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Les chants épiques Pansori

repère(s) :chant

Le pansori est une forme d’art dramatique musical exécutée par un chanteur accompagné d’un tambour. Cette tradition populaire, qui se distingue par son chant expressif, son discours stylisé, son répertoire de récits et sa gestuelle, embrasse à la fois la culture des élites et celle du peuple. Accompagné d’un seul tambour, le chanteur (homme ou femme) improvise, parfois huit heures durant, sur des textes mêlant expressions littéraires érudites et dialecte rural. Le terme pansori vient des mots coréens pan qui signifie « endroit où les gens se rassemblent » et sori, « chant ». Le pansori apparaît au dix-septième siècle dans le sud-ouest de la Corée, probablement comme une nouvelle expression des chants narratifs des chamans. Tradition orale perpétuée par le peuple jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, il s’enrichit ensuite d’un contenu littéraire plus sophistiqué, gagnant ainsi les faveurs des élites urbaines… (…)Lire la suiteLes chants épiques Pansori

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Le Yimakan, les récits oraux des Hezhen

repère(s) :récit

2011

[chin. 赫哲族伊玛堪说唱艺术 Hèzhé zú yī mǎ kān shuōchàng yìshù]

L’art du conte dit Yimakan est une composante essentielle de la cosmogonie et de la mémoire historique des Hezhen, une minorité ethnique du nord-est de la Chine. Les contes du Yimakan, narrés en vers et en prose dans la langue de cette ethnie, se composent de nombreux épisodes indépendants qui décrivent des alliances tribales et des batailles, y compris la victoire de héros hezhen sur des monstres et des envahisseurs. Ce patrimoine oral est précieux pour la défense de l’identité et de l’intégrité territoriale de l’ethnie, et il préserve aussi les connaissances traditionnelles relatives aux rituels chamaniques, à la pêche et à la chasse. Les conteurs improvisent des histoires sans accompagnement musical, en alternant les passages chantés et parlés et en utilisant des mélodies différentes pour représenter différents personnages et intrigues (…) Parce que les Hezhen n’ont pas de tradition écrite, le Yimakan joue un rôle clé dans la préservation de leur langue maternelle, de leur religion, de leurs croyances, de leur folklore et de leurs coutumes…(…)Lire la suiteLe Yimakan, les récits oraux des Hezhen

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Le Manas

repère(s) :récit

2010

[chin. 玛纳斯 Mǎ nà sī]

La minorité ethnique kirghize, concentrée dans la région de Xinjiang, à l’ouest de la Chine, tire une grande fierté de sa descendance du héros Manas, dont la vie et la lignée sont célébrées au cours de l’un des éléments les plus renommés de sa tradition orale, l’épopée de Manas. Interprétée traditionnellement par un Manaschi sans accompagnement musical, cette épopée est présentée à l’occasion de réunions mondaines, de célébrations communautaires, de cérémonies telles que noces et funérailles, et de concerts. Malgré des différences d’une région à l’autre, sa composition de base reste inchangée : courts poèmes contenant des phrases qui imprègnent désormais le langage quotidien de la population, mélodies adaptées selon l’histoire et les personnages, et paraboles d’un style très vivant. Cette longue épopée raconte les exploits historiques du peuple kirghize et en cristallise les traditions et les croyances. Pour les Kirghiz vivant en Chine et dans les pays voisins d’Asie centrale (Kirghizistan, Kazakhstan et Tadjikistan), l’épopée de Manas est un symbole emblématique de leur identité culturelle… (…)Lire la suiteLe Manas

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Manas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize

repère(s) :épopéepeuple

2013

[kirghize : Манас дастаны]

