Euskal Herria, le « Pays Basque », comprend sept provinces traditionnelles, trois côté français et quatre côté espagnol. Malgré ses dialectes variés, il se définit par la langue basque, Euskara, et son néologisme politique Euskadi. Le basque demeure un isolat, sans lien avéré avec d’autres familles linguistiques, malgré tentatives de rattachement aux langues indo-européennes ou caucasiennes. Sa vitalité se mesure aussi à sa diaspora, en particulier en Amérique, parfois considérée comme une « huitième province ». La langue a généré des pidgins comme le basco-islandais ou le basco-algonquin, issus du contact avec Islandais et populations amérindiennes, illustrant la circulation et l’adaptation de l’Euskara. Cette richesse interroge le lien entre langue, espace et histoire, et témoigne de l’énigme vivante que représente le basque en Europe et dans le monde.Lire la suiteLe Pays où l’on parle basque…
Repère : 07 - Communication
Comment considérons-nous la communication [43] ? Quelles langues [44] pratiquons-nous ? Quelles écritures [45] ? Lesquelles aimerions-nous connaître ? Comment nommons-nous les êtres & les choses [46] ? Quelle est notre relation aux médias [47] ? Quelle importance prennent les récits [48] ? Qu’en est-il du numérique & de l’I.A. [49] ? Comment considérons-nous les apparences [50] ? Quels sentiments privilégions-nous [51] ? Comment appréhendons-nous le bonheur & la réussite [52] ?
« Mon Bengale doré, je t’aime… » et « Tu es le souverain des âmes du peuple… » sont les débuts respectifs des hymnes nationaux du Bangladesh et de l’Inde, tous deux écrits par Rabindranath Tagore (1861-1941), prix Nobel de littérature et ardent défenseur du Bengale. La langue bengali (ou bangla) বাংলা, 6e langue mondiale, appartient aux langues indo-aryennes et s’écrit dans un alphasyllabaire homonyme proche du devanagari, apparu au XIe siècle, utilisé aussi pour le népalais ou le meitei. L’histoire du bangla est marquée par le 21 février 1952, lorsque des manifestants à Dhaka revendiquèrent l’usage de leur langue face à l’urdu imposé par le Pakistan occidental et furent sévèrement réprimés. Cette date fut choisie en 1999 par l’ONU comme Journée internationale de la langue maternelle. Merci à Tagore et aux poètes de rapprocher ces richesses de nos cœurs.Lire la suiteUne date : 21 février… en mémoire du combat du bangla…
La pluralité des langues constitue un patrimoine universel vivant, dont la sauvegarde et l’animation témoignent de l’importance de leur diversité pour le dialogue et la défense de nos identités. En 2017, dans l’État de Kelantan en Malaisie péninsulaire, des linguistes suédois étudiant la langue jahai, parlée par les Semang, découvrent qu’une partie du village de 280 habitants parle en réalité le jedek, une langue distincte avec un vocabulaire absent de notions telles que « achat », « vol » ou « loi », révélant une société égalitaire et non compétitive. Cette découverte illustre combien l’aventure des langues, près de 5000 à 7000 encore menacées, continue de nous émerveiller et nous interpelle sur notre rôle dans leur préservation. La disparition de ces langues appauvrirait la culture universelle et la pensée humaine. Chaque individu peut devenir un antidote à ce déclin en établissant des liens avec cette richesse, en participant activement à sa compréhension et à sa transmission. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « langue » et du « langage » ?Lire la suiteDécouvrir le jedek…
L’arabe, langue sémitique la plus parlée, est officielle dans de nombreux pays et figure parmi les six langues de l’ONU, célébrée chaque 18 décembre depuis sa reconnaissance en 1973. Elle se caractérise par une diglossie : l’arabe classique ou fuṣḥa (فُصْحَى) et les variantes vernaculaires, réparties selon des critères géographiques en arabe maghrébin ou occidental et arabe oriental. On distingue cinq grands groupes : maghrébin, péninsulaire, levantin, mésopotamien et du Nil. Née dans la péninsule arabique et attestée dès le IIIᵉ siècle, elle s’est largement diffusée avec l’expansion de l’islam. À l’écrit, l’arabe littéral favorise l’accès à une littérature de près de quinze siècles (…)Lire la suiteL’arabe et ses variations dialectales…
