La création d’une Journée internationale des langues des signes a été initialement proposée par la Fédération mondiale des sourds (FMA), qui rassemble 135 associations nationales représentant environ 70 millions de sourds partout dans le monde. La première Journée internationale des langues des signes a été célébrée le 23 septembre 2018 dans le cadre de la Semaine internationale des sourds. La…Lire la suite23 septembre – Journée internationale des langues des signes
Pantopique : handicap
En tant que réalité complexe, comment les sociétés définissent-elles le handicap, et comment ces définitions varient-elles à travers les cultures et les époques, reflétant ainsi les normes sociales et les perceptions changeantes ? Comment les personnes vivant avec un handicap naviguent-elles à travers les barrières physiques, sociales et technologiques, et quelles sont les implications pour l’inclusion sociale, l’éducation et l’emploi ? La diversité des types de handicaps soulève des questions sur les besoins spécifiques et les ressources nécessaires pour soutenir la pleine participation dans la société, que ce soit dans le contexte des handicaps physiques, sensoriels, intellectuels ou psychosociaux. Les questions liées au handicap s’étendent également à la technologie et à l’innovation. Comment les progrès technologiques, tels que les prothèses avancées, les aides à la mobilité et les dispositifs d’assistance, améliorent-ils la qualité de vie et l’autonomie des personnes en situation de handicap ? Comment les conceptions universelles dans l’architecture, le design et la communication peuvent-elles contribuer à créer des environnements accessibles pour tous ? La dimension culturelle et artistique du handicap ouvre sur les représentations narratives, visuelles et performatives reflètent et influencent la perception sociale du handicap. Comment les médias, le cinéma et les arts visuels représentent-ils les personnes handicapées, et quel rôle jouent ces représentations dans la construction des stéréotypes et des préjugés ? Comment les artistes handicapés utilisent-ils leur créativité pour défier les normes et célébrer la diversité des expériences humaines ? Les enjeux éthiques et juridiques questionnent par ailleurs l’égalité des droits, l’accès aux soins de santé et la protection contre la discrimination. Comment les lois et les politiques nationales et internationales abordent-elles les droits des personnes handicapées, et quelles sont les avancées et les défis dans la mise en œuvre de ces mesures de protection ? Des initiatives d’inclusion aux innovations technologiques, quel regard porte-t-on sur les enjeux complexes et les opportunités de cette dimension humaine dont la réalité plurielle comporte une réflexion inclusive sur les moyens de créer une société plus équitable et accessible à tous ?
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Louis Braille naquit le 4 janvier 1809. Devenu aveugle à la suite d’un accident survenu dans l’atelier de son père, il passera à la postérité pour avoir mis au point un système destiné à l’usage des personnes aveugles ou malvoyantes. Il le présentera pour la première fois en 1827, tandis que paraitra en 1829 « Procédé pour écrire les paroles,…Lire la suite4 janvier – Journée Mondiale du Braille
La Journée mondiale des troubles bipolaires a pour but d’informer le public sur les troubles bipolaires, favoriser la prévention et les diagnostics précoces et combattre la stigmatisation. Elle a lieu chaque année le 30 mars, date anniversaire de Vincent Van Gogh. L’occasion de rappeler que l’entourage est un facteur important du rétablissement et a besoin de soutien pour pouvoir mieux…Lire la suite30 mars – Journée mondiale des troubles bipolaires
Chaque année, en avril, on célèbre le Mois mondial de l’autisme, qui commence par la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, sanctionnée par les Nations unies, le 2 avril. Tout au long du mois, nous nous attachons à partager des histoires et à fournir des occasions d’améliorer la compréhension et l’acceptation des personnes atteintes d’autisme, en favorisant un soutien mondial…Lire la suite2 avril – Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme
Les personnes atteintes d’albinisme sont victimes de nombreuses formes de discrimination dans le monde. L’albinisme continue d’être profondément mal compris, aussi bien sur le plan social que médical. L’apparence physique des personnes souffrant d’albinisme est souvent l’objet de croyances et de mythes erronés découlant de superstitions, ce qui favorise leur marginalisation et leur exclusion sociale, qui, à leur tour, donnent…Lire la suite13 juin – Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme
La relation au handicap peut-elle devenir un critère pour évaluer l’évolution de nos sociétés, leur capacité à respecter les différences et à s’enrichir de leur pluralité ? Le concept de neurodiversité, introduit en 1998 et célébré chaque 30 septembre, s’inscrit précisément dans cette réflexion. Il affirme le droit à la différence et reconnaît la variabilité neurologique de l’espèce humaine, en particulier à travers le regard porté sur l’autisme et les réalités dites neurodivergentes ou neuroatypiques. Il interroge ainsi la notion même de norme et les cadres sociaux qui la produisent. Cette approche invite plus largement à repenser le handicap, visible ou invisible, et la manière dont les sociétés l’ont considéré, entre exclusion, peur et reconnaissance progressive. Elle rend aussi hommage à celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour la dignité et l’inclusion : artistes, militants, acteurs de terrain qui transforment concrètement les regards et les pratiques. Étendre notre regard, déplacer nos certitudes, reconnaître la valeur de chaque singularité : la question demeure moins de savoir si cela est possible que de savoir si nous le voulons réellement. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « handicap » ?Lire la suiteNeurodiversité, le droit à la différence…
Comment aborder le monde des langues et de la lecture sans la vue ? Dès le 14ᵉ siècle, le savant arabe non-voyant Zayn al-Din ‘Ali ibn Ahmad al-Amidi invente une méthode à partir de noyaux de fruits pour identifier et résumer des livres. Aux 18ᵉ et 19ᵉ siècles, Denis Diderot insiste sur le toucher dans sa Lettre sur les aveugles, Valentin Haüy fonde l’Institut des Jeunes Aveugles et Charles-Michel de L’Epée développe un code gestuel pour les sourds-muets. Louis Braille, aveugle dès l’âge de cinq ans, conçoit un système de lecture fondé sur six points en relief ou creux, inspiré d’un code militaire de Barbier de La Serre. Publié en 1829, son système sera adopté plus largement en 1854, et adapté aux langues du monde : japonais, espagnol, vietnamien, chinois… Pour ce dernier, aux dizaines de milliers de caractères, chaque syllabe est décomposée en braille selon son initiale, sa finale et son ton, ainsi la syllabe zǎo « tôt, matin » se note par « z » « ao » et le troisième ton, ouvrant ainsi la lecture universelle aux non-voyants.Lire la suiteEcrire en braille…
Blessé à l’âge de trois ans dans l’atelier de son père bourrelier, Louis Braille perd progressivement la vue. Soutenu par ses parents, il entre à l’Institution royale des jeunes aveugles, fondée par Valentin Haüy, où il révèle très tôt un esprit inventif et rigoureux. En 1821, la présentation de la sonographie de Charles Barbier de La Serre l’inspire tout en lui montrant ses limites ; il conçoit alors un système tactile simple et efficace pour transcrire lettres, chiffres et musique. En 1829, la publication de son Procédé pour écrire les paroles, la musique, le plain-chant à l’usage des aveugles marque la naissance du système braille, fondé sur des points saillants. Cette avancée majeure s’inscrit dans une longue quête d’accessibilité du savoir, illustrée aussi par Zain-Din al Amidi, à Bagdad, qui développa un procédé de lecture à base de noyaux de fruits. Malgré les résistances, Louis Braille persévéra jusqu’à sa mort prématurée à 43 ans. Aujourd’hui, son système, fondé sur six points (64 caractères), a été étendu à huit points grâce à Unicode, démontrant la fécondité durable d’une invention née de la ténacité et de l’imagination humaines.Lire la suiteL’œil et la main
Moines mendiants japonais du bouddhisme Zen, également connus sous le nom de bonzes chanteurs. Originaires de l’ère médiévale, ces moines itinérants étaient souvent aveugles et jouaient du biwa, un instrument à cordes japonais, tout en chantant des épopées narratives. Les biwa hoshi étaient réputés pour diffuser des récits épiques et des enseignements bouddhistes lors de leurs déplacements à travers le…Lire la suitebiwa hoshi
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le daltonisme est un trouble de la vision des couleurs se traduisant par une difficulté partielle ou totale à distinguer certaines teintes. Il est généralement dû à un dysfonctionnement des cônes de la rétine, cellules photoréceptrices responsables de la perception des couleurs. Chez l’être humain, trois types de cônes, sensibles au rouge, au vert et au bleu, assurent une vision trichromatique normale. Le daltonisme apparaît lorsque l’un de ces types de cônes est absent, altéré ou fonctionne anormalement. La forme la plus fréquente est le daltonisme rouge-vert, qui comprend la deutéranopie et la protanopie, et affecte principalement la distinction entre le rouge et le vert. Plus rarement, le trouble concerne l’axe bleu-jaune (tritanopie). Dans des cas exceptionnels, une perception très limitée, voire quasi absente, des couleurs peut exister : l’achromatopsie. Le daltonisme est le plus souvent d’origine génétique et lié au chromosome X, ce qui explique sa prévalence plus élevée chez les hommes. Il ne s’agit pas d’une cécité, mais d’une perception différente du spectre chromatique. Il n’existe pas de traitement curatif, mais des stratégies d’adaptation et des outils spécifiques peuvent en atténuer les effets dans la vie quotidienne.Lire la suitedaltonisme
