À l’extrême nord-est du Ladakh s’étend l’Aksai Chin, immense plateau où l’altitude dépasse souvent 5 000 mètres. Presque dépourvu d’habitants permanents, balayé par les vents et marqué par un climat parmi les plus rigoureux d’Asie, ce territoire semble, au premier regard, vide. Pourtant, il occupe aujourd’hui une place centrale dans la géopolitique himalayenne. Historiquement, ces hauts plateaux étaient parcourus par…Lire la suiteL’Aksai Chin, au cœur des enjeux
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Au sein du bouddhisme tibétain, chaque grande école possède sa sensibilité propre. L’école དགེ་ལུགས་ (Dge lugs), généralement appelée Gelug, est souvent associée à la rigueur intellectuelle, à la discipline monastique et à l’étude approfondie des textes. Fondée à la fin du XIVᵉ siècle, elle s’est progressivement imposée comme l’une des principales traditions religieuses de l’Himalaya. Le terme Gelug signifie littéralement…Lire la suiteL’École Gelug, la voie de la discipline et de l’étude
Karmapa est un terme tibétain formé à partir de karma, « action » ou « activité », et de pa, suffixe désignant une personne. Il peut donc être compris comme « celui qui accomplit l’activité », ou plus précisément, dans le contexte bouddhique, « celui qui accomplit l’activité des bouddhas ». Le terme désigne la lignée de maîtres issue de…Lire la suiteKarmapa, celui qui accomplit l’activité
Au début du XIXᵉ siècle, une page essentielle de l’histoire du Ladakh se tourne. Après plusieurs siècles d’existence indépendante sous la dynastie Namgyal, le royaume passe progressivement sous l’autorité des Dogra, une dynastie hindoue originaire du Jammu. Cette période, connue sous le nom d’administration dogra, transforme profondément les institutions politiques du Ladakh sans pour autant effacer son identité culturelle. Elle…Lire la suiteL’administration dogra, la fin d’un royaume indépendant
Après Milarepa, la transmission entre dans une nouvelle étape avec Gampopa (1079–1153), l’un des maîtres les plus importants de l’histoire du bouddhisme tibétain. Né au Tibet, Gampopa commence sa vie comme médecin et devient moine dans la tradition Kadampa, héritière des enseignements d’Atīśa. La mort de son épouse et de son enfant bouleverse profondément son existence. Il se tourne alors…Lire la suiteGampopa, et la synthèse
Sur la rive sud de l’Indus, dissimulé au fond d’une vallée latérale pour le protéger des anciens envahisseurs, s’élève le ཧེ་མིས་དགོན་པ་ (He mis dgon pa), le monastère de Hemis. Plus grand monastère du Ladakh et principal siège de l’école འབྲུག་པ་བཀའ་བརྒྱུད་ (‘Brug pa Bka’ brgyud, Drukpa Kagyu), il constitue depuis près de quatre siècles l’un des grands centres spirituels de l’Himalaya…Lire la suiteHemis, le grand cœur spirituel du Ladakh
Après Gampopa, la tradition Kagyu se développe à travers plusieurs lignées. L’une des plus importantes est fondée par Düsum Khyenpa (1110–1193), disciple de Gampopa et futur premier Karmapa. Son nom tibétain, Düsum Khyenpa, signifie « Celui qui connaît les trois temps » : le passé, le présent et le futur. Né au Tibet, Düsum Khyenpa étudie auprès de plusieurs maîtres…Lire la suiteDüsum Khyenpa, celui qui connaît les trois temps
Lorsque Sengge Namgyal disparaît en 1642, le Ladakh atteint l’apogée de sa puissance. Son successeur, Deldan Namgyal, en tibétain དལ་ལྡན་རྣམ་རྒྱལ་ (Dal ldan Rnam rgyal), hérite d’un royaume prestigieux mais désormais confronté à de nouveaux équilibres régionaux. Gouverner ne consiste plus à bâtir ou à étendre les frontières ; il faut désormais préserver un héritage dans un contexte où les tensions…Lire la suiteDeldan Namgyal, préserver un royaume dans un Himalaya en mutation
Lorsque l’on parcourt le Ladakh, l’on découvre rapidement que nombre des plus grands monastères appartiennent à une même tradition : l’école Drukpa Kagyu, en tibétain འབྲུག་པ་བཀའ་བརྒྱུད་ (‘Brug pa Bka’ brgyud). Depuis plus de quatre siècles, cette lignée spirituelle accompagne les grandes fêtes monastiques, inspire les pratiques méditatives et entretient un lien étroit avec l’ancienne dynastie des Namgyal, qui en fit…Lire la suiteDrukpa Kagyu, la voie du Dragon du Tonnerre
