Morihei Ueshiba (1883-1969) – Fondateur de l’aïkido, un art martial japonais centré sur la non-violence et la résolution pacifique des conflits. Ueshiba a développé l’aïkido en fusionnant des éléments de diverses disciplines martiales, mettant l’accent sur l’utilisation de l’énergie et la neutralisation des attaques. Surnommé « Ōsensei » (le Grand Maître), Ueshiba a également intégré des principes spirituels et philosophiques dans la…Lire la suiteMorihei Ueshiba
Pantopique : 1850-1900
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel
Que serait notre monde sans son histoire migratoire, depuis les origines d’Homo sapiens sortant d’Afrique de l’Est pour peupler la Terre ? Les migrations n’ont jamais cessé, malgré les conditions changeantes qui les ont favorisées ou entravées. Aujourd’hui, plusieurs centaines de millions de migrants traversent le monde, chacun portant une histoire singulière. Ellis Island, dans la baie de New York près de la Statue de la Liberté, fut l’une des portes d’entrée des flux migratoires américains de 1892 à 1954. L’Immigration Museum y relate les parcours éprouvants de celles et ceux fuyant famine, oppression, pogromes ou pauvreté, en quête d’une vie nouvelle. Baptisée « île aux Mouettes » par les Algonquins, elle devint « Gibbet Island » avant d’être rachetée par Samuel Ellis. Les immigrants passaient l’inspection sanitaire, et les rejetés étaient renvoyés ; les autres rejoignaient New York pour y commencer leur vie américaine. Au plus fort, plus de 10 000 personnes y transitaient chaque jour. Des figures célèbres, réelles ou fictionnelles, y ont fait escale, de Charlie Chaplin à Vito Corleone. Morale : face aux migrations actuelles liées au climat, aux conflits ou aux crises économiques, l’humanité saura-t-elle affronter ce défi renouvelé ? Aujourd’hui, environ un tiers des citoyens américains ont au moins un ancêtre passé par Ellis Island.Lire la suiteEllis Island
Curnonsky (1872-1956) était un critique gastronomique français renommé, souvent surnommé le « Prince des Gastronomes ». De son vrai nom était Maurice Edmond Sailland, il était célèbre pour sa passion et son expertise dans le domaine de la gastronomie. Curnonsky a contribué à populariser la cuisine française à travers ses écrits et ses critiques culinaires. Il était connu pour son style d’écriture…Lire la suiteCurnonsky
« L’Origine du monde » est une peinture controversée réalisée par le peintre français Gustave Courbet en 1866. Cette œuvre représente un gros plan détaillé du sexe féminin, avec une anatomie réaliste et sans concession. La composition audacieuse et provocante de Courbet défie les conventions artistiques et sociales de l’époque victorienne. Bien que la peinture ait été considérée comme scandaleuse à son…Lire la suiteL’Origine du monde
Pākehā est un terme appliqué aux Néo-Zélandais d’origine non maorie. On dit que les chiffres du recensement de 1886 révèlent que les Pākehā natifs étaient désormais plus nombreux que ceux nés à l’étranger. C’est à cette époque que la fougère argentée fut choisie comme symbole de l’identité nationale de la Nouvelle-Zélande. Pour les Maoris, elle peut représenter la forme élégante…Lire la suiteFougère en Nouvelle-Zélande…
« L’Invitation au voyage » est un poème de Charles Baudelaire publié en 1857 dans Les Fleurs du Mal, au sein de la section « Spleen et Idéal », puis repris en prose dans Le Spleen de Paris. Il s’inscrit dans le contexte du XIXᵉ siècle marqué par le mal-être moderne, l’ennui et la quête d’un ailleurs idéalisé. Le poème…Lire la suiteL’Invitation au voyage (2)
