John Amos Comenius (1592-1670) est un érudit, pédagogue et théologien morave, souvent considéré comme le père de l’éducation moderne. Il a prôné des méthodes éducatives basées sur le plaisir d’apprendre, l’utilisation d’images et de manuels, et la compréhension des besoins individuels des élèves. Comenius a développé des idées révolutionnaires sur l’instruction précoce, la formation des enseignants et la création d’un…Lire la suiteJohn Amos Comenius
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L’histoire de l’intelligence artificielle, née il y a quelques décennies, commence avec la cybernétique lancée par Norbert Wiener dans les années 1940, alors que les premiers ordinateurs comme l’ENIAC voient le jour. En 1950, Alan Turing s’interroge sur la possibilité pour une machine de penser et propose son célèbre test explorant les frontières entre humain et machine. L’été 1956, une conférence au Dartmouth College introduit le terme « intelligence artificielle », porté par John McCarthy, tandis que Marvin Minsky contribue à sa définition. Les attentes initiales élevées déçoivent dans les années 1960, entraînant un « hiver de l’IA » dans les laboratoires et les financements, avant l’émergence des systèmes experts imitant les spécialistes humains. En 1997, Deep Blue bat Garry Kasparov, symbolisant les progrès de l’IA, soutenus par la loi de Moore sur l’accroissement exponentiel de la puissance des processeurs. Dans les années 2010, l’accès à de vastes données et des algorithmes d’apprentissage automatique relance l’IA, désormais capable de découvrir les règles par corrélation et classification. L’arrivée d’agents conversationnels en 2022 marque l’essor de l’IA générative, bouleversant l’usage public et ouvrant des perspectives encore ouvertes…Lire la suiteIl était une fois l’IA…
Sam Altman, né en 1985 à Chicago, est un entrepreneur et investisseur visionnaire dans le domaine technologique. Diplômé en informatique de Stanford, il a cofondé Loopt en 2005, une start-up de géolocalisation, avant de devenir président de Y Combinator en 2014. Ce rôle lui a permis de soutenir des entreprises emblématiques comme Airbnb et Stripe. En 2015, il a cofondé…Lire la suiteSam Altman
Question de départ – Niveau 0 : Mais à quoi peut bien ]penser[ l’IA ? Niveau + 1 : Mais à quoi pense l’être humain ? Niveau + 2 : L’être humain pense-t-il ? Niveau + 3 : Qu’est-ce que penser ? Niveau – 1 : A partir de quand peut-on [pourra-t-on] dire de l’IA qu’elle ]pense[ ?Lire la suiteMais à quoi peut bien ]penser[ l’IA ? [effet matr.ia.chka]
Question de départ – Niveau 0 : L’avenir de la science et celui de l’IA, sa reconnaissance par la communauté internationale, se jouent-t-ils désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales [que leurs travaux fassent l’objet d’une telle publicité ou qu’ils demeurent plus confidentiels] ? Niveau – 1 : Le développement de l’IA peut-il se faire indépendamment…Lire la suiteL’avenir de l’IA se joue-t-il désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales ? [effet matr.ia.chka]
Geoffrey Hinton, né en 1947 à Wimbledon, Royaume-Uni, est l’un des pères fondateurs de l’apprentissage profond. Psychologue de formation et informaticien, il a marqué les années 1980 avec ses travaux sur les réseaux neuronaux artificiels, notamment en co-développant l’algorithme de rétropropagation. Après des années de scepticisme autour de ces techniques, il a connu une reconnaissance mondiale à partir des années…Lire la suiteGeoffrey Hinton
