Sans le sou, l’étudiant Raskolnikov assassine une usurière dans un immeuble de Saint-Pétersbourg. Ainsi s’ouvre « Crime et châtiment » l’un des sommets de la littérature universelle. Au moment où le roman paraît, en 1866, il y a cent cinquante ans exactement, Tchaïkovksi, pris dans l’étau infernal de l’été pétersbourgeois, celui-là même où se débat l’âme torturée de Raskolnikov, rêve…Lire la suiteCrime et châtiment
Repère : 04 - Savoir
Que savons-nous [23] ? Qu’ignorons-nous ? Quelles sont les bases de notre éducation [24] ? À quoi pensons-nous [25] ? Quelle place y occupent les sciences [26] ? les arts [27] ? les croyances & incroyances [28] ? Comment y considérons la signification [29] ? Quelle place occupent les nombres [30] ? Quelles questions [31] nous posons-nous ? Quelle est notre relation à la vérité [32] ?
C’est un arbre de banian surréaliste fait d’un tronc et de racines en acier inoxydable, son feuillage et ses fruits sont sous la forme d’ustensiles de tailles variées, eux aussi en acier inoxydable. «Dada» signifie «Grand-père» en Hindi. Cela symbolise l’héritage indien ainsi que les liens familiaux. D’après l’artiste Subodh Gupta, « L’arbre est son titre« Dada », le mot…Lire la suiteDada – Grand-père…
Cette statuette anthropomorphe en terre cuite a été façonnée il y a environ 5500 ans, plus ‘précisément’ durant la période prédynastique appelée Nagada II qui est datée de 3700 à 3400 avant J.-C. « La culture nagadienne se subdivise en 3 phases (Nag. I-II-III). Elle s’étend au fur et à mesure de son développement. À l’origine, à Nagada I, elle ne…Lire la suiteDame oiseau
Comment une IA peut-elle créer des œuvres originales dans un style précis et avec une aussi grande précision ? Dans l’objectif d’imiter l’intelligence humaine, les intelligences artificielles emmagasinent des informations, et grâce à une méthode « d’apprentissage profond », peuvent produire ce qu’on leur demande. Une IA peut créer de l’art notamment grâce à un réseau de neurones génératifs appelés…Lire la suiteCréer des œuvres originales ?
Comment se fait-il que le gangsta rap – si dystopique que Jay-Z, aspirant rappeur de Brooklyn et future superstar, l’a qualifié d' »exagéré » – soit né à Los Angeles, la patrie d’Hollywood, du surf et du soleil ? À l’époque de Reagan, le hip-hop était considéré comme la musique des quartiers défavorisés et, à de rares exceptions près, de New York. Le rap était considéré comme la poésie de la rue, et l’on pensait qu’il naissait dans des quartiers étroits, dans des immeubles délabrés, des cités infestées de criminels et des wagons de métro couverts de graffitis. Pour de nombreux acteurs de l’industrie, Los Angeles n’était certainement pas assez dur et urbain pour générer un hip-hop authentique ; une nouvelle marque de musique rebelle noire ne pourrait jamais venir de La-La Land. Mais c’est ce qui s’est passé. Dans To Live and Defy in LA, Felicia Viator raconte l’histoire des jeunes hommes noirs qui ont construit le gangsta rap et changé Los Angeles et le monde. Elle emmène ses lecteurs dans South Central, Compton, Long Beach et Watts, deux décennies après le long été chaud de 1965. (…)Lire la suiteComment le gangsta rap a changé l’Amérique
Pourquoi chanter ? Pourquoi danser ?
On dit que l’on chante quand on ne peut plus parler.
Lorsque nous ne pouvons plus chanter, nous avons alors besoin de danser.
À travers le temps, l’espace, la culture et les croyances, l’expérience partagée du chant et de la danse a une résonance importante. Nous partageons le langage universel de la musique et du mouvement.
(…)
La vague douce et subtile du mouvement de la main d’un danseur japonais.
Le rythme martelant et la vitesse métallique d’une chaussure de danseur de Flamenco qui monte sur scène.
Le rythme soutenu d’un pied nu indien et le symbolique Patakas (gestes de la main) qui nous parle avec clarté.
La joie des villageois vêtus de couleurs péruviennes qui se baladent en cercles et en motifs.
Les artistes de ballet les plus compétents et les plus parfaits qui tournent, sautent et trouvent l’équilibre suspendu que nous recherchons dans toute notre vie.
Pourquoi chanter ? Pourquoi danser ?
