Le temps n’est pas si loin où le cheval occupait une place centrale dans nombre d’aspects de nos vies. A tel point que son empreinte est encore bien présente dans la langue française. Ainsi l’on s’attelle à la tâche comme le cheval de trait s’attelait à la charrue ; quelque chose nous déstabilise et nous voilà désarçonnés à l’image du cavalier qui perd l’équilibre ; ou bien l’on s’emballe, comme la monture qui échappe au contrôle, à moins que l’on ne tienne bien les rênes d’un projet, ou qu’on lâche la bride à notre créativité. Et encore : nous montons sur nos grands chevaux, nous mettons le pied à l’étrier, nous trottons, nous galopons, nous sommes parfois à cheval sur nos principes… Impossible de tout recenser ici. Souvenons-nous seulement qu’en francophonie, à notre insu ou non, nous avons souvent un cheval sur la langue.
Par : Joël Coutausse
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