Il décida en conséquence de laisser cet hôte poursuivre sa quête insensée, puisqu’il avait parcouru un si long chemin afin de la conduire. Il lui signala cependant qu’un prédécesseur avait hier commis pêché de s’emparer d’un feu qui lui avait valu d’être enchaîné sur les monts du Caucase. Si tel était le destin des hommes de renouveler cette erreur, qu’il…Lire la suite10. Il avait parcouru un si long chemin…
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Le visiteur parut troublé par cet avertissement. Il sembla différent après cette entrevue, comme si la menace voilée de son puissant interlocuteur avait sonné l’heure précoce d’un rappel. Quittant toujours plus tôt son promontoire, et les douceurs qui y affluaient toujours en grand nombre, l’homme s’attacha avec une scrupuleuse application à consulter tous ceux qui voudraient bien l’accueillir en leur…Lire la suite11. Quittant son promontoire…
Ainsi passèrent les semaines et les mois, quoiqu’il fût difficile de compter le temps en ces lieux. L’homme y glana quantité d’informations disparates, détails insignifiants, connaissances éparses. Ici comme partout ailleurs, régnaient de grands cloisonnements. Chacun attaché à son savoir, sa culture, son pouvoir, son langage, mettait un point d’honneur à ne les partager qu’en d’exceptionnelles circonstances. Ici comme ailleurs,…Lire la suite12. Difficile de compter le temps en ces lieux…
Toutefois, lors d’une halte, le « visiteur », tel qu’on le nommait déjà fut pris à partie par un personnage à l’allure puissante et sévère. On chuchotait alors que le dieu de la guerre était irrité par cette présence étrangère qu’il qualifiait d’hérétique et d’intrigante. « Dis-moi, étranger, entreprit le dieu sans détour, quelle folie t’a-t-elle donc mené en ces…Lire la suite07. Lors de ton prochain retour…
L’étranger pressentant l’importance de sa réponse, demeura silencieux. Le dieu de la guerre reformula donc la question de manière plus incisive: « Qu’es-tu venu chercher en ces lieux? » lança-t-il non sans avoir élevé la voix. « Je suis venu apprendre. » répondit le visiteur dont le visage s’était subitement illuminé.Lire la suite08. L’étranger…
« Apprendre, reprit l’autre quelque peu interloqué. Mais apprendre quoi?! » « Je suis venu apprendre à apprendre », poursuivit le visiteur, dont le cœur se faisait toujours plus léger. Le dieu de la guerre, au torse puissant, prêt à toutes sortes de combat, trouva celui-ci de bien médiocre espèce.Lire la suite09. Apprendre à apprendre…
Quittant ce havre de paix, l’homme commença à visiter les lieux. Les allées y étaient cinq fois plus larges que dans la plus majestueuse des cités qu’il avait pu traverser. Les demeures rivalisaient de merveilles. Un parfum de myrrhe, mêlé de jasmin, troublait chacun de ses pas.Lire la suite04. Les demeures rivalisaient de merveilles…
Mais surtout, à la moindre de ses haltes, les résidents l’accueillaient avec chaleur et simplicité. Leur verbe était léger, aussi délicat que le vin qu’ils versaient dans de larges coupes serties d’améthyste – car nul n’ignore que cette pierre combat l’ivresse. Il put ainsi au cours de ses pérégrinations s’informer de quantité de choses matérielles ou immatérielles dont il paraissait…Lire la suite05. Quantité de choses matérielles ou immatérielles…
Tout ce qui pouvait se penser, se dire ou se faire, prenait en ces lieux corps et âme. On y filait ainsi les cotons et les soies les plus variées, on y martelait toutes sortes de métaux, on y chantait des mélopées anciennes, on y incrustait le sens dans des sonnets d’albâtre, on érigeait des constructions imaginaires de forme et…Lire la suite06. Les cotons et les soies les plus variées…
On raconte qu’un visiteur parvint un soir à la Cité des dieux. Mille feux brillaient à son arrivée, étoiles de nacre tressées sur les imposantes murailles. Le voyage était réputé si long et si périlleux qu’on fêta le nouveau venu avec un déploiement d’amabilité et d’enthousiasme.Lire la suite01. Mille feux brillaient à son arrivée…
02. Un monticule planté de cèdres, d’oliviers et d’amandiers de l’essence la plus rare…
On le conduisit aussitôt à un magnifique palais de jade hissé sur un monticule planté de cèdres, d’oliviers et d’amandiers de l’essence la plus rare. Il fut convié à s’y délasser aussi longtemps qu’il le souhaiterait bercé par les senteurs raffinées et les sonorités célestes.Lire la suite02. Un monticule planté de cèdres, d’oliviers et d’amandiers de l’essence la plus rare…
Du point culminant de son observatoire, l’homme plusieurs jours et plusieurs nuits contempla la Cité. Alors que les douceurs et les attentions les plus exquises le noyaient de leur enivrante présence, il semblait perdu dans un songe dont nul ne se hâtait à voler le secret. Puis il en sortit par ces changements inexplicables dont on savait ici capable l’espèce…Lire la suite03. Les douceurs les plus exquises…
Ce fil était invisible et extensible à souhait, et seul un mécanisme de clés optiques, qu’on ajustait comme on porte des lunettes, en autorisait l’observation à celui qui s’en trouvait muni.Lire la suite31. Ce fil était invisible…
On fut quelque peu troublé par cette question, et le dieu pour sa part la trouva plutôt moqueuse et déplacée. Car d’évidence personne ne savait ce qu’était la corne dite « d’asjinc », et lui-même n’en connaissait pas le bruit, l’éclat, ni le métal ! Le visiteur sortit donc à cet instant un trousseau de clés optiques, semblable à ceux…Lire la suite36. Quel métal était-ce…
Le 3 octobre marque la fête nationale au cours de laquelle les Coréens célèbrent la création du premier pays coréen, Gojoseon (고조선). Cette fête nationale est appelée Gaecheonjeol (개천절), ou le jour de la fondation nationale en anglais. Selon la légende, Gojoseon a été fondé en 2333 avant Jésus-Christ par le légendaire Dangun (단군), avant que les anciens pays de…Lire la suiteGaecheonjeol
[Après avoir mis en avant la valeur à accorder à l’espace, la pièce, où l’on se trouve, Euny Hong propose huit règles pour mettre en œuvre le nunchi…] Vous ne pensez peut-être pas à une pièce comme à un organisme vivant et respirant, mais c’est pourtant le cas. Elle a sa propre « température », sa « pression barométrique »,…Lire la suiteHuit règles du nunchi
Le chamanisme coréen a connu une histoire mouvementée. Quand les autres religions sont arrivées de l’étranger, elles ont rapidement dominé la société et le chamanisme a été repoussé dans les périphéries. Surtout pendant les périodes de Goryeo et de Joseon, bouddhisme et chamanisme sont devenues les idéologies premières de la société coréenne. Autrefois religion dominante, le chamanisme est devenu un culte dédié aux classes les plus basses de la société, majoritairement des femmes (…) Les mudangs sont traditionnellement divisées en deux catégories selon la façon dont elles ont acquis leur statut : d’un côté celles qui ont été possédées par Dieu, les gangsin mudang, et celles qui ont reçu leur pouvoir de façon héréditaire par leur mère ou leur grand-mère, les seseup mudang (…)Lire la suiteLe chamanisme coréen et les mudangs
En Corée du Sud, on ne plaisante pas avec cet examen appelé le « Suneung ». C’est beaucoup plus que notre baccalauréat. Le nombre de points obtenus à ces épreuves détermine le rang de l’université qu’il est possible d’intégrer. Et conséquemment, l’entreprise dans laquelle l’élève va ensuite pouvoir faire carrière. Les géants comme Samsung, Hyundai ou LG recrutent traditionnellement les meilleurs des trois meilleures universités du pays. Ainsi, les enfants et les familles se préparent des années à l’avance pour le « Suneung ». Tout le monde, dans le pays, prend des cours de soutien, qui coûtent très cher, pour les cinq épreuves qui sont concentrées sur une seule journée de la mi-novembre. (…)Lire la suiteLe Suneung – Un examen préparé depuis l’enfance
Maehwasu ou 매화수 – Un type de liqueur de prune coréenne (매실주). Le Maehwasu est une boisson populaire en Corée. Il est commercialisé comme une version féminine du Soju en raison de son goût sucré et de sa teneur en alcool plus faible. Il se boit normalement sous forme de shot tout en mangeant.Lire la suiteMaehwasu
Le Samguk yusa (« Mémoires des trois royaumes ») est un texte du 13e siècle de notre ère qui couvre l’histoire et les légendes de la fondation de la Corée jusqu’au 10e siècle de notre ère. Il s’agit en quelque sorte de la suite du Samguk sagi (« Registres des trois royaumes »), écrit au 12e siècle de notre ère et considéré comme la…Lire la suiteSamguk yusa – Mémoires des trois royaumes














