Wáng Xīzhī 王羲之 est considéré comme le plus grand calligraphe de l’histoire chinoise. Actif au IVᵉ siècle, il est célèbre pour la Préface au Pavillon des Orchidées (Lántíng Jí Xù), rédigée en 353 lors d’un rassemblement de lettrés. Ce texte, écrit dans un style semi-cursif, est admiré pour son équilibre parfait entre fluidité et structure. Wáng Xīzhī y exprime une…Lire la suiteWang Xizhi
Pantopique : Asie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Grand sanctuaire d’Ise 伊勢神宮Ise Jingū Le principal sanctuaire du Japon dédié à Amaterasu 天照 Parmi de nombreux bâtiments Deux sanctuaires principaux Naikū 内宮 et Gekū 外宮 Maison du Miroir Sacré八咫鏡Yata no Kagami L’une des trois régales impériales du Japon. Offrandes alimentaires quotidiennes au kami du sanctuaire. Le matin et le soir Tous les 20 ans Les anciens sanctuaires sont démantelés…Lire la suiteGrand sanctuaire d’Ise
Kesh, Kangha, Kara, Kirpan et Kachera : cinq mots commençant par la lettre « k » qui désignent les cinq attributs fondamentaux du Khalsa, un ordre exemplaire du sikhisme. Le kesh renvoie aux cheveux et à la barbe non coupés, le kangha est un peigne en bois symbole d’hygiène, le kara un bracelet de fer figurant l’unité, le kirpan un poignard recourbé porté sur soi, et le kachera un caleçon spécifique. Le terme Khalsa, d’origine persane via le pendjabi, signifie « pur » et désigne l’ordre fondé en 1699 par Guru Gobind Singh, dixième guru du sikhisme, successeur de Guru Nanak, fondateur de cette religion monothéiste. Le mot sikh signifie « disciple » ou « chercheur », et la foi sikhe, qui compte aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’adeptes, met l’accent sur l’égalité, la justice sociale et le service aux autres. Les temples sikhs sont ainsi à la fois des lieux de prière et de solidarité, offrant notamment des repas gratuits à tous. Après la mort de Guru Gobind Singh en 1708, l’autorité spirituelle fut confiée au livre sacré, le Guru Granth Sahib, compilé en 1604 et placé au centre de la pratique religieuse. Le Khalsa prit également une dimension militaire, ses membres adoptant le nom de Singh, « lion ».Lire la suiteLe Khalsa chez les Sikhs
Mahāvīra महावीर est, au 6e siècle av. notre ère, le vingt-quatrième tirthankara (guide spirituel, « fabricant de gué ») considéré comme le fondateur du jaïnisme. Il est également connu sous le nom de Vardhamāna वर्धमान ce qui signifie « qui prospère, qui s’élève spirituellement ». À noter que vardhanī signifierait tout à la fois en sanskrit « balai, brosse »…Lire la suiteMahavira… fondateur du jaïnisme
Il existe de nombreuses formes de chamanisme à travers le monde, en Amérique, en Afrique ou en Asie, partageant le principe d’un être médiateur entre humains et esprits, capable d’intercéder lors de décisions collectives, d’événements à fixer ou d’orientations à prendre. Le mot « chaman » provient des langues toungouses parlées en Sibérie, en Mongolie et en Mandchourie, langues longtemps rattachées à la super-famille altaïque, aujourd’hui controversée, et dont la plupart sont gravement menacées : l’orok, le negidal, le mandchou ou encore le solon voient leur transmission aux jeunes générations disparaître, tandis que les locuteurs evenki sont presque tous bilingues en russe et les jeunes solon en mandarin. Le mandchou, jadis langue dominante de la Chine sous la dynastie Qing, ne survit plus qu’auprès de quelques personnes très âgées. Que peut-on faire face à ce déclin ? Mieux les faire connaître, les défendre… ou méditer sur ce que les chemins et les esprits nous révèlent encore ?Lire la suiteChaman – Un mot toungouse…
Xuánzàng 玄奘 (602-664) est un moine bouddhiste chinois célèbre pour son voyage en Inde pour recueillir des écritures bouddhistes et des enseignements. Son périple est relaté dans le Voyage en Occident. Xuánzàng est reconnu pour ses contributions significatives à la diffusion du bouddhisme en Chine et pour ses traductions précieuses de textes bouddhistes, qui ont eu une influence profonde sur…Lire la suiteXuanzang
