaque espace, ou locus, accueille des images mentales marquées représentant les informations à retenir, organisées hiérarchiquement : les grandes salles pour les notions générales, les secondaires pour les détails, les divisions verticales pour des catégories ou degrés de connaissance. L’originalité de Ricci réside dans l’adaptation au contexte intellectuel chinois, utilisant des analogies avec le classement et l’ordonnancement des savoirs. Son palais de mémoire est ainsi à la fois outil mnémotechnique et méthode de formation intellectuelle fondée sur discipline, ordre et exercice régulier de la mémoire.Lire la suitePalais de mémoire de Matteo Ricci
Elie Wiesel (1928-2016) est un écrivain, philosophe et témoin majeur de la Shoah. Né à Sighet, en Transylvanie (alors en Roumanie), il est déporté en 1944 avec sa famille à Auschwitz-Birkenau, puis à Buchenwald, où il est libéré en avril 1945. Seul survivant de sa famille proche, il fait de cette expérience fondatrice le cœur de son œuvre. Installé en…Lire la suiteElie Wiesel
Simonide de Céos (v. 556 – v. 468 av. J.-C.) est un poète lyrique grec originaire de l’île de Céos, actif entre l’époque archaïque et l’époque classique. Il fréquente les cours aristocratiques d’Athènes, de Thessalie et de Syracuse, notamment celle du tyran Hiéron Ier. Reconnu dans l’Antiquité pour ses élégies, épinicies et poèmes funéraires, il est également associé à une réflexion fondatrice sur la mémoire. Selon une tradition rapportée par Cicéron, Simonide serait à l’origine de la méthode des lieux (ars memoriae). La légende raconte qu’après l’effondrement d’une salle de banquet, il identifia les victimes grâce au souvenir précis de leur place. De cette expérience serait née une technique mnémotechnique consistant à associer des idées à des lieux ordonnés, réels ou imaginaires, afin de structurer le souvenir. En parcourant mentalement ces espaces, l’orateur peut restituer un discours avec exactitude. Cette méthode souligne le rôle de l’imagination visuelle et fait de la mémoire un art conscient, au service de la parole et de la rhétorique antique.Lire la suiteSimonide de Céos



















