Charles Jean Pierre Louis Fieffé Montgey de Lièvreville, dit Charles Fieffé (1792-1857), est une figure bordelaise du XIXᵉ siècle, à la fois adjoint au maire et mécène engagé dans la vie civique et intellectuelle locale. Issu d’une famille impliquée dans les affaires publiques, il participa activement aux institutions municipales et aux sociétés savantes. Sa postérité tient surtout au legs important qu’il fit à la ville de Bordeaux afin de soutenir l’éducation et la diffusion du savoir. Une part essentielle de cette donation permit la construction, en 1869, du bâtiment de la Société philomathique de Bordeaux, au 66 rue de l’Abbé de l’Épée. Cet édifice devint un centre d’enseignement professionnel dédié aux sciences appliquées et aux métiers d’art. Par son engagement financier et moral, Fieffé contribua durablement au développement culturel et pédagogique de la ville.Lire la suiteCharles Fieffé
Pantopique : argent
Moyen d’échange omniprésent qui régit de nombreux aspects de nos vies, quelle est la nature de la valeur monétaire, et comment les sociétés établissent-elles et évaluent-elles la richesse ? Comment l’argent influence-t-il nos choix de vie, nos aspirations et nos relations, et quelles sont les implications sociales et psychologiques de notre relation avec la monnaie ? Quels sont les mécanismes économiques qui régissent la circulation de l’argent, des marchés financiers internationaux aux transactions quotidiennes, et comment les fluctuations économiques impactent-elles les individus et les communautés à travers le monde ? Comment les différentes cultures interprètent-elles la notion de prospérité et de succès financier, et comment ces perspectives façonnent-elles les valeurs et les priorités collectives ? Quelles sont les questions éthiques liées à l’argent, de la distribution des richesses à l’impact environnemental des activités économiques, et comment les sociétés abordent-elles ces défis complexes ? Comment l’émergence des technologies financières, telles que les cryptomonnaies, transforme-t-elle notre compréhension traditionnelle de l’argent et des transactions financières ? En explorant ces questions cruciales, nous nous plongeons dans une réflexion approfondie sur l’argent, révélant la diversité des perspectives, des systèmes économiques et des enjeux qui entourent ce concept fondamental qui joue un rôle central dans notre quotidien et dans l’organisation de la société moderne.
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Ping Yao est un exemple exceptionnellement bien préservé de cité chinoise Han traditionnelle fondée au XIVe siècle. Son tissu urbain est l’exemple même de l’évolution des styles architecturaux et de l’urbanisme en Chine impériale durant cinq siècles. Les imposants édifices liés à l’activité bancaire sont particulièrement intéressants et rappellent que Ping Yao fut le plus grand centre bancaire de toute la Chine au XIXe siècle et au début du XXe siècle.Lire la suiteVieille ville de Ping Yao
Dans un monde caractérisé par un niveau sans précédent de développement économique, de moyens technologiques et de ressources financières, le fait que des millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté suscite une profonde indignation morale. En outre, les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent faire face à de nombreuses discriminations, notamment : des conditions de travail dangereuses ; des…Lire la suite17 octobre – Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté
Des banques nationales de développement bien gérées peuvent aider les pays à élaborer des options de financement pour les investissements liés aux objectifs de développement durable. Ces banques doivent aligner leurs activités sur les objectifs de manière globale et être rattachées aux cadres de financement nationaux intégrés. La collaboration entre elles et les banques multilatérales, par le biais d’accords de…Lire la suite4 décembre – journée internationale des banques
