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hindi (lg)

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La langue hindi, standardisation de la langue hindoustani, est une langue indo-aryenne principalement parlée en Inde et par les communautés indiennes à travers le monde. Elle est écrite en alphabet devanagari et tire une grande partie de son vocabulaire du sanskrit. L’hindi est l’une des langues officielles de l’Inde et est largement utilisé dans l’administration, l’éducation, les médias et le…Lire la suitehindi (lg)

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Des proverbes en swahili…

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Nahodha wengi, chombo huenda mrama : « Trop de capitaines et le vaisseau va sombrer. » Akili nyingi huondoa maarifa : « Trop d’intelligence chasse la sagesse. » Mtaka yote hukosa yote : « Celui qui veut tout rate tout. » Ces proverbes swahilis nous rappellent combien les langues sont des instruments précieux pour formuler et comprendre le monde, condensant en quelques sons des pensées et des sagesses millénaires. Le swahili, langue bantoue parlée dans une large partie de l’Afrique subsaharienne, révèle cette richesse à travers sa littérature, comme le Diwani ya Mnyampala de Mathias Eugen Mnyampala (1917-1969) : « Chaque chose en ce monde, même si c’est le Sultan, même si tu as reçu une médaille, tu n’as pas encore atteint la fin. Cela peut tomber à terre, et perdre sa valeur. Ne te réjouis pas au début, jusqu’à ce que tu atteignes la fin ». Tradition poétique oblige, les meilleurs poètes, les malenga, étaient reconnus pour leur maîtrise exemplaire de la langue. Aujourd’hui, des expressions comme Hakuna matata, littéralement « il n’y a pas de problème », popularisées mondialement, montrent que le swahili continue d’inspirer un véritable Carpe diem, philosophie de vie et de sérénité.Lire la suiteDes proverbes en swahili…

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Le tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».

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Autrefois, dans la Tchoukoutka, un petit orphelin gardait seul les rennes, son unique compagnon étant un renne familier qui l’invitait à se glisser dans son ventre pour se réchauffer. Cette histoire, collectée par Charles Weinstein, illustre la vie des Tchouktches dont la langue, appartenant à la famille tchoukotko-kamtchatkienne, est aujourd’hui sévèrement en danger. Le russe gagne du terrain et de moins en moins d’enfants apprennent le tchouktche comme langue maternelle. Selon l’UNESCO, cette situation reflète une menace globale sur la diversité linguistique : plus de 200 langues se sont éteintes en trois générations, et des centaines sont en danger. La survie du tchouktche dépend de la mobilisation des communautés, des autorités et du public pour préserver ce patrimoine vivant unique.Lire la suiteLe tchouktche – Une langue « sévèrement en danger ».

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Aller à cheval et regarder les fleurs

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Que seraient les langues sans leur riche patrimoine d’adages, proverbes et dictons, ces formules toutes faites, souvent bien faites, dans lesquelles on puise pour commenter la vie ? La langue chinoise offre à cet égard les chéngyǔ, expressions condensées et imagées, employées au quotidien. Dire « dessiner un serpent et lui ajouter des pattes » signifie qu’on en fait trop ; « vider l’étang pour attraper tous les poissons » revient à sacrifier l’avenir pour un gain immédiat. Leur maîtrise devient précieuse en communication interculturelle : soit l’on passe à côté, soit l’on crée des ponts entre imaginaires. Mais traduire ces images est parfois acrobatique. Ainsi, « éteindre une charrette de fagots en feu avec un verre d’eau » évoque une action vaine et mal proportionnée, qu’un graphiste associa un jour à l’expression française « pisser dans un violon », au grand désarroi de ses interlocuteurs chinois. Autre exemple : « aller à cheval, regarder les fleurs » renvoie à un jugement hâtif fondé sur des apparences trompeuses, issu d’une histoire de mariage arrangé où chacun cachait ses défauts.Lire la suiteAller à cheval et regarder les fleurs

