Le chamanisme coréen a connu une histoire mouvementée. Quand les autres religions sont arrivées de l’étranger, elles ont rapidement dominé la société et le chamanisme a été repoussé dans les périphéries. Surtout pendant les périodes de Goryeo et de Joseon, bouddhisme et chamanisme sont devenues les idéologies premières de la société coréenne. Autrefois religion dominante, le chamanisme est devenu un culte dédié aux classes les plus basses de la société, majoritairement des femmes (…) Les mudangs sont traditionnellement divisées en deux catégories selon la façon dont elles ont acquis leur statut : d’un côté celles qui ont été possédées par Dieu, les gangsin mudang, et celles qui ont reçu leur pouvoir de façon héréditaire par leur mère ou leur grand-mère, les seseup mudang (…)Lire la suiteLe chamanisme coréen et les mudangs
Pantopique : environnement
L’environnement, toile complexe de la vie sur Terre, soulève une série de questions explorant notre relation avec la nature, les défis posés par les changements climatiques et la diversité des approches culturelles face à ces enjeux globaux. Comment les différentes cultures du monde conceptualisent-elles et préservent-elles l’environnement, intégrant des croyances, des pratiques et des rituels qui reflètent une harmonie avec la nature ? Comment les sociétés gèrent-elles les ressources naturelles, des forêts aux océans, dans un équilibre durable ou non, et comment ces approches diffèrent-elles à travers les continents ? Comment les changements climatiques impactent-ils les modes de vie, la biodiversité et la sécurité alimentaire à travers le monde, et quelles adaptations innovantes émergent pour répondre à ces défis pressants ? Comment l’urbanisation rapide dans certaines régions et la préservation des écosystèmes naturels dans d’autres définissent-elles la relation complexe entre l’homme et son environnement ? Comment les mouvements environnementaux transcendent-ils les frontières culturelles, illustrant une conscience mondiale croissante des enjeux écologiques ? Comment les récits mythologiques, les contes populaires et les arts visuels reflètent-ils la manière dont les cultures du monde perçoivent la nature, créant ainsi des liens profonds entre l’humain et son environnement ? Comment les innovations technologiques, de l’énergie verte à la gestion des déchets, contribuent-elles à façonner un avenir plus durable à l’échelle mondiale ? Comment les politiques environnementales varient-elles à travers les pays, illustrant des approches différentes pour la conservation, la restauration et la préservation des écosystèmes… et trop souvent hélas leur insuffisance ?
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
En Corée du Sud, on ne plaisante pas avec cet examen appelé le « Suneung ». C’est beaucoup plus que notre baccalauréat. Le nombre de points obtenus à ces épreuves détermine le rang de l’université qu’il est possible d’intégrer. Et conséquemment, l’entreprise dans laquelle l’élève va ensuite pouvoir faire carrière. Les géants comme Samsung, Hyundai ou LG recrutent traditionnellement les meilleurs des trois meilleures universités du pays. Ainsi, les enfants et les familles se préparent des années à l’avance pour le « Suneung ». Tout le monde, dans le pays, prend des cours de soutien, qui coûtent très cher, pour les cinq épreuves qui sont concentrées sur une seule journée de la mi-novembre. (…)Lire la suiteLe Suneung – Un examen préparé depuis l’enfance
Le Samguk yusa (« Mémoires des trois royaumes ») est un texte du 13e siècle de notre ère qui couvre l’histoire et les légendes de la fondation de la Corée jusqu’au 10e siècle de notre ère. Il s’agit en quelque sorte de la suite du Samguk sagi (« Registres des trois royaumes »), écrit au 12e siècle de notre ère et considéré comme la…Lire la suiteSamguk yusa – Mémoires des trois royaumes
Maehwasu ou 매화수 – Un type de liqueur de prune coréenne (매실주). Le Maehwasu est une boisson populaire en Corée. Il est commercialisé comme une version féminine du Soju en raison de son goût sucré et de sa teneur en alcool plus faible. Il se boit normalement sous forme de shot tout en mangeant.Lire la suiteMaehwasu
En Corée du Sud, l’alcool, c’est (presque) de l’eau. En effet, le soju, ce robuste alcool de riz, est le spiritueux le plus vendu au monde et le plus consommé sur le territoire sud-coréen. Depuis des siècles, cette vodka sucrée est l’un des piliers d’une table sud-coréenne. A la fois phénomène culturel et problème de santé publique, la consommation de…Lire la suiteSoju – Le spiritueux le plus vendu au monde