Le won, devise nationale de la Corée du Sud, est l’expression condensée d’une trajectoire historique, économique et symbolique singulière. Administré par la Bank of Korea, le won contemporain est introduit en 1962 dans le cadre des réformes monétaires qui accompagnent l’industrialisation accélérée du pays. Son nom, dérivé du caractère sino-coréen 圓 signifiant « rond », partage une racine étymologique avec…Lire la suitewon
Une personne marchait lorsque par mégarde une bourse tomba de sa ceinture. Vint une seconde personne qui la trouva sur son chemin. Selon les codes d’honnêteté en usage, cette dernière s’empressa de rejoindre l’infortunée qui l’avait perdue et l’enjoignit de reprendre son bien. Ce à quoi l’autre, selon les mêmes codes, assura qu’elle n’en ferait rien car un bien perdu…Lire la suiteLe partage des trois ryōs …
Muhammad Yunus, père du microcrédit et prix Nobel de la paix en 2006, est devenu une figure majeure de la lutte contre la pauvreté. Né le 28 juin 1940 à Chittagong, dans l’Inde britannique, il traverse trois contextes géopolitiques avant la naissance du Bangladesh. Troisième d’une famille aisée de quatorze enfants, il voyage jeune en Europe, au Japon et en Amérique du Nord, découvrant de fortes inégalités de niveaux de vie. Après des études d’économie à Dhaka, alors capitale du Pakistan oriental, il crée une entreprise, puis soutient un doctorat aux États-Unis. À l’indépendance du Bangladesh en 1971, il rentre enseigner à l’université de Chittagong et prend conscience de l’impasse dans laquelle se trouvent les plus pauvres, exclus du crédit bancaire faute de garanties. Il lance alors, avec ses étudiants, une expérimentation financée en partie sur ses fonds propres, donnant naissance à la Grameen Bank, « banque du village ». Le succès est rapide, notamment auprès des femmes, et l’institution obtient un statut officiel en 1983. Le microcrédit se diffuse ensuite dans le monde entier, suscitant débats et critiques, mais s’imposant comme un élément central de la réflexion contemporaine sur richesse et pauvreté.Lire la suiteMuhammad Yunus, père du micro-crédit
Une bouteille en plastique semble peu coûteuse si l’on réduit le prix à l’acte d’achat, mais son coût global interroge notre rapport à l’argent. Initialement conçu pour faciliter l’échange, comment l’argent a-t-il fini par s’y substituer et par soutenir des systèmes qui lui sont asservis ? L’expérience du microcrédit apporte un éclairage précieux. Dans les années 1970, face à la famine au Bangladesh, Muhammad Yunus constata que l’accès impossible à des crédits abordables enfermait les plus pauvres dans un cercle de dépendance. En accordant de petits prêts, principalement à des femmes, sans usure ni pression, et en soutenant des projets réalistes, il démontra qu’un autre usage de l’argent était possible : un outil au service de l’autonomie plutôt que de la spéculation. À l’heure où cryptomonnaies, monnaies locales et initiatives solidaires questionnent la finalité de l’échange, tandis que les richesses se concentrent toujours davantage, se pose avec acuité la question du sens donné à l’argent. Peut-il redevenir un moyen au service du vivant, de la justice et du partage ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’argent ?Lire la suiteLe microcrédit, une idée de l’argent…
Question de départ – Niveau 0 : L’avenir de la science et celui de l’IA, sa reconnaissance par la communauté internationale, se jouent-t-ils désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales [que leurs travaux fassent l’objet d’une telle publicité ou qu’ils demeurent plus confidentiels] ? Niveau – 1 : Le développement de l’IA peut-il se faire indépendamment…Lire la suiteL’avenir de l’IA se joue-t-il désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales ? [effet matr.ia.chka]
Série télévisée sud-coréenne de genre thriller et dystopique, créée par Hwang Dong-hyuk. Elle est sortie sur la plateforme de streaming Netflix en septembre 2021 et a rapidement captivé l’attention du public mondial. L’histoire suit des personnes endettées qui acceptent de participer à un jeu mortel pour avoir une chance de gagner un prix en argent énorme. Les jeux sont basés…Lire la suiteSquid Game