À l’origine, la « lingua franca » était un sabir utilisé dans les ports méditerranéens, mêlant français, espagnol, italien, arabe, maltais ou turc, facilitant les échanges entre locuteurs de langues différentes. Le terme désigne aujourd’hui toute langue auxiliaire, du latin au kiswahili, du sanskrit au français diplomatique. Mais c’est l’anglais qui incarne désormais cette fonction planétaire, diffusé par l’Empire britannique puis le modèle américain, la culture, le commerce et le numérique. De ce raz-de-marée naissent des créations hybrides : le konglish en Corée, le wasei-eigo au Japon, le singlish à Singapour, chacune illustrant la créativité des locuteurs confrontés à une langue mondiale tout en la modelant à leur usage.Lire la suiteLe temps de la lingua franca…
Les Serments de Strasbourg (Sacramenta Argentariæ) signent le 14 février 842 l’alliance entre deux des trois petits-fils de Charlemagne, et fils de Louis le Pieux, Charles le Chauve et Louis le Germanique, et ce contre leur frère aîné, Lothaire Ier. Louis le Germanique prononce son serment en langue romane pour être compris des soldats de Charles le Chauve lequel le…Lire la suiteLes Serments de Strasbourg & la naissance de la langue française / 14 février
Le sanskrit est une langue ancienne de l’Inde, considérée comme l’une des plus anciennes langues indo-européennes connues. Elle a été utilisée pendant des siècles comme langue sacrée, littéraire et savante. Le sanskrit est la langue des textes religieux majeurs de l’hindouisme, tels que les Vedas, les Upanishads, les Puranas et les grandes épopées comme le Mahabharata et le Ramayana. Il…Lire la suitesanskrit (lg)
Mahābhārata महाभारतम् – Texte épique de l’Inde, en sanskrit, souvent considéré comme l’une des œuvres littéraires les plus importantes et les plus vastes au monde. Composé de plus de 250 000 versets, il est attribué au sage Vyāsa व्यास [en réalité à un collectif] et est traditionnellement daté entre le 8e et le 4e siècle avant J.-C. Il raconte la…Lire la suiteMahābhārata
Symbole: Rub El Hizb (symbole musulman de l’alphabet arabe). Il est constitué de deux carrés identiques, l’un étant incliné à 45 degrés. Au centre du symbole se trouve un cercle. Utilisé en calligraphie arabe pour marquer une fin de chapitre, il renvoie à la récitation du Coran en un mois lequel est divisé en trente parties appelées juz’, chacune divisée…Lire la suiteRub El Hizb (symbole)
En pleine « opulence communicationnelle », le sens se noie souvent sous un flot incessant de contenus éphémères dont l’obsolescence est programmée, questionnant notre engagement à communiquer et à écouter. Dans la Sierra Nevada de Santa Marta, les Kogis, peuple relativement isolé, conçoivent la vie selon un équilibre sacré qu’il faut respecter, tenant à distance la plupart des techniques modernes. Leurs décisions sont collectives et respectueuses, parfois guidées par les sages Mamos, et leur poporo, calebasse de chaux et de feuilles de coca mâchées, sert à la fois de rituel initiatique et de moyen de transmission des pensées. Cette attention au temps et au sens dans la communication invite à réfléchir : quels moyens l’histoire humaine a-t-elle employés pour « mettre en commun » ? Aujourd’hui, dans un monde qualifié de communicant, quelle est la part réelle de cette mise en commun ? Entre information et communication, comment assurer pérennité intellectuelle, éthique et humaine ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « communication » ?Lire la suiteCommuniquer, mettre en commun…
La calligraphie vietnamienne, ou Thư pháp, est un art de l’écriture qui reflète l’histoire linguistique et culturelle singulière du Vietnam. Elle se caractérise par la coexistence et l’entrelacement de plusieurs systèmes graphiques, témoignant des influences chinoises, locales et occidentales. Traditionnellement, la calligraphie vietnamienne s’appuyait sur les caractères chinois (Hán tự) et sur le Chữ Nôm, système d’écriture sino-vietnamien permettant de…Lire la suiteLa calligraphie vietnamienne
