Emojis ! Vous êtes nombreux, nous sommes nombreux à avoir cédé à leur charme, malgré les soupirs du genre « les jeunes ne savent plus communiquer qu’avec ces machins ». D’accord, certains abusent, mais reconnaissons-le : c’est pratique, et même créatif – au point que j’ai fini par me construire un langage entier, mais c’est une autre histoire. Le mot emoji 絵文字 vient du japonais : e 絵 signifie « image » et moji 文字 « caractère », rien à voir à l’origine avec les émotions, même si la confusion est logique. On trouve de tout : kimono, sushi, croquette de poisson ou même tengu, créature au nez démesuré. Certains emojis sont très japonais, d’autres universels, comme les animaux… prenons la chèvre. Peu importe son nom – 山羊, معزة, Ziege ou коза – une chèvre reste une chèvre, et pour dire « tu me rends chèvre », le message passe. L’emoji a même envahi le hip-hop et le sport via l’acronyme GOAT : Greatest Of All Time. Popularisé dans les années 1990, il sacre les figures exceptionnelles. Enfin, clin d’œil japonais : les kaomojis 顔文字, centrés sur les visages. Et pour les amateurs de luxe, sachez qu’il existe même une chèvre emoji sertie de diamants.Lire la suiteLa chèvre et le hip-hop
Pantopique : Etats-Unis d’Amérique
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
« Bienvenue à Gattaca » est un film de science-fiction sorti en 1997, réalisé par Andrew Niccol. L’histoire se déroule dans un futur dystopique où la société est divisée en deux classes : les « Valides », des personnes génétiquement modifiées pour être parfaites, et les « In-Valides », considérées comme inférieures en raison de leur patrimoine génétique naturel. Le protagoniste, Vincent Freeman, est un In-Valide…Lire la suiteBienvenue à Gattaca
Elie Wiesel (1928-2016) est un écrivain, philosophe et témoin majeur de la Shoah. Né à Sighet, en Transylvanie (alors en Roumanie), il est déporté en 1944 avec sa famille à Auschwitz-Birkenau, puis à Buchenwald, où il est libéré en avril 1945. Seul survivant de sa famille proche, il fait de cette expérience fondatrice le cœur de son œuvre. Installé en…Lire la suiteElie Wiesel
Pour Marilee Adams, le « puits de jugement » désigne un état mental où l’on est piégé par des pensées automatiques de critique et de certitude, interprétant les situations selon des schémas rigides de bien/mal ou succès/échec. Cet état génère peur, colère et frustration, limite la créativité, bloque l’apprentissage et détériore les relations, car l’attention se concentre sur la défense de sa position plutôt que sur la compréhension. Plus on s’enfonce, plus la vision se rétrécit et les options se réduisent. Sortir du puits revient à adopter l’état du « questionneur », fondé sur curiosité, ouverture et responsabilité, en remplaçant le jugement par des questions constructives comme « Que puis-je apprendre ? » ou « Qu’est-ce qui est possible ? », ce qui restaure clarté, coopération et liberté d’action.Lire la suiteLe puits de jugement
L’histoire de l’intelligence artificielle, née il y a quelques décennies, commence avec la cybernétique lancée par Norbert Wiener dans les années 1940, alors que les premiers ordinateurs comme l’ENIAC voient le jour. En 1950, Alan Turing s’interroge sur la possibilité pour une machine de penser et propose son célèbre test explorant les frontières entre humain et machine. L’été 1956, une conférence au Dartmouth College introduit le terme « intelligence artificielle », porté par John McCarthy, tandis que Marvin Minsky contribue à sa définition. Les attentes initiales élevées déçoivent dans les années 1960, entraînant un « hiver de l’IA » dans les laboratoires et les financements, avant l’émergence des systèmes experts imitant les spécialistes humains. En 1997, Deep Blue bat Garry Kasparov, symbolisant les progrès de l’IA, soutenus par la loi de Moore sur l’accroissement exponentiel de la puissance des processeurs. Dans les années 2010, l’accès à de vastes données et des algorithmes d’apprentissage automatique relance l’IA, désormais capable de découvrir les règles par corrélation et classification. L’arrivée d’agents conversationnels en 2022 marque l’essor de l’IA générative, bouleversant l’usage public et ouvrant des perspectives encore ouvertes…Lire la suiteIl était une fois l’IA…
