1 – L’Eternel dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre pareilles aux premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient gravées sur les premières tables que tu as brisées. 2 – Sois prêt de bonne heure. Tu graviras dès le matin le mont Sinaï et tu t’y tiendras devant moi, au sommet de la montagne. 3 –…Lire la suiteLes nouvelles tablettes de la loi
Pantopique : justice
Qu’est-ce qui définit la justice, et comment cette définition varie-t-elle à travers les cultures et les époques ? Comment les systèmes juridiques du monde entier abordent-ils les questions de responsabilité, de punition et de réparation, et quelles sont les valeurs sous-jacentes qui guident ces approches ? Comment les notions de justice sociale et économique sont-elles intégrées dans les cadres légaux et institutionnels des sociétés modernes, et quel rôle jouent-elles dans la quête d’équité ? Comment les traditions juridiques enracinées dans les coutumes ancestrales coexistent-elles avec les systèmes juridiques modernes ? Comment les sociétés autochtones concilient-elles leurs conceptions de la justice avec les influences juridiques externes, et comment ces dynamiques façonnent-elles le paysage juridique global ?Comment les sociétés du monde entier abordent-elles les questions de liberté d’expression, de droits des minorités et d’égalité des genres dans leurs systèmes juridiques respectifs ? Comment les mouvements sociaux et les luttes pour la justice ont-ils influencé l’évolution des lois et des normes juridiques ? Les questions de justice environnementale sont également cruciales. Comment les systèmes juridiques abordent-ils les problèmes de pollution, de dégradation de l’environnement et de responsabilité envers les générations futures ? Comment les tribunaux internationaux s’attaquent-ils aux crimes environnementaux transfrontaliers, et quelles sont les implications pour la protection de notre planète ?
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
La représentation classique de la justice comme une femme les yeux bandés, ayant un glaive et une balance à la main correspond à la déesse grecque Thémis. Les grecs connaissaient deux déesses de la justice, correspondant à deux types de justice : thémis, justice expiatoire (religieuse, intra-familiale), et dikè, justice réparatrice (politique, extra-familiale). Le bandeau symbolise l’impartialité : la justice…Lire la suiteLes yeux bandés, ayant glaive et balance… Symboliser la justice
Créées pour faire face à une situation anormale, les nouvelles juridictions gacaca s’inspirent d’une pratique ancestrale qui fait appel aux sages d’une colline pour régler un litige. La loi du 26 janvier 2001 transpose ce système coutumier en instituant de nouvelles instances de jugement. En juin 2002, quelque onze mille tribunaux sont inaugurés. Ce système se base sur une justice…Lire la suiteLes nouvelles juridictions gacaca
Article 1er Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.Lire la suiteLes hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits
La réflexion politique de Platon consiste pour une large part à élucider les conditions requises pour faire de nous des animaux vraiment politiques, capables de vivre dans une cité une et juste. Cependant, une telle démarche reste impensable sans le tracé d’une frontière séparant ce qui est politique – au sens de ce qui contribue à « faire cité »…Lire la suiteLes incurables, aux limites de la cité…
Dieu dit au roi : Je suis ton Dieu. Je veux un temple.
C’est ainsi, dans l’azur où l’astre le contemple,
Que Dieu parla ; du moins le prêtre l’entendit.
Et le roi vint trouver les captifs, et leur dit :
– En est-il un de vous qui sache faire un temple ?
– Non, dirent-ils. – J’en vais tuer cent pour l’exemple,
Dit le roi. Dieu demande un temple en son courroux.
Ce que Dieu veut du roi, le roi le veut de vous.
C’est juste. –
C’est pourquoi l’on fit mourir cent hommes.
Alors un des captifs cria : – Sire, nous sommes
Convaincus. Faites-nous, roi, dans les environs,
Donner une montagne, et nous la creuserons.
– Une caverne ? dit le roi. – Roi qui gouvernes,
Dieu ne refuse point d’entrer dans les cavernes,
Dit l’homme, et ce n’est pas une rébellion
Que faire un temple à Dieu de l’antre du lion.
– Faites, dit le roi.