Saint-Jacques de Compostelle, La Mecque ou Lumbini comptent parmi ces lieux de pèlerinage qui dessinent des routes autant spirituelles qu’intimes. Le hajj, pèlerinage à La Mecque, est l’un des cinq piliers de l’islam, tandis que Compostelle doit son nom au « champ de l’étoile » ayant révélé, selon la tradition, la tombe de l’apôtre Jacques. En Inde, un autre pèlerinage majeur trouve son origine dans une légende cosmique : l’alliance puis la rupture entre dieux Deva et démons Asura lors du barattage de la mer de lait, destiné à produire l’amrita, nectar d’immortalité. En fuyant avec la cruche sacrée, les démons laissèrent échapper quatre gouttes tombées sur terre, à Prayagraj, Hardwar, Ujjain et Nashik. C’est de ce mythe que naît la Kumbh Mela, la « fête de la cruche », célébrée tous les trois ans en alternance entre ces villes, chaque cycle de douze ans marquant une Purna Kumbh Mela, et tous les 144 ans une Maha Kumbh Mela. Cette dernière a rassemblé en 2013 plus de cent millions de pèlerins venus se baigner au confluent sacré du Gange, de la Yamuna et de la mythique Sarasvati.Lire la suiteLe plus grand pèlerinage du monde
Kumbh (ou Kumbha) Mela कुम्भ मेला (kumbh mēlā) – Le plus important pèlerinage au monde célébré par les Hindous sur quatre sites en bordure de rivière, tous les 12 ans (un tous les trois ans). S’y succèdent : le Prayag Kumbh Mela (au confluent du Gange, de la Yamuna et de la rivière mythique Saraswati), le Haridwar Kumbh Mela (Gange),…Lire la suiteKumbh Mela – Succession
Vahagn, appelé aussi Vahagn Vishapakagh — « le faucheur de dragons » — est l’une des grandes divinités de l’Arménie préchrétienne. Dieu du feu, du tonnerre et de la guerre, il incarne la force ardente, la bravoure et l’énergie victorieuse. Son épithète Vishapakagh renvoie à sa lutte contre les vishap, créatures serpentines ou dragons des eaux et des ténèbres, qu’il…Lire la suiteVahagn
Ninkasi est la fille d’Enki, grande divinité mésopotamienne associée aux eaux douces, à la sagesse, aux arts, aux techniques et à la magie, et de Ninhursag, la Déesse-Mère qui façonnera Enkidu à partir d’argile. Son nom signifie en sumérien « la Dame qui remplit la bouche », tandis que son équivalent akkadien, Sirish, renvoie à la fermentation : Ninkasi est la déesse mésopotamienne de la bière. Un hymne du XVIIIᵉ siècle av. J.-C., conservé sur tablettes d’argile au Musée du Louvre, lui est dédié ; il prend la forme de deux chants décrivant pas à pas une recette de bière, aujourd’hui accessible grâce au travail de Christian Guernes. On y voit Ninkasi manipuler la pâte de pain bappir, surveiller la fermentation, puis verser la bière filtrée « semblable au flot du Tigre et de l’Euphrate ». Le texte rappelle l’importance du malt, du miel, de l’eau et du sirop de datte…Lire la suiteNinkasi – Déesse mésopotamienne de la bière
Aramazd Արամազդ est une divinité majeure de la religion pré-chrétienne de l’Arménie antique. Dans la mythologie arménienne, Aramazd est le dieu suprême, associé au ciel, au soleil et à la fertilité. Il est considéré comme le créateur de l’univers et le père d’autres divinités. Les anciens Arméniens rendaient hommage à Aramazd à travers des rituels et des cérémonies, souvent en…Lire la suiteAramazd
Amaterasu 天照 est une déesse majeure du shintoïsme, la religion traditionnelle du Japon. Elle est la déesse du soleil et est considérée comme l’une des divinités les plus importantes de la mythologie japonaise. Amaterasu est la grande déesse céleste qui éclaire et nourrit le monde de sa lumière. Selon la mythologie, le premier empereur du Japon, Jimmu, est considéré comme…Lire la suiteAmaterasu