Et si l’on se promenait au parc de Keukenhof, près de Lisse ? Créé au XVe siècle comme « jardin de cuisine », il est devenu en 1949 un haut lieu des expositions florales et célèbre chaque printemps la floraison de plus de sept millions de bulbes plantés à l’automne. Cette apothéose renvoie à l’histoire européenne de la tulipe, introduite au XVIe siècle depuis Constantinople, où un ambassadeur d’Autriche remarqua cette fleur prisée des Ottomans. Son nom, dérivé du mot turc désignant le turban, accompagna son succès lorsque le botaniste Charles de l’Écluse démontra vers 1590 qu’elle s’adaptait parfaitement au climat local. Dans un contexte de prospérité nourri par l’essor de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les variétés se multiplièrent et un marché spéculatif s’emballa. Dans les années 1630, la « tulipomanie » poussa artisans et notables à engager des fortunes – parfois leurs maisons – pour un seul bulbe, jusqu’au krach de 1637 qui mit fin à cette folie. Restée dans l’art et les esprits, elle inspira encore Gilles Ménage, rappelant combien la valeur des choses dépend de l’enthousiasme humain. Drôle de monde !Lire la suitePour le prix d’une tulipe
[néologisme] Décrit une philosophie de vie basée sur la cupidité, l’avidité et la recherche incessante de l’accumulation de biens matériels, sans considération pour les conséquences éthiques, environnementales ou sociales. Cette approche place l’intérêt personnel et la satisfaction immédiate au-dessus de toute réflexion sur le partage, la solidarité ou les valeurs éthiques. Les « cupidistes » cherchent à accroître leur richesse et leur…Lire la suitecupidisme
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le terme « riba » se réfère à l’enrichissement sans cause. Il se définit généralement comme « un profit ou un gain illicite découlant d’une inéquivalence dans la contre-valeur des prestations réciproques au cours d’un échange entre deux ou plusieurs biens de la même espèce, du même genre et régis par la même cause ». La prohibition du riba correspond…Lire la suiteriba
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Parasite est un film assez particulier, difficile à classer dans un genre. Le début du film se présente comme une comédie mais peu à peu, le long-métrage prend des tournures inattendues. Quoiqu’il en soit, Parasite livre un scénario cruel et passionnant avec de nombreux retournements difficile à anticiper. On ne ressent aucune longueur pendant ces 2 heures 10. Le film…Lire la suiteParasite
La justice coûte cher, c’est pour ça qu’on l’économise.Lire la suiteLa justice coûte cher
Quelles sont les origines du dollar ? À quelles circonstances doit-il son nom ? Pourquoi ce « S » barré ? Le terme « dollar » est issu de l’allemand « thaler » (Thal désignant une « vallée »). Plus précisément il fait historiquement référence au joachimsthaler, une monnaie frappée à Sankt Joachimsthal, au Nord-Ouest de la Bohême dans les…Lire la suiteLes origines du dollar (US)…
Symbole: Euro.Lire la suiteeuro (symbole)
A partir de l’Italie du Nord, où ont été jetées les bases du système bancaire, les premiers centres financiers se développent au XIVe siècle en Europe. Voie d’accès maritime vers l’Europe du Nord, favorablement située au carrefour de la région de la Baltique et des routes commerciales reliant les grandes foires d’Europe occidentale, Bruges devient une étape importante pour les…Lire la suiteVan der Beurse – A l’origine des Bourses…
Comment le Vatican a-t-il payé les travaux de rénovation de la basilique de Rome ? En vendant aux fidèles leur place au paradis ! L’histoire de ce commerce pas très catholique débute en 1506, quand le pape Jules II décide de reconstruire la basilique constantinienne édifiée en 322, qui tombe en ruine. Un chantier colossal de 22 000 mètres carrés,…Lire la suiteTrafic de l’Eglise pour financer Saint-Pierre de Rome
Sous des termes différents, monnaies sociales, parallèles, alternatives, complémentaires, etc., on retrouve des projets qui ont d’abord pour caractéristique de répondre aux dérèglements majeurs des monnaies dominantes et surtout à la dépendance de plus en plus dangereuse de ces dernières à l’égard des marchés spéculatifs.Lire la suiteRépondre aux grandes perturbations des monnaies dominantes