À l’est de Leh, la route qui conduit vers le lac Pangong Tso franchit un passage majestueux : le བྱང་ལ་ (Byang La), plus connu sous le nom de Chang La. Situé à environ 5 360 mètres d’altitude, il relie la vallée de l’Indus aux hauts plateaux du Changthang, immense territoire pastoral où vivent les nomades Changpa. Son nom signifie littéralement…Lire la suiteChang La, le col des vents vers le Changthang…
L’orge est l’une des rares céréales capables de mûrir dans de telles conditions extrêmes. Après la récolte, les grains sont mis à germer, puis séchés et légèrement torréfiés avant d’être mélangés à un ferment traditionnel. La préparation repose ensuite plusieurs jours, parfois davantage selon la température et les habitudes familiales. Chaque maison possède sa propre manière de préparer le chang,…Lire la suiteChang, à chaque maison sa bière…
Le 31 octobre 2019, le Ladakh connaît l’une des plus importantes transformations institutionnelles de son histoire contemporaine. À cette date, il cesse d’appartenir à l’ancien État du Jammu-et-Cachemire pour devenir un Territoire de l’Union (Union Territory) administré directement par le gouvernement de l’Inde. Cette réforme, qui accompagne la réorganisation constitutionnelle du Jammu-et-Cachemire, ouvre une nouvelle page dans l’histoire politique de…Lire la suite2019, la naissance du Territoire de l’Union du Ladakh
SHORTLire la suiteTITRE
La maison Kujō (九条家, Kujō-ke) est également l’une des cinq familles régentes (Gosekke, 五摂家) issues du clan Fujiwara. Elle fut fondée par Fujiwara no Kanezane (藤原兼実 ; 1149–1207), l’un des hommes politiques les plus influents de la fin de l’époque de Heian. Comme les autres branches régentes, les Kujō pouvaient fournir des sesshō et des kampaku à la cour impériale.…Lire la suiteMaison Kujō
La maison Ichijō (一条家, Ichijō-ke) constitue l’une des cinq familles régentes (Gosekke, 五摂家) dérivées du clan Fujiwara. Elle fut fondée au XIIIe siècle par Ichijō Sanetsune (一条実経, Ichijō Sanetsune), descendant direct de la branche Hokke des Fujiwara. Comme les maisons Konoe, Kujō, Takatsukasa et Nijō, elle possédait le privilège de fournir des régents à l’empereur. Les membres de la famille…Lire la suiteMaison Ichijō
Le clan Minamoto (源氏, Minamoto-shi ; lecture sino-japonaise Genji) fut l’une des plus puissantes familles guerrières de l’histoire du Japon. Comme les Taira, les Minamoto descendaient de princes impériaux exclus de la succession et intégrés à l’aristocratie sous un nouveau nom. Plusieurs lignées coexistèrent, mais la plus importante fut celle des Seiwa Genji (清和源氏), descendants de l’empereur Seiwa (清和天皇, Seiwa…Lire la suiteClan Minamoto
La maison Konoe (近衛家, Konoe-ke) est l’une des cinq grandes familles régentes (Gosekke, 五摂家) issues du clan Fujiwara. Fondée au XIIe siècle par Konoe Iezane (近衛家実, Konoe Iezane), elle descend de la branche des Hokke (北家), la plus puissante lignée des Fujiwara. Les Konoe détenaient traditionnellement le droit d’occuper les fonctions de sesshō (摂政) et de kampaku (関白). Grâce à…Lire la suiteMaison Konoe
Le clan Taira (平氏, Taira-shi ; lecture sino-japonaise Heishi) fut l’une des principales familles guerrières du Japon médiéval. Son origine remonte à plusieurs princes impériaux auxquels fut accordé le nom de Taira (平) afin de les exclure de la succession au trône. À partir du IXe siècle, diverses branches du clan s’implantèrent dans les provinces et développèrent une puissance militaire…Lire la suiteClan Taira
Le clan Fujiwara (藤原氏, Fujiwara-shi) fut la plus puissante famille aristocratique de l’histoire du Japon pré-moderne. Son origine remonte à Nakatomi no Kamatari (中臣鎌足 | 614–669), principal artisan de l’incident d’Isshi (乙巳の変, Isshi no Hen). En reconnaissance de ses services, l’empereur Tenji (天智天皇, Tenji Tennō) lui accorda en 669 le nom honorifique de Fujiwara (藤原), fondant ainsi une nouvelle lignée…Lire la suiteClan Fujiwara
L’incident d’Isshi (乙巳の変, Isshi no Hen), également traduit par « coup d’État d’Isshi », est un événement politique majeur de l’histoire japonaise survenu en 645 durant la période d’Asuka (飛鳥時代, Asuka jidai). Son nom provient du cycle sexagésimal chinois (eto, 干支), l’année 645 correspondant à l’année Isshi (乙巳). Cet épisode marque la chute du puissant clan Soga (蘇我氏, Soga-shi), qui…Lire la suiteIncident d’Isshi
