Amour qui est lui-même la douceur C’est blasphémer de cruel le nommer : Père n’y a, ami, frère ni sœur, Qui sans Amour se peut tel renommer ; Mais quand Amour vient leur cœur allumer De son doux feu, rend les parents amis, Dont plusieurs ont leur vie et leurs corps mis Pour louer amis remplis de cette amour Qui…Lire la suiteLa distinction du vray amour
Pantopique : 04-savoir
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
L’odorat, le mystérieux aide-mémoire, venait de faire revivre en lui tout un monde.Lire la suiteL’odorat : un mystérieux aide-mémoire
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeursLire la suiteL’Invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
(…)Lire la suiteL’isolement
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d’agréer infus avec la vie.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l’Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
« Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j’aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
Cela n’est pas bien malaisé. »
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
(…)Lire la suiteL’âne et le petit chien
Katajjaq ᑲᑕᔮᒃ – qui gagnera ? Deux femmes se font face Et se livrent à une joute palpitante Des sons se succèdent Chant de gorge diphonique traditionnel Chez les Inuits Ainsi va le katajjaq Qui selon les régions peut être Lirngaaq, qiarvaaqtuq… Il se conclura Par la victoire de l’une des deux protagonistes Qui aura su conserver son sérieux… ou…Lire la suitekatajjaq – qui va gagner ?
Apparu dans l’archipel au XVIe siècle, le Kintsugi est l’art de réparer les céramiques, porcelaines et faïences en les embellissant. « Kin » signifiant « or » et « tsugi », « jointure » en japonais. Ici, pas question de jeter une poterie cassée et encore moins de dissimuler les fêlures de sa vieille vaisselle. Au contraire, la philosophie du…Lire la suiteKintsugi – la beauté à travers le temps qui passe…
Le jeu de balle est un rituel rituel qui fut pratiqué par les peuples précolombiens pendant plus de trois millénaires. Il est également connu sous le nom de jeu de pelote ou d’Umala. Il est appelé pits en Maya classique et pok’ol pok en Maya Yucatèque. Les « arènes » dans lesquelles se déroulaient cette pratique baptisée du même nom (Umala) sont visibles dans toutes les villes vestiges des peuples mayas dans le sud du Mexique, notamment dans la péninsule du Yucatan, dans le Quintana Roo et dans l’état de Veracruz. Le jeu de balle de Chichen Itza est le plus grand jeu jamais découvert de l’époque maya. Munies d’une balle en caoutchouc pouvant peser jusqu’à plus de 3 Kg, deux équipes s’affrontent en se renvoyant la balle en la frappant à l’aide des hanches, des coudes des fesses ou des genoux, l’usage des mains et des pieds étant interdit (…) La balle en caoutchouc représente le soleil et sa trajectoire, dont la course ne doit pas être arrêtée (…)Lire la suiteJeu de balle chez les Mayas
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; J’ai chaud extrême en endurant froidure : La vie m’est et trop molle et trop dure. J’ai grands ennuis entremêlés de joie. Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j’endure ; Mon bien s’en va, et à jamais il dure…Lire la suiteJe vis, je meurs ; je me brûle et me noie
« Il faut que j’en conte quelques exemples. Je suis né et j’ai été nourri aux champs et au milieu des labours. J’ai des affaires et ma maison en main depuis que ceux qui me devançaient dans la possession des biens dont je jouis m’ont laissé leur place. Or je ne sais compter. La plupart de nos monnaies, je ne…Lire la suiteJe ne sais compter
Il se peut […] que la loi elle-même ne soit pas juste. Dans cette mesure il peut être injuste de respecter la loi, et juste de la transgresser. L’injustice sera alors non plus de ne pas respecter la loi positive, édictée par les hommes, mais de contrevenir à une norme de justice inscrite dans la nature même des choses. Mais…Lire la suiteIl se peut que la loi elle-même ne soit pas juste…
Vers 1830, Hokusai s’empare de la montagne sacrée, associée à une divinité du feu, et refuge de sanctuaires shintoïstes. À l’égal d’un dieu, il l’approche, en état de grâce et de méditation, lui rendant un véritable culte. Trois ans plus tard, de cette fervente et poétique intimité naît le chef-d’œuvre, les Trente six vues du mont Fuji, qui place le…Lire la suiteHokusai s’empare de la montagne sacrée
J’ai utilisé mon corps comme un moyen d’exprimer mes états intérieurs et mes pensées à l’extérieur. Au début, j’ai commencé à utiliser des biocapteurs pour visualiser des signaux biologiques invisibles afin d’apprendre à me connaître. L’idée que j’ai tirée de l’utilisation des capteurs de biofeedback est d’accepter les changements dans mes sentiments plutôt que de les contrôler. [L’installation est composée…Lire la suiteEunoia II – Lisa Parks
Si j’ai du goût, ce n’est guère
Que pour la terre et les pierres.
