LSF – P p comme papa Comme K mais orienté vers le bas [L’orientation de la main change le sens]Lire la suiteLSF – P p
Pantopique : langue
Les langues, en tant que véhicules complexes de communication, ouvrent la voie à une exploration fascinante de la diversité qui caractérise notre planète. Comment les langues ont-elles évolué au fil de l’histoire de notre espèce, puis des millénaires, reflétant les histoires, les coutumes et les interactions entre les peuples ? Quelles sont les forces qui façonnent la diversité linguistique, de la migration humaine à l’interaction entre les cultures, et comment ces forces influent-elles sur la manière dont les langues se forment et se transforment ? Au-delà de leur utilité pratique, comment les langues deviennent-elles des porteurs de culture, exprimant les nuances, les traditions et les identités des communautés qui les parlent ? Les langues ne sont pas simplement des outils de communication, mais également des témoins de l’histoire et des changements sociaux. Comment les langues autochtones, par exemple, portent-elles la mémoire des peuples indigènes et comment leur préservation contribue-t-elle à celle de la diversité culturelle ? Comment les langues s’épanouissent-elles dans des contextes urbains cosmopolites, devenant des langues véhiculaires qui transcendent les frontières géographiques et culturelles ? Les langues sont également des instruments de pouvoir et d’influence. Comment les langues officielles d’un pays reflètent-elles les dynamiques politiques et sociales, et comment les langues minoritaires luttent-elles pour défendre leur place dans un monde souvent dominé par les langues majoritaires ? Comment certaines langues, comme l’anglais, influent-elles sur la mondialisation, la communication internationale et l’accès à l’information ? Comment les langues se transforment-elles lorsqu’elles sont traduites d’une culture à une autre, et comment la traduction peut-elle être à la fois un pont et une barrière entre les mondes linguistiques ? Tissant les liens au sein des peuples et entre les peuples, préservant les héritages culturels, servant de fenêtres sur les mondes variés qui peuplent notre planète, les langues expriment toute la richesse de notre monde et leur mise en danger devrait nous inspirer toutes sortes de raisons de mieux les défendre…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
LSF – N n comme nous Pouce sous deux doigts repliésLire la suiteLSF – N n
LSF – L l comme loi Index et pouce en LLire la suiteLSF – L l
LSF – M m comme maman Pouce sous trois doigts repliésLire la suiteLSF – M m
LSF – K k comme Kenya Index tendu vers le haut, majeur tendu à 45°, pouce entre les deuxLire la suiteLSF – K k
LSF – I i comme ici Auriculaire seul tenduLire la suiteLSF – I i
LSF – J j comme jeu Auriculaire dessine un J dans l’airLire la suiteLSF – J j
LSF – H h comme habiter Index et majeur tendus parallèles horizontalement [L’orientation de la main change le sens]Lire la suiteLSF – H h
LSF – F f comme facile Pouce et index en contact formant un cercle, autres doigts tendusLire la suiteLSF – F f
LSF – G g comme grand Index et pouce tendus parallèles horizontalement [L’orientation de la main change le sens]Lire la suiteLSF – G g
LSF – E e comme été Tous les doigts repliés, bout des doigts touchant le pouceLire la suiteLSF – E e
LSF – C c comme cadeau Main en forme de CLire la suiteLSF – C c
LSF – D d comme donner Index tendu, autres doigts repliés touchant le pouceLire la suiteLSF – D d
LSF – B b comme bébé Main ouverte, doigts serrés et tendus, pouce repliéLire la suiteLSF – B b
LSF – A a comme ami Poing fermé, pouce sur le côtéLire la suiteLSF – A a
Utopie ! Qui n’a pas ainsi qualifié une proposition jugée idéaliste, manquant de réalisme : « illusion », « mirage », « rêve », « chimère »… Le terme vient de l’anglais « utopia », introduit par Thomas More (1478–1535), chancelier d’Angleterre exécuté pour avoir déplu au roi Henri VIII, qui publia en 1516 son Utopia à Louvain, décrivant une île imaginaire en croissant, propriété privée abolie, pas de monnaie, chacun se servant selon ses besoins, cinquante-quatre villes partageant langue, coutumes et lois. Étymologiquement « nulle part », parfois « lieu heureux », ce concept inspira Platon et son Atlantide, Francis Bacon et sa Nouvelle Atlantide, Tommaso Campanella et sa Cité du Soleil, Rabelais et l’abbaye de Thélème, Voltaire et Candide, ainsi que des communautés du XVIIIe-XIXe siècle comme la Cité des utopies de Ledoux, l’Icarie d’Étienne Cabet ou le Phalanstère de Fourier. Morale : face aux dystopies, revisiter les utopies à taille humaine s’avère précieux. Pantopie, terme cher, pan- « tout » et topos « lieu », invite à accueillir la légitimité de tous les lieux et leur enrichissement mutuel.Lire la suiteD’une utopie à l’autre