La trilogie épique kirghize de Manas, Semetey et Seitek décrit la façon dont les tribus dispersées ont été unifiées pour former une seule nation. La trilogie témoigne de la mémoire historique du peuple kirghize et doit sa survie à une communauté de conteurs épiques qui se compose d’hommes et de femmes de tous âges. Les narrateurs acceptent leur mission après avoir reçu un rêve prophétique considéré comme un signe des héros des récits. Pendant les représentations, ils entrent dans un état proche de la transe et se servent de formes narratives, de rythmes, de tons et de gestes variés pour recréer l’atmosphère historique de l’épopée. La narration de la trilogie peut durer treize heures en continu. Les représentations ont lieu à diverses occasions publiques, des fêtes de village aux célébrations et fêtes nationales Les conteurs épiques offrent également un soutien moral et spirituel aux communautés locales et aux individus lors d’événements sociaux, de conflits ou de catastrophes… (…)Lire la suiteManas, Semetey, Seitek : trilogie épique kirghize

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La tradition épique du Gesar

repère(s) :récit

2009

[tibétain : གླིང་གེ་སར།]

Les communautés ethniques tibétaines, mongoles et tu établies dans l’ouest et le nord de la Chine ont en commun l’histoire d’un héros ancien, le roi Gesar, envoyé au paradis pour vaincre les monstres, déposer les puissants et aider les faibles, tout en unifiant des tribus très différentes. Les chanteurs et récitants qui préservent la tradition épique du Gesar racontent des épisodes de ce vaste récit oral (dits « perles sur une corde ») en alternant prose et vers, avec de nombreuses variantes régionales. Les maîtres tibétains portent des miroirs en bronze et utilisent des expressions faciales, des effets sonores et des gestes pour souligner leur chant, tandis que les exécutants mongols sont accompagnés par des violons (…) Les centaines de mythes, récits populaires, ballades et proverbes transmis dans le cadre de la tradition ne sont pas seulement une forme majeure de divertissement des communautés rurales : ils éduquent également les auditeurs dans plusieurs domaines tels que l’histoire, la religion, les coutumes, la moralité et la science (…)Lire la suiteLa tradition épique du Gesar

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28 Calendrier février

28 février – Jour du Kalevala

repère(s) :art

Le 28 février 1835, Elias Lönnrot, médecin de campagne finlandais, publie un recueil de 32 chants provenant des contes traditionnels, notamment de Carélie. C’est la première édition du Kalevala – Une seconde plus élaborée la suivra en 1849. Mythes, légendes, héroïques, épiques ou lyriques, s’y côtoient en langue finnoise, façonnant une épopée nationale, devenue un socle de l’identité finlandaise.Lire la suite28 février – Jour du Kalevala

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20 Calendrier mars

20 mars – Journée mondiale du conte

repère(s) :récit

La Journée mondiale du conte a commencé par une journée nationale du conte en Suède, en 1991-1992. Elle s’appelait Alla berättares dag (Journée de tous les conteurs). Elle s’est ensuite étendue à d’autres pays, dont l’Australie et le Mexique, pour finalement être organisée dans le monde entier. Célébrée le 20 mars, elle encourage les gens à raconter et à écouter…Lire la suite20 mars – Journée mondiale du conte

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Haesik & Dalsoon, le soleil et la lune…

repère(s) :

À l’époque où seules les étoiles éclairaient le ciel, une pauvre veuve vivait sur terre avec ses deux enfants en vendant des gâteaux de riz. Un soir, un tigre affamé l’arrêta sur la route. Terrifiée, elle lui donna ses gâteaux un à un, colline après colline. Quand elle n’eut plus rien, le tigre la dévora, puis se rendit chez elle, bien décidé à manger les enfants. Déguisé et imitant la voix de leur mère, il tenta de les tromper. La petite Dalsoon hésita, mais Haesik se méfia. Le tigre parvint pourtant à entrer ; les enfants s’enfuirent et grimpèrent dans un arbre. Tandis qu’il brandissait une hache, Dalsoon pria le ciel d’envoyer une corde, laquelle descendit aussitôt les élevant vers les cieux. Le tigre en demanda une aussi, mais la sienne céda ; il chuta dans un champ de millet qu’il teinta de son sang. Haesik devint d’abord le soleil et Dalsoon la lune, puis ils échangèrent leurs places.Lire la suiteHaesik & Dalsoon, le soleil et la lune…