(…)Lire la suiteLe travail des captifs
La loi mongole ou, plus exactement, l’ordre politique mongol, a bien existé. Mais il n’est pas sûr qu’il ait constitué un code écrit et structuré. En effet, les mentions qui sont faites du yāsā dans les sources islamiques témoignent de l’ambiguïté du terme dans l’esprit des auteurs qui désignent sous ce terme des décrets impériaux (en mongol classique jasaq) et des règles coutumières (yosun). Les savants et les chercheurs qui, dès la fin du XVIIe siècle, se sont intéressés « au grand code de Gengis-khan », ont adopté la vision des sources islamiques, ce qui a contribué à prolonger, jusqu’à aujourd’hui, la confusion des sources médiévales (…) Les sources sur le yāsā sont d’origine et de nature diverses, mais la majorité d’entre elles sont extérieures à la culture mongole. Il est fait mention du yāsā dans les historiographies persane, arabe, syriaque, arménienne, ainsi que dans les récits en latin des missionnaires franciscains et dans les sources chinoises. Nous disposons néanmoins de quelques sources médiévales internes à la culture mongole. Un certain nombre de yāsā sont mentionnés dans l’Histoire secrète des Mongols, ainsi que dans les lettres envoyées par les khans aux puissances étrangères (…)Lire la suiteLe grand code de Gengis-khan
16. C’est alors que deux femmes prostituées vinrent chez le roi et se présentèrent devant lui. 17. L’une des femmes dit: «Pardon! Mon seigneur, cette femme et moi, nous habitons dans la même maison et j’ai accouché près d’elle dans la maison. 18. Trois jours après, cette femme a aussi accouché. Nous habitons ensemble, il n’y a aucun étranger avec nous dans la maison, il n’y a que nous deux. 19 Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle s’était couchée sur lui. 20. Elle s’est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils qui était à côté de moi pendant que moi, ta servante, je dormais et elle l’a couché contre elle. Quant à son fils, qui était mort, elle l’a couché contre moi.
21. Ce matin, je me suis levée pour allaiter mon fils et voici qu’il était mort. Je l’ai regardé attentivement, le matin venu, et ce n’était pas mon fils, celui que j’ai mis au monde.» 22. L’autre femme dit: «C’est faux! C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort.» Mais la première répliqua: «Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.» C’est ainsi qu’elles discutèrent devant le roi. 23. Le roi constata: «L’une dit: ‘C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort’, et l’autre dit: ‘Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.’» (…)Lire la suiteLe jugement de Salomon…
L’existence d’un cérémonial, d’un rite judiciaire, est un trait commun qui caractérise la pratique de la justice en Chine et en Europe. Le lieu de justice est un lieu distinct, « une aire […] retranchée du monde ordinaire » : un temple majestueux, un Palais-Royal, dans lequel l’on ne peut entrer sans remarquer la clôture qui le sépare de l’extérieur ; un « yamen », initialement un poste de commandement, autrement dit un lieu de pouvoir, de puissance. Le juge, qu’en Chine l’on appelait comme on appelle les dieux, en frappant un gong, et qui n’apparaît en Europe qu’après l’annonce à voix haute de « la Cour » ou après l’ouverture des portes de la salle d’audience, ne se regarde qu’avec révérence : il siège sur une estrade, surélevée, au centre de la pièce (…)Lire la suiteLe lieu de justice est un lieu distinct, une aire retranchée du monde ordinaire…
Un monolithe noir, en basalte, symbole d’une fantastique odyssée du temps car il a porté jusqu’à nous, à travers plus de trente-sept siècles, l’un des plus anciens systèmes de justice dont nous ayons connaissance, codifié et gravé pour l’éternité par le grand roi de la Mésopotamie antique, Hammurabi : telle se présente la stèle de 2,25 mètres de haut, exposée au Louvre, où l’on peut voir, inscrite au burin dans la pierre, en caractères cunéiformes et en langue akkadienne, la quasi-totalité d’un texte juridique, dont le premier traducteur (J.V. Scheil) a dégagé 282 articles. Cette longue inscription comporte un prologue et un épilogue, tous deux à la gloire de Hammurabi qui régna sur Babylone de 1792 à 1750 environ avant notre ère. Son sommet s’orne d’un bas-relief au sens limpide : assis sur un trône, Shamash, dieu-soleil garant de la justice et de l’équité, remet au roi qui se tient debout devant lui les insignes de la royauté. Au roi le pouvoir. Au roi de dire la loi. Pour unir, pacifier, administrer son royaume. Pour l’ordre et pour le bien de ses sujets. Pour que justice prime sur la loi du plus fort. De très nombreux aspects de la vie babylonienne sont réglementés dans le corpus des lois de Hammurabi : famille, mariage, adultère, propriété, commerce, activités économiques, etc. (…)Lire la suiteLe code de Hammurabi