Sam Altman, né en 1985 à Chicago, est un entrepreneur et investisseur visionnaire dans le domaine technologique. Diplômé en informatique de Stanford, il a cofondé Loopt en 2005, une start-up de géolocalisation, avant de devenir président de Y Combinator en 2014. Ce rôle lui a permis de soutenir des entreprises emblématiques comme Airbnb et Stripe. En 2015, il a cofondé…Lire la suiteSam Altman
Fei-Fei Li, née en 1976 à Chengdu, Chine, est une scientifique influente dans le domaine de la vision par ordinateur et de l’IA. Après avoir immigré aux États-Unis à 16 ans, elle a étudié à Princeton et obtenu un doctorat au California Institute of Technology (Caltech). Son projet le plus célèbre, ImageNet (2009), a catalysé les avancées en reconnaissance d’images,…Lire la suiteFei-Fei Li
Pendant la Seconde guerre mondiale, les communications codées furent cruciales, et c’est dans le Pacifique que les Navajos jouèrent un rôle unique. Appartenant aux langues athapascanes de la famille na-dené, leur langue fut utilisée par 421 « code talkers » pour créer un code impossible à déchiffrer pour les Japonais. Proposé par Philip Johnston en 1942, le projet exploitait la complexité grammaticale et phonétique du navajo. Deux techniques étaient employées : utiliser des mots entiers pour désigner des objets militaires, comme A-YE-SHI (« œufs ») pour « bombes » ou LO-TSO (« baleine ») pour « navire de guerre », ou épeler lettre par lettre avec des mots codés, par exemple A comme « Ant » → WOL-LA-CHEE. Cette innovation linguistique permit de sécuriser les communications et eut un impact stratégique majeur dans le théâtre du Pacifique.Lire la suiteLes « Code talkers » navajos…
Les Haïdas sont un peuple autochtone vivant principalement sur la côte pacifique du Canada, en Colombie-Britannique, ainsi qu’en Alaska. Leur culture est riche et complexe, avec des clans matrilinéaires et une noblesse héréditaire. Ils sont célèbres pour leur art, notamment la sculpture sur bois et la gravure, aux motifs détaillés représentant animaux et êtres surnaturels, ainsi que pour leurs légendes, danses et cérémonies liées à la nature et aux esprits du milieu côtier. Les Haïdas ont également développé des savoirs en navigation et commerce avec d’autres peuples autochtones. Malgré la colonisation, la dépossession et les bouleversements historiques, ils préservent et revitalisent leur langue, leur culture et leurs pratiques artistiques, revendiquant leur identité et leurs droits territoriaux. Aujourd’hui, leur héritage unique continue d’être célébré et reconnu, témoignant de leur résilience et de la force de leurs traditions ancestrales.Lire la suiteHaïdas
The Sims® est une série de jeux vidéo de simulation de vie développée par Maxis et publiée par Electronic Arts. Lancé en 2000, le jeu permet aux joueurs de créer et de contrôler des personnages virtuels, appelés Sims, et de gérer leur vie quotidienne, y compris les aspects sociaux, professionnels et domestiques. The Sims est devenu l’une des séries de…Lire la suiteThe Sims®
World of Warcraft® (WoW) est un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG) développé par Blizzard Entertainment et lancé en 2004. Situé dans le monde fictif d’Azeroth, WoW permet à des millions de joueurs de créer des avatars, d’explorer un vaste univers, de combattre des monstres, de réaliser des quêtes, et d’interagir avec d’autres joueurs en temps réel. World…Lire la suiteWorld of Warcraft®