Coréen, Han a émigré en Allemagne lorsqu’il avait 22 ans pour y étudier la mécanique. Mais une fois sur place, il s’est orienté vers la théologie et la philosophie (…) Depuis, Han a été nommé professeur à la célèbre « école nationale supérieure pour la conception formelle » de Karlsruhe, où enseigne aussi Peter Sloterdijk – mais les deux hommes ne s’apprécient guère, paraît-il. Autant les livres de Sloterdijk sont foisonnants, emplis de digressions et d’intermèdes, autant ceux de Han sont ramassés, abrupts ; son style est d’une incroyable économie (…) Han écrit pour combattre les maux actuels et convaincre. (…) Ce mois-ci, deux essais de Han paraissent. Le premier, Dans la nuée, est une brillante méditation sur la condition de l’homme digital, l’ère du numérique et la dispersion dans le cloud. Le second, Le Désir ou L’enfer de l’identique, s’interroge sur la possibilité de l’amour et de l’érotisme dans une société où la figure de l’Autre tend à disparaître.Lire la suiteByung-Chul Han
La pratique du chalay (ou chhalay) incarne le concept et la valeur andine de la réciprocité. Elle représente un système économique alternatif ancestral qui valorise les personnes, la terre et la nature sacrée de la nourriture. (…) Les agriculteurs qui pratiquent le chalay échangent des aliments en calculant la valeur des produits. Dans ce cas, la valeur n’est pas équivalente à la valeur monétaire, elle considère plutôt le temps et l’effort pour la production, le transport, et prend en compte les relations sociales entre ceux qui font le troc, et les besoins des participants. (…) Lorsqu’ils emportent les graines au marché ou ailleurs, ils les enfument lors d’un rituel, en invoquant la Pachamama, en lui demandant de ne pas prendre l’esprit des plantes, en demandant qu’elles restent dans la communauté. Lorsqu’on apporte de nouvelles graines à la maison, on fait des offrandes de feuilles de coca et on les arrose de chicha pour accueillir les graines dans leur nouveau foyer. L’échange dans le chalay est considéré comme une partie importante du parcours de vie des graines.Lire la suiteChalay – La pratique andine du troc et de l’échange
Wagyl : le serpent arc-en-ciel Mythique et stimulant L’esprit créatif derrière la naissance du monde Eveiller les animaux et les êtres à la vie Symbole de la fertilité et du pouvoir positif Male et femelle en même temps…Lire la suiteWagyl : mythique et stimulant
Voir ce qui est juste et ne pas le faire est un manque de courage.Lire la suiteVoir ce qui est juste et ne pas le faire…
L’objectif de cette exposition est de dissiper le mythe de la culpabilisation des victimes, qui veut que les vêtements favorisent les agressions sexuelles. Les victimes de crimes ne sont pas responsables des crimes commis à leur encontre. Les victimes de viols ou d’agressions sexuelles se voient souvent demander : « Que portiez-vous ? ». Nous devons cesser de poser cette question. Nous…Lire la suiteWhat Were You Wearing Exhibit
Les deux grands courants du bouddhisme sont le Theravada et le Mahayana, qui se sont développés au cours des premières années de cette religion. Le bouddhisme Vajrayana est une forme de bouddhisme probablement issue de la tradition Mahayana. Il repose sur un système philosophique et rituel complexe destiné à offrir une voie vers l’illumination. Le Vajrayana est parfois appelé bouddhisme tibétain. Le terme Vajrayana signifie grossièrement « la voie du diamant ». Le mot Vajra fait référence à la foudre, il est dur comme un diamant, et était utilisé comme arme par le dieu hindou du tonnerre et de la pluie, Indra. Yana désigne la voie, ou le véhicule spirituel, permettant d’atteindre l’illumination. Le bouddhisme Vajrayana s’est développé en Inde vers le 6e ou le 7e siècle de notre ère. Les idées tantriques ont commencé à être incorporées dans les enseignements des universités bouddhistes du nord de l’Inde, conduisant progressivement au développement d’une nouvelle tradition. Elle s’est répandue de l’Inde vers l’Himalaya, atteignant le Tibet en 747 de notre ère grâce à un moine indien, Padmasambhava (…)Lire la suitevajrayana
Ah! pourquoi de vos yeux
Tant appeler mes yeux,
Et pourquoi d’une folle étreinte me dire
Que tout est puéril
Hors élan de nos cœurs
Éperdus l’un vers l’autre.
Ces lampes claires et ces girandoles
Dévoileraient mon trouble sans doute,
Si je laissais vos yeux
Tant parler à mes yeux.
Vois l’enchantement de cette nuit complice
Et ces roses
Amoureuses
Aux corsages des Amoureuses.