Il s’agit plutôt, à l’occasion de la punition, quand nous décidons de punir, de nous poser à nouveau la question de la justice : qu’est-ce qui est juste ? Certes, la réponse n’est pas aisée. C’est une question redoutable et difficile. Mais cette difficulté ne doit pas nous servir de prétexte pour ne plus nous poser cette question. Alain disait…Lire la suiteLa punition est ce doute sur la justice qui sauve la justice…
La justice, comme le théâtre, rassemble devant un public les acteurs d’un drame pour essayer de déterminer les responsabilités de chacun et de prononcer un jugement équitable. Des deux côtés, il y a un lieu, des décors, un rituel, des costumes… Mais la différence majeure – vraiment majeure ! – entre une pièce et un procès criminel, c’est que le dénouement…Lire la suiteLa justice, comme le théâtre
Le sens le plus élémentaire de la justice réside ainsi, d’abord, dans la mission première du juge, qui est d’appliquer la loi, la règle de droit. En Occident, la relation du juge à cette règle est devenue le cœur de son office lorsque la loi a commencé d’être perçue comme l’expression du souverain, le « point de vue de Dieu…Lire la suiteLa mission première du juge…
Etymologie : du latin justitia, justice, ayant lui-même pour racine, jus, juris, le droit au sens de permission en matière de religion. La justice est un principe moral de la vie sociale fondé sur la reconnaissance et le respect du droit des autres qui peut être le droit naturel (l’équité) ou le droit positif (la loi). La justice est aussi…Lire la suiteLa justice – Un principe moral de la vie sociale
La justice coûte cher, c’est pour ça qu’on l’économise.Lire la suiteLa justice coûte cher
La clémence de la justice est symbolisée par le genou dénudé, le genou étant l’attribut corporel de la piété, la magnanimité et la clémence du puissant : lorsque l’on voulait obtenir la clémence d’un puissant, on enlaçait ses genoux. La représentation des souverains avec une jambe découverte exprime la mansuétude royale. La position du genou est une marque de pouvoir…Lire la suiteJustice et genou dénudé
Il se peut […] que la loi elle-même ne soit pas juste. Dans cette mesure il peut être injuste de respecter la loi, et juste de la transgresser. L’injustice sera alors non plus de ne pas respecter la loi positive, édictée par les hommes, mais de contrevenir à une norme de justice inscrite dans la nature même des choses. Mais…Lire la suiteIl se peut que la loi elle-même ne soit pas juste…
« Scarlett Johansson a engagé des poursuites judiciaires contre une application d’intelligence artificielle (…), laquelle a utilisé, sans consentement, son nom et son apparence dans une publicité en ligne. » [journaldugeek.com / 11-2023] Observation : « L’annonce portait en petits caractères la mention : « Images produites par IA. Elles n’ont rien à voir avec cette personne ». L’affaire n’est certes pas unique. Citera-t-on, parmi bien d’autres exemples, le cas de Tom Hanks se retrouvant au cœur d’une vidéo [pour une assurance dentaire] exploitant son image, créée par une IA… de même sans son consentement. « Je n’ai absolument rien à voir avec ça !!! » a-t-il été contraint de déclarer « … l’acteur prenant la parole sur les réseaux sociaux afin d’alerter ses followers sur le fait qu’il n’était pas du tout à l’origine de cette publicité. » [huffingtonpost.fr / 10-2023] Poursuivons… « Une IA rhabille les femmes (sans leur consentement) sur leurs photos en tenues légères… » Où l’on passe de l’étiquette « censored » à celle du « dignifAId » [beau néologisme !]… (…)Lire la suiteIA & consentement…
Martin Luther King, Jr.
I Have a Dream
delivered 28 August 1963, at the Lincoln Memorial, Washington D.C.
« I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: « We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal. »
I have a dream that one day on the red hills of Georgia, the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.
I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.
I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.
I have a dream today!
(…)Lire la suiteI Have a Dream
L’intelligence artificielle (IA) va avoir un impact sur notre société que l’on ne peut encore imaginer. Des algorithmes prétendent déjà pouvoir identifier les meilleurs candidats pour un emploi, assister les médecins pour établir des diagnostics médicaux ou aider les avocats devant les tribunaux. Tout cela n’est pas totalement nouveau, puisque déjà, dans les années 1980, des systèmes experts assistaient les…Lire la suiteIA : besoin d’une règlementation