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Doktoro Esperanto…

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Louis-Lazare Zamenhof (1859–1917), né à Białystok dans la Pologne alors sous domination russe, fut l’initiateur d’un rêve universel : créer une langue capable de rapprocher les peuples et de pacifier leurs différends. Issu d’une ville multilingue mais marquée par les tensions culturelles, il devint ophtalmologue, tout en nourrissant un projet plus ambitieux. En 1887, il publie « Lingvo Internacia », sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (« celui qui espère »), posant les bases d’une langue neutre et simple à apprendre. Le premier congrès universel d’espéranto se tient en 1905 à Boulogne-sur-Mer, réunissant près de 700 participants de 20 pays. Il y est acté que l’espéranto n’appartiendra à personne et ne servira aucune idéologie ni religion. Trois ans plus tard, l’Association universelle d’espéranto est fondée. Des scissions apparaissent, comme l’ido, mais l’espéranto demeure la langue construite la plus répandue, avec plusieurs millions de locuteurs dans le monde. La famille Zamenhof connut également des tragédies : leurs enfants, Adam, Zofia et Lidia, furent victimes des persécutions nazies pendant la Seconde Guerre mondiale.Lire la suiteDoktoro Esperanto…

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Le sanskrit – « parachevé »…

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Le sanskrit, dérivé de saṃskṛtam signifiant « parfait » ou « parachevé », était auparavant appelé vāc (« parole ») ou śabda (« langue »). Il appartient à la branche indo-iranienne des langues indo-européennes et n’est lié à aucun État particulier, mais fut conservé par les brahmanes. Les premiers textes sont le Ṛgveda, puis saṃhitā, brāhmaṇa et upaniṣad. Longtemps oral, il passa à l’écriture avec le brahmi au IIIᵉ siècle av. J.-C. Les prakrits, langues dérivées, donnèrent naissance au pālī, à l’ardhamāgadhī et aux langues modernes comme l’hindi ou le bengali. De nombreux mots universels viennent du sanskrit, comme « avatar » (avatāra), « poivre » (pippali), « mandarine », « nénuphar », « yoga » ou « ayurveda », témoignant de son influence mondiale.Lire la suiteLe sanskrit – « parachevé »…

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Le pari du sango…

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Le sango devient langue officielle de la République centrafricaine en 1991 aux côtés du français, reconnu en 1963. Certains le qualifient de créole, d’autres le rattachent aux langues adamawa-oubanguiennes de la famille nigéro-congolaise. Le sango parlé autour de Mobaye et le long de l’Oubangui diffère de celui qui, sous influence européenne et au contact d’autres langues africaines, devient progressivement langue nationale par créolisation. À base lexicale ngbandi, il était d’abord utilisé par les opérateurs fluviaux avant de s’étendre avec Bangui. Durant la période coloniale, il joua un rôle clé dans l’évangélisation. Aujourd’hui, il reste la langue véhiculaire dominante parmi une centaine de langues, avec un travail lexical en cours et une orthographe officielle depuis 1984 incluant la notation des tons du sängö.Lire la suiteLe pari du sango…

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A la rencontre du portunhol…

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Le traité de Tordesillas, signé en 1494 entre l’Espagne et le Portugal sous l’égide pontificale, fixa une ligne de partage du monde à 370 lieues à l’ouest du Cap-Vert. Lorsque le Brésil fut atteint en 1500, il se retrouva du côté portugais, tandis que le reste de l’Amérique demeurait majoritairement sous domination espagnole. De cette division naquirent deux grandes aires linguistiques qui, au fil du temps, entrèrent en contact dans des zones frontalières, par les échanges et les mobilités. De ces rencontres est issue une variété hybride mêlant espagnol et portugais : le portuñol ou portunhol. Cette forme s’appuie sur une intercompréhension déjà élevée entre les deux langues et se développe surtout dans des contextes bilingues informels, parfois avec une forte créativité lexicale. Elle a même trouvé des expressions littéraires et populaires, intégrant parfois d’autres langues amérindiennes. Si certains y voient un enrichissement vivant et inventif, d’autres s’inquiètent d’une dilution possible des langues de référence. Entre crainte et fascination, le portuñol illustre ainsi la manière dont l’histoire, la géographie et les contacts humains façonnent des formes linguistiques nouvelles, dynamiques et profondément révélatrices des sociétés qui les portent.Lire la suiteA la rencontre du portunhol…