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Depuis que j’ai des amis sourds, j’ai découvert que sourd n’était pas qu’un adjectif définissant une particularité/singularité physique. Sourd est une identité en soi, voire une revendication, et s’écrit souvent avec une majuscule. Les Sourds considèrent souvent qu’ils font partie d’une communauté. (On peut d’ailleurs faire de nombreux parallèles entre les Sourds et d’autres communautés minoritaires telles que celle des…Lire la suiteSourds – Patricia Grange
À la fin des années 1990, Judy Singer, une sociologue, qui fait elle-même partie du spectre autistique, a trouvé un mot pour décrire des conditions comme le TCED, l’autisme et la dyslexie, ce mot était neurodiversité. Son espoir et son objectif étaient de faire en sorte que le discours sur les modes de pensée et d’apprentissage ne soit plus axé…Lire la suiteNeurodiversité – Origines du mot
Depuis toute petite, je suis fascinée par cette danse des mains qui produit du sens. Cette voix du corps (mains, expressions du visage, mouvements du corps tout entier), cette chorégraphie de mots silencieux. J’ai la chance d’avoir rencontré des sourds qui sont devenus mes amis et qui me font découvrir leur langue et leur culture, d’une richesse inattendue. Parler avec…Lire la suiteLangue des signes – Patricia Grange
Je m’appelle DL Williams et je suis poète, écrivain et consultant sourd en langue des signes britannique, basé près de Bristol. Je m’intéresse beaucoup à la traduction et à la manière dont mon travail peut être rendu accessible à tous les publics. Je me suis produit dans tout le Royaume-Uni, notamment à l’Edinburgh Fringe et à l’Albert Hall, ainsi qu’en Amérique et au Brésil. Plusieurs de mes poèmes ont été publiés, le plus récemment dans Stairs and Whispers : Deaf and Disabled Poets Write Back et dans le numéro 69 du magazine Magma. Mes poèmes couvrent de nombreux thèmes, du bilinguisme à l’identité, en passant par mes chats bien-aimés. Ayant toujours aimé la science-fiction, je suis profondément intéressée par les questions concernant l’avenir, en particulier l’essor de la recherche génétique et de la technologie médicale, et l’impact que cela peut avoir sur les personnes sourdes et handicapées. J’ai obtenu ma maîtrise en éthique et philosophie sociale à l’université de Cardiff en 2012, avec une thèse qui soutenait que la clause 14 de la loi sur la fertilisation humaine et l’embryologie (« un embryon présentant un défaut connu ne doit pas être préféré… ») était eugénique (…)Lire la suiteDL Williams
Zayn al-Din ‘Ali ibn Ahmad al-Amidi (ou Zain-Din al Amidi) – Savant et juriste arabo-musulman du 14e siècle, vivant à Bagdad. Non-voyant, il est connu pour avoir inventé un système qui permettait d’étudier et reconnaître les ouvrages d’une bibliothèque au moyen de noyaux de fruits comme moyen de lecture pour les aveugles.Lire la suiteZain-Din al Amidi
À quand un handicap non plus handicapant dans le regard de l’autre, mais au contraire, propre à faire évoluer les idées que les personnes supposées valides peuvent se faire d’elles-mêmes. Jadis mouvement social en vue de limiter la médicalisation et l’instutitionnalisation des personnes en situation de handicap cognitif, mental, psychique, la neurodiversité revêt une importance sociale croissante. Toutefois du point…Lire la suiteValide ou invalide
Homme de lettres pratiquant outre le latin, le grec et l’hébreu, une dizaine de langues vivantes, il fut professeur du Bureau Académique d’Ecriture et interprète du roi pour les langues espagnole, italienne et portugaise. Choqué par un spectacle donné par de jeunes aveugles à la Foire de Saint Ovide, où ces derniers sont largement moqués, il décide de se mobiliser…Lire la suiteValentin Haüy et les langues…
Pour moi, le terme de personne handicapée avec lequel je suis le plus familier au Royaume-Uni implique que le handicap d’une personne est englobant et définit toute son existence. Le terme handicapé peut facilement être remplacé par des mots similaires suggérant un état global d’incapacité et, de par ma propre expérience, je sais que c’est loin d’être le cas. Au…Lire la suiteUne « personne handicapée ».
Pour David Meere, un malvoyant de Melbourne, parmi les divers obstacles à la vie en ville, il en est un dont on parle moins souvent : la peur. « La peur de ne pas pouvoir s’orienter dans des environnements encombrés et visuellement orientés est un obstacle majeur à la participation à la vie normale », explique David Meere, 52 ans, « qu’il s’agisse…Lire la suiteUn système de navigation par balises à Melbourne…
Une forme de déficience qui est vue comme un handicap dans une culture ne le sera pas obligatoirement dans une autre. Le niveau de handicap d’une déficience peut donc être déterminé par l’attitude de la communauté environnante. Les superstitions, les mythes, les notions religieuses et le manque de compréhension déterminent les attitudes envers le handicap. Cela concerne de manière égale…Lire la suiteUn handicap dans une culture ne le sera pas obligatoirement dans une autre











