À l’instar de ses consœurs et compatriotes Cindy Sherman et Jenny Holzer, Barbara Kruger s’est imposée sur le devant de la scène artistique américaine dans les années 1980. Graphiste de formation, elle développe un vocabulaire artistique original et crée un style qui deviendra rapidement sa signature : Elle utilise de vieilles photographies de magazines en noir et blanc qu’elle intercepte, rephotographie et agrandit. Elle associe ensuite ces images à des slogans inspirés de la publicité et de la société de consommation, présentés en lettres blanches sur fond rouge. La gamme limitée de couleurs, la typographie et la tension dynamique entre le langage verbal et visuel situent Barbara Kruger dans la tradition du photomontage des avant-gardes russe et allemande de l’entre-deux-guerres. Dans Untitled (I Shop Therefore I Am), la simplicité de l’image sert à accentuer la violence du texte. En se transformant en « I shop therefore I am », la proposition cartésienne « I think therefore I am » devient dénuée de sens (…)Lire la suiteUntitled (I Shop Therefore I Am)
Repère : art
Les arts. Dans toute la diversité de leur succession, de leurs transmissions, des figures illustres, mais aussi quantité d’œuvres anonymes dont la trace demeure. Les arts qui racontent un des plus riches récits de la condition humaine, souvent confrontée à ses contradictions, ses abimes, son agonie… Les arts, dont les repères entretiennent un dialogue universel dont nous captons parfois l’écho…
L’Un prend dans les mains de L’Autre un court morceau d’une tige creuse d’un bois sec et léger, dont l’une des extrémités est naturellement obturée par un nœud du végétal.
L’Un (perplexe) :
– Est-ce qu’on peut vraiment faire de la musique avec ce petit tube long de… combien… dix ?… quinze centimètres ?
L’Autre (affirmative) :
– À peu près oui. Et oui encore : on peut faire de la musique avec.
L’Un (étonné, tournant le tronçon en tous sens) :
– Mais il n’y a pas de bec, pas de trous à boucher avec les doigts. Ce n’est pas une flûte.
L’Autre (posée, affirmative) :
– Si, c’est une flûte. Une sorte de flûte, disons…
L’Un (intrigué) :
– Mais alors elle ne produit qu’une seule note ?
(…)Lire la suiteUne seule note
« La Vérité est un grand miroir tombé du ciel qui s’est brisé en mille morceaux. Chacun en possède un, mais pense détenir toute la vérité », écrit Djalal al-Din Rumi, mystique soufi du XIIIe siècle et fondateur de l’ordre des derviches. Une parole de sagesse et de tolérance que le réalisateur tunisien Nacer Khemir (Les Baliseurs du désert, Le Collier perdu…Lire la suiteUn grand miroir tombé du ciel
Les Truisms de Holzer ont été affichés dans des vitrines de magasins, sur des murs extérieurs et des panneaux d’affichage, ainsi que sur des écrans numériques dans des musées, des galeries et d’autres lieux publics, tels que Times Square à New York. Des multitudes de personnes les ont vus, lus, ont ri et ont été provoqués par eux. C’est précisément…Lire la suiteTruisms
Ma première incursion professionnelle dans le monde muséal s’est faite au musée Hèbre de Rochefort. J’y assurais une médiation culturelle de l’exposition sur le peintre orientaliste Eugène Fromentin. Ce jour-là, je reçois un groupe d’enfants et leur propose pour débuter de faire le tour de l’exposition, de bien regarder les tableaux puis de communiquer au groupe un détail qui leur…Lire la suiteTrouvez le zèbre
THE YOUNG POPE raconte le début du règne de Pie XIII, né Lenny Belardo. Un jeune pape complexe et contradictoire, d’un conservatisme pouvant flirter avec l’obscurantisme le plus archaïque, et pourtant éperdu de compassion envers les plus pauvres et les plus faibles. Un homme charismatique et imprévisible, au pouvoir immense, qui n’offre aucune prise aux courtisans du Vatican. On le…Lire la suiteThe Young Pope