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Constantin Brâncuși

repère(s) :art

Constantin Brâncuși (1876-1957) – Sculpteur roumain, considéré comme l’un des pionniers de la sculpture moderne. Né à Hobița en Roumanie dans une famille de paysans pauvres, il a révolutionné la sculpture du XXe siècle en introduisant l’abstraction et en cherchant à atteindre la forme pure empreinte d’une mystérieuse poésie. Son œuvre incluant des sculptures emblématiques telles que « La Colonne sans…Lire la suiteConstantin Brâncuși

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Bharata natyam

repère(s) :art

Le Bharata natyam est une danse classique indienne originaire du sud de l’Inde, principalement de l’État du Tamil Nadu. Elle se caractérise par des mouvements très précis des pieds, des positions codifiées du corps, des gestes symboliques des mains et des expressions faciales intenses. Cette danse associe rythme, musique, théâtre et spiritualité pour raconter des histoires issues de la mythologie…Lire la suiteBharata natyam

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Alasitas & Ekeko…

repère(s) :récit

Nous sommes à La Paz, en Bolivie, le 24 janvier, jour où débute une tradition singulière invitant à acheter des miniatures dites « de la Bonne Fortune ». Pour en comprendre le sens, il faut remonter bien avant les Incas, sur l’Altiplano, où vivait Iqiqu, homme humble et généreux dont la seule présence apportait bonheur, conseils avisés et harmonie. Sa bonté lui valut des pouvoirs sur les rivières, les roches et les montagnes, exercés avec justice. Mais Awqa, figure de violence et de destruction, envahit la région et s’acharna à effacer toute trace de cette bienveillance. Capturé alors qu’il aidait des paysans à s’organiser, Iqiqu se livra sans fuir. Awqa le fit démembrer et dispersa les fragments de son corps, croyant anéantir à jamais son influence. La légende dit pourtant qu’ils se réuniront un jour, annonçant le retour de la liberté. En mémoire de cette abondance perdue, un petit personnage, Ekeko, incarne depuis la prospérité. Chaque année, les alasitas, objets miniatures représentant maisons, commerces ou biens désirés, matérialisent les souhaits de l’année à venir, leur acquisition symbolisant l’espoir de leur réalisation.Lire la suiteAlasitas & Ekeko…

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Sayat-Nova

repère(s) :récit

Sayat-Nova (Սայաթ-Նովա), né vers 1712 et mort en 1795, est l’un des plus grands poètes et musiciens du Caucase et la figure emblématique des achoughs arméniens. Né à Tiflis, dans un milieu multiculturel, il évolua au carrefour des traditions arménienne, géorgienne et musulmane, ce qui marqua profondément son œuvre. Poète itinérant puis attaché à la cour du roi géorgien Héraclius II, il composa des chants mêlant poésie lyrique, amour mystique et réflexion morale, en arménien, géorgien, azéri et parfois en persan. Il s’accompagnait d’instruments traditionnels tels que le kamancha ou le saz, inscrivant son art dans la tradition orale. Après avoir quitté la cour, Sayat-Nova devint prêtre de l’Église apostolique arménienne. Il mourut en 1795 lors de la prise de Tiflis par les Perses, et demeure aujourd’hui une figure majeure du patrimoine arménien, dont l’héritage a été magnifié par le film La Couleur de la grenade de Sergueï Paradjanov.Lire la suiteSayat-Nova

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Pour une pomme

repère(s) :récit

Et si l’indépendance de la Suisse reposait sur l’histoire, certes légendaire, d’une simple pomme ? Le récit situe les faits en 1307, lorsque le bailli Hermann Gessler voulut imposer son autorité sur le canton d’Uri en exigeant l’allégeance à son chapeau dressé sur la place d’Altdorf. Guillaume Tell refusa. Pour châtiment, on l’obligea à tirer à l’arbalète une pomme posée sur la tête de son fils, épreuve qu’il réussit. Un second carreau dissimulé trahit toutefois son intention de tuer Gessler s’il avait blessé l’enfant. Arrêté, Tell fut conduit sur le lac des Quatre-Cantons, mais une tempête lui permit de s’échapper. Les récits divergent sur la mort de Gessler, mais la tradition, relayée par le Livre blanc de Sarnen, fit de cet acte le déclencheur de la révolte menant à l’indépendance suisse et au serment du Grütli entre Uri, Schwytz et Unterwald. En réalité, le pacte fondateur daterait de 1291. Le mythe fut largement popularisé par Schiller en 1804 puis par Rossini.Lire la suitePour une pomme