Maaya Wakasugi est un calligraphe japonais formé dès l’enfance aux écritures traditionnelles, dont la pratique s’enracine dans une connaissance approfondie des caractères anciens et de la littérature chinoise. Installé en France, il développe une carrière internationale mêlant expositions, performances et collaborations artistiques. Son travail se distingue par une tension féconde entre tradition et contemporanéité, où la rigueur calligraphique rencontre une gestuelle libre, presque chorégraphique. La critique souligne la puissance expressive de son trait, la dimension corporelle de son geste et la profondeur spirituelle de son approche. Engagé dans l’éducation artistique, notamment à la Philomathique de Bordeaux, il anime des ateliers ouverts à différents publics. Au-delà de l’écriture, Maaya Wakasugi explore la calligraphie comme un langage vivant, capable de relier Orient et Occident, héritage et innovation, dans une recherche esthétique et sensible du mouvement, de l’équilibre et du sens.Lire la suiteMaaya Wakasugi
Abu ʿAli Muhammad Ibn ʿAli Ibn Muqla, plus connu sous le nom d’Ibn Muqla, est l’un des grands théoriciens de la calligraphie arabe classique. Né à Bagdad en 886 et mort en 940, il fut à la fois calligraphe, mathématicien et haut fonctionnaire du califat abbasside. Son apport fondamental réside dans la formalisation des proportions de l’écriture arabe. Il élabore…Lire la suiteIbn Muqla
Hassan Massoudy (1944-) est un calligraphe contemporain irakien reconnu pour avoir introduit une expressivité nouvelle dans la calligraphie arabe. Formé à Bagdad puis à Paris, il fusionne tradition classique et influences de l’art moderne occidental. Son travail se distingue par des compositions amples, colorées et gestuelles. Massoudy accorde une grande importance au sens des textes qu’il calligraphie, souvent poétiques ou…Lire la suiteHassan Massoudy
Les Quatre Trésors du lettré désignent l’ensemble des outils fondamentaux de la calligraphie et de la peinture lettrée chinoises. Ils sont : le pinceau (笔 bǐ), l’encre (墨 mò), le papier (纸 zhǐ) et la pierre à encre (砚 yàn). Ces objets ne sont pas de simples instruments utilitaires, mais des éléments chargés de valeurs culturelles et symboliques. Leur qualité…Lire la suiteQuatre Trésors du lettré
Mǐ Fú est l’un des plus grands calligraphes chinois de la dynastie Song, actif au XIe siècle. Personnalité excentrique et érudit raffiné, il considérait la calligraphie comme l’expression directe du tempérament. Son style se distingue par une écriture fluide, énergique et parfois volontairement désordonnée. Il privilégiait l’élan du geste et la spontanéité plutôt que la stricte conformité aux modèles anciens.…Lire la suiteMi Fu
Nja Mahdaoui est un plasticien-calligraphe tunisien né en 1937, reconnu pour avoir profondément renouvelé le rapport entre calligraphie arabe et art contemporain. Formé à Tunis puis à Rome et à Paris, il s’éloigne très tôt de la calligraphie strictement lisible pour explorer la lettre comme forme plastique autonome. Ses œuvres ne cherchent pas à transmettre un texte, mais à évoquer…Lire la suiteNja Mahdaoui
« Faire un (ou des) pied(s) de nez » est une expression française un peu désuète qui s’accompagne d’un geste par lequel l’on appuie un pouce sur le nez tout en agitant les doigts, une variante accrochant l’autre main sur le petit doigt de la première. Son explication tiendrait à la distance mise entre l’interlocuteur et les deux mains placées…Lire la suiteFaire un pied de nez
Question de départ – Niveau 0 : Faut-il continuer à apprendre les langues étrangères ? Niveau + 1 : Pourquoi apprenons-nous [ou avons-nous appris] les langues étrangères ? Niveau + 2 : Quelle est la place, quel est le rôle de tout apprentissage dans le développement de l’être humain ? Niveau + 3 : Peut-on être humain sans apprendre ?Lire la suiteFaut-il continuer à apprendre les langues étrangères ? [effet matr.ia.chka]
Question de départ – Niveau 0 : L’IA est-elle [ou peut-elle être] ]intelligente[ ? Niveau + 1 : Comment comparer l’être humain et l’IA en termes d’inelligence ? Niveau + 2 : En quoi l’être humain est-il intelligent ? Niveau + 3 : Comment définir l’intelligence ? Niveau – 1 : En quoi le passage de l’IA générative à l’IA…Lire la suiteL’IA est-elle [ou peut-elle être] ]intelligente[ ? [effet matr.ia.chka]















