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Le Daemokjang, architecture traditionnelle en bois

repère(s) :bois

Le terme « Daemokjang » désigne globalement l’architecture coréenne traditionnelle en bois et en particulier les artisans qui utilisent les techniques traditionnelles de travail du bois. Les activités de ces praticiens couvrent également l’entretien, la réparation et la reconstruction de bâtiments historiques, allant des maisons coréennes traditionnelles aux palais et temples monumentaux en bois. Les Daemokjang prennent en charge la totalité du processus de construction, y compris la planification, les plans et la construction des édifices, ainsi que la supervision des artisans placés sous leurs ordres. Les structures en bois créées par les Daemokjang se caractérisent par la douceur de leurs lignes, leur simplicité et leur absence d’ornementation – traits distinctifs de l’architecture coréenne traditionnelle. Les méthodes de construction traditionnelles exigent des compétences techniques pour élaborer les plans de l’édifice en tenant compte de sa taille, de son emplacement et de sa fonction, mais aussi un sens esthétique pour le choix du bois (…), selon la fameuse technique qui leur permet « de résister un millier d’années »… (…)Lire la suiteLe Daemokjang, architecture traditionnelle en bois

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La technique de la xylogravure chinoise

repère(s) :art

2009

[chin. 木刻版画技法 Mùkè bǎnhuà jìfǎ]

La technique traditionnelle de la xylogravure chinoise exige la collaboration d’une demi-douzaine d’artisans maîtrisant parfaitement l’art de l’imprimerie, doués d’une grande dextérité et de l’esprit d’équipe. Les blocs d’impression, d’une épaisseur de deux centimètres, sont taillés dans du bois à grain fin (poirier ou jujubier) et sont polis au papier de verre avant d’être gravés. Une esquisse de l’image est exécutée sur un papier extrêmement mince et examinée minutieusement pour détecter toute erreur avant d’être transférée sur le bloc. Les motifs à l’encre servent de guide à l’artisan qui grave l’image ou le motif dans le bois, produisant des personnages en relief qui appliqueront ensuite l’encre sur le papier. Dans un premier temps, les blocs sont testés avec de l’encre rouge puis de la bleue, et des corrections sont apportées à la gravure. Enfin, quand le bloc est prêt à l’emploi, il est recouvert d’encre et appliqué à la main sur du papier pour imprimer l’image définitive…(…)Lire la suiteLa technique de la xylogravure chinoise

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Tserkvas en bois de la région des Carpates en Pologne et en Ukraine

repère(s) :croire

2013

[polonais : Drewniane cerkwie regionu karpackiego w Polsce i na Ukrainie | ukrainien : Дерев'яні церкви карпатського регіону Польщі і України]

Situé aux confins orientaux de l’Europe centrale, ce bien transnational se compose d’une sélection de 16 tserkvas (églises). Elles ont été construites en rondins de bois disposés horizontalement entre le XVIe et le XIXe siècle par des communautés de confessions orthodoxe et grecque-catholique. Les tsverkvas témoignent d’une tradition de construction distincte ancrée dans la tradition ecclésiastique de l’Eglise orthodoxe imbriquées avec des éléments de la tradition locale et des références symboliques à la cosmogonie de leurs communautés. Les tserkvas sont construites sur un plan en trois parties surmontées de coupoles et de dômes ouverts sur un espace quadrilatère ou octogonal. Elles se caractérisent également par la présence d’iconostase, de décoration intérieure polychrome ainsi que d’autres éléments de mobilier historique. Certaines comportaient également des clochers en bois, des enclos paroissiaux, des loges et des cimetières.Lire la suiteTserkvas en bois de la région des Carpates en Pologne et en Ukraine

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L’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois

repère(s) :écriture

2010

[chin. 中国活字印刷木 Zhōngguó huózì yìnshuā mù]

Une des plus vieilles techniques d’imprimerie au monde, l’imprimerie à caractères mobiles en bois est conservée dans le comté de Rui’an, dans la province du Zhejiang, où elle est utilisée dans la compilation et à l’impression de la généalogie des clans. Les hommes apprennent à tracer et à graver les caractères chinois qui sont ensuite disposés sur une plaque d’impression et imprimés. Cela exige d’abondantes connaissances historiques et une maîtrise de la grammaire du vieux chinois. Puis les femmes entreprennent les travaux de découpage du papier et de reliure jusqu’à ce que les généalogies imprimées soient terminées. Les caractères mobiles peuvent être réutilisés à maintes reprises après le démontage de la plaque d’impression. Tout au long de l’année, les artisans transportent les jeux de caractères en bois et le matériel d’imprimerie jusque dans les salles des ancêtres au sein des communautés locales. Là, ils dressent et impriment à la main la généalogie du clan. Une cérémonie marque l’achèvement de la généalogie et les imprimeurs la déposent dans une boîte mise sous clef afin d’être préservée…(…)Lire la suiteL’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois

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Les structures à ossature en bois chinoises

repère(s) :habiter

2009

[chin. 中国传统建筑工艺中的木结构建筑 Zhōngguó chuántǒng jiànzhú gōngyì zhōng de mù jiégòu jiànzhú ]

Symboles caractéristiques de la culture architecturale chinoise, les structures à ossature en bois sont largement répandues dans le pays. Les éléments en bois, tels que colonnes, poutres, pannes, linteaux et consoles, sont solidarisés entre eux par des assemblages à tenon, formant ainsi un ensemble souple et de conception parasismique. D’une remarquable résistance, les ossatures peuvent être montées rapidement sur le chantier en assemblant les composants préalablement fabriqués. Outre ce mode de charpenterie, l’art architectural comprend d’autres techniques, menuiserie décorative, pose de tuiles de couverture, maçonnerie en pierre, peinture ornementale et autres, qui se transmettent de maîtres à apprentis par voie orale et par la pratique. À chaque étape de la construction correspondent des méthodes et des savoir-faire uniques et systématiques. Principalement appliqués de nos jours pour la construction des structures de style traditionnel et pour la restauration des anciennes structures à ossature en bois, les savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois incarnent un héritage de sagesse et d’artisanat…(…)Lire la suiteLes structures à ossature en bois chinoises

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Ensemble « Églises en bois de Maramureş »

repère(s) :croire

1999

[roumain : Bisericile de lemn din regiunea Maramureș]

L’ensemble « églises en bois de Maramures » représentent une sélection de huit exemples remarquables de solutions architecturales issues de périodes et de régions différentes. Elles dessinent un portrait vivant de la diversité des conceptions et des compétences artisanales exprimées dans ces constructions de bois hautes et étroites, dotées du caractéristique clocher élancé du côté ouest du bâtiment et de toits simples ou doubles couverts de bardeaux. Il s’agit là d’une expression vernaculaire propre au paysage culturel de cette région montagneuse du nord de la Roumanie.Lire la suiteEnsemble « Églises en bois de Maramureş »

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La technique des cloisons étanches des jonques chinoises

repère(s) :aller

2010

[chin. 中国帆船的水密隔舱技术 Zhōngguó fānchuán de shuǐmì gé cāng jìshù]

Développée dans la province du Fujian, dans le sud de la Chine, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises permet la construction de navires de haute mer à cloisons étanches. Si un ou deux caissons sont accidentellement endommagés en cours de navigation, l’eau ne pénétrera pas dans les autres caissons et le navire restera à flot. Les jonques sont principalement fabriquées en bois de camphre, de pin et de sapin, et assemblées à l’aide d’outils de menuisier traditionnels. Elles sont construites en appliquant les technologies de base que sont l’assemblage de planches feuillées et le calfatage des joints entre les planches à l’aide d’étoupe, de chaux et d’huile de tung. La construction est dirigée par un maître artisan qui supervise un grand nombre d’artisans travaillant en étroite coordination. Les communautés locales participent en organisant des cérémonies solennelles de prière pour la paix et la sécurité pendant la construction et avant le lancement du navire achevé. L’expérience et les méthodes de travail relatives à la technique des cloisons étanches se transmettent oralement du maître aux apprentis…(…)Lire la suiteLa technique des cloisons étanches des jonques chinoises

