Nous sommes nombreux à nous plaindre des bruits que nous subissons au quotidien, spécialement en ville : bruits des voisins, de la circulation automobile, de travaux, du métro, etc. Que ce soit au domicile, en souterrain ou à la surface, nous sommes en permanence enveloppés – parfois agressés – de sons dont nous nous accommodons plus ou moins, puisqu’il nous est très difficile dans la vie ordinaire de véritablement fermer nos oreilles. Ainsi, au moins depuis la première révolution industrielle, dans les villes et plus particulièrement dans les métropoles, on constate une multiplication des sources sonores. Elle irait de pair avec un abaissement du seuil de la tolérance auditive, repérable par de nombreux indicateurs quantitatifs et qualitatifs, tels que les sondages réguliers sur ces questions, la mise à l’agenda politique de la lutte contre les nuisances sonores dans les métropoles, l’introduction récente (2003) dans le Code pénal français d’un « délit d’agression sonore », etc. Cependant, il n’apparaît pas particulièrement souhaitable d’en arriver à une ville silencieuse, ou du moins débarrassée de ses scories sonores et où ne resteraient que de « bons sons » comme les chants d’oiseaux… (…)Lire la suiteUne gêne sonore nécessaire
Repère : 01 - Temps
Comment considérons-nous le temps [2] ? Quel est notre rapport à la vie [3] ? et à la mort [4] ? Que pensons-nous de l’âge [5] ? Qu’en est-il de notre considération de la santé [6] ? de l’alimentation (manger) [7] ? des sens [8] ? ou encore de la sexualité [9] ? Quels sont nos repères historiques [10] ? Quelle place y prennent les ruptures et crises [11] ?
Depuis que j’ai des amis sourds, j’ai découvert que sourd n’était pas qu’un adjectif définissant une particularité/singularité physique. Sourd est une identité en soi, voire une revendication, et s’écrit souvent avec une majuscule. Les Sourds considèrent souvent qu’ils font partie d’une communauté. (On peut d’ailleurs faire de nombreux parallèles entre les Sourds et d’autres communautés minoritaires telles que celle des…Lire la suiteSourds – Patricia Grange
Quand on entreprend un projet, il faut qu’on commence par s’écouter soi-même. C’est essentiel de savoir ce qu’on a instinctivement en tête avant de se référer à quoi que ce soit. Il s’agit de l’inspiration initiale, qui reflète ce qu’on rêve d’obtenir. C’est une conception libre et personnelle. À partir de là, passons au premier essai. Ne vous laissez pas…Lire la suitesoi
Nous percevons quelque chose dans les objets, dont nous ne savons pas ce que c’est, qui produit en nous une sensation déterminée, nommée sensation de couleur.Lire la suiteSensation de couleur
Sebastião Salgado est né le 8 Février 1944 à Aimorés, dans l’État de Minas Gerais, au Brésil. Il vit à Paris. Ayant étudié les sciences économiques, Salgado a commencé sa carrière comme photographe professionnel en 1973 à Paris, en collaboration avec les agences photo Sygma, Gamma et Magnum Photos jusqu’en 1994, quand lui et Lélia Wanick Salgado fondent Amazonas images,…Lire la suiteSebastião Salgado
Il est fort possible que les êtres humains aient su nager dès la Préhistoire. Bien sûr, les nages n’étaient pas codifiées comme elles le sont aujourd’hui. Mais Granat et Heim dressent un portrait réaliste de ce que devait être le sport aux temps préhistoriques. « Toute l’évolution du genre Homo s’est faite en milieu plus ou moins découvert, à la lisière des forêts et proche des points d’eau. (…) Pour survivre, [ces hommes] devaient être avant tout bons marcheurs, bons coureurs, bons grimpeurs, peut-être nageurs, être capables de ramper et de transporter de lourds fardeaux. Ils devaient réfléchir pour trouver des parades à tous ces pièges et en premier entretenir leur corps à faire des exercices physiques. Cela ne pouvait pas être autrement sinon ils n’auraient pas survécus. » [Jean Granat, Jean-Louis Heim. Le sport aux temps préhistoriques, mythe ou réalité ?] On comprend alors qu’on parle de natation pour définir le déplacement de l’homme dans l’eau. Sa capacité à nager comme on l’entendrait aujourd’hui reste une hypothèse non résolue à ce jour. (…)Lire la suitePossible que les êtres humains aient su nager dès la Préhistoire