Maki Kaji (1951-2021) découvre le principe de ce qu’il allait renommer « sudoku » dans un magazine américain au début des années 1980, suite à la création du « Number Place » par Howard Garns (1905-1989). Renvoyant à une histoire plus ancienne, il fait écho à l’illustre carré dit SATOR, carré magique dont on trouve un exemple à Pompéi, composé des cinq mots suivants ayant donné lieu à diverses interprétations : sator : « laboureur » (ou « créateur »); arepo (controv.); Tenet « [il/elle] tient »; opera : « œuvre »; rotas : « roues, cycle ». Si les exemples de carrés magiques sont nombreux, de la Chine à l’Inde ou au monde arabe, le passage aux arrangements numériques sans répétition sur une même ligne ou colonne serait du fait de Léonard Euler (1707 – 1783). Le terme de sūdoku renvoie quant à lui plus complètement à « Sūji wa dokushin ni kagiru » 数字は独身に限る, soit « chiffre limité à un seul », ce qui est bien son cas puisqu’il s’agit de résoudre une énigme à neuf chiffres, chacun d’eux ne figurant qu’une seule fois sur une ligne ou une colonne d’un carré à 9 x 9 cases.Lire la suiteMaki Kaji et le sudoku…
Pour Phil Stutz, le « labyrinthe intérieur » désigne l’espace mental et émotionnel où l’on se perd en cherchant à éviter souffrance, incertitude et effort. Composé de peurs, d’auto-sabotages, de pensées répétitives et de mécanismes de défense illusoires, il enferme l’individu qui tourne en rond en tentant des solutions intellectuelles à des problèmes existentiels. Alimenté par le besoin de contrôle, le perfectionnisme et l’attachement au confort ou à la validation, il s’aggrave lorsqu’on cherche à en sortir par l’analyse ou l’évitement. Le chemin de croissance, au contraire, implique d’accepter douleur, effort et incertitude, et de passer à l’action malgré tout, en utilisant discipline, engagement et responsabilité personnelle pour reconnecter l’individu à son énergie vitale. Le labyrinthe intérieur symbolise la stagnation psychique, le mouvement volontaire seule issue réelle.Lire la suiteLe labyrinthe intérieur
Que serait notre monde sans son histoire migratoire, depuis les origines d’Homo sapiens sortant d’Afrique de l’Est pour peupler la Terre ? Les migrations n’ont jamais cessé, malgré les conditions changeantes qui les ont favorisées ou entravées. Aujourd’hui, plusieurs centaines de millions de migrants traversent le monde, chacun portant une histoire singulière. Ellis Island, dans la baie de New York près de la Statue de la Liberté, fut l’une des portes d’entrée des flux migratoires américains de 1892 à 1954. L’Immigration Museum y relate les parcours éprouvants de celles et ceux fuyant famine, oppression, pogromes ou pauvreté, en quête d’une vie nouvelle. Baptisée « île aux Mouettes » par les Algonquins, elle devint « Gibbet Island » avant d’être rachetée par Samuel Ellis. Les immigrants passaient l’inspection sanitaire, et les rejetés étaient renvoyés ; les autres rejoignaient New York pour y commencer leur vie américaine. Au plus fort, plus de 10 000 personnes y transitaient chaque jour. Des figures célèbres, réelles ou fictionnelles, y ont fait escale, de Charlie Chaplin à Vito Corleone. Morale : face aux migrations actuelles liées au climat, aux conflits ou aux crises économiques, l’humanité saura-t-elle affronter ce défi renouvelé ? Aujourd’hui, environ un tiers des citoyens américains ont au moins un ancêtre passé par Ellis Island.Lire la suiteEllis Island
Les océans, loin d’être des ressources inépuisables, révèlent la fragilité de nos rapports au vivant et aux équilibres planétaires. Depuis des millénaires, les Polynésiens voyaient chaque île comme le nombril d’une coupole céleste et leurs pirogues comme des instruments reliant ciel et mer, explorant à la fois l’espace physique et cosmique, et incarnant un respect profond pour Tangaroa, gardien des océans. Cette vision révèle que naviguer sur l’eau n’est pas un simple déplacement mais un apprentissage du lien entre l’humain et le milieu, où savoirs, savoir-faire et éthique se confondent. Aujourd’hui, face à la surpêche, à la pollution et au déclin de la biodiversité marine, cette sagesse ancienne nous interpelle : comment changer nos modes de vie, réapprendre le respect des océans et construire une relation durable avec eux ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « mer » ?Lire la suiteVoler de ciel en ciel, l’océan…