Respirons les aromes charmants
Qui montent de ces fleurs,
Parées comme des femmes,
Et des ces femmes parées
Comme des fleurs.
Enivrons-nous du doux vin
Cher à Cythérée,
(…)Lire la suiteValse
L’histoire antique du grand Déluge a été relatée dans le monde entier. Nous trouvons des récits de cet événement parmi de nombreuses cultures anciennes à travers le monde. Ils ont tous des mythes et des légendes décrivant une époque lointaine où un déluge horrifiant a effacé presque toute vie sur Terre. L’histoire de l’Arche de Noé n’est pas seulement une…Lire la suiteUt-Napishtim, l’être sauvé du Déluge
À l’instar de ses consœurs et compatriotes Cindy Sherman et Jenny Holzer, Barbara Kruger s’est imposée sur le devant de la scène artistique américaine dans les années 1980. Graphiste de formation, elle développe un vocabulaire artistique original et crée un style qui deviendra rapidement sa signature : Elle utilise de vieilles photographies de magazines en noir et blanc qu’elle intercepte, rephotographie et agrandit. Elle associe ensuite ces images à des slogans inspirés de la publicité et de la société de consommation, présentés en lettres blanches sur fond rouge. La gamme limitée de couleurs, la typographie et la tension dynamique entre le langage verbal et visuel situent Barbara Kruger dans la tradition du photomontage des avant-gardes russe et allemande de l’entre-deux-guerres. Dans Untitled (I Shop Therefore I Am), la simplicité de l’image sert à accentuer la violence du texte. En se transformant en « I shop therefore I am », la proposition cartésienne « I think therefore I am » devient dénuée de sens (…)Lire la suiteUntitled (I Shop Therefore I Am)
Off the Exchange with Sir J. Cutler and Mr. Grant to the Royall Oak Tavern, in Lumbard Street, where Alexander Broome the poet was, a merry and witty man, I believe, if he be not a little conceited, and here drank a sort of French wine, called Ho Bryan, that hath a good and most particular taste that I never…Lire la suiteUne sorte de vin français, appelé Ho Bryan
Les peuples de l’antiquité faisaient grand cas de la natation. Caton enseignait lui-même à son fils à traverser les rivières les plus rapides, les torrents les plus impétueux. L’empereur Auguste enseignait aussi à nager à son neveu. C’est à la tête de ses légions que Jules César traversait les fleuves à la nage. Charlemagne était un des meilleurs nageurs de…Lire la suiteUne grande partie de la natation
L’Un prend dans les mains de L’Autre un court morceau d’une tige creuse d’un bois sec et léger, dont l’une des extrémités est naturellement obturée par un nœud du végétal.
L’Un (perplexe) :
– Est-ce qu’on peut vraiment faire de la musique avec ce petit tube long de… combien… dix ?… quinze centimètres ?
L’Autre (affirmative) :
– À peu près oui. Et oui encore : on peut faire de la musique avec.
L’Un (étonné, tournant le tronçon en tous sens) :
– Mais il n’y a pas de bec, pas de trous à boucher avec les doigts. Ce n’est pas une flûte.
L’Autre (posée, affirmative) :
– Si, c’est une flûte. Une sorte de flûte, disons…
L’Un (intrigué) :
– Mais alors elle ne produit qu’une seule note ?
(…)Lire la suiteUne seule note
Cette croyance a commencé en parlant des hommes portant des chapeaux verts (ça existe ?), puis s’est répandue aux vêtements verts en général (comme un costume vert, un manteau vert, des chaussures vertes, etc…). Mais pourquoi ? On retrouve plusieurs explications dans la culture chinoise : Durant la Dynastie Tang (618-907), les travailleurs dans les bordels devaient porter des vêtements…Lire la suiteUn chapeau vert en Chine ? Mauvaise idée…
Pour mieux comprendre la base de la langue innue (nehluen), il faut se positionner dans le contexte de la pensée circulaire. Un être humain et son environnement sont indissociables dans ce type de pensée. Le pronom « nous » servira d’exemple pour mieux comprendre les nuances possibles. Si je voulais parler du « nous » qui comprend moi et toi…Lire la suiteTshinanu – Un « nous » inclusif du peuple innu
Les Truisms de Holzer ont été affichés dans des vitrines de magasins, sur des murs extérieurs et des panneaux d’affichage, ainsi que sur des écrans numériques dans des musées, des galeries et d’autres lieux publics, tels que Times Square à New York. Des multitudes de personnes les ont vus, lus, ont ri et ont été provoqués par eux. C’est précisément…Lire la suiteTruisms