Les Navajos considèrent la maladie comme la manifestation d’un déséquilibre entre macrocosme et microcosme. Soigner consiste donc à rétablir l’harmonie. Pour ce faire, l’homme-médecine réalise une peinture à base de sable de différentes couleurs et indiquant les quatre points cardinaux. Inspirée des mythes navajos, l’œuvre est conçue en fonction de la pathologie du patient. Les couleurs comme les motifs obéissent…Lire la suitePeintures de guérison Navajos
Souvent… non… en fait, tous les jours de toute l’année, je déambule sur les chemins forestiers qui ouvrent leurs modestes perspectives juste derrière la maison que j’occupe, ici, en Pays de Born. Cheminant, l’un de mes très grands délices, lorsque j’ai la chance, et l’intelligence, de n’être pas préoccupé, c’est de laisser tout ce qui m’entoure entrer en moi : écouter, sentir, voir, s’arrêter aux détails.
Parmi ces détails, il en est un dont j’ai particulièrement plaisir à observer l’évolution au fil des jours printaniers : la renaissance des fougères.
Les vieilles, celles de la saison passée, sont brunes, cassées, effondrées, abattues pour la plupart.
Et c’est au milieu de cette désolation nécessaire que commencent à pointer les fines tiges vertes au sommet desquelles s’enroule en spirale compacte une petite crosse. Je suis fasciné par le très lent déploiement, minute après minute, heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, du splendide, complexe, vaste, et fractal feuillage replié dans ce chlorophyllien origami. Et je suis convaincu que, pour lent et ténu qu’il soit, un tel processus ne peut que produire un ou des sons : crépitements, arrachements, décollements, crissements, froissements…
(…)Lire la suiteNommer l’inouï
À la fin des années 1990, Judy Singer, une sociologue, qui fait elle-même partie du spectre autistique, a trouvé un mot pour décrire des conditions comme le TCED, l’autisme et la dyslexie, ce mot était neurodiversité. Son espoir et son objectif étaient de faire en sorte que le discours sur les modes de pensée et d’apprentissage ne soit plus axé…Lire la suiteNeurodiversité – Origines du mot
Après quelques essais de désodorisation peu probants, la RATP décide d’approfondir scientifiquement les connaissances dans le domaine des odeurs en 1993. Le métro parisien devient alors « un terrain d’expérimentation sur les nuisances olfactives » (RATP, 2001). Les stations de métro et de RER ont des odeurs récurrentes dont les origines sont diverses : absence de toilette, manque d’aération, freinage des trains (usure des patins de freinage en bois), huiles des escaliers mécaniques, entassement humain, réaction de la roche aux stations Châtelet-Les Halles, gare du Nord et Auber ainsi qu’à Madeleine. Ces stations ont en effet été creusées dans le gypse et la réduction de cette roche par l’humidité et le gaz carbonique rejetés par les voyageurs produit du sulfure d’hydrogène reconnu communément comme « l’odeur d’œuf pourri ». La station métro-RER Châtelet-Les Halles est retenue pour les premières études commencées fin 1994. (…) (RATP, 2001).Lire la suiteLes odeurs du RER à Paris