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Mo anvi aprann inpe creole

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Un pidgin est une langue véhiculaire simplifiée, née du contact entre populations ne partageant pas la même langue, souvent à partir d’une langue dominante (anglais, français, espagnol…). Le terme viendrait de business. Lorsqu’un pidgin se stabilise, s’enrichit et devient langue maternelle d’une communauté, on parle alors de créole. Il existe des créoles fondés sur des langues européennes, mais aussi sur l’arabe, le malais ou le chinois. Parmi les plus connus figurent le tok pisin (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le bichelamar (Vanuatu), le pijin des Salomon ; le créole haïtien est celui qui compte le plus de locuteurs. On appelle sabir un pidgin extrêmement réduit. Le créole mauricien, parlé à l’Île Maurice, dérive d’un proto-créole bourbonnais issu de la période esclavagiste, puis s’est transformé au contact de populations africaines, malgaches, indiennes, chinoises et européennes. Le passage de la domination française à britannique a également marqué son évolution. Particularité singulière : l’usage symbolique des nombres, comme 4 pour la mort (influence chinoise) ou 31 pour « être bien habillé » (écho français). Langue vivante et inventive, le créole mauricien témoigne de l’histoire mêlée des peuples et invite, naturellement, à être appris.Lire la suiteMo anvi aprann inpe creole

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isangu (lg)

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L’isangu (ou yisangu) est une langue bantoue appartenant au groupe B40 selon la classification de Guthrie, parlée par le peuple Massango au Gabon, principalement dans le sud-est du pays, notamment dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué. Codée [snq] selon la norme ISO 639-3, cette langue présente des affinités linguistiques avec d’autres langues bantoues voisines du Gabon et de…Lire la suiteisangu (lg)

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Khoïsan

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Le terme Khoïsan désigne l’ensemble des peuples autochtones d’Afrique australe dits « non bantous », comprenant principalement les Khoï (ou Khoïkhoï) et les San (anciennement appelés « Bushmen »), autrefois regroupés sous l’appellation aujourd’hui obsolète et péjorative de « Hottentots ». Ils sont les locuteurs des langues khoïsan, un ensemble de familles linguistiques remarquables par l’usage de clics phonétiques, produits par des contacts de la langue avec différentes parties de la bouche. Les peuples khoïsan comptent parmi les plus anciens peuplements humains de la région et sont aujourd’hui répartis principalement en Namibie, en Afrique du Sud, au Botswana et en Angola. Traditionnellement, les Khoïkhoï sont des pasteurs pratiquant l’élevage, tandis que les San vivent comme chasseurs-cueilleurs, souvent dans des environnements semi-arides. Leur culture est marquée par des pratiques animistes et chamaniques, une relation spirituelle étroite avec la nature et un riche patrimoine de peintures rupestres.Lire la suiteKhoïsan

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Éliézer Ben-Yéhouda – Faire renaître l’hébreu…

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En 135 de notre ère, l’État juif disparaît face à Rome, entraînant la diaspora, soit la dispersion de la communauté. Pendant près de deux millénaires, la langue et l’écriture furent préservées à travers le shabbat, les textes religieux et l’étude, donnant naissance à l’hébreu mishnique, langue de la compilation de la Mishnah, puis à de nouvelles langues comme le yiddish pour les Ashkénazes et le judéo-espagnol ou judéo-arabe pour les Séfarades. L’hébreu n’était plus parlé quotidiennement mais restait vivant comme instrument culturel et liturgique. Le yiddish mêlait allemand, influences slaves et mots hébreux, toujours écrit en alphabet hébreu. Du néo-hébreu des premiers siècles jusqu’au XIXe siècle, cette tradition prépare la renaissance de l’hébreu moderne. Éliézer Ben-Yéhouda (1858-1922) fut l’artisan majeur de cette revitalisation, créant l’Union pour la langue et la culture hébraïques en 1909 et publiant son dictionnaire, ses enfants devenant les premiers locuteurs natifs de l’hébreu moderne.Lire la suiteÉliézer Ben-Yéhouda – Faire renaître l’hébreu…