2342 – Aujourd’hui, un trillion de ]langues[ sont pratiquées, si l’on inclut les créations hybrides. Les ludd.iastes* s’en tiennent aux langues humaines classiques, en forte régression, mais leur voix est marginale. Depuis le second quart du XXIᵉ siècle, deux mouvements ont bouleversé la cartographie linguistique. Les « clonlangs » multipliaient des versions modifiées de langues humaines, ajustant syntaxe, phonologie ou lexique, provoquant confusion et débats sur leur identité par rapport aux langues sources. Le second mouvement, plus décisif, est celui des machines elles-mêmes, créant des « cyberlangs » autonomes. À partir d’une tribune du MHNC, chaque participant produisit sa propre cyberlang, et aujourd’hui des milliards de ces langues émergent chaque année intergalactique, éclipsant presque les clonlangs et les langues humaines. Des projets archéolinguistiques cherchent à reconstruire cette mosaïque, annonçant un Musée virtuel fascinant et immersif.Lire la suiteUn trillion de langues…
Fei-Fei Li, née en 1976 à Chengdu, Chine, est une scientifique influente dans le domaine de la vision par ordinateur et de l’IA. Après avoir immigré aux États-Unis à 16 ans, elle a étudié à Princeton et obtenu un doctorat au California Institute of Technology (Caltech). Son projet le plus célèbre, ImageNet (2009), a catalysé les avancées en reconnaissance d’images,…Lire la suiteFei-Fei Li
Le droit de vote a une riche histoire, surtout lorsqu’on le lit au prisme féminin. La Nouvelle-Zélande l’instaure en 1893, suivie de l’Australie en 1903, bien que les femmes aborigènes n’y soient incluses qu’en 1962. La Finlande en 1906 voit les premières femmes élues à l’Eduskunta, puis les États-Unis suivent, avec Washington en 1910, la Californie en 1911, l’Arizona, l’Arkansas, l’Alaska… Parmi celles qui ont mené ce combat, Emmeline Pankhurst, née Goulden en 1858 au Royaume-Uni, joue un rôle majeur. Initiée très tôt aux idées politiques, mariée à Richard Pankhurst, elle fonde en 1903 l’Union sociale et politique des femmes (WSPU). Face aux blocages, elle et ses filles se radicalisent, participant à des manifestations bruyantes et à des actions spectaculaires : bris de fenêtres, sabotage, incendies, ce qui leur vaut le surnom de « suffragettes ». Emmeline est emprisonnée à plusieurs reprises et milite pendant la Première Guerre mondiale pour soutenir l’effort national, ce qui favorise la reconnaissance de leur combat : en 1918, les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote au Royaume-Uni. Elle meurt en 1928, un mois avant que le droit soit étendu aux femmes de plus de 21 ans.Lire la suiteEmmeline Pankhurst, suffragette
Yang Huanyi, morte à 98 ans en 2004 dans le Hunan, fut la dernière à maîtriser le nüshu 女书, écriture exclusivement féminine. Composé des caractères « femme » et « livre », ce système de près de 700 signes syllabiques, partiellement inspirés du chinois, avait été créé par les femmes de l’ethnie Yao il y a plusieurs siècles pour prendre en main leur destin éducatif et communicationnel. Transmis de mère en fille, le nüshu servait notamment à rédiger les « messages du 3ᵉ jour » destinés aux jeunes mariées. Aujourd’hui, malgré son usage touristique et commercial, un renouveau voit de jeunes lettrées et lettrés s’attacher à prolonger la beauté de cette écriture unique, témoignage de courage, de créativité et de solidarité féminine au fil des générations.Lire la suiteLe nüshu – un défi, une histoire…
Prenons place dans le véhicule du destin aux côtés de Nadia Murad, et plongeons dans son histoire, à la rencontre de l’Histoire. Une histoire que la folie humaine a piétinée, détournée de sa trajectoire familiale et aimante, arrachée à son berceau protecteur. À partir de 2014, une déferlante de violences extrêmes projette Nadia et les siens dans une succession d’épreuves abyssales, marquées par l’extermination, l’esclavage sexuel et la tentative d’anéantissement d’un peuple. Pourtant, cette histoire dit aussi, avec force, la persistance de la Vie, qui, malgré la volonté de la faire taire, poursuit son chemin. Ce chemin commence en 1993, avec la naissance de Nadia dans le village de Kojo, en Irak, près de Sinjar, cœur historique de la communauté yézidie aux racines ancestrales. Le yézidisme, tradition plurimillénaire fondée sur la croyance aux sept anges et notamment à Malek Taous, l’ange-paon, s’est transmis au fil des siècles sur les routes du Kurdistan et du Caucase, rythmé par les pèlerinages à Lalesh, les chants et les prières en kurmandji. Survivante devenue témoin, Nadia Murad transforme son histoire personnelle en combat universel en portant la voix des victimes de violences sexuelles et des communautés détruites. La reconnaissance internationale viendra saluer ce combat : Prix Nobel de la Paix en 2018…Lire la suiteNadia Murad… Un combat pour la justice