La Pataphysique, souvent définie comme la « science des solutions imaginaires », est une philosophie et un mouvement littéraire élaborés par Alfred Jarry à la fin du XIXᵉ siècle. Elle parodie et dépasse les cadres de la science et de la métaphysique traditionnelles en s’intéressant aux réalités alternatives, à l’absurde et à l’exception plutôt qu’à la règle. Présentée par Jarry comme l’étude des lois qui régissent les exceptions, la Pataphysique explore ce qui échappe à la logique rationnelle et aux systèmes explicatifs habituels. Elle privilégie l’imaginaire, l’illogisme et le non-sens comme modes de compréhension du monde. Ses concepts, volontairement obscurs et humoristiques, incluent par exemple le « clinamen », déviation imprévisible, ou la « syzygie », alignement inhabituel. La Pataphysique a exercé une influence durable sur plusieurs courants artistiques et littéraires du XXᵉ siècle, notamment par son esprit de subversion et de jeu intellectuel. Cette approche iconoclaste est encore perpétuée par le Collège de ’Pataphysique, qui rassemble écrivains, artistes et penseurs sensibles à cette vision ludique et critique de la réalité.Lire la suitepataphysique
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le judo est un art martial japonais fondé en 1882 par Jigoro Kano, à partir de techniques anciennes de jujitsu, qu’il a transformées en une discipline éducative et sportive. Le terme « judo » signifie « voie de la souplesse » et repose sur le principe d’utiliser la force de l’adversaire plutôt que de s’y opposer directement. Cette pratique vise…Lire la suitejudo
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Le phylloxera est un insecte parasite microscopique qui ravagea les vignobles européens au XIXᵉ siècle. Originaire d’Amérique du Nord, il fut introduit accidentellement en France vers les années 1860. Cet insecte, proche des pucerons, attaquait les racines de la vigne en provoquant des lésions qui empêchaient la plante de se nourrir correctement. Les ceps infestés s’affaiblissaient progressivement avant de mourir…Lire la suitephylloxera
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Ah! pourquoi de vos yeux
Tant appeler mes yeux,
Et pourquoi d’une folle étreinte me dire
Que tout est puéril
Hors élan de nos cœurs
Éperdus l’un vers l’autre.
Ces lampes claires et ces girandoles
Dévoileraient mon trouble sans doute,
Si je laissais vos yeux
Tant parler à mes yeux.
Vois l’enchantement de cette nuit complice
Et ces roses
Amoureuses
Aux corsages des Amoureuses.
Respirons les aromes charmants
Qui montent de ces fleurs,
Parées comme des femmes,
Et des ces femmes parées
Comme des fleurs.
Enivrons-nous du doux vin
Cher à Cythérée,
(…)Lire la suiteValse
Stéphane Mallarmé – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe] (1875) Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié – tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre…Lire la suiteThe Raven (trad. Stéphane Mallarmé – 2)
Charles Baudelaire – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe] (1853 [1854]) Une fois sur un minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, – sur quelques précieux et curieux volumes d’une doctrine oubliée, – comme je laissais tomber ma tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement – comme de quelqu’un frappant distinctement, frappant à la porte…Lire la suiteThe Raven (trad. Charles Baudelaire)
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Maurice Rollinat (1884)
Vers le sombre minuit, tandis que fatigué,
J’étais à méditer sur maint volume rare
Pour tout autre que moi dans l’oubli relégué ;
Pendant que je plongeais dans un rêve bizarre,
Il se fit tout à coup comme un tapotement
De quelqu’un qui viendrait frapper tout doucement
Chez moi. Je dis alors, bâillant, d’une voix morte :
« C’est quelque visiteur – oui – qui frappe à ma porte ;
C’est cela seul et rien de plus ! »
Traduction anonyme (1888)
Il était minuit. Vaguement, je rêvais au sort de certains volumes oubliés, quoique curieux et bizarres. On heurta doucement à ma porte.
Victor Orban (1908)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint étrange et curieux volume d’une science oubliée, – tandis que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain, il se fit un léger bruit, comme si quelqu’un avait frappé doucement, avait frappé à la porte de ma chambre. » C’est quelque visiteur, – murmurai-je, – qui frappe à la porte de ma chambre ; – ce n’est que cela, et rien de plus. »Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [4]
Stéphane Mallarmé – Traduction de The Raven [Edgar Allan Poe]
(1860) – Traduction recueillie dans « Glanes ». Premier jet.