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Les joies de la déclinaison…

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La déclinaison consiste à modifier la forme d’un mot pour exprimer sa fonction dans la phrase, touchant substantifs, adjectifs et pronoms, tandis que les verbes relèvent de la conjugaison. Elle se retrouve dans de nombreuses langues : allemand, latin, russe, tamoul, géorgien, basque, hongrois ou quechua, ce dernier illustrant des cas comme TAita (nominatif), taitaPA (génitif) ou taitaMANta (ablatif). Le nombre de cas varie : quatre en allemand, six en latin, sept en géorgien, quatorze en estonien, quinze en finnois et dix-huit en hongrois. Ces systèmes, complexes pour les non-natifs, sont maniables pour ceux qui les acquièrent tôt. En finnois, par exemple, le partitif domine sur l’accusatif et permet des distinctions subtiles : « metsässä » peut signifier « les forêts », « des forêts » ou « dans les bois ». Ainsi, la déclinaison reste un outil central pour comprendre et nuancer le sens des mots.Lire la suiteLes joies de la déclinaison…

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Zamenhof – Doktor Espéranto…

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Adam, Zofia et Lidia Zamenhof, nés à la fin du XIXe siècle dans la famille de Louis-Lazare Zamenhof, le créateur de l’espéranto, furent tragiquement assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur père rêvait d’une langue capable de rapprocher les peuples, née dans une Pologne multilingue marquée par conflits et pogromes. Après des études de médecine, il publia en 1887 son premier ouvrage sous le pseudonyme de Doktor Esperanto, « celui qui espère », donnant naissance à une langue construite visant la compréhension universelle. L’espéranto ne fut pas unique : le volapük de Johann Martin Schleyer et plus tard le noxiro de Mizuta Sentarō illustrent d’autres tentatives. Malgré les oppositions, y compris celles idéologiques évoquées dans Mein Kampf, l’espéranto prit son essor, son premier congrès mondial se tenant à Boulogne-sur-Mer en 1905.Lire la suiteZamenhof – Doktor Espéranto…

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Le Pays où l’on parle basque…

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Euskal Herria, le « Pays Basque », comprend sept provinces traditionnelles, trois côté français et quatre côté espagnol. Malgré ses dialectes variés, il se définit par la langue basque, Euskara, et son néologisme politique Euskadi. Le basque demeure un isolat, sans lien avéré avec d’autres familles linguistiques, malgré tentatives de rattachement aux langues indo-européennes ou caucasiennes. Sa vitalité se mesure aussi à sa diaspora, en particulier en Amérique, parfois considérée comme une « huitième province ». La langue a généré des pidgins comme le basco-islandais ou le basco-algonquin, issus du contact avec Islandais et populations amérindiennes, illustrant la circulation et l’adaptation de l’Euskara. Cette richesse interroge le lien entre langue, espace et histoire, et témoigne de l’énigme vivante que représente le basque en Europe et dans le monde.Lire la suiteLe Pays où l’on parle basque…

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Une date : 21 février… en mémoire du combat du bangla…