Divinité suprême et principal dieu du zoroastrisme. Dans la cosmologie zoroastrienne, Ahura Mazda est considéré comme le créateur bienveillant de l’univers, en opposition à Angra Mainyu, la force destructrice. Ahura Mazda incarne des attributs tels que la sagesse, la justice, la vérité et la bonté. Les fidèles zoroastriens vénèrent Ahura Mazda et cherchent à suivre les enseignements moraux du zoroastrisme…Lire la suiteAhura Mazda
Le Yin et le Yang constituent un principe fondamental de la philosophie chinoise, en particulier du taoïsme. Ils expriment l’idée que l’univers repose sur l’interaction permanente de deux forces opposées et complémentaires. Le Yin renvoie à l’obscurité, au froid, à la passivité, à l’intériorité et au principe féminin, tandis que le Yang incarne la lumière, la chaleur, l’activité, l’extériorité et le principe masculin. Loin d’être figées, ces forces se transforment sans cesse l’une en l’autre et ne peuvent exister séparément. Leur équilibre dynamique est la condition de l’harmonie du monde, comme le symbolise le Taijitu, où chaque pôle contient une part de son opposé. Cette vision traverse de nombreux domaines : en médecine traditionnelle chinoise, la santé dépend de l’équilibre entre Yin et Yang ; en psychologie, ils peuvent évoquer les dimensions conscientes et inconscientes de l’esprit. Dans la vie quotidienne, ce principe invite à rechercher la juste mesure, afin de vivre de façon plus harmonieuse et équilibrée.Lire la suiteYin & Yang
Emojis ! Vous êtes nombreux, nous sommes nombreux à avoir cédé à leur charme, malgré les soupirs du genre « les jeunes ne savent plus communiquer qu’avec ces machins ». D’accord, certains abusent, mais reconnaissons-le : c’est pratique, et même créatif – au point que j’ai fini par me construire un langage entier, mais c’est une autre histoire. Le mot emoji 絵文字 vient du japonais : e 絵 signifie « image » et moji 文字 « caractère », rien à voir à l’origine avec les émotions, même si la confusion est logique. On trouve de tout : kimono, sushi, croquette de poisson ou même tengu, créature au nez démesuré. Certains emojis sont très japonais, d’autres universels, comme les animaux… prenons la chèvre. Peu importe son nom – 山羊, معزة, Ziege ou коза – une chèvre reste une chèvre, et pour dire « tu me rends chèvre », le message passe. L’emoji a même envahi le hip-hop et le sport via l’acronyme GOAT : Greatest Of All Time. Popularisé dans les années 1990, il sacre les figures exceptionnelles. Enfin, clin d’œil japonais : les kaomojis 顔文字, centrés sur les visages. Et pour les amateurs de luxe, sachez qu’il existe même une chèvre emoji sertie de diamants.Lire la suiteLa chèvre et le hip-hop
Confucius 孔夫子 (551-479 av. J.-C.) fut un philosophe, penseur politique et éducateur chinois dont les enseignements ont profondément marqué la culture et la société de son pays. Né à Qufu, dans l’actuelle province du Shandong, issu d’une famille de petite noblesse, il consacra sa vie à l’étude, à l’enseignement et à la recherche du perfectionnement moral. Ses idées, rassemblées dans le Lunyu ou Les Entretiens, insistent sur la moralité, la vertu et l’harmonie sociale, valorisant des qualités telles que la bienveillance, le respect, la loyauté et la sincérité, ainsi que le respect des rites et des traditions. Il formula également des principes sur la gouvernance, soulignant la responsabilité du souverain envers le peuple et la nécessité d’une administration fondée sur la bienveillance. Bien que ses enseignements aient parfois été négligés au cours de l’histoire, ils furent réhabilités et devinrent la base de la philosophie politique et de l’éducation en Chine. Confucius enseigna à de nombreux disciples et, après sa mort, son influence ne cessa de croître, le consacrant parmi les plus grands sages de l’histoire chinoise.Lire la suiteConfucius