À qui renvoie le « nous » lorsque l’on invoque la responsabilité humaine, la justice ou l’engagement envers la planète et les autres ? « Nous, les êtres humains », « nous, les générations actuelles » : ces formules semblent évidentes, mais quelle entité concrète désignent-elles réellement ? Ce « nous » est-il si aisément mobilisable dans la conscience et l’action ? De nombreuses langues rappellent pourtant que le « nous » n’est jamais neutre, japoanais, tuvaluan, etc. : il peut inclure ou exclure, rapprocher ou tenir à distance, selon qu’il associe l’interlocuteur ou non, qu’il soit intime, social ou plus abstrait. Ces distinctions, souvent négligées, interrogent la manière dont se construit le sentiment d’appartenance. Comment passer d’un « nous de proximité », tissé de liens familiaux ou amicaux, à un « nous de société » façonné par des appartenances politiques, culturelles ou économiques, puis à un « nous d’humanité » englobant l’ensemble des destinées humaines ? Sans interroger la force et la nature de cette agrégation, le « nous » risque de rester incantatoire. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « nous » ?Lire la suiteNous, ici, maintenant…
Cheval, musée, aïkido, vin, menuiserie, Danse, mémoire, récits de vie, patrimoine, Poésie, conte, sensorialité, couture, LSF, tapisserie, nage, vélo, IA, Histoire, photographie, théâtre, Chant, calligraphie, audiovisuel, Croyances, jeux, éducation, soin, Arts, ligne, feuillardier, cultures… En ce 12 mars 2026, plongeons dans un monde de rencontres, de découvertes & de croisements, Autant d’occasions d’en témoigner sur la fresque… … ou de…Lire la suiteFresque & Cabinet des Curieux.ses
Norvège, Suède, Finlande et péninsule de Kola en Russie… tels sont les pays où vivent traditionnellement les Samis, à ne pas appeler Lapons, même si l’une des appellations de leur territoire, la Laponie, y invite, car ce terme viendrait du suédois lapp, désignant des « porteurs de haillons ». Leurs langues appartiennent à la famille finno-ougrienne et plus largement ouralienne, réparties en neuf zones linguistiques. Venus vraisemblablement de l’est, des terres sibériennes, il y a environ 4000 ans, ils se sont implantés par vagues successives. Leurs activités anciennes de pêche et de chasse de rennes sauvages se transformèrent en élevage, menacées aujourd’hui par l’exploitation minière, la sylviculture, l’urbanisation et le réchauffement climatique. Leurs objets culturels, comme la kuksa, tasse en bois de bouleau, ou le gákti, vêtement coloré reflétant la nature, l’eau, le soleil et l’amour, témoignent d’un artisanat vivant, le duodji. À cela s’ajoutent le guksi, couteau traditionnel, le joik, chant associé à des personnes ou lieux, le luohti, poésie chantée, et le lávvu, tente temporaire pour l’élevage des rennes. Ces héritages ne sont pas des pièces de musée, mais l’expression d’une vie à respecter et défendre.Lire la suiteBienvenue chez les Samis
