Organisées annuellement depuis 1957, les cérémonies John Frum du 15 février à Tanna s’apparentent à une tradition inventée, conçue comme telle par ses initiateurs, puis revendiquée par leurs continuateurs comme l’emblème d’un « sauvetage de leur coutume ». Empruntant initialement la forme d’une ritualisation d’expressions culturelles exogènes en vue de légitimer des orientations spirituelles inédites, cet événement revêtit dans la…Lire la suite15 février – Jour de John Frum
Pantopique : Vanuatu
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Entre 5 000 et 7 000 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde, mais la région du Pacifique se distingue de façon spectaculaire : malgré une population relativement faible, elle concentre une diversité linguistique exceptionnelle. On y compte plus de 200 langues aborigènes en Australie, environ 75 aux Îles Salomon, plus de 110 langues au Vanuatu pour moins de 300 000 habitants, et plus de 800 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un record mondial. Cette profusion s’explique souvent par la géographie : territoires montagneux, forêts denses, communautés longtemps isolées et autosuffisantes, favorisant l’émergence et le maintien de langues distinctes. Paradoxalement, le polyglottisme y est courant, beaucoup de personnes pratiquant plusieurs langues. Le pays a d’ailleurs retenu trois langues officielles pour faciliter la communication nationale. Cette situation linguistique s’inscrit dans une histoire humaine très ancienne : la région aurait été l’un des points les plus éloignés atteints par les premiers humains après leur sortie d’Afrique, il y a 60 000 à 50 000 ans, à l’époque où l’Australie et la Papouasie formaient un même continent. Les langues actuelles portent encore la trace de ces migrations, métissages et adaptations.Lire la suite800 langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Un pidgin est une langue véhiculaire simplifiée, née du contact entre populations ne partageant pas la même langue, souvent à partir d’une langue dominante (anglais, français, espagnol…). Le terme viendrait de business. Lorsqu’un pidgin se stabilise, s’enrichit et devient langue maternelle d’une communauté, on parle alors de créole. Il existe des créoles fondés sur des langues européennes, mais aussi sur l’arabe, le malais ou le chinois. Parmi les plus connus figurent le tok pisin (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le bichelamar (Vanuatu), le pijin des Salomon ; le créole haïtien est celui qui compte le plus de locuteurs. On appelle sabir un pidgin extrêmement réduit. Le créole mauricien, parlé à l’Île Maurice, dérive d’un proto-créole bourbonnais issu de la période esclavagiste, puis s’est transformé au contact de populations africaines, malgaches, indiennes, chinoises et européennes. Le passage de la domination française à britannique a également marqué son évolution. Particularité singulière : l’usage symbolique des nombres, comme 4 pour la mort (influence chinoise) ou 31 pour « être bien habillé » (écho français). Langue vivante et inventive, le créole mauricien témoigne de l’histoire mêlée des peuples et invite, naturellement, à être appris.Lire la suiteMo anvi aprann inpe creole
Dans une partie de l’Océanie pousse une plante réputée pour ses bienfaits corporels et spirituels : le kava, parfois nommé « poivrier sauvage », ainsi que la boisson issue de sa racine. Celle-ci est broyée, mélangée à de l’eau puis filtrée pour donner un breuvage à la couleur terreuse et au goût âcre, provoquant rapidement un engourdissement de la bouche. De Vanuatu aux Fidji, en passant par Tonga ou Samoa, sa consommation prend souvent la forme d’une cérémonie rituelle où les hommes se réunissent autour d’un grand bol, dans le respect de règles précises. Des lieux dédiés, appelés nakamal, permettent d’en boire en début de soirée, généralement dans une demi-noix de coco, la « shell », dont les effets se font sentir après quelques tournées. De nombreuses légendes expliquent son origine, dont celle d’Aso, un anthropophage tué par ses neveux, sur la tombe duquel poussa le kava. En observant un rat ivre de bien-être après avoir grignoté ses racines, ils auraient découvert ses vertus apaisantes. Selon la tradition, les racines étaient autrefois mâchées avant d’être filtrées.Lire la suiteLe kava…
Au cœur du système social traditionnel Marque de paix, emblème national, trait culturel, Le « cochon à dent » est symbole du Vanuatu Signe de richesse, de notoriété, de pouvoir et de prestige, Il est élevé afin que ses dents décrivent un mouvement hélicoïdal Figurant sur le drapeau, les armoiries et la monnaie nationale…Lire la suiteLe cochon denté – Symbole du Vanuatu
Le Vanuatu, archipel du Pacifique Sud, a pour capitale Port-Vila. Fondé en tant que condominium franco-britannique en 1906, le Vanuatu a accédé à l’indépendance en 1980. Politiquement, c’est une république parlementaire, avec un président élu par le Parlement. Son relief est caractérisé par des îles volcaniques, des plages et une façade sur l’océan Pacifique. La monnaie en circulation est le…Lire la suiteVanuatu
Situé dans le Pacifique Sud, l’archipel de Vanuatu a préservé une tradition originale et complexe de dessins sur le sable. Plus qu’une expression artistique indigène, cette « écriture » multifonction intervient dans de nombreux contextes : rituels, contemplation et communication. Les dessins sont exécutés directement sur le sol, dans le sable, la cendre volcanique ou l’argile. À l’aide d’un doigt,…Lire la suiteLes dessins sur le sable de Vanuatu
Le domaine du chef Roi Mata est le premier bien du Vanuatu à être inscrit sur la Liste. Ce domaine consiste en trois sites des îles d’Efate, de Lelepa et d’Artok qui sont associés avec la vie et la mort, aux alentours de 1600 après J.-C., du dernier détenteur du titre de chef ou Roi Mata dans ce qui est…Lire la suiteDomaine du chef Roi Mata