Stéphane Mallarmé – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe] (1875) Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié – tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre…Lire la suiteThe Raven (trad. Stéphane Mallarmé – 2)
Charles Baudelaire – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe] (1853 [1854]) Une fois sur un minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, – sur quelques précieux et curieux volumes d’une doctrine oubliée, – comme je laissais tomber ma tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement – comme de quelqu’un frappant distinctement, frappant à la porte…Lire la suiteThe Raven (trad. Charles Baudelaire)
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Maurice Rollinat (1884)
Vers le sombre minuit, tandis que fatigué,
J’étais à méditer sur maint volume rare
Pour tout autre que moi dans l’oubli relégué ;
Pendant que je plongeais dans un rêve bizarre,
Il se fit tout à coup comme un tapotement
De quelqu’un qui viendrait frapper tout doucement
Chez moi. Je dis alors, bâillant, d’une voix morte :
« C’est quelque visiteur – oui – qui frappe à ma porte ;
C’est cela seul et rien de plus ! »
Traduction anonyme (1888)
Il était minuit. Vaguement, je rêvais au sort de certains volumes oubliés, quoique curieux et bizarres. On heurta doucement à ma porte.
Victor Orban (1908)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint étrange et curieux volume d’une science oubliée, – tandis que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain, il se fit un léger bruit, comme si quelqu’un avait frappé doucement, avait frappé à la porte de ma chambre. » C’est quelque visiteur, – murmurai-je, – qui frappe à la porte de ma chambre ; – ce n’est que cela, et rien de plus. »Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [4]
Stéphane Mallarmé – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe]
(1860) – Traduction recueillie dans « Glanes ». Premier jet.
Une fois, vers l’effrayant minuit, pendant que je songeais, las et abattu,
Sur de gothiques et curieux recueils d’amours oubliés, –
Pendant que je penchais la tête, mi-endormi, soudain vint un bruit,
Comme d’une main doucement heurtant, heurtant à la porte de ma chambre,
« C’est quelque ami » murmurai-je, « frappant à la porte de ma chambre –
« Seulement cela et rien de plus »
(1860) – État corrigé.
Une fois, vers un triste minuit, pendant que je m’appesantissais, faible et abattu,
Sur de bizarres et curieux volumes d’œuvres d’un amour oublié, –
Pendant que j’inclinais la tête, faisant presque un somme, soudain vint un bruit,
Comme de quelqu’un doucement heurtant, heurtant à la porte de ma chambre
« C’est quelque visiteur », murmurai-je, « frappant à la porte de ma chambre –
« Seulement cela et rien de plus »Lire la suiteThe Raven (trad. Stéphane Mallarmé – 1)
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] François de Chatelain (1857) Un soir vers le triste minuit, Que tout absorbé dans ma nuit, Ma tête tombait affaissée Sur une légende passée, Pendant que je m’assoupissais, Que dans un songe voyageais, Il se fit un bruit un peu sonore, À ma porte… et m’éveillant, sus ! Je me dis, me…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [1]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] O. J. R. (Olivier Richard Jules) (1866) Par une sombre nuit, je rêvais, en silence, Et, dans quelque vieux livres, où l’antique science, Maintenant oubliée, étalait sa fraîcheur, Mon âme, en vain, cherchait remède à sa douleur. Déjà le doux sommeil abaissait ma paupière ; Mes yeux étaient baignés d’une vague lumière,…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [2]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Bernard H. Gausseron (1883)
C’était minuit. L’heure était lourde.
Je rêvais, faible et harassé,
Repassant dans ma tête gourde
Mainte histoire du temps passé.