« Ne pas voir le mal, Ne pas entendre le mal, Ne pas dire le mal » Au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō日光東照宮 Du 17ème siècle Stand les trois singes 三猿 Mizaru 見ざる, couvre ses yeux, ne voyant aucun mal. Kikazaru聞かざる, se bouche les oreilles, n’entendant pas le mal. Iwazaru言わざる, couvrant sa bouche, ne disant pas le mal ».Lire la suiteLes trois singes savants
Le palais de mémoire de Matteo Ricci (1552–1610) s’inscrit dans l’ars memoriae occidentale, héritée de l’Antiquité et pratiquée à la Renaissance. Arrivé en Chine en 1583, Ricci adapta ces techniques aux lettrés chinois via son traité Xiguo jifa (~1596), proposant un édifice mental imaginaire structuré en entrées, salles, couloirs et niveaux, dont la fixité et l’ordre favorisent la mémorisation. Chaque espace, ou locus, accueille des images mentales marquées représentant les informations à retenir, organisées hiérarchiquement : les grandes salles pour les notions générales, les secondaires pour les détails, les divisions verticales pour des catégories ou degrés de connaissance. L’originalité de Ricci réside dans l’adaptation au contexte intellectuel chinois, utilisant des analogies avec le classement et l’ordonnancement des savoirs. Son palais de mémoire est ainsi à la fois outil mnémotechnique et méthode de formation intellectuelle fondée sur discipline, ordre et exercice régulier de la mémoire.Lire la suitePalais de mémoire de Matteo Ricci
« Encyclopédie » vient du grec ancien ἐγκύκλιος, énkúklios, issu de kuklos, le « cercle », et παιδεία, paideía, « instruction » : l’idée d’une éducation embrassant l’ensemble des savoirs. En chinois, le terme 百科全书 bǎikē quánshū, « le livre complet aux cent sciences », dit la même ambition. Partout, des civilisations prestigieuses ont relevé ce défi. En Chine, l’Encyclopédie de Yongle mobilisa près de 2 000 savants entre 1403 et 1408 pour produire plus de 11 000 volumes. Dans le monde arabo-musulman, fleurirent des œuvres majeures comme celles de Ibn Abd Rabbih, d’Al-Fârâbî ou d’Ahmed Bican Yazıcıoğlu. Puis, au XVIIIᵉ siècle, l’Europe vit naître l’Encyclopédie**, dirigée par Denis Diderot et Jean le Rond d’Alembert. Nourrie par les révolutions intellectuelles de Copernic, Galilée ou Isaac Newton, elle mobilisa plus de 150 collaborateurs entre 1751 et 1772. Malgré censures et interdictions, elle incarna une audace durable : transmettre librement le savoir.Lire la suiteTous les savoirs du monde
L’éducation constitue le socle de toute société : ses manques révèlent immédiatement les fragilités d’un monde confronté à des bouleversements majeurs et à une complexité inédite. Comme le rappelait l’anthropologue Margaret Mead, il s’agit désormais d’enseigner ce que nul ne savait hier et de préparer à ce que personne ne connaît encore. Cette injonction interroge profondément nos modèles éducatifs : que transmettre, selon quelles finalités et avec quels moyens ? L’histoire offre des repères précieux, depuis l’edubba mésopotamienne, « maison des tablettes » où l’on formait patiemment les scribes à l’écriture cunéiforme et aux savoirs du monde, jusqu’aux yeshivas, madrasas, terakoya ou aux pédagogies contemporaines comme celle de Maria Montessori. Toutes témoignent d’une articulation entre contenus, valeurs et contexte. Aujourd’hui, la question centrale demeure celle de l’adéquation de l’éducation aux défis écologiques, sociaux, éthiques et numériques, ces derniers dépassant largement la seule maîtrise technique. Se tourner vers l’intelligence accumulée des traditions pédagogiques pourrait aider à former des esprits capables de penser la complexité, de défendre la vie, la paix, la dignité universelle et l’épanouissement de chacun. Encore faut-il, peut-être, commencer par redéfinir ce que nous entendons réellement par « éducation ».Lire la suiteEdubba, le temps d’éduquer…




















