« A Line Made by Walking » est une œuvre emblématique de l’artiste britannique Richard Long, créée en 1967. Pour cette performance artistique, Long a marché à plusieurs reprises le long d’un chemin dans un champ de gazon, créant ainsi une ligne sinueuse dans l’herbe. La ligne résultante, bien que subtile, est devenue une intervention sculpturale dans le paysage naturel. Cette œuvre…Lire la suiteA Line Made by Walking
Pantopique : nombre
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
« Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace réside notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse résident notre croissance et notre liberté. » – Victor Frankl ‘Man’s Search for Meaning’ (‘Découvrir un sens à sa vie’) Cet espace n’est jamais acquis. La peur le referme. L’appréciation le rend habitable. Éduquer, c’est…Lire la suiteVictor Frankl [Ligne]
En-dessous de la ligne, les relations peuvent se figer dans le triangle dramatique décrit par Stephen Karpman. Victime : « Ce n’est pas ma faute. » Persécuteur : « C’est ta faute. » Sauveur : « Laisse, je vais m’en occuper. » Ces rôles sont des réactions. Ils naissent souvent de la peur et entretiennent le blocage. Au-dessus de la…Lire la suiteTriangles [Ligne]
La sécurité psychologique désigne un climat dans lequel chacun peut parler, questionner, essayer, se tromper sans crainte d’être humilié ou puni.
Décrite par Amy Edmondson et rendue concrète par Kim Scott à travers la candeur radicale, elle n’est pas une question de confort, mais de courage rendu possible.
Sans sécurité, la peur domine et les réactions prennent le dessus.
Avec suffisamment de sécurité, l’appréciation peut émerger : écouter, apprendre, répondre.
Éduquer, diriger, coopérer commencent par là.
La sécurité est ce qui permet de passer la ligne, pas par effort individuel mais par un environnement qui soutient
La ligne n’est plus seulement intérieure, elle devient collective et contextuelle.
Références :
Amy Edmondson – The Fearless Organization
Kim Scott – Radical Candor
– SOCIETE – Groupe – Confiance
– PSYCHOLOGIE – Sécurité – Peur
– EDUCATION – Apprentissage – Erreur
– TRAVAIL – Management – Coopération
– ETHIQUE – Respect – ResponsabilitéLire la suiteSécurité psychologique [Ligne]
Les livres ‘The Oz Principle’ et ‘The 15 Commitments of Conscious Leadership’ proposent une même distinction essentielle : rester en-dessous de la ligne ou passer au-dessus de la ligne. En-dessous : blâmer, se justifier, se défendre, réagir depuis la peur. Au-dessus : assumer, apprendre, résoudre, répondre depuis l’appréciation. Cette ligne n’est pas morale. Elle rend visible un choix possible. La…Lire la suiteResponsabilité [ligne]
« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur les choses. » – Épictète ‘Manuel’ (‘Enchiridion’) Philosophe stoïcien de l’Antiquité, né esclave et devenu enseignant à Rome, Épictète a consacré sa vie à l’art de vivre avec justesse. Le stoïcisme invite à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui…Lire la suiteÉpictète [Ligne]
Sortir du labyrinthe ou du puits de jugement commence rarement par une solution.
Cela commence par une prise de conscience, souvent à travers le langage.
Marshall Rosenberg, avec la communication non violente, nous rappelle que les mots que nous utilisons façonnent l’espace relationnel.
Ils révèlent où nous nous situons : blâme, certitude, généralisation, ou curiosité, question, possibilité.
Changer de langage ne nie pas la peur, mais ouvre un espace.
C’est souvent là que commence le passage au-dessus de la ligne.
Une question sincère vaut parfois mieux qu’une bonne réponse.
Le langage devient ici :
– le premier geste observable
– la porte de sortie du labyrinthe
– un acte de responsabilité relationnelle
Référence :
Marshall Rosenberg – Nonviolent Communication
– LANGAGE – Parole – Sens
– PSYCHOLOGIE – Conscience – Peur
– EDUCATION – Apprentissage – Question
– ETHIQUE – Responsabilité – Choix
– SOCIETE – Dialogue – CoopérationLire la suiteLa sortie [Ligne]
Lorsque nous restons en-dessous de la ligne, nous pouvons nous retrouver enfermés dans ce que Phil Stutz nomme un labyrinthe intérieur : peur, rumination, justification, énergie qui tourne en rond. Marilee Adams évoque un puits de jugement : un espace où l’on juge, où l’on se juge, où l’on cherche des coupables plutôt que des possibilités. Dans ces espaces, la…Lire la suiteEn dessous de la ligne
L’appréciation n’est pas l’absence de peur. C’est la capacité à s’intéresser à ce qui est là, même quand la situation est incertaine. Elle ouvre la curiosité : regarder plutôt que juger, questionner plutôt que conclure, explorer plutôt que se défendre. L’appréciation ne résout pas immédiatement. Elle rend l’apprentissage possible. Souvent, un simple élan de curiosité suffit à passer au-dessus de…Lire la suiteAppréciation [Ligne]
Quelle taille faites-vous ? Selon l’époque ou la société, vous pourriez répondre en « pieds ». Mais qu’est-ce qu’un pied ? Le pied anglais mesure 30,48 cm, tandis que le « pied du roi », étalon attribué à Charlemagne, atteignait 32,4 cm. Divisé en douze pouces, il s’inscrivait dans un système foisonnant où la toise valait six pieds, la coudée vingt-quatre doigts ou six palmes, le doigt correspondant lui-même à six grains d’orge côte à côte. Autant dire que les variations étaient nombreuses et sources de confusion, d’autant plus que les unités changeaient selon les régions, pour les longueurs comme pour les surfaces ou les poids. À la fin du XVIIIe siècle, dans le contexte révolutionnaire français, les cahiers de doléances réclament une unification. En 1791, une nouvelle unité est définie : le mètre, égal à la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. Entre 1792 et 1799, des mesures sont menées entre Dunkerque et Barcelone pour en fixer la valeur. De là naît le système métrique, adopté en France en 1837 puis internationalisé avec la Convention du Mètre de 1875. Morale de l’histoire : omniprésente dans nos vies quotidiennes, la mesure rappelle l’importance centrale de la métrologie, une aventure scientifique toujours en cours et célébrée chaque 20 mai.Lire la suiteA tous les hommes et à tous les temps
L’homme de Vitruve est un célèbre dessin réalisé par Léonard de Vinci vers 1490, basé sur les concepts architecturaux et anatomiques du célèbre architecte romain Vitruve. Le dessin représente un homme nu dans une pose symétrique, les bras et les jambes étendus, inscrit dans un cercle et un carré. Cette illustration est accompagnée de notes et de mesures anatomiques détaillées,…Lire la suiteL’homme de Vitruve
Dans certaines langues, compter ne se limite pas à associer un nombre à un objet ou un phénomène (« 15 crayons », « 2 idées ») : certaines nécessitent des classificateurs, mots insérés entre le chiffre et le nom, adaptés à la catégorie de l’objet ou du phénomène (« 15 – classificateur – crayons »). En chinois, ces liàngcí 量词 servent à dénombrer de manière précise et catégorisée, et leur maîtrise demande une certaine gymnastique mentale. Quelques exemples : 位 wèi pour les personnes de façon polie, 条 tiáo pour ce qui est long ou fin (routes, poissons…), 件 jiàn pour vêtements ou événements, 张 zhāng pour objets plats (table, papier, photo), 只 zhī pour certains animaux ou parties du corps, 本 běn pour livres ou magazines, 辆 liàng pour véhicules. En cas d’incertitude, 个 gè peut souvent remplacer un classificateur, bien que réservé aux êtres humains dans un registre moins formel. Ainsi, pour les exemples donnés : 3 oiseaux → 3只鸟 zhǐ niǎo, 4 manteaux → 4件外套 jiàn wàitào, 5 camions → 5辆卡车 liàng kǎchē, 6 tableaux → 6张桌子 zhāng zhuōzi, 8 personnes → 8个人/8位人 gèrén/wèi rén, 2 routes → 2条路 tiáo lù.Lire la suiteDes unités de mesure en chinois…
Face aux centaines de millions de tonnes de déchets plastiques dans les océans et aux chiffres vertigineux qui saturent notre perception, se pose la question du sens et de la juste mesure. En Suède, le principe du lagom invite à agir « ni trop ni trop peu », à rechercher une forme de justesse et de modération applicable à la vie quotidienne comme aux affaires. Difficile à traduire, il évoque l’idée de ce qui est suffisant, équilibré, adapté au contexte et aux autres. Au-delà de cette notion culturelle, c’est bien la mesure qui traverse l’existence humaine : celle qui permet de combler les manques, de contenir les excès et de préserver les équilibres. À l’heure où notre époque se complaît dans l’avalanche des grands nombres et leur lecture abstraite ou marchande, ne gagnerions-nous pas à revenir à une échelle plus humaine, attentive aux situations singulières, aux objets, aux personnes, à ce qu’ils représentent d’irréductible ? Peut-être est-ce en réapprenant à mesurer autrement que nous pourrons mieux respecter, partager et agir avec justice. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la mesure ?Lire la suiteLagom, c’est le mieux…
À travers les cultures du monde, les épopées révèlent une grande diversité de formes, de héros et de valeurs, tout en remplissant une fonction commune de transmission de l’histoire et de l’identité collective. En Mésopotamie, l’Épopée de Gilgamesh explore l’amitié et la quête de l’immortalité, tandis qu’en Inde, le Mahabharata et le Ramayana mêlent récits guerriers, enseignements moraux et réflexions…Lire la suiteDe la diversité des épopées
La Kaaba est un édifice sacré situé au centre de la Grande Mosquée Masjid al-Haram à La Mecque, en Arabie saoudite. Il s’agit d’un cube de pierre recouvert d’un tissu noir orné de versets coraniques brodés en or, mesurant environ 13 mètres de haut. La Kaaba est considérée comme la maison de Dieu (Allah) dans la religion islamique et est…Lire la suiteKaaba
Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716) – Philosophe, mathématicien et scientifique allemand, considéré comme l’un des plus grands penseurs de l’époque moderne. Il est célèbre pour avoir, indépendamment de Newton, développé le calcul différentiel et intégral. Leibniz est également connu pour sa philosophie optimiste du « meilleur des mondes possibles » et pour son concept de monadologie, qui propose une vision atomiste…Lire la suiteGottfried Wilhelm Leibniz
Maki Kaji (1951-2021) découvre le principe de ce qu’il allait renommer « sudoku » dans un magazine américain au début des années 1980, suite à la création du « Number Place » par Howard Garns (1905-1989). Renvoyant à une histoire plus ancienne, il fait écho à l’illustre carré dit SATOR, carré magique dont on trouve un exemple à Pompéi, composé des cinq mots suivants ayant donné lieu à diverses interprétations : sator : « laboureur » (ou « créateur »); arepo (controv.); Tenet « [il/elle] tient »; opera : « œuvre »; rotas : « roues, cycle ». Si les exemples de carrés magiques sont nombreux, de la Chine à l’Inde ou au monde arabe, le passage aux arrangements numériques sans répétition sur une même ligne ou colonne serait du fait de Léonard Euler (1707 – 1783). Le terme de sūdoku renvoie quant à lui plus complètement à « Sūji wa dokushin ni kagiru » 数字は独身に限る, soit « chiffre limité à un seul », ce qui est bien son cas puisqu’il s’agit de résoudre une énigme à neuf chiffres, chacun d’eux ne figurant qu’une seule fois sur une ligne ou une colonne d’un carré à 9 x 9 cases.Lire la suiteMaki Kaji et le sudoku…
La bouteille à la mer interroge notre rapport à l’eau, à la fois comme contenant et comme contenu, rappel discret de sa primauté vitale. Source de toute vie, l’eau conditionne les équilibres des environnements et aucun progrès ne saurait s’envisager sans penser sa place. Un voyage sur les rives du Nil nous le rappelle avec force. Dans l’ancienne Égypte antique, les nilomètres permettaient de mesurer la crue du fleuve, dont dépendaient l’agriculture, les récoltes et la prospérité collective. Les Égyptiens y voyaient l’œuvre de divinités telles que Hâpy, personnification du fleuve, entouré de symboles indiquant la hauteur idéale de l’inondation. Leur calendrier même s’organisait autour de ces variations, alternant crue, semailles et récoltes. Hier comme aujourd’hui, aucune région du monde n’a échappé à la question cruciale de l’accès à l’eau, entre pénuries et débordements. Les tensions contemporaines autour du Nil rappellent combien cette ressource demeure un enjeu majeur de coopération, de justice et de paix. Peut-être est-il temps, collectivement, de commencer par questionner notre indéfinition de l’eau.Lire la suiteLe Nil, aux sources de la Vie…
La toile d’embourrure est une toile intermédiaire utilisée pour maintenir et contenir les matières de garnissage, notamment le crin. Elle permet de modeler les volumes et de stabiliser la garniture. Cette toile est cousue et tendue avec précision. Elle sert de support aux piqûres traditionnelles. Sa fonction est à la fois technique et structurante. Elle participe à la mise en…Lire la suiteLa toile d’embourrure
La sangle de jute est une bande textile résistante, traditionnellement utilisée pour former la suspension des sièges. Tissée à partir de fibres végétales, elle est tendue sous l’assise afin de supporter le poids du corps. Les sangles sont disposées de manière croisée pour assurer une répartition homogène de la charge. Elles constituent la première couche fonctionnelle du garnissage. Leur tension…Lire la suiteLa sangle de jute