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Dangun, le fondateur

repère(s) :récit

Dans la mythologie coréenne, Hwanin, maître du ciel, autorise son fils Hwanung à descendre sur Terre, où celui-ci fonde Shin-Si, la « cité divine », et enseigne aux humains les arts, la médecine et l’agriculture. Un ours et un tigre, désireux de devenir humains, sont alors mis à l’épreuve : se nourrir uniquement d’ail et d’armoise durant cent jours dans une grotte. Le tigre renonce, mais l’ours persévère et se transforme en femme, Ungnyeo, qui épouse Hwanung. De leur union naît Dangun, fondateur en 2333 av. J.-C. du royaume de Gojoseon, considéré comme l’origine de la Corée. Selon le Samguk yusa, compilé au XIIIᵉ siècle, Dangun établit sa capitale à Asadal, institua des lois, développa la sériciculture et rendit un culte régulier aux cieux. Le 3 octobre, fête de Gaecheonjeol, commémore cette fondation, tandis que le royaume de Gojoseon disparaît en 108 av. J.-C. En 1994, la Corée du Nord a inauguré près de Pyongyang un site présenté comme la tombe de Dangun. Une légende fondatrice où épreuve, transformation et naissance d’un peuple se confondent.Lire la suiteDangun, le fondateur

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L’épopée de Manas

repère(s) :récit

Au cœur de l’Asie centrale, le Kirghizistan est un pays très montagneux, divisé en sept régions, dont la capitale est Bichkek ; l’islam sunnite y est majoritaire. Les Kirghizes seraient originaires du haut Ienisseï, d’où ils seraient descendus au IXe siècle. On y parle le kirghize, langue turcique transcrite en alphabet cyrillique, officielle aux côtés du russe. Le nom du pays serait lié au nombre quarante, kırk en kirghize, symbole présent sur le drapeau et au cœur de l’épopée de Manas, récit fondateur attribuant quarante compagnons au héros national. Cette épopée monumentale, plus longue que le Mahabharata, se divise en trois parties consacrées à Manas, à son fils Semetei puis à son petit-fils Seitek, et offre un vaste panorama de la culture, des coutumes et de l’histoire kirghizes. Située à l’époque de la domination mongole, elle raconte la lutte pour la liberté menée par Manas et ses fidèles. Transmise oralement par des conteurs appelés manaschi, elle a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ces conteurs, reconnaissables à leur chapeau blanc de feutre, l’ak-kalpak, ont préservé durant des siècles la force du récit, certains, comme Sagimbai Orozbakov, laissant des versions de référence.Lire la suiteL’épopée de Manas

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Sur des pattes de poulet

repère(s) :récit

Baba Yaga, figure majeure des contes slaves, n’a rien de la fée bienveillante : ogresse maigre et inquiétante, elle vit dans une isba perchée sur des pattes de poulet, entourée d’une clôture d’os et de crânes humains. Dans un récit célèbre, une fillette envoyée chez elle par sa marâtre, sœur de Baba Yaga, parvient à échapper à la mort grâce à sa ruse : elle amadoue animaux et objets, puis fuit en transformant une serviette en rivière et un peigne en forêt, avant de retrouver son père. Pourtant, Baba Yaga ne se réduit pas à ce rôle terrifiant : ailleurs, elle apparaît guérisseuse, hôtesse généreuse offrant le banya et des présents aux voyageurs méritants. Certains y voient l’écho d’un ancien monde matriarcal où elle régnait sur la forêt et les frontières entre vie et mort. Personnage ambigu et profond, elle incarne à la fois la peur, le savoir et l’initiation, rappelant que les contes recèlent souvent plusieurs vérités.Lire la suiteSur des pattes de poulet

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L’épopée de Gilgamesh

repère(s) :récit

Voici Gilgamesh, roi légendaire d’Uruk (auj. Warkāʾ, Irak), héros de la plus ancienne épopée conservée, gravée sur des tablettes cunéiformes au IIIᵉ millénaire av. J.-C. D’abord souverain puissant mais tyrannique, il est mis à l’épreuve par les dieux qui créent Enkidu, son égal destiné à le contenir. Initié à l’amour et à la civilisation, Enkidu affronte Gilgamesh ; leur combat se mue en amitié, ouvrant une série d’exploits communs, dont la victoire sur Humbaba. La gloire de Gilgamesh attire la déesse Ishtar, qu’il repousse, déclenchant sa colère et l’envoi du Taureau céleste, lui aussi vaincu. Les dieux frappent alors au cœur : Enkidu meurt, laissant Gilgamesh face à l’angoisse de la mort. Désespéré, il part en quête de l’immortalité et rencontre Ut-Napishtim, qui lui révèle le récit du Déluge et l’existence d’une plante de jouvence, aussitôt dérobée par un serpent. Contraint d’accepter sa condition mortelle, Gilgamesh rentre à Uruk, laissant pour ultime héritage ses murailles, symbole durable de sa légende et de la sagesse acquise.Lire la suiteL’épopée de Gilgamesh

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Conter en langue kirghize…

repère(s) :

Entendons-nous la voix des conteurs et des conteuses ? Partout dans le monde, ils et elles empruntent les variations de la langue pour remonter le fil du temps, au plus proche des mythes, des légendes, des sagas ou des traditions familiales et claniques, offrant à leurs audiences un univers d’aventure, de rêve, d’imaginaire et d’histoire, souvent accompagné de musique. Parmi ces figures se trouvent les manaschi, nom tiré de l’épopée de Manas, Манас дастаны, grande saga kirghize inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette épopée en trois parties narre les exploits de Manas, fondateur du peuple kirghiz, de son fils Semetey confronté aux dissensions et trahisons, puis de son petit-fils Seytek face aux arcanes du pouvoir, totalisant quelque 500 000 vers retraçant l’histoire, la culture et l’environnement naturel du Kirghizstan. Le manaschi, de maître à apprenti, perpétue cette tradition lors de festivités ou de noces, entrant parfois en transe pour restituer l’atmosphère des mondes anciens. Parmi les plus prestigieux, Sagimbai Orozbakov (1868–1930) reste une référence pour sa version réputée complète de l’épopée.Lire la suiteConter en langue kirghize…

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Hailibu, le noble chasseur

repère(s) :

On raconte qu’Hailibu, grand chasseur et homme noble, distribuait généreusement ses prises au village. Un jour, il sauva une petite créature des serres d’un vautour. Celle-ci, fille du roi dragon, le remercia et lui proposa de le conduire auprès de son père, qui possédait une pierre magique capable de donner le langage de tous les animaux. Hailibu choisit ce don plutôt que les trésors du palais. Le roi lui imposa toutefois une condition : ne jamais révéler son secret sous peine de se transformer en pierre. De retour au village, il devint un chasseur encore plus habile et tous lui furent reconnaissants. Des années plus tard, il entendit les oiseaux annoncer que la montagne surplombant le village allait s’effondrer. Pour sauver les siens, il dut briser son secret et raconter toute son histoire, et tandis qu’il parlait, ses membres se transformèrent en pierre. Grâce à son sacrifice, les villageois purent fuir et survivre, gardant à jamais le souvenir de celui qui les sauva.Lire la suiteHailibu, le noble chasseur

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Kalevala

repère(s) :récit

Kalevala – Une poésie épique carélienne et finlandaise, composée par Elias Lönnrot (1802-1884). Il est composé de poèmes et de chants populaires finlandais traditionnels qui racontent des histoires mythologiques et héroïques. Le « Kalevala » est une œuvre majeure de la littérature finlandaise, jouant un rôle central dans la formation de l’identité nationale finlandaise. Il met en lumière les croyances, les coutumes…Lire la suiteKalevala