Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
O. J. R. (Olivier Richard Jules) (1866)
Par une sombre nuit, je rêvais, en silence,
Et, dans quelque vieux livres, où l’antique science,
Maintenant oubliée, étalait sa fraîcheur,
Mon âme, en vain, cherchait remède à sa douleur.
Déjà le doux sommeil abaissait ma paupière ;
Mes yeux étaient baignés d’une vague lumière,
Quand je crus qu’à ma porte, on frappait doucement :
« C’est quelque visiteur, me dis-je, en murmurant,
« Quelque fidèle ami qui frappe à cette porte :
« Peut-être, pour mon cœur, c’est l’espoir qu’il apporte ; »
Et, dans mon demi-somme, alors je répétais :
« C’est le moment plus que jamais ! »
Eugène Goubert (1869)
À l’heure de minuit, heure fatale et sombre,
Une fois que tout las et le front incliné,
Pensif, j’examinais un livre suranné
Tout rempli de science et d’arcanes sans nombre,
J’entendis à ma porte un bruit faible et confus…
« Un visiteur, pensai-je, et rien, non, rien de plus !
Source : proposé par Sandy Pecastaing | 2028
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