Musique et danse fonctionnent ensemble. J’ai donc fait un peu de chant. On apprend à chanter de la musique karnatique, style du sud de l’Inde. Quand on pratique une danse du répertoire, on remplace par des paroles rythmiques : Takita taka dhimi… Ta tai tai tat, dhit dhit tai … Ces paroles reproduisent les sons des pieds…Lire la suiteLes sons des pieds…
Le rêve américain ! Voilà une expression qui a inspiré bien des esprits, et des destins… Un simple mythe ? Pas du point de vue d’Ellis Island Par la porte de laquelle 16 millions de personnes Ont pu projeter ce rêve entre 1892 et 1954 Espoir pour des millions d’aborder La terre promise qu’était à leur yeux l’Amérique. On estime…Lire la suiteLe rêve américain – Ellis Island
Le son joue un rôle essentiel et complexe dans notre expérience sensible des espaces urbains. À date, les villes considèrent les sons en ville comme du bruit, une nuisance isolée à pallier au moyen de différentes stratégies techniques. Cette approche de lutte contre le bruit permet de rendre les environnements sonores urbains moins désagréables, mais cela sans envisager les possibilités…Lire la suiteLe son – un rôle essentiel dans les espaces urbains
Dans la première tablette de l’Épopée de Gilgamesh, le grand texte littéraire mésopotamien, se déroule une scène terrifiante : un chasseur de la ville sumérienne d’Ourouk s’est tapi, dans la steppe, non loin d’un point d’eau. Il était venu relever ses pièges, mais ceux-ci ont été détruits, et le responsable est là sous ses yeux. Il ne sait pas encore…Lire la suiteLa pilosité d’Enkidu
La mort de Quetzalcóatl I äcatl. In ïpan inïn xihuitl in mic Quetzalcöätl. (langue nahuatl) « Un roseau. Ce fut l’année (895 apr. J.-C.) Où Quetzalcóatl mourut. » Dieu créateur du monde et du savoir. Il s’immola dans un immense brasier, Et de ses cendres naquit la planète Vénus, Tlahuizcalpantecuhtli, le « seigneur de l’aube » Certains disent que les…Lire la suiteLa mort de Quetzalcóatl
L’odorat, le mystérieux aide-mémoire, venait de faire revivre en lui tout un monde.Lire la suiteL’odorat : un mystérieux aide-mémoire
Habituellement, l’odeur de propre évoque des souvenirs de linge fraîchement lavé. Mais bien avant la lessive que nous connaissons aujourd’hui, les draps et les vêtements étaient nettoyés avec du savon de ménage. Il apparaît au XIIe siècle dans les savonneries de Marseille et de Toulon, dans le sud de la France. Sa fabrication sera réglementée et protégée par l’édit de…Lire la suiteL’odeur de la propreté
Pour les Égyptiens de l’Antiquité, brûler de l’encens était une célébration quotidienne du parfum, et leur encens préféré était le Kyphi. Au quotidien, la combustion rituelle de l’encens dans l’Égypte ancienne consistait à brûler de l’encens le matin, de la myrrhe dans la journée et du Kapet (Kyphi dans la traduction grecque) le soir. Selon les égyptologues, le Kyphi jouait…Lire la suiteKyphi – Le parfum sacré
Kalinka, Калинка Désignant une « petite baie » en russe, prénom féminin, (« coccinelle » en bulgare, Ou encore « grenade » en macédonien) Mais surtout l’une des plus célèbres chansons folkloriques russes Devenue au fil du temps un air traditionnel Plein de poésie et de sourire « Dans le jardin, il y a des petites framboises, ma petite framboise…Lire la suiteKalinka : ma petite framboise…
Les Archives Nationales (AN) conservent (…) un des rares exemplaires d’inventaire de cave royale connus. Il est daté du 15 novembre 1782 mais il a été mis à jour en 1784 car le registre mentionne ce qu’il reste en cave à cette date. Le document prend la forme d’un grand registre où 76 pages sont annotées. Il ne référence le…Lire la suiteÉtat des vins de la Cave du Roy, 15 novembre 1782