Cette rétrospective de la performance retrace la carrière prolifique de Marina Abramović (Yougoslave, née en 1946) avec une cinquantaine d’œuvres couvrant plus de quatre décennies de ses premières interventions et pièces sonores, œuvres vidéo, installations, photographies, performances en solo et performances réalisées en collaboration avec Ulay (Uwe Laysiepen). Dans le but de transmettre la présence de l’artiste et de rendre ses performances historiques accessibles à un public plus large, l’exposition comprend les premières réinterprétations en direct des œuvres d’Abramović par d’autres personnes jamais réalisées dans le cadre d’un musée. En outre, une nouvelle œuvre originale interprétée par Abramović marquera la plus longue période pendant laquelle elle a interprété une seule pièce en solo. (Toutes les performances, dont l’une implique la participation du spectateur, se dérouleront pendant toute la durée de l’exposition, depuis l’ouverture du musée jusqu’à sa fermeture, afin de permettre aux visiteurs de ressentir l’intemporalité des œuvres.Lire la suiteThe Artist is present
Vivre comporte intrinsèquement des risques, et nos façons de les affronter varient selon les contextes et protections dont nous disposons. Certaines populations, comme celles établies sur le permafrost, confrontent quotidiennement ce qui semblait immuable : ce sol gelé en permanence recouvrant 20 % de la surface terrestre, notamment en Alaska et en Sibérie, commence à fondre pour la première fois depuis plus de 10 000 ans. Cette fonte bouleverse tout : instabilité des infrastructures, émissions massives de méthane, libération de virus et bactéries anciens. À Iakoutsk, par exemple, des habitations reposant sur des poutres enfoncées six mètres dans le sol solide se trouvent menacées. Ironie de la langue russe, ce permafrost est appelé « givre éternel », alors qu’il devient vulnérable aux changements climatiques. Ainsi, la précaution et la préparation sont naturelles, mais la perception du risque peut être bouleversée par des forces inattendues, soulignant combien il est crucial de questionner notre définition même de ce qu’est un « risque » et comment y répondre face à l’inattendu.Lire la suiteEt si le permafrost… ?
« Ballad of Sexual Dependency » est une série de photographies réalisée par l’artiste américaine Nan Goldin dans les années 1980. Cette série documentaire présente des instantanés de la vie quotidienne, des relations intimes, des moments de fête et des périodes de crise, capturant ainsi l’essence de la vie urbaine et underground à New York dans les années 1980. Les photographies sont…Lire la suiteBallad of Sexual Dependency
La Barrique d’amontillado d’Edgar Allan Poe (1846) explore vengeance, mort et psychologie dans un huis clos oppressant. Montresor attire son ennemi Fortunato dans les catacombes sous prétexte de lui faire goûter un amontillado rare. Le vin n’est pas décor mais moteur du récit : passion de Fortunato et vanité le rendent vulnérable. L’amontillado devient leurre et promesse de reconnaissance, exploitée cruellement. Les catacombes, à la fois cave et tombeau, symbolisent le lien entre valeur et mort. Le vin, symbole de savoir et de civilisation, se transforme en instrument de damnation, révélant hiérarchies sociales, ego et fragilité du connaisseur. Poe montre que la passion œnologique peut devenir une faille intime et que le rituel de la dégustation, associé au plaisir, peut conduire à l’anéantissement.Lire la suiteLa Barrique d’amontillado
Artiste polyvalent américain, né le 21 septembre 1969 à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il est principalement connu pour son travail en tant qu’acteur, chanteur et styliste. Porter a commencé sa carrière sur les planches de Broadway, où il a remporté un Tony Award en 2013 pour son rôle dans la comédie musicale « Kinky Boots ». Il est également reconnu pour ses performances…Lire la suiteBilly Porter


















