Le Jardin Public, vaste écrin de 11 hectares au cœur de Bordeaux, fut créé en 1746 par l’intendant Louis-Urbain Aubert de Tourny pour offrir aux Bordelais un lieu de promenade digne des grandes capitales. Conçu d’abord dans le style à la française, il est redessiné au XIXe siècle à l’anglaise par le paysagiste Louis-Bernard Fischer. Il conserve aujourd’hui un charme…Lire la suiteJardin Public (Bordeaux)
Pantopique : jardin
Les jardins, joyaux culturels transcendants les frontières, ont persisté comme des havres de paix et d’inspiration à travers les civilisations. Des jardins impériaux chinois, tels que le Jardin de la Politique des Simples à Suzhou, aux jardins persans évoqués dans la poésie de Rûmî, ces espaces sont des témoignages vivants de l’ingéniosité humaine. Le Maqamat Al-Hariri, une œuvre classique de la littérature arabe, dépeint des jardins comme des lieux de rencontre et d’échange intellectuel. Au Japon, les jardins zen, comme ceux du temple Ryoan-ji, révèlent une profonde connexion entre la nature et la méditation. Comment ces jardins ont-ils influencé les traditions spirituelles et artistiques au fil des siècles ? En Europe, le jardin des délices de Jérôme Bosch, une peinture flamande du XVe siècle, est une allégorie complexe, suscitant des questions sur la perception morale et religieuse des jardins à cette époque. L’influence des jardins va au-delà de l’esthétique, soulignant des enjeux environnementaux. Comment les jardins botaniques, tels que celui de Kirstenbosch en Afrique du Sud, contribuent-ils à la préservation de la biodiversité ? Du commerce florissant des tulipes aux Pays-Bas au rôle des jardins de thé dans l’économie asiatique, les jardins sont des acteurs économiques. Comment ces aspects ont-ils façonné le commerce mondial et les modes de vie locaux ? En explorant les multiples facettes des jardins à travers le prisme des civilisations, nous découvrons une histoire riche et interconnectée, où la nature devient un canevas culturel. Les jardins transcendent les époques et les continents, offrant une compréhension plus profonde de notre relation avec la terre et notre capacité à façonner des espaces qui reflètent l’âme de différentes sociétés.
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le paysagisme classique chinois, qui cherche à recréer des paysages naturels en miniature, est représenté de façon exceptionnelle dans les neuf jardins de la ville historique de Suzhou, universellement reconnus comme étant des chefs-d’œuvre du genre. Aménagés du XIe au XIXe siècle, ils reflètent dans leur conception méticuleuse la grande importance métaphysique de la beauté naturelle dans la culture chinoise.Lire la suiteJardins classiques de Suzhou
Ce jardin botanique, qui se trouve au cœur de la ville de Singapour, montre l’évolution d’un jardin botanique tropical britannique à caractère colonial, en un jardin botanique moderne de premier ordre, une institution scientifique et un lieu de conservation et d’éducation. Ce paysage culturel comprend une grande variété d’éléments paysagers, de plantations et d’édifices historiques, qui témoignent des transformations du lieu depuis sa création en 1859. Depuis 1875, il est un centre important pour la science, la recherche et la conservation des végétaux en Asie du Sud-Est, notamment en ce qui concerne la culture de l’hévéa.Lire la suiteJardins botaniques de Singapour
Le paysage inscrit a inspiré des poètes, artistes et érudits renommés depuis le IXe siècle. Il comprend de nombreux temples, pagodes, pavillons, jardins, arbres d’ornement, ainsi que des chaussées et des îles artificielles. Ces éléments ont été ajoutés afin de parfaire le paysage à l’ouest de la ville de Hangzhou, au sud du fleuve Yangtze.
Le lac de l’Ouest a influencé de façon durable l’aménagement paysager et l’art des jardins en Chine, au Japon et dans la péninsule coréenne depuis des siècles. Il s’agit d’un témoignage exceptionnel d’une tradition culturelle d’embellissement des paysages en vue de créer une série de panoramas reflétant une fusion idéalisée entre les hommes et la nature.Lire la suitePaysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou
La Villa d’Este à Tivoli avec son palais et son jardin est un des témoignages les plus remarquables et complets de la culture de la Renaissance dans ce qu’elle a de plus raffiné. La Villa d’Este, de par sa conception novatrice et l’ingéniosité des ouvrages architecturaux de son jardin (fontaines, bassins, etc.), est un exemple incomparable de jardin italien du XVIe siècle. La Villa d’Este, un des premiers « giardini delle meraviglie », a servi très tôt de modèle pour le développement des jardins en Europe.Lire la suiteVilla d’Este, Tivoli
Hespérides Ἑσπερίδες – Dans la mythologie grecque, traditionnellement trois mais selon des auteurs différents, peut-être quatre, sept voire même onze nymphes du soir et du soleil couchant. Elles résident près des montagnes de l’Atlas (Afrique du Nord) – Selon certaines légendes, le titan Atlas est leur père – On leur a attribué la tâche de prendre soin d’un jardin (ou…Lire la suiteHespérides
Pour faire un jardin, il faut un bout de terre et l’éternité.Lire la suiteUn bout de terre et l’éternité
Je veux que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait.Lire la suiteQue la mort me trouve plantant mes choux…
Pour faire un jardin, il faut un bout de terre et l’éternité.Lire la suitePour faire un jardin
Le Keukenhof est peut-être l’attraction touristique la plus populaire des Pays-Bas au printemps. Traduit littéralement, Keukenhof signifie « jardin potager » et se trouve près de la ville de Lisse, à environ une demi-heure de route au sud-ouest d’Amsterdam, au cœur de l’une des principales régions de culture florale du pays. Le Keukenhof est le plus grand jardin de fleurs du monde…Lire la suiteParc de Keukenhof
Une enquête récente a permis à Stephanie Dalley, assyriologue de l’université d’Oxford, d’établir l’hypothèse selon laquelle les jardins suspendus n’auraient pas été construits par le roi Nabuchodonosor II à Babylone mais plutôt à Ninive par le dirigeant assyrien Sennachérib qui y régna de 704 à 681 avant J.-C. Elle s’appuie sur les annales de son règne, gravées dans des pierres…Lire la suiteLes jardins suspendus [dits] de Babylone (2)
Les historiens sont confrontés à un problème : toutes les sources qui font allusion à un magnifique jardin babylonien suspendu datent du quatrième siècle avant J.-C. L’historien grec Hérodote, qui écrivait au cinquième siècle avant J.-C. – soit un siècle seulement après le règne de Nabuchodonosor – ne mentionna pas ces jardins extraordinaires en parlant de Babylone dans son ouvrage…Lire la suiteLes jardins suspendus [dits] de Babylone (1)
Les plus anciens jardins dont la littérature fasse écho sont ceux des temples Sumériens au 3e millénaire av. J.-C.. Plus fréquents durant le 2e millénaire av. J.-C., ces jardins de temples sont des vergers et potagers destinés aux offrandes divines, mais ils servent également à nourrir les serviteurs. […] Au 1er millénaire av. J.-C., les Assyriens constituent en Perse de…Lire la suiteLes jardins de Mésopotamie et de Perse…
L’histoire des jardins renvoie sans détour à celle de l’homme. Elle en reflète les pratiques, la culture, les savoirs, les utopies, les caprices et les modes. Qu’il soit médiéval, de l’âge baroque, paysager ou vivrier, le jardin exprime toujours une dimension poétique et imaginaire, dans le cadre d’une nature artificiellement organisée. Les plantes, les arbres et le relief sont les…Lire la suiteLes jardins – Une dimension poétique et imaginaire
Le premier jardin est celui de l’homme ayant choisi de faire cesser l’errance. Il n’y a pas d’époque pour cette étape dans la vie d’un homme ou d’une société. Le premier jardin est vivrier. Le jardin potager est le premier jardin. Il est intemporel car il fonde l’histoire des jardins mais la traverse et la marque profondément dans toutes ses…Lire la suiteLe premier jardin est…
En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.Lire la suiteJe récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin…
Par essence, le jardin tient à la fois de la nature et de l’artifice. Dualité fondamentale qui implique, entre autres, que cette forme très spécifique de création mobilise aussi bien un ensemble de connaissances spéculatives sur l’environnement et le vivant qu’une série d’opérations concrètes. L’art des jardins applique et, dans de nombreux cas, contribue à élaborer une panoplie de savoirs…Lire la suiteJardin – Nature et Artifice…
Le Jardin des délices est un triptyque peint par Jérôme Bosch vers 1505. On connaît peu de chose de la vie et de la formation artistique de ce peintre, et son œuvre reste assez énigmatique. Mais ce triptyque renseigne sur les croyances de l’époque et sur l’importance de la religion à la fin du Moyen Âge et au début de…Lire la suiteJardin des délices
Installé à Francfort-sur-le-Main à partir de 1588, [Charles de L’Écluse] travaille pour le graveur et éditeur Théodore de Bry, et bénéficie d’une pension du landgrave de Hesse Guillaume IV (décédé en 1592). Il obtient finalement en 1593 la chaire de botanique à l’Université de Leyde et y crée, dès avant septembre 1594, l’un des plus importants jardins botaniques d’Europe. Dans…Lire la suiteCharles de L’Écluse
Ce jardin et moi, nous nous ressemblions. Nous avions en commun d’avoir connu la rigueur, les tuteurs, les principes. D’être aujourd’hui à l’abandon.Lire la suiteCe jardin et moi, nous nous ressemblions…






