Marie Brizard (1714–1801) est une entrepreneure bordelaise célèbre pour avoir fondé en 1755 la distillerie Marie Brizard et Roger, spécialisée dans la fabrication de liqueurs. Elle est l’une des premières femmes à créer une entreprise industrielle en France. Son élaboration d’une liqueur à base d’anis et d’ingrédients secrets fit rapidement la renommée de sa marque, devenue un symbole mondial de…Lire la suiteMarie Brizard
Pantopique : manger
Comment les traditions culinaires se sont-elles formées et perpétuées au fil des générations, créant des paysages gastronomiques uniques à chaque coin du globe ? Comment les ingrédients locaux et les techniques de cuisson reflètent-ils l’identité culturelle, façonnant ainsi une mosaïque de saveurs et de textures qui définissent la diversité culinaire mondiale ? Comment les rituels alimentaires, qu’ils soient religieux, familiaux ou communautaires, influent-ils sur notre relation avec la nourriture et renforcent-ils les liens sociaux ? Comment les régimes alimentaires, de l’omnivorisme au végétarisme, reflètent-ils les convictions culturelles, éthiques et spirituelles des individus et des communautés à travers le monde ? Comment les migrations et les échanges culturels ont-ils enrichi les cuisines, introduisant de nouveaux ingrédients, techniques et traditions culinaires dans des contextes variés ? Comment les habitudes alimentaires évoluent-elles en réponse aux changements climatiques, aux préoccupations environnementales et aux innovations technologiques dans la production alimentaire ? Comment les repas deviennent-ils des expressions artistiques, de la haute cuisine aux plats de rue, et comment les chefs cuisiniers repoussent-ils les limites de la créativité culinaire à travers le monde ? Comment la mondialisation a-t-elle transformé notre accès à une variété de cuisines, créant des ponts entre les cultures et générant une fusion de saveurs inattendue ? Comment la relation entre la santé et l’alimentation influence-t-elle les choix alimentaires individuels et collectifs, façonnant ainsi les tendances alimentaires et les mouvements axés sur le bien-être ? Comment les aliments deviennent-ils des symboles culturels, suscitant des festivals, des célébrations et des rites qui honorent la richesse de la biodiversité alimentaire ? Comment les préférences alimentaires révèlent-elles des histoires intimes de mémoire, d’identité et de transmission intergénérationnelle à travers les générations ? Comment la technologie, des applications de suivi alimentaire à la biotechnologie, façonne-t-elle l’avenir de notre relation à la nourriture, de la production à la consommation ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Parmi les nombreux jeûnes effectués par Gandhi, citerons-nous, en mars 1918, à Ahmedabad, celui en faveur des grévistes, lui permettant d’obtenir le succès au bout de trois jours… En septembre 1924, à Delhi, Gandhi effectue vingt et un jours de jeûne à la suite des bagarres entre Hindous et Musulmans à Kohat… En mai 1933, Gandhi entame un jeûne pour…Lire la suiteJeûnes & combats de Gandhi
Le 12 mars 1930 au matin, Gandhi, âgé de 61 ans, quitte la ville d’Ahmedabad à la tête de 79 compagnons. Objectif : atteindre à pied le village de Dandi situé au bord de l’Océan Indien, à 380 kilomètres de distance. Ce qu’ils feront. Le 6 avril, en effet après 25 jours de marche et de meetings, Gandhi ramasse sur…Lire la suiteUne poignée de sel dans la main
… Lors de l’un de ses jeûnes majeurs, Gandhi aurait accepté de le rompre à une seule condition : que Tagore chante l’une de ses chansons en bangla [bengali], tirée de son Gitanjali, une collection de poèmes. C’est ainsi que l’on entendit dans la prière : « Quand le cœur est dur et desséché, viens sur moi avec une pluie…Lire la suiteUne gorgée de jus d’orange
Je crois qu’il n’y a pas de prière sans jeûne, et qu’il n’y a pas de vrai jeûne sans prière.Lire la suitePrière & jeûne
Gandhi a fait de nombreuses grèves de la faim entre 1913 et 1948. Ces jeûnes ont duré parfois seulement trois ou quatre jours, parfois jusqu’à trois semaines. Il a jeûné dans différents endroits : en Afrique du Sud, dans différentes villes de l’Inde, en prison et chez lui. Il a jeûné pour différentes causes : contre les actions de protestation…Lire la suiteDe nombreuses grèves de la faim entre 1913 et 1948