Ma tête tombait, assoupie,
Quand à ma porte l’on frappa ;
À ma porte quelqu’un tapa
Doucement, comme d’un doigt pie ;
Et, dans ma cervelle alourdie,
Entendant à ma porte tel bruit, je conclus :
« Quelque visite, et rien de plus. »
Ernest Guillemot (1884)
Vers le milieu d’une nuit lugubre, comme je méditais faible et fatigué,
Sur maint curieux et bizarre traité de science oubliée, –
Comme je m’affaissais, presque sommeillant : – tout à coup, j’entendis un frappement,
Comme un frappement, comme un frôlement, à la porte de ma chambre…
C’est quelque visiteur, me dis-je, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Quelque visiteur attardé, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Simplement, – et rien de plus.Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [3]
Once upon a midnight dreary, while I pondered, weak and weary,
Over many a quaint and curious volume of forgotten lore-
While I nodded, nearly napping, suddenly there came a tapping,
As of some one gently rapping, rapping at my chamber door.
“’Tis some visitor,” I muttered, “tapping at my chamber door-
Only this and nothing more.”
Ah, distinctly I remember it was in the bleak December;
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow;-vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow-sorrow for the lost Lenore-
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore-
Nameless here for evermore.
Et si nous partions sur les terres maories, À la rencontre du « pays du long nuage blanc » (Aotearoa) Le temps de découvrir us et coutumes, Et de partager un chant… “Te Aroha Amour Te Whakapono Foi Te Rangimarie Paix Tatou Tatou e Soient parmi nous!”Lire la suiteTe Aroha (chanson maorie)
L’installation Suspended de Mona Hatoum est une pièce densément remplie de balançoires en bois rouge et noir, apparaissant comme un archipel flottant d’îles enchaînées au plafond. En y regardant de plus près, chacune de ces 35 balançoires porte, gravé sur son siège, le plan d’une capitale choisie au hasard dans chacun des six continents du monde. Chaque balançoire est suspendue…Lire la suiteSuspended
À 300 km de Munich, Ici dans la cité d’Hanau en Allemagne, Une statue de bronze rythme la place de la mairie Les héros ce sont eux : les frères Grimm. Car bien entendu tous deux sont natifs de la ville Et si l’envie vous vient d’en savoir plus Sachez que l’histoires de ces plus célèbres conteurs d’Allemagne Se décline…Lire la suiteStatue des frères Grimm
Sebastião Salgado est né le 8 Février 1944 à Aimorés, dans l’État de Minas Gerais, au Brésil. Il vit à Paris. Ayant étudié les sciences économiques, Salgado a commencé sa carrière comme photographe professionnel en 1973 à Paris, en collaboration avec les agences photo Sygma, Gamma et Magnum Photos jusqu’en 1994, quand lui et Lélia Wanick Salgado fondent Amazonas images,…Lire la suiteSebastião Salgado
Rien est le tout de ce que je sais…Lire la suiteRien est le tout
Lady Gaga a créé l’événement (et la polémique) en débarquant aux MTV Video Music Awards 2010 avec une robe faite de morceaux de viande fraîche, dimanche dernier. Le styliste de la robe, Franc Fernandez, s’explique sur le processus de création de cette pièce unique (du moins on l’espère !).Une nouvelle tenue de scène complètement farfelue, et une nouvelle polémique ! Lady Gaga a encore fait sensation, en positif comme en négatif, dimanche dernier en arrivant aux MTV Video Music Awards 2010 avec une désormais mythique robe faite de morceaux de viande fraîche. Après les explications de la chanteuse américaine sur ses intentions en décidant de porter cette tenue, place à celles de Franc Fernandez, le styliste à l’origine de cette création. « J’ai été contacté par la styliste personnelle de Lady Gaga pour fabriquer cette robe, en m’inspirant du shooting pour le Vogue japonais où elle posait déjà avec de la viande. J’ai été acheté de la viande de race argentine chez mon boucher traditionnel, à Los Angeles, et j’en ai pris pour environ 23 kilos (…)Lire la suiteRobe en viande de Lady Gaga