Une fois, vers l’effrayant minuit, pendant que je songeais, las et abattu,
Sur de gothiques et curieux recueils d’amours oubliés, –
Pendant que je penchais la tête, mi-endormi, soudain vint un bruit,
Comme d’une main doucement heurtant, heurtant à la porte de ma chambre,
« C’est quelque ami » murmurai-je, « frappant à la porte de ma chambre –
« Seulement cela et rien de plus »
(1860) – État corrigé.
Une fois, vers un triste minuit, pendant que je m’appesantissais, faible et abattu,
Sur de bizarres et curieux volumes d’œuvres d’un amour oublié, –
Pendant que j’inclinais la tête, faisant presque un somme, soudain vint un bruit,
Comme de quelqu’un doucement heurtant, heurtant à la porte de ma chambre
« C’est quelque visiteur », murmurai-je, « frappant à la porte de ma chambre –
« Seulement cela et rien de plus »Lire la suiteThe Raven (trad. Stéphane Mallarmé – 1)
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] François de Chatelain (1857) Un soir vers le triste minuit, Que tout absorbé dans ma nuit, Ma tête tombait affaissée Sur une légende passée, Pendant que je m’assoupissais, Que dans un songe voyageais, Il se fit un bruit un peu sonore, À ma porte… et m’éveillant, sus ! Je me dis, me…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [1]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe] O. J. R. (Olivier Richard Jules) (1866) Par une sombre nuit, je rêvais, en silence, Et, dans quelque vieux livres, où l’antique science, Maintenant oubliée, étalait sa fraîcheur, Mon âme, en vain, cherchait remède à sa douleur. Déjà le doux sommeil abaissait ma paupière ; Mes yeux étaient baignés d’une vague lumière,…Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [2]
Diverses traductions de The Raven [Edgar Allan Poe]
Bernard H. Gausseron (1883)
C’était minuit. L’heure était lourde.
Je rêvais, faible et harassé,
Repassant dans ma tête gourde
Mainte histoire du temps passé.
Ma tête tombait, assoupie,
Quand à ma porte l’on frappa ;
À ma porte quelqu’un tapa
Doucement, comme d’un doigt pie ;
Et, dans ma cervelle alourdie,
Entendant à ma porte tel bruit, je conclus :
« Quelque visite, et rien de plus. »
Ernest Guillemot (1884)
Vers le milieu d’une nuit lugubre, comme je méditais faible et fatigué,
Sur maint curieux et bizarre traité de science oubliée, –
Comme je m’affaissais, presque sommeillant : – tout à coup, j’entendis un frappement,
Comme un frappement, comme un frôlement, à la porte de ma chambre…
C’est quelque visiteur, me dis-je, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Quelque visiteur attardé, réclamant admission à la porte de ma chambre,
Simplement, – et rien de plus.Lire la suiteThe Raven (autres trad.) [3]
Ah ! si la Seine était de ce bon vin de Beaune, Et que mon gosier fût large de cinq cents aunes, Je m’en irais dessous un pont, Là, je m’étendrais tout du long ; Et je ferais descendre La Seine dans mon ventre. Et si le roi Henry voulait me le défendre, Je lui dirais : « Beau roi…Lire la suiteOde au vin
La contribution de Nikolaj Frederik Severin Grundtvig (1783-1872) à la formation de l’État-nation danois moderne est essentielle. L’importance de Grundtvig tient au combat incessant qu’il mena pour « élever » la paysannerie danoise sur les plans culturel et social. Son objectif premier était de promouvoir parmi les « masses » l’idée d’appartenance à un « peuple », ce qui exigeait…Lire la suiteNikolaj Grundtvig et la formation de l’État-nation danois












