En ladakhi comme en tibétain, le mot མཚོ་ (mtsho, prononcé tso) signifie simplement « lac ». Pourtant, ce terme évoque bien davantage qu’une étendue d’eau. Les mtsho sont des mondes à part entière. Ils apparaissent au détour d’un col comme des miroirs immobiles où le ciel semble venir se déposer. Dans un univers dominé par la roche et les vents,…Lire la suitemtsho
Pantopique : lg tibétain
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Selon la tradition, le système d’écriture tibétain est élaboré au VIIᵉ siècle sous le règne du roi tibétain Songtsen Gampo. Son ministre Thonmi Sambhota est envoyé en Inde afin d’étudier les écritures brahmiques, dont il s’inspire pour créer un alphabet adapté à la langue tibétaine. Grâce à cette innovation, les grands textes bouddhiques peuvent être traduits du sanskrit avec une…Lire la suiteL’écriture tibétaine
Dans la médecine traditionnelle tibétaine (et ladakhie), toute vie repose sur un équilibre subtil entre trois grandes forces. Le མཁྲིས་པ་ mkhris pa, généralement traduit par « bile », en fait partie. Cette traduction demeure imparfaite, car le mkhris pa ne désigne pas uniquement la bile au sens anatomique. Il représente avant tout le principe de la chaleur, de la transformation…Lire la suitemkhris pa
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Il est sans doute l’animal le plus mythique du Ladakh, et pourtant le moins souvent observé. Les Ladakhis le nomment གངས་སྟག་ (gangs stag), littéralement « le tigre des neiges ». Le monde le connaît sous le nom de léopard des neiges. Invisible ou presque, il règne sur les montagnes les plus sauvages du Transhimalaya, où sa seule présence suffit à…Lire la suitegangs stag
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La flûte, appelée en tibétain གླིང་བུ་ (gling bu) possède un timbre léger, presque intime. Là où le dung chen s’adresse à toute une vallée, le gling bu semble parler à une seule personne. Dans les paysages immenses, son souffle délicat accompagne les bergers, les voyageurs et les fêtes villageoises. Il rappelle que la musique himalayenne sait aussi célébrer la simplicité…Lire la suitegling bu
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Comment un coquillage marin est-il devenu l’un des objets les plus sacrés d’un pays situé à plus de trois mille mètres d’altitude ? La réponse se trouve dans les anciennes routes commerciales qui reliaient l’Inde, le Tibet et l’Himalaya. La conque blanche, en tibétain དུང་དཀར་ (dung dkar), accompagne les cérémonies bouddhiques comme l’un des huit symboles auspicieux, rappelant que les…Lire la suitedung dkar
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Le དུང་ཆེན་ (dung chen) est une grande trompe cérémonielle des monastères himalayens. Pouvant mesurer jusqu’à quatre mètres de longueur. Sa fonction est d’appeler à la prière, accompagner les grands rituels et rappeler, par sa puissance sonore, l’immensité du monde dans lequel l’être humain prend place. Fabriqué en cuivre ou en laiton, parfois richement décoré d’incrustations d’argent, le dung chen est…Lire la suitedung chen
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Dans la pensée bouddhique himalayenne, la mort n’est jamais considérée comme une fin absolue. Elle est un passage, une transformation, un moment de transition entre deux états d’existence. Cette période porte un nom : བར་དོ་ bar do, littéralement « l’état intermédiaire ». Souvent réduit au seul intervalle entre la mort et une nouvelle naissance, le Bar do possède en réalité…Lire la suitebar do
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Dans la médecine traditionnelle tibétaine, toute vie repose sur un équilibre entre mouvement, chaleur et stabilité. Avec le rlung, le vent, et le mkhris pa, la chaleur, vient le བད་ཀན་ bad kan, généralement traduit par « flegme ». Cette traduction ne rend toutefois qu’imparfaitement la richesse du concept. Le bad kan ne désigne pas seulement un liquide du corps. Il…Lire la suitebad kan
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Dans les villages reculés himalayens, avant l’arrivée des dispensaires modernes, une personne incarnait souvent à elle seule la médecine, la pharmacopée et une grande partie de la mémoire thérapeutique locale : l’amchi, appelé en tibétain སྨན་པ་ sman pa, littéralement « celui qui soigne par les remèdes ». Bien plus qu’un médecin au sens occidental, l’amchi est un observateur attentif du…Lire la suiteamchi
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Lorsque l’on évoque le bouddhisme himalayen, l’image qui vient spontanément à l’esprit est souvent celle des moines vêtus de leurs robes grenat, des grandes salles d’assemblée et des monastères dominant les vallées. Pourtant, une autre présence, plus discrète mais tout aussi essentielle, accompagne la vie spirituelle de l’Himalaya : celle des ཨ་ནི་ ani, les nonnes. Le mot ani signifie simplement…Lire la suiteani
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Les communautés ethniques tibétaines, mongoles et tu établies dans l’ouest et le nord de la Chine ont en commun l’histoire d’un héros ancien, le roi Gesar, envoyé au paradis pour vaincre les monstres, déposer les puissants et aider les faibles, tout en unifiant des tribus très différentes. Les chanteurs et récitants qui préservent la tradition épique du Gesar racontent des épisodes de ce vaste récit oral (dits « perles sur une corde ») en alternant prose et vers, avec de nombreuses variantes régionales. Les maîtres tibétains portent des miroirs en bronze et utilisent des expressions faciales, des effets sonores et des gestes pour souligner leur chant, tandis que les exécutants mongols sont accompagnés par des violons (…) Les centaines de mythes, récits populaires, ballades et proverbes transmis dans le cadre de la tradition ne sont pas seulement une forme majeure de divertissement des communautés rurales : ils éduquent également les auditeurs dans plusieurs domaines tels que l’histoire, la religion, les coutumes, la moralité et la science (…)Lire la suiteLa tradition épique du Gesar