Je déjeune toujours d’air,
De roc, de charbons, de fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons.
Attirez le gai venin
Des liserons.
Mangez les cailloux qu’on brise,
Les vieilles pierres d’églises ;
Les galets des vieux déluges,
Pains semés dans les vallées grises.
***
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.
Les salades, les fruits
N’attendent que la cueillette ;
Mais l’araignée de la haie
Ne mange que des violettes.
(…)Lire la suiteFaim
Eva Schmitz raconte qu’elle a aussi déjà donné des cours à des femmes. C’est d’autant plus utile, que nombre d’entre elles n’ont jamais utilisé un vélo pour rentrer chez elle. « D’une certain façon, ce cours leur a permis de s’émanciper, » explique-t-elle. « Elles sont plus libres, elles peuvent se promener à vélo et ne sont plus contraintes de rester chez elles ».Lire la suiteElles n’ont jamais utilisé un vélo
Connu dans sa traduction française sous le titre L’aveuglement, Ensaio sobre a ceguiera (1995) du romancier portugais José Saramago est une œuvre dont il faudrait traduire le titre par Essai sur la cécité. D’emblée, le choix d’un tel titre soulève la question du genre et, avec elle, celle des enjeux de l’œuvre. Certes, on ne saurait la considérer comme un…Lire la suiteEnsaio sobre a ceguiera
« On a grand tort de peindre la philosophie inaccessible aux enfants, et sous un visage renfrogné, sourcilleux et terrible : qui me l’a masquée de ce faux visage pâle et hideux ? Il n’est rien de plus gai, de plus gaillard, de plus enjoué, et peu s’en faut que je ne dise folâtre. Elle ne prêche que fête et…Lire la suiteElle ne prêche que fête et bon temps !
L’Encyclopédie Universalis en donne la définition suivante : « En Grèce, l’ekphrasis, description littéraire d’une œuvre d’art – réelle ou imaginaire – au sein de la fiction, se présente elle-même comme un art en concurrence avec la peinture. Son but, comme dans la description du bouclier d’Achille au chant XVIII de L’Iliade (env. VIIIe siècle av. J.-C.) d’Homère, est de rivaliser avec les arts de l’image. » Pour résumer, il s’agit de produire la vision au moyen de l’ouïe. Voici celle de William Carlos Williams à propos du tableau du « Paysage avec la chute d’Icare » (Pieter Brueghel l’Ancien, XVIe siècle). Brueghel a choisi de mettre au premier plan un paysan anonyme labourant un champ reléguant la chute d’Icare à l’arrière-plan.
Selon Bruegel
lorsque Icare chuta
c’était le printemps
un fermier labourait
son champ
réveillée l’année (…)Lire la suiteEkphrasis ou la description comme art
L’école Gelugpa est la dernière grande école émergente du bouddhisme tantrique tibétain. Au cours du XVe siècle, elle s’est fortement répandue et a rapidement devancé les autres branches. Elle est actuellement la plus grande école du bouddhisme tibétain. Le fondateur de l’école Gelugpa fut maître Tsongkhapa (1357–1419). Il visait les laxismes qui apparaissaient dans le milieu bouddhiste tibétain de l’époque tels que la vie dissipée des moines, le relâchement de la discipline bouddhiste, la négligence de la voie des Sutras. Maître Tsongkhapa réforma alors le bouddhisme tibétain en soulignant fortement la nécessité d’une discipline monastique, le respect de l’enseignement des Sutras, et en prônant le célibat. Il utilisait le bonnet jaune pour symboliser l’importance de la discipline. Ainsi, l’école Gelugpa fut-elle également nommée l’ « école des coiffes jaunes ». Tsongkhapa avait suivi un grand nombre de maîtres en commençant d’abord par les enseignements du Paramitayana puis ceux du Vajrayana (…)Lire la suiteEcole Gelugpa – Dernière grande école du bouddhisme tantrique tibétain
Donnez-moi une cruche de vin rouge, un livre de poèmes, une miche de pain et un peu d’oisiveté. Si, avec un tel trésor, je pouvais m’asseoir à vos côtés dans un endroit isolé, je me considérerais plus heureux qu’un roi dans son royaume.Lire la suiteDonnez-moi une cruche de vin rouge