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Construction des ponts chinois de bois en arc

repère(s) :habiter

2009

[chin. 传统中国木拱桥设计与建造 Chuántǒng zhōngguó mù gǒngqiáo shèjì yǔ jiànzào]

On trouve des ponts de bois en arc dans les provinces du Fujian et du Zhejiang, le long de la côte sud-est de la Chine. La conception et les pratiques traditionnelles de construction de ces ponts associent l’usage du bois et des outils d’architecte traditionnels, l’artisanat, les techniques fondamentales de « tissage de poutres » et d’assemblage par mortaises et tenons, ainsi que la connaissance par le charpentier expérimenté des différents environnements et des mécanismes structuraux nécessaires. Le travail de charpenterie est dirigé par un maître charpentier et exécuté par d’autres travailleurs du bois. Cet artisanat est transmis oralement et par des démonstrations personnelles, ou d’une génération à l’autre par des maîtres instruisant des apprentis ou les proches d’un clan, conformément à des procédures rigoureuses. Ces clans jouent un rôle irremplaçable dans la construction, l’entretien et la protection des ponts. En tant que véhicules de l’artisanat traditionnel, les ponts en arc font office à la fois d’outils et de lieux de communication… (…)Lire la suiteConstruction des ponts chinois de bois en arc

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Conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon

repère(s) :habiter

2020

[Architecture japonaise 日本建築, Nihon kenchiku]

La conservation et la transmission de l’architecture en bois au Japon consiste en un ensemble de savoir-faire, techniques et connaissances traditionnels. Près de soixante-dix pour cent du territoire japonais est recouvert de forêts. Par conséquent, le bois est utilisé dans les maisons depuis plusieurs siècles. De fait, la structure en bois la plus ancienne au monde et encore existante est le temple Horyu-ji, construit au début du septième siècle. Parmi les dix-sept savoir-faire décrits dans le dossier de candidature, on peut citer notamment l’enduit sakan, la récolte d’écorce de cyprès japonais, la peinture à la laque de structures traditionnelles et la production de tatamis (revêtement de sol). Jusqu’au dix-neuvième siècle, les maîtres-artisans formaient leurs apprentis et leur transmettaient les connaissances et les savoir-faire traditionnels pour en faire leurs successeurs. Cependant, la modernisation a rendu ce processus plus difficile et cela a entraîné la création d’associations de préservation. Les connaissances incluent les techniques permettant de bâtir de nouvelles structures mais aussi de restaurer les bâtiments existants… (…)Lire la suiteConservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon

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Éduquer au bois

repère(s) :

Qu’est-ce que le bois ? Comment se forme-t-il dans le vivant et quelles propriétés physiques, biologiques et symboliques lui confèrent une place singulière parmi les matériaux utilisés par les sociétés humaines ? Comment les êtres humains ont-ils appris à travailler le bois, et quels usages, habitat, outils, objets, arts, navigation ou énergie, en ont marqué les cultures et les paysages…Lire la suiteÉduquer au bois

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Trusquiner la deuxième joue

repère(s) :métier

En menuiserie, trusquiner la deuxième joue désigne une opération de traçage de précision réalisée lors de la préparation des assemblages, notamment des tenons et mortaises. Après avoir tracé la première joue à partir d’une face de référence, le menuisier règle le trusquin à l’épaisseur exacte de l’assemblage. Il utilise ensuite cet outil pour reporter le tracé sur la seconde joue,…Lire la suiteTrusquiner la deuxième joue

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Tirer à cœur

repère(s) :métier

En menuiserie, l’expression « tirer à cœur » désigne une manière précise de tracer ou d’usiner une pièce en se référant à son axe central, appelé le cœur du bois, plutôt qu’à une face extérieure. Concrètement, tirer à cœur consiste à prendre le milieu de l’épaisseur d’une pièce comme référence, puis à répartir de façon égale les tracés ou les…Lire la suiteTirer à cœur