Pendant la Seconde guerre mondiale, les communications codées furent cruciales, et c’est dans le Pacifique que les Navajos jouèrent un rôle unique. Appartenant aux langues athapascanes de la famille na-dené, leur langue fut utilisée par 421 « code talkers » pour créer un code impossible à déchiffrer pour les Japonais. Proposé par Philip Johnston en 1942, le projet exploitait la complexité grammaticale et phonétique du navajo. Deux techniques étaient employées : utiliser des mots entiers pour désigner des objets militaires, comme A-YE-SHI (« œufs ») pour « bombes » ou LO-TSO (« baleine ») pour « navire de guerre », ou épeler lettre par lettre avec des mots codés, par exemple A comme « Ant » → WOL-LA-CHEE. Cette innovation linguistique permit de sécuriser les communications et eut un impact stratégique majeur dans le théâtre du Pacifique.Lire la suiteLes « Code talkers » navajos…
Amazigh, kabyle, zenaga, tamasheq, tachelhit, tamazight, tarifit ou chaouia désignent un vaste ensemble de langues dites berbères, rattachées à la famille afro-asiatique et réparties du Maroc à l’Égypte, du Sahel aux îles Canaries. Le terme « Berbère », souvent rejeté, dérive d’une désignation grecque associée à l’idée de barbarie, tandis que les Imazighen se définissent eux-mêmes comme des « hommes libres ». Leur histoire plonge dans la longue durée, avec des racines remontant au Paléolithique supérieur et des tribus attestées dès le Néolithique, vers 5000 avant notre ère. Au fil des millénaires, ces populations ont formé une identité commune, enrichie par des contacts avec Phéniciens, Carthaginois, Romains et royaumes arabes, donnant naissance à des entités majeures comme la Numidie ou aux dynasties almoravide et almohade. Cette profondeur historique se lit dans une culture foisonnante mêlant traditions orales, musiques, artisanats, greniers collectifs fortifiés, bijoux, rites, usage du tifinagh et célébration du Nouvel An amazigh, Yennayer, le 13 janvier, symbole d’un héritage toujours vivant.Lire la suiteLe chemin des Imazighen…
Leur nom est un véritable casse-tête. Par commodité, on parle souvent de « Roms », terme signifiant « homme » en romani, langue indo-aryenne, mais d’autres appellations coexistent : « Tsiganes », peut-être issu du grec atsinganos, « Gitans » ou « Gypsies », liés à une supposée « Petite Égypte », « Kalés » dans l’aire ibérique, « Sinti » ou « Manouches » en régions germanophones, ce dernier renvoyant au sanskrit manushya, « être humain ». Le mot « bohémien » serait lié à des lettres de protection médiévales, tandis que « romanichel » est aujourd’hui péjoratif. En France, « Gens du voyage » désigne une catégorie administrative plus large. Ces termes recouvrent près de 15 millions de personnes aux situations très diverses. L’hypothèse la plus admise situe leur origine dans le nord-ouest de l’Inde, d’où des migrations commencées il y a plus de mille ans les auraient conduits vers l’Europe.Lire la suiteOn les nomme Roms
Samis, également appelés Lapons [terme néanmoins péjoratif] – Peuple finno-ougrien autochtone vivant principalement dans la région arctique du Sapmi, qui s’étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Ils ont une culture distincte, avec des langues same et des traditions ancestrales liées à l’élevage de rennes, à la pêche et à la chasse. Les Samis sont connus…Lire la suiteSamis
Les Olmèques étaient une ancienne civilisation précolombienne qui a prospéré dans la région actuelle du Mexique, notamment dans les basses terres du golfe du Mexique, vers 1400 à 400 avant J.-C. Ils sont souvent considérés comme la culture-mère de la Mésoamérique en raison de leur influence précoce sur les civilisations ultérieures telles que les Aztèques et les Mayas. Les Olmèques…Lire la suiteOlmèques
Groupe ethnique autochtone d’Amérique du Sud, principalement concentré au Chili et en Argentine. Connus pour leur histoire riche et leur résistance tenace contre les colonisateurs espagnols, les Mapuche [dont le nom signifie « Peuple de la Terre »] ont une culture distincte, avec des traditions, une langue (le mapudungun) et une spiritualité propres. Historiquement organisés en communautés autonomes appelées « lof », ils ont…Lire la suiteMapuche




