Le monde est complexe et nous y naviguons constamment, dans nos pensées, jugements et actes, mais comment l’appréhender et quelle place lui accorder pour maintenir un équilibre ? Pour Edgar Morin, la complexité survient lorsque notre connaissance ne suffit pas à embrasser l’ensemble des informations, rappelant que complexus, en latin, signifie « ce qui est tissé », évoquant un « tiss’âge » où générations et savoirs s’entrelacent. Elle suppose de reconnaître l’incomplétude et l’incertitude, et non de confondre complexité et complétude. Le maître soufi Idries Shah illustre cette idée : se limiter aux nœuds sans passer à l’art du tissage, c’est manquer la dimension globale du savoir. Dans les systèmes sociaux, politiques, écologiques ou scientifiques, l’art de vivre la complexité consiste à naviguer entre les informations, à comprendre le croisement des nœuds sans les considérer isolément, à établir des équilibres provisoires face à des situations multidimensionnelles et multiculturelles, où le décryptage complet est rarement possible. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « complexité » ?Lire la suiteComplexité & tiss’âge…
La bouteille trouve sa place dans un dictionnaire des humanités, tout comme les notions que nous avons croisées, chacune contenue dans l’autre. Pourquoi ne pas imaginer un lexique ouvert, reflétant la pluralité de savoirs, langues, cultures et idées, au service d’un dialogue universel ? Déjà en 1987, Gro Harlem Brundtland soulignait dans Notre avenir à tous que sans un langage capable de toucher jeunes et vieux, aucun changement social nécessaire au développement humain durable ne pourrait survenir. Le « développement durable » ne se limite pas à répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures : il implique de prioriser les besoins essentiels des plus démunis et de tenir compte des limites imposées par nos techniques et organisations sur l’environnement. Ainsi, un dictionnaire devient un lieu de débat et de frottement des idées, invitant à croiser termes, langues et cultures, à questionner et renouveler nos façons de penser. Face aux défis contemporains, il n’est peut-être pas une solution mais un instrument pour explorer, relier et transmettre la richesse héritée des langues et cultures, conciliant sagesse du passé et force du futur. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition d’un « dictionnaire » ?Lire la suiteChanger la façon de penser…
Confucius 孔夫子 (551-479 av. J.-C.) fut un philosophe, penseur politique et éducateur chinois dont les enseignements ont profondément marqué la culture et la société de son pays. Né à Qufu, dans l’actuelle province du Shandong, issu d’une famille de petite noblesse, il consacra sa vie à l’étude, à l’enseignement et à la recherche du perfectionnement moral. Ses idées, rassemblées dans le Lunyu ou Les Entretiens, insistent sur la moralité, la vertu et l’harmonie sociale, valorisant des qualités telles que la bienveillance, le respect, la loyauté et la sincérité, ainsi que le respect des rites et des traditions. Il formula également des principes sur la gouvernance, soulignant la responsabilité du souverain envers le peuple et la nécessité d’une administration fondée sur la bienveillance. Bien que ses enseignements aient parfois été négligés au cours de l’histoire, ils furent réhabilités et devinrent la base de la philosophie politique et de l’éducation en Chine. Confucius enseigna à de nombreux disciples et, après sa mort, son influence ne cessa de croître, le consacrant parmi les plus grands sages de l’histoire chinoise.Lire la suiteConfucius
« Ne pas voir le mal, Ne pas entendre le mal, Ne pas dire le mal » Au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō日光東照宮 Du 17ème siècle Stand les trois singes 三猿 Mizaru 見ざる, couvre ses yeux, ne voyant aucun mal. Kikazaru聞かざる, se bouche les oreilles, n’entendant pas le mal. Iwazaru言わざる, couvrant sa bouche, ne disant pas le mal ».Lire la suiteLes trois singes savants




