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Dégauchir les dormants

repère(s) :métier

En menuiserie, dégauchir les dormants consiste à aligner et mettre parfaitement dans un même plan les dormants, c’est-à-dire les outils de serrage utilisés lors du collage d’un ouvrage. Avant le serrage définitif, il est essentiel de vérifier que les dormants sont droits, parallèles et sans vrillage apparent. Cette opération se fait généralement à l’œil, complétée par le toucher ou à…Lire la suiteDégauchir les dormants

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Affranchir les abouts

repère(s) :métier

En menuiserie, affranchir les abouts signifie mettre d’équerre et dresser les extrémités d’une pièce de bois, appelées les abouts. Cette opération consiste à obtenir des coupes nettes, planes et perpendiculaires aux faces et aux chants de référence. Elle intervient généralement après le corroyage des faces et des chants. Affranchir les abouts permet de définir une longueur exacte et fiable pour…Lire la suiteAffranchir les abouts

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coupe d’onglet

repère(s) :

En menuiserie, la coupe d’onglet est une coupe réalisée en biais, généralement à 45°, à l’extrémité d’une pièce de bois. Elle permet l’assemblage de deux éléments formant un angle, le plus souvent droit, sans laisser apparaître le bois de bout. La coupe d’onglet est utilisée pour les cadres, moulures, plinthes ou encadrements. Elle offre une finition plus discrète et esthétique…Lire la suitecoupe d’onglet

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Piste

Le fût

repère(s) :

Le fût, également appelé carcasse, désigne la structure en bois qui constitue l’ossature d’un siège ou d’un meuble tapissé. Il s’agit de l’élément porteur sur lequel viennent se fixer l’ensemble des composants de la garniture et de l’habillage. Réalisée en bois massif ou en assemblages complexes, la carcasse assure la solidité, la stabilité et la longévité du meuble. Sa conception…Lire la suiteLe fût

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Piste

gabarit

repère(s) :

En menuiserie, le gabarit est un dispositif servant à guider l’outil ou à reproduire fidèlement une forme, une découpe ou un perçage. Il est généralement fabriqué en bois, contreplaqué, MDF ou métal. Le gabarit permet d’assurer la répétition exacte d’un usinage sur plusieurs pièces. Il est utilisé pour le traçage, le perçage, le fraisage ou le découpage à la défonceuse.…Lire la suitegabarit

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varlope

repère(s) :métier

La varlope est un rabot de menuiserie de grande longueur, utilisé principalement pour dresser et aplanir les pièces de bois. Elle se distingue par son corps allongé, généralement compris entre 60 et 80 centimètres, qui permet de corriger les défauts de planéité sur de grandes surfaces. La varlope est employée après les rabots plus courts, comme le riflard, pour affiner…Lire la suitevarlope

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Indéfinition

trusquin

repère(s) :métier

Le trusquin est un outil de traçage utilisé en menuiserie, ébénisterie et fabrication mécanique. Il sert à marquer des lignes parallèles à une surface de référence, en vue de la découpe ou de l’assemblage des pièces. Il se compose d’une tige ou règle coulissante montée dans un sabot réglable, muni d’une pointe traçante. La distance entre cette pointe et la surface d’appui détermine l’écart du trait. Le trusquin permet d’obtenir des lignes précises et régulières, indispensables pour définir l’épaisseur d’un tenon, la largeur d’une mortaise ou d’autres repères techniques. Il existe sous diverses formes, des modèles traditionnels en bois aux versions métalliques ou numériques modernes. La surface d’appui peut être le chant de la pièce ou un marbre d’atelier. En usage, l’artisan règle la cote, bloque le sabot et fait glisser l’outil le long du bois. Instrument fondamental, le trusquin privilégie le traçage par référence directe plutôt que la mesure répétée, garantissant précision et reproductibilité.Lire la suitetrusquin

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sauterelle (2)

repère(s) :métier

En menuiserie, la sauterelle est un outil de serrage rapide servant à maintenir provisoirement des pièces de bois en position. Elle permet de bloquer, presser ou maintenir un assemblage pendant le traçage, l’usinage, le collage ou le vissage. Actionnée par un levier, elle offre un serrage efficace et répétable sans effort excessif. Les sauterelles peuvent être fixes, à tige coulissante…Lire la suitesauterelle (2)

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