Elie Wiesel (1928-2016) est un écrivain, philosophe et témoin majeur de la Shoah. Né à Sighet, en Transylvanie (alors en Roumanie), il est déporté en 1944 avec sa famille à Auschwitz-Birkenau, puis à Buchenwald, où il est libéré en avril 1945. Seul survivant de sa famille proche, il fait de cette expérience fondatrice le cœur de son œuvre. Installé en France après la guerre, puis aux États-Unis, il publie en 1958 La Nuit, récit devenu l’un des textes fondamentaux de la littérature concentrationnaire. Professeur de sciences humaines à l’université de Boston, il consacre sa vie à l’enseignement, à l’écriture et à la transmission du témoignage. Pour Wiesel, le « devoir de mémoire » est une exigence morale : se souvenir, c’est lutter contre la négation, l’oubli et l’indifférence. Il considère l’indifférence comme le plus grand danger éthique, plus encore que la haine. Président de la Commission présidentielle américaine sur l’Holocauste (1978-1986) et prix Nobel de la paix en 1986, il rappelle que la mémoire n’est pas un simple retour sur le passé, mais une responsabilité active envers les générations futures et un engagement contre toute forme de barbarie.
Pantopique(s) lié(s) :
1925-1950Etats-Unis d’AmériquegénocidejudaïsmemémoirePrix NobelRoumanie