Enfant, j’adorais un petit poème : « Un oiseau ne chante pas parce qu’il a une réponse, il chante parce qu’il a une chanson. »Lire la suiteChanson et danse
Cernunnos, « le cornu », est le dieu gaulois du renouveau et des cycles naturels. Très largement représenté dans le monde celte, son adoration est probablement antérieure aux Gaulois. En dépit de son importance, aucun texte n’apporte d’informations sur son culte, connu seulement par les documents iconographiques et épigraphiques. Les attributs qui le caractérisent restent sujets à interprétation, d’autant plus…Lire la suiteCernunnos – « l’homme à cornes »
(ou bol chantant) Il n’existe pas de traces écrites de l’origine des bols chantants. Il y a plus de 5000 ans, sur les plateaux de Mongolie, les nomades martelaient des bols en cuivre, pour faire la cuisine… Quelques milliers d’années plus tard, en expérimentant les alliages de différents métaux, le laiton a supplanté le cuivre pour le même usage culinaire.…Lire la suitebol tibétain
Depuis plus de cent ans, les visiteurs du monde entier viennent découvrir la balance des sorcières de Waag à Oudewater. Vous recevez un certificat spécial lorsque l’on vous pèse. Déjà au XVIe siècle, cette balance servait à peser la population, mais pas n’importe laquelle. À l’époque, elle était d’une importance vitale : on pesait les personnes accusées de sorcellerie pour…Lire la suiteBalance des sorcières de Waag à Oudewater
Épopée au long cours qui entrecroise la beauté à la violence, Adieu ma concubine explore la relation fusionnelle qui unit deux grands comédiens de l’Opéra de Pékin à travers les soubresauts de l’histoire chinoise du XXe siècle. Dans cette reconstitution historique virtuose transcendée par un trio d’acteurs exceptionnels, le réalisateur Chen Kaige (Terre jaune) dépeint avec panache cette période mouvementée qui emporte dans la tourmente les trois héros. Il livre au passage une critique à peine voilée des pratiques liberticides mises en place depuis la Révolution culturelle par le gouvernement chinois. [Palme d’or au Festival de Cannes – ex-aequo avec La Leçon de piano de Jane Campion]
Pékin, 1924. Douzi entre à l’académie de maître Guan pour apprendre l’art de l’opéra chinois. Très vite, il se lie d’amitié avec le jeune Shitou. Devenus adolescents, les deux garçons obtiennent les rôles principaux de l’opéra « Adieu ma concubine », ceux du roi Chu et de sa maîtresse Yu. Ce grand classique de la culture chinoise les mènera vers la gloire (…)Lire la suiteAdieu ma concubine
A une période de ma vie, quand j’avais un peu plus de 10 ans, des Mauriciens allaient en Inde apprendre le sitar, les tablas, etc. Puis ils revenaient mariés à des indiennes. Ces femmes ont ouvert un centre, qui est devenu par la suite l’équivalent d’un conservatoire de danse, musique, chant et beaux-arts… Et moi, j’y suis allée en cachette…Lire la suiteApprendre la danse…
Aton, le dieu disque solaire est la personnification du Soleil. Aton tire son nom de mot égyptien « yati » signifiant « être loin » (ce qui désigne évidement le Soleil !). Visiblement conscients que le Soleil est vital pour la vie, les anciens Égyptiens louèrent très tôt dans leur histoire le disque solaire à bras multiples appelé Aton (dès l’an 2500 avant J.-C. d’après le « Texte des Pyramides »). Aton est représenté comme une sphère rayonnante possédant de longues mains avec lequel il baigne le monde de sa lumière (…) Aton est progressivement associé aux pharaons d’Égypte. (…) D’après les anciennes légendes égyptiennes, c’est le pharaon qui contrôle le Soleil : c’est le pharaon qui ordonne au Soleil de se lever et de se coucher aux mêmes heures que lui. Mais si Aton est aussi célèbre dans notre société moderne, c’est parce qu’Aton est devenu le seul et unique dieu de l’Égypte ancienne pendant une petite période de l’histoire : celle de l’hérésie d’Akhenaton.Lire la suiteAton – Dieu disque solaire
La musique est l’art d’accommoder les sons de manière agréable à l’oreille…Lire la suiteAccommoder les sons de manière agréable…
Le 12 mai 2019, une photo lugubre dépeignant une enfilade de pièces au papier peint jaune et aux néons blafards est mise en ligne sur le forum 4chan, dans un fil consacré aux images « liminaires » : c’est l’acte de naissance des Backrooms. « Le liminaire, ça désigne tous ces endroits où on sent qu’il y a eu de…Lire la suiteActe de naissance des Backrooms
La normalisation de la hauteur des sons (fréquence) ne date que du milieu du XXe siècle. Durant l’Antiquité, la musique était adiastématique, c’est-à-dire qu’on ne s’intéressait pas à reproduire d’une représentation à l’autre un même son de référence. Pour le musicologue Romain Estorc, « il faut attendre le début du XIe siècle de notre ère pour que Gui d’Arezzo, dans son ouvrage Micrologus, aux alentours de 1026, développe la théorie de la solmisation, avec les noms que l’on connaît (do ré mi fa sol la si) et avance l’idée d’une note égale en tout temps à une même hauteur ».
« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz, pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est le la 440 Hz, pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz, pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, 423 Hz, le diapason Mozart 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz.» [Romain Estorc] (…)Lire la suite432 ou 440 Hz ?
Le geet gawai est une cérémonie précédant le mariage mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses. Elle concerne principalement les communautés bhojpuriphone d’origine indienne de Maurice. La cérémonie est traditionnellement pratiquée par les femmes de la famille et des voisines chez le futur marié ou la future mariée. Cinq femmes mariées placent du curcuma, du riz, de l’herbe et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que les femmes autour d’elles chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Après que le lieu d’exécution ait été sanctifié, la mère du futur marié ou de la future mariée accompagnée d’un(e) percussionniste honorent les instruments de musique utilisés pendant la cérémonie, comme le dholak (tambour à deux têtes). Des chants réconfortants sont interprétés et tout le monde se met à danser. Le geet gawai est une expression de l’identité des communautés et de la mémoire culturelle collective. Il confère également aux participants un sentiment de fierté et contribue au renforcement de la cohésion sociale, en abolissant le système de classes et de castes… (…)Lire la suiteLe geetgawai, chants populaires en bhojpuri à Maurice
Le zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul mathématique au boulier
[chin. 中国珠算--通过算盘进行数学计算的知识和实践 Zhōngguó zhūsuàn--tōngguò suànpán jìnxíng shǔ xué jìsuàn de zhīshì hé shíjiàn]
Le zhusuan chinois est une méthode traditionnelle ancienne et respectée de calcul mathématique au moyen d’un boulier. Ses praticiens peuvent faire des additions, des soustractions, des multiplications, des divisions, des multiplications exponentielles, calculer des racines et faire des équations plus compliquées en déplaçant des boules le long des tiges du boulier selon des formules prédéfinies. Le zhusuan chinois a joué un rôle vital en donnant une impulsion aux études mathématiques, en encourageant la pratique algorithmique et en nourrissant l’intelligence. Les formules orales du zhusuan sont construites sur des rimes faciles à retenir représentant les règles de calcul et résumant les opérations arithmétiques. Les débutants peuvent se livrer à des calculs rapides après un entraînement sommaire tandis que les praticiens chevronnés gagnent généralement en agilité d’esprit. Le zhusuan est très répandu dans la vie chinoise et est un symbole important de la culture traditionnelle chinoise, créant ainsi un fort sentiment d’identité culturelle. Il a été transmis de génération en génération au moyen de méthodes traditionnelles d’enseignement oral et d’auto-apprentissage…(…)Lire la suiteLe zhusuan chinois, connaissances et pratiques du calcul mathématique au boulier
La stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian
[chin. 福建木偶戏后继人才培养计划 Fújiàn mù'ǒu xì hòujì réncái péiyǎng jìhuà]
Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens ; la compilation de matériels pédagogiques ; la création de salles de spectacles, d’instituts de formation et de salles d’exposition…(…)Lire la suiteLa stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian
Paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan
[chin. 峨眉山乐山大佛景区 Éméishān yàoshān dàfú jǐngqū]
C’est ici, dans le paysage d’une grande beauté sur du mont Emei, dans le Sichuan, que fut édifié au Ier siècle le premier temple bouddhiste chinois. La multiplication ultérieure des temples fit de ce site l’un des principaux lieux sacrés du bouddhisme. Au cours des siècles, les trésors culturels s’y accumulèrent, le plus saisissant étant le grand Bouddha de Leshan érigé au VIIIe siècle. Cette statue taillée à flanc de colline, qui domine le confluent de trois fleuves de ses 71 m de haut, est la plus grande statue de Bouddha du monde. Le mont Emei se distingue également par la grande diversité de sa flore, depuis les zones végétales subtropicales jusqu’aux forêts de conifères subalpines, dont certains arbres ont plus de 1 000 ans.Lire la suitePaysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan
Le judaïsme est l’une des plus anciennes religions monothéistes, centrée sur les enseignements de la Torah, le texte sacré des Juifs. Fondé sur l’alliance entre Dieu et le peuple juif, le judaïsme englobe des aspects religieux, culturels et éthiques. Les principes fondamentaux incluent la croyance en un Dieu unique, la pratique de la justice et de la charité, ainsi que…Lire la suitejudaïsme
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