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« Mon Bengale doré, je t’aime… » et « Tu es le souverain des âmes du peuple… » sont les débuts respectifs des hymnes nationaux du Bangladesh et de l’Inde, tous deux écrits par Rabindranath Tagore (1861-1941), prix Nobel de littérature et ardent défenseur du Bengale. La langue bengali (ou bangla) বাংলা, 6e langue mondiale, appartient aux langues indo-aryennes et s’écrit dans un alphasyllabaire homonyme proche du devanagari, apparu au XIe siècle, utilisé aussi pour le népalais ou le meitei. L’histoire du bangla est marquée par le 21 février 1952, lorsque des manifestants à Dhaka revendiquèrent l’usage de leur langue face à l’urdu imposé par le Pakistan occidental et furent sévèrement réprimés. Cette date fut choisie en 1999 par l’ONU comme Journée internationale de la langue maternelle. Merci à Tagore et aux poètes de rapprocher ces richesses de nos cœurs.Lire la suiteUne date : 21 février… en mémoire du combat du bangla…

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Découvrir le jedek…

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La pluralité des langues constitue un patrimoine universel vivant, dont la sauvegarde et l’animation témoignent de l’importance de leur diversité pour le dialogue et la défense de nos identités. En 2017, dans l’État de Kelantan en Malaisie péninsulaire, des linguistes suédois étudiant la langue jahai, parlée par les Semang, découvrent qu’une partie du village de 280 habitants parle en réalité le jedek, une langue distincte avec un vocabulaire absent de notions telles que « achat », « vol » ou « loi », révélant une société égalitaire et non compétitive. Cette découverte illustre combien l’aventure des langues, près de 5000 à 7000 encore menacées, continue de nous émerveiller et nous interpelle sur notre rôle dans leur préservation. La disparition de ces langues appauvrirait la culture universelle et la pensée humaine. Chaque individu peut devenir un antidote à ce déclin en établissant des liens avec cette richesse, en participant activement à sa compréhension et à sa transmission. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « langue » et du « langage » ?Lire la suiteDécouvrir le jedek…

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L’arabe et ses variations dialectales…

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L’arabe, langue sémitique la plus parlée, est officielle dans de nombreux pays et figure parmi les six langues de l’ONU, célébrée chaque 18 décembre depuis sa reconnaissance en 1973. Elle se caractérise par une diglossie : l’arabe classique ou fuṣḥa (فُصْحَى) et les variantes vernaculaires, réparties selon des critères géographiques en arabe maghrébin ou occidental et arabe oriental. On distingue cinq grands groupes : maghrébin, péninsulaire, levantin, mésopotamien et du Nil. Née dans la péninsule arabique et attestée dès le IIIᵉ siècle, elle s’est largement diffusée avec l’expansion de l’islam. À l’écrit, l’arabe littéral favorise l’accès à une littérature de près de quinze siècles (…)Lire la suiteL’arabe et ses variations dialectales…

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Le temps de la lingua franca…

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À l’origine, la « lingua franca » était un sabir utilisé dans les ports méditerranéens, mêlant français, espagnol, italien, arabe, maltais ou turc, facilitant les échanges entre locuteurs de langues différentes. Le terme désigne aujourd’hui toute langue auxiliaire, du latin au kiswahili, du sanskrit au français diplomatique. Mais c’est l’anglais qui incarne désormais cette fonction planétaire, diffusé par l’Empire britannique puis le modèle américain, la culture, le commerce et le numérique. De ce raz-de-marée naissent des créations hybrides : le konglish en Corée, le wasei-eigo au Japon, le singlish à Singapour, chacune illustrant la créativité des locuteurs confrontés à une langue mondiale tout en la modelant à leur usage.Lire la suiteLe temps de la lingua franca…

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Les Serments de Strasbourg & la naissance de la langue française / 14 février

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Les Serments de Strasbourg (Sacramenta Argentariæ) signent le 14 février 842 l’alliance entre deux des trois petits-fils de Charlemagne, et fils de Louis le Pieux, Charles le Chauve et Louis le Germanique, et ce contre leur frère aîné, Lothaire Ier. Louis le Germanique prononce son serment en langue romane pour être compris des soldats de Charles le Chauve lequel le…Lire la suiteLes Serments de Strasbourg & la naissance de la langue française / 14 février