Tant et si bien qu’on se demandait parfois quel bric-à-brac une telle assemblée de choses finirait ainsi par constituer. Pourtant un soir venu, à la tablée nocturne à laquelle il était désormais convié, le visiteur annonça qu’il souhaitait faire une déclaration. Un silence peu familier à ces lieux s’installa soudainement.Lire la suite14. Quel bric-à-brac…
Mais surtout, à la moindre de ses haltes, les résidents l’accueillaient avec chaleur et simplicité. Leur verbe était léger, aussi délicat que le vin qu’ils versaient dans de larges coupes serties d’améthyste – car nul n’ignore que cette pierre combat l’ivresse. Il put ainsi au cours de ses pérégrinations s’informer de quantité de choses matérielles ou immatérielles dont il paraissait…Lire la suite05. Quantité de choses matérielles ou immatérielles…
Du point culminant de son observatoire, l’homme plusieurs jours et plusieurs nuits contempla la Cité. Alors que les douceurs et les attentions les plus exquises le noyaient de leur enivrante présence, il semblait perdu dans un songe dont nul ne se hâtait à voler le secret. Puis il en sortit par ces changements inexplicables dont on savait ici capable l’espèce…Lire la suite03. Les douceurs les plus exquises…
Le kimchi est un plat à base de légumes qui est préparé en assaisonnant différents légumes ou plantes sauvages comestibles avec des épices, des fruits, de la viande, du poisson ou des fruits de mer fermentés avant qu’ils ne subissent une fermentation lactique. La tradition de la préparation du kimchi a des centaines de variantes. Il est servi non seulement comme plat d’accompagnement à chaque repas, mais aussi lors d’occasions spéciales telles que les mariages, les jours fériés, les fêtes d’anniversaire et les cérémonies commémoratives, ainsi que les banquets d’État. Bien que les différences dans les conditions climatiques locales et les préférences et les coutumes des familles entraînent des variations dans les ingrédients et les recettes, la préparation du kimchi est une coutume commune dans tout le pays. La préparation du kimchi est principalement transmise de mère en fille ou de belle-mère à belle-fille, ou oralement entre femmes au foyer. Les connaissances et les savoir-faire associés au kimchi sont également transmis entre les voisins, les proches ou autres membres de la société qui travaillent collectivement… (…)Lire la suiteLa tradition de la préparation du kimchi dans la Corée du nord
Le raengmyon de Pyongyang (nouilles froides principalement composées de farine de sarrasin) est un plat traditionnel associé aux événements sociaux et culturels en Corée du Nord. Servies dans un bol en laiton, les nouilles sont couvertes de morceaux de viande, de kimchi, de légumes, de fruits et d’autres garnitures. La touche finale de la préparation consiste à verser sur les nouilles du bouillon froid de viande ou du jus de kimchi de radis. Tradition culinaire populaire profondément ancrée dans la vie des Pyongyangais, ce plat est associé avec la longévité, le bonheur, l’hospitalité, la convivialité et l’amitié. Il favorise par ailleurs le respect, la proximité et l’unité. La veille du Jongwoldaeborum (une fête populaire coréenne célébrée pendant l’hiver), les habitants se rassemblent en famille ou entre voisins et partagent ce plat dans l’espoir que leurs vies soient aussi longues que le sont les nouilles… (…)Lire la suiteLa coutume du raengmyon de Pyongyang
La vinification en « kvevri » se pratique dans toute la Géorgie, en particulier dans les communautés rurales où sont cultivées des variétés de raisin uniques. Le kvevri est un récipient en argile en forme d’œuf utilisé pour vinifier, laisser vieillir et entreposer le vin. Le savoir-faire et l’expérience de la fabrication des kvevri et de la vinification se transmettent par l’intermédiaire des familles, des voisins, des amis et des parents, qui participent tous aux vendanges et aux activités de vinification. En observant leurs aînés, les enfants apprennent les soins à apporter à la vigne, le pressurage des raisins, la fermentation du vin, les techniques de collecte de l’argile, de fabrication et de cuisson des kvevri. Le processus de vinification consiste à presser les raisins et à verser le jus, les peaux, les rafles et les pépins de raisin dans un kvevri, qui est ensuite scellé et enfoui dans le sol afin de laisser le mélange fermenter pendant cinq à six mois avant sa consommation. La plupart des agriculteurs mais aussi des citadins font du vin suivant cette méthode… (…)Lire la suiteLa méthode géorgienne de vinification à l’ancienne
Les climats sont des parcelles de vignes précisément délimitées sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon. Elles se distinguent les unes des autres par leurs conditions naturelles spécifiques (géologie, exposition, cépage…) qui ont été façonnées par le travail humain et peu à peu identifiées par rapport au vin qu’elles produisent. Ce paysage culturel est composé de deux éléments : le premier couvre des parcelles viticoles, les unités de production associées, des villages et la ville de Beaune. Cette première composante représente la dimension commerciale du système de production. La seconde composante est le centre historique de Dijon qui matérialise l’impulsion politique donnée à la formation du système des climats. Le site est un exemple remarquable de production viti-vinicole développé depuis le haut Moyen Âge.Lire la suiteLes Climats du vignoble de Bourgogne
Le Haut-Douro produit du vin depuis quelque deux mille ans et sa principale production, le vin de Porto, est célèbre dans le monde entier depuis le XVIIIe siècle. Cette longue tradition a façonné un paysage culturel d’une beauté exceptionnelle qui reflète en même temps son évolution technique, sociale et économique. Ce paysage culturel impressionnant est toujours exploité avec profit par des propriétaires respectueux des traditions.Lire la suiteRégion viticole du Haut-Douro
À Vevey, en Suisse, il existe une tradition qui célèbre le travail des vignerons de la communauté et à laquelle participent non seulement des professionnels mais aussi des membres du public et des artistes locaux. D’abord simple parade, la Fête des Vignerons compte aujourd’hui 15 représentations sur trois semaines et plus de 5 000 figurants. Organisée tous les vingt ans, chaque fête repose sur la recréation de thèmes traditionnels tels que le travail de la terre et des vignes, le cycle des saisons et la fraternité. Des cortèges ont lieu pendant toute la durée de la fête, ainsi que des remises de prix aux meilleurs vignerons. La fête comporte aussi de la musique et des chansons, comme le Ranz des vaches (chant traditionnel des gardiens de troupeaux alpins), et des processions jusqu’à la ville voisine de La Tour-de-Peilz. On peut également y rencontrer des figurants déguisés et des marmousets (figurines de bois fixées sur des bâtons). La Fête des Vignerons repose essentiellement sur le travail de bénévoles, qui la préparent pendant plusieurs années… (…)Lire la suiteLa Fête des vignerons de Vevey
Les traditions d’élevage des chevaux Lipizzan étaient initialement utilisées pour élever des chevaux destinés à la cour impériale des Habsbourg à Vienne, mais aujourd’hui, le cheval Lipizzan joue un rôle particulier dans la vie culturelle et sociale quotidienne des communautés des zones rurales. Ils sont inclus dans des événements, des célébrations et des festivités tels que les bénédictions de chevaux, les cortèges de carnaval et les défilés. Les chevaux jouent également un rôle clé dans l’équitation thérapeutique et le tourisme durable. Les personnes qui travaillent dans les haras d’État représentent les principaux porteurs de l’élément, avec les thérapeutes, les artisans, les groupes de sports équestres, les traditionalistes militaires, les communautés locales et les visiteurs des fermes. Les valeurs, les connaissances, les compétences et les pratiques sont transmises par le biais d’expériences pratiques, de séminaires et de sessions de formation… (…)Lire la suiteLes traditions d’élevage des chevaux Lipizzan
La fête de Los Caballos del Vino (les chevaux du vin) a lieu chaque année du 1er au 3 mai à Caravaca de la Cruz, dans le cadre des festivités organisées en l’honneur de la Santísima y Vera Cruz de Caravaca. Le rituel équestre comprend une série de manifestations dont le cheval est l’acteur principal. L’enjaezamiento consiste à parer le cheval de superbes capes richement brodées de soie et de fil d’or. Plusieurs défilés ont lieu dans les rues de la ville, durant lesquels on peut admirer les chevaux et leurs parures, accompagnés de quatre meneurs qui marchent à leurs côtés et qui sont suivis par tous les habitants. Enfin, le moment le plus attendu est une course contre la montre le long de la côte qui mène au château, où les chevaux s’élancent jusqu’à la forteresse avec quatre meneurs. Des prix récompensent les participants à la course ainsi que les parures des chevaux. Les connaissances et les techniques en matière de soins, d’élevage, de harnachement et de conduite des chevaux sont transmises au sein des familles et des groupes, tandis que les techniques de broderie s’apprennent dans des ateliers et auprès de familles de brodeurs. La relation entre les humains et les chevaux, fondée sur le respect et la collaboration, se transmet également au fil des générations… (…)Lire la suiteLes chevaux du vin
Les techniques traditionnelles de transformation du thé
[chin. 中国传统制茶技艺及其相关习俗 Zhōngguó chuántǒng zhì chá jìyì jí qí xiāngguān xísú]
Les techniques traditionnelles de transformation du thé et les pratiques sociales associées englobent les connaissances, savoir-faire et pratiques en matière de gestion des plantations de thé, de cueillette des feuilles de thé, de transformation à la main, de consommation et de partage du thé. Les producteurs ont créé six sortes de thés suivant les coutumes locales et l’environnement naturel : le thé vert, le thé jaune, le thé sombre, le thé blanc, le thé oolong et le thé noir. Si l’on ajoute à cela les thés retravaillés tels que les thés aux fleurs, on recense plus de 2 000 produits à base de thé aux couleurs, arômes, saveurs et formes divers et variés. Le thé est omniprésent dans le quotidien des Chinois. On sert le thé infusé ou bouilli dans le cadre familial, au travail, dans des salons de thé, des restaurants et des temples. C’est un élément important des relations sociales et des cérémonies telles que les mariages et les sacrifices…(…)Lire la suiteLes techniques traditionnelles de transformation du thé
Le paysage culturel de Tokaj témoigne de façon vivante de la longue tradition de production viticole dans cette région de collines, rivières et vallées. Ce réseau complexe de vignobles, fermes, villages et petites villes avec son labyrinthe historique de caves à vin, illustre toutes les facettes de la production des fameux vins de Tokaj, dont la qualité et la gestion sont strictement contrôlées depuis presque trois siècles.Lire la suitePaysage culturel historique de la région viticole de Tokaj
Paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe
[chin. 红河哈尼梯田 Hónghé hāní tītián]
Ce site de 16 603 hectares est situé dans le sud du Yunnan. Il abrite des terrasses spectaculaires qui s’étagent sur les pentes escarpées du mont Ailao et descendent jusqu’à la rive sud de la Rivière rouge. Depuis 1 300 ans, le peuple Hani a développé un système complexe de canaux qui amènent l’eau des sommets boisés jusqu’aux terrasses. Il a aussi mis en place un système d’agriculture intégrée qui associe l’élevage (buffles, bovins, canards, poissons et anguilles) et la production du produit de base : le riz rouge. Les habitants vénèrent le soleil, la lune, les montagnes, les rivières, les forêts et d’autres phénomènes naturels comme le feu. Ils occupent 82 villages, installés entre les forêts des sommets et les terrasses, où l’on trouve des maisons traditionnelles dites « champignons ». Ce système de gestion de la terre particulièrement durable témoigne d’une extraordinaire harmonie entre les hommes et leur environnement, tant du point de vue visuel qu’écologique. Il repose sur des structures sociales et religieuses très anciennes.Lire la suitePaysